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Tensions et démission de l'entraîneeurl'entraîneur Khaled Ben Yahia au MC Alger

Tensions et démission de l'entraîneeurl'entraîneur Khaled Ben Yahia au MC Alger

  • Khaled Ben Yahia a craqué en larmes dans les vestiaires après une qualification en phase de poules.
  • L'entraîneur a été la cible d'insultes de la part des tribunes au moment de quitter le terrain.
  • Ben Yahia a demandé à quitter ses fonctions après avoir assuré les deux prochains matchs.
  • La pression excessive des supporters et les violences verbales sur les réseaux sociaux inquiètent les observateurs.
  • D'autres entraîneurs tunisiens ont galéré ou quitté leur poste en Algérie, comme Mondher Kebaïer et Nabil Maâloul.

Vendredi soir, dans les vestiaires du Mouloudia d’Alger, un entraîneur, Khaled Ben Yahia, n’a pas pu retenir ses larmes, où l’émotion d’une qualification épique à la phase de poules, suite à une remontada face à Enugu Rangers (3-0 et 0-2), s’est mélangée à la tristesse de toutes ces insultes qui ont fusé des tribunes lorsqu’il s’apprêtait à quitter le terrain. La déception était immense pour le technicien tunisien dont le seul tort est d’avoir accepté, il y a quelques mois, de revenir à la tête du club algérois après le départ précipité du Sud-Africain Rhulani Mokwena et de terminer la saison 2025/2026 avec le titre de champion d’Algérie, le troisième d’affilée pour le Doyen.

Ben Yahia pensait alors avoir fait le plus dur, mais l’été venu, la grogne des supporters, notamment sur les réseaux sociaux, est vraiment montée d’un cran et n’a épargné ni le désormais ex-président du conseil d’administration, Hakim Hadj- Redjem, qui a dû quitter son poste à la veille de l’actuelle saison 2026/2027, ni l’entraîneur qui n’a cessé d’essuyer des critiques acerbes, jusqu’à cet instant fatidique, celui de l’insulte.

Du coup, le Rubicon a été franchi et Ben Yahia, très affecté par l’issue de
la rencontre contre Enugu Rangers, a demandé à quitter ses fonctions, après avoir assuré les deux prochains matchs, donnant ainsi la latitude à la direction du club de trouver son remplaçant. Aujourd’hui, la pression des supporters, notamment la frange des ultras, a dépassé certaines limites du tolérable, que certains observateurs qualifient déjà de «liaisons dangereuses» entre le supporter et le dirigeant, car à ce rythme le club perdrait le peu de stabilité dont il jouit et ouvrirait les portes à d’autres dérives.

La violence, problème récurrent évoqué dans pas moins de 11 comptes rendus
du Bureau fédéral sur les 28 réunions tenues jusqu’ici sous l’ère Sadi (jets de projectiles et contestations en hausse en février 2024 ; violences condamnées «une nouvelle fois» en décembre 2024 ; accès aux vestiaires et à la main courante restreints en mars 2025 ; déplacements des supporters visiteurs limités en avril 2025 pour être carrément interdit en juin de la même année), est plus qu’une réalité, un indicateur très inquiétant. Y compris la violence verbale envers les acteurs du football national à travers divers supports, notamment l’arme redoutable des réseaux sociaux.

L’entraîneur Ben Yahia, un véritable gentleman et un professionnel reconnu, n’a pas besoin d’être insulté et traîné dans la boue pour lui signifier la fin de sa collaboration avec le club. D’autres voies, plus respectueuses, peuvent être adoptées, d’autant qu’il n’est pas le seul à vouloir quitter ses fonctions, puisque son compatriote Mondher Kebaïer a déjà démissionné du banc du CS Constantine après une série de mauvais résultats (compréhensible) et Nabil Maâloul, le coach du CR Belouizdad, qui en a fait l’annonce juste après le derby face à l’USM Alger.

– LAFORDASSE

Source : Foot Afrique

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