Qu’est-ce qui se passe à l’ASO Chlef en ce début de saison ? Le club est privé de sponsor, contrairement aux autres clubs de la Ligue 1 professionnelle, où même les nouveaux promus ont déjà signé leurs conventions respectives.
Tous ceux qui ont suivi le match ASO Chlef – CR Belouizdad, disputé en soirée le samedi 5 septembre pour le compte de la 1e journée du championnat de Ligue 1 professionnelle auront remarqué que la rencontre s’est déroulée à huis-clos alors que le club n’est pas concerné par une quelconque sanction et les joueurs chelifiens portaient des maillots blancs vierges sans le moindre sponsor.
Pour en connaître les raisons, on s’est rapproché de la direction de l’ASO qui a fait part de son inquiétude et de sa désapprobation quant à l’attitude des instances du football national qui, jusqu’à ce jour, n’ont pas permis au club de signer sa convention avec l’entreprise GICA (Groupe industriel des ciments d’Algérie) qui devrait apporter son aide sous forme de sponsoring, au même titre que plusieurs autres clubs de l’élite qui ne sont pas détenus par des entités publiques, soit en tant que propriétaires ou actionnaires majoritaires.
Dans un poste publié sur sa page Facebook, il est fait part de l’absence de sponsor sur le maillot du club d’une wilaya aussi historique et révolutionnaire que Chlef, représentant la région de l’Ouarsenis, tout en dénonçant l’attitude des instances de les priver de l’apport d’une entreprise et de disposer d’un stade digne du standing du club, de son passé et de ses ambitions.
Un stade, le mythique Mohamed Boumezrag dont l’homologation fait également polémique puisque la commission chargée de cette mission dépêchée par la Ligue de football professionnel (LFP) avait fait part de plusieurs réserves, lesquelles réserves ont été prises en charge par l’OPOW et les services de la wilaya.
La direction du club a d’ailleurs saisi la LFP la veille du championnat pour l’informer que toutes les réserves ont été levées, joignant au courrier les documents nécessaires, dont ceux des services du CTC.
Malheureusement, la LFP n’a pas daigné donner son accord pour l’ouverture des portes du stade, obligeant la formation chélifienne d’accueillir le CR belouiedad à huis-clos au grand dam de ses nombreux supporters qui se sont massivement manifestés sur les réseaux sociaux.
Ces derniers ont même interpellé leurs représentants au sein de l’Assemblée nationale populaire (APN) à travers une lettre ouverte au sujet de la fermeture du stade Boumezrag privant des milliers de jeunes du seul défouloir existant et de l’absence d’infrastructures sportives et ludiques pour s’adonner à des activités favorisant l’épanouissement de la jeunesse.
Les supporters chélifiens ont rappelé à qui voulait les entendre, qu’ils ont été déjà parmi les fans les plus fair-play du pays et qu’à plusieurs reprises des promesses d’ériger de nouvelles infrastructures dignes au niveau de la wilaya ont été faites, mais restées sans lendemain à ce jour.
Quant à l’ASO, ils ne cachent pas leur inquiétude évoquant même des règlements de compte à son encontre, surtout après les enquêtes successives dont a fait l’objet le club ces derniers mois, sans pourtant révéler le moindre dysfonctionnement ou soupçon de mauvaise gestion.
Bien au contraire, l’ASO, malgré la modestie de ses moyens, a su souvent tirer son épingle du jeu par le biais de recrutements bien étudiés, d’une valorisation des jeunes talents issus de la région et du transfert bénéfique de ses joueurs. Alors où est le problème ?




























