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Le rôle du président de club en Algérie et le départ de Hakim Hadj Redjem

Le rôle du président de club en Algérie et le départ de Hakim Hadj Redjem

  • Hakim Hadj Redjem quitte la présidence du Mouloudia d'Alger au début d'une saison cruciale.
  • Le club doit défendre son titre de champion d'Algérie et performer en Ligue des Champions africaine.
  • L'entraîneur Khaled Ben Yahia pourrait également démissionner selon certaines sources.
  • Les entreprises publiques propriétaires des clubs désignent souvent des présidents inconnus du football.
  • Le président algérien est un simple exécutant aux prérogatives limitées et dépendant de l'État.

Que paraît très loin le temps des présidents charismatiques, des hommes de poing, à la forte personnalité et vrais décideurs à l’image des défunts Boussad Benkaci, Mohand -Chérif Hannachi, Brahim Tiab, Rachid Heraïgue, Belkacem Elimmam, Mohamed Lefkir, Mohamed Diabi, Mohamed Djouad, ou bien ceux qui sont toujours en vie mais loin des terrains, les Abdelmadjid Yahi, Abdelkrim Yahla, Mohamed Zerouati, Youssef Djebari, Saïd Allik à ses beaux jours, Abdelhakim Serrar, pour ne citer que ces patrons de club qui ont marqué le football national, au moins, ces trente dernières années.

Car il est encore trop loin le temps des fondateurs et premiers présidents des entités sportives en Algérie, avant et au lendemain de l’indépendance, souvent des dirigeants engagés, dévoués non seulement à leurs associations, mais surtout à la cause nationale. On a fait cette intro-rétro, juste pour situer le départ précipité, mais attendu, de Hakim Hadj Redjem, le désormais ex-président
du conseil d’administration du Mouloudia d’Alger qui intervient au début d’une nouvelle saison charnière où le club doit défendre son titre de champion d’Algérie et performer en Ligue des Champions africaine.

Même l’entraîneur Khaled Ben Yahia devrait suivre, selon certaines sources, c’est dire la situation dans laquelle va se retrouver l’équipe algéroise avec tous les risques qu’elle peut encourir sur le double plan management et résultats sportifs. Avec l’avènement des entreprises publiques propriétaires des clubs professionnels qui désignent les présidents, souvent des commis de l’Etat et inconnus au bataillon footballistique, et l’influence de plus en plus forte des réseaux sociaux, la race des présidents d’antan a pratiquement disparu.

Malgré le retrait de l’Etat de la gestion directe des clubs sportifs en 1989, les dirigeants dits civils ont fait tout de même de la résistance durant au moins trois décennies, avant que le paysage footballistique algérien ne prenne d’autres contours avec le retour de l’Etat, cette fois comme propriétaire ou actionnaire majoritaire des clubs professionnels. Ce changement s’est exprimé à travers des désignations quelque fois à l’emporte-pièce aux relents opportunistes, des ascensions sociales douteuses, des recyclages d’anciens dirigeants et au mieux à la nomination de cadres pas forcément formés au métier de président de club, débarquant sans véritable projet et assis bien évidemment sur un siège éjectable.

Ni élu par les socios comme en Espagne par exemple, ni propriétaire tel qu’en Angleterre ou ailleurs, le président de club en Algérie n’est devenu qu’un simple exécutant qui doit faire face à une réalité du terrain avec des prérogatives limitées, une trésorerie plafonnée et dépendante de l’aide directe ou indirecte de l’Etat, et aussi un … téléphone qui sonne tout le temps, et parfois pour lui signifier de prendre la porte !

– LAFORDASSE

Source : Foot Afrique

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