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Brahim Hemdani face à un chantier immense pour la CAN-2027

Brahim Hemdani face à un chantier immense pour la CAN-2027

  • Le nouveau sélectionneur algérien doit préparer l'équipe pour les éliminatoires de la CAN-2027.
  • L'Algérie affrontera le Togo, la Zambie et le Burundi dans les prochains mois.
  • La défense nationale inquiète après avoir encaissé 4 buts lors de trois matchs.
  • Hemdani a modifié son quatuor défensif à chacune de ses trois sorties.
  • Le manque d'automatismes et le temps court compliquent la mise en place du projet.

Pourquoi exige-t-on de Brahim Hemdani de faire des miracles là où il n’a ni la potion secrète ni la baguette magique ?

Face à un chantier aussi fastidieux, le nouveau coach national a besoin de temps. Sauf qu’il n’aura pas le temps justement car le mois prochain son équipe disputera deux matchs officiels face au Togo en aller et retour, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2027 Ouganda-Kenya-Tanzanie). En mars, également. Il sera question des deux dernières rencontres de ces éliminatoires, face à la Zambie en déplacement et le Burundi à la maison.

Cela signifie que l’actuel staff technique n’aura pas suffisamment le temps pour concrétiser le projet qu’il a en tête, à savoir une équipe performante et ambitieuse. Au vu du bilan de ce premier stage et des trois matchs disputés, rien n’est rassurant, malgré les résultats chiffrés : deux succès au stade Hocine Aït-Ahmed de Tizi-Ouzou, l’un officiel contre la Zambie (3-1) et l’autre amical face au Niger (2-1) et un nul à Bujumbura face au Burundi (2-2).

La défense inquiète

La preuve en est que la sélection nationale a été à deux reprises menée avant de revenir au score, encaissant 4 buts en 3 matchs. En plus de la problématique du gardien de but, la défense inquiète à neuf mois seulement de la phase finale de la CAN. D’ailleurs, Hemdani a dû apporter des changements à son quatuor à chacune de ses trois sorties : Saâdi Radouani – Samir Chergui – Rami Bensebaïni – Jaouen Hadjam, face à la Zambie, puis Saâdi Radouani – Rami Bensebaïni – Achraf Abada – Jaouen Hadjam contre le Burundi, et enfin Sohaïb Naïr – Zinedine Belaïd – Ahmed Touba – Jaouen Hadjam face au Niger.

Mais pas que. Le milieu de terrain a lui aussi tourné, ainsi que l’attaque des Verts, ce qui s’est transformé tactiquement en patchwork sur le terrain où l’équipe paraissait perdue sans automatismes et sans véritable âme, laissant le soin aux individualités de faire la différence au tableau d’affichage.

Le chantier reste immense

Le sélectionneur national le reconnaîtra, lors de la conférence de presse d’après-match du Niger, précisant qu’il voulait voir le maximum de joueurs convoqués avant de trancher dans le vif du sujet. Hemdani reconnaîtra également que ce stage – trop long – de 15 jours a eu des répercussions sur le rendement physique de certains joueurs ayant manqué de temps de jeu. On comprend alors pourquoi Zinedine Zidane, le nouveau sélectionneur de l’équipe de France, n’avait convoqué que 23 joueurs dont 3 gardiens pour 4 matchs, ce qui lui a permis de garder le même niveau de compétitivité de ses joueurs. Le chantier étant immense, le temps étant court et les solutions peu probables font que Hemdani est loin d’être un faiseur de miracles, même s’il a laissé entrevoir une note d’optimisme sur la base de ce qu’il a vu et du travail réalisé jusqu’ici.

– MOHAMED MALIK

Source : Foot Afrique

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