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Abu Dhabi, principal bailleur de fonds des groupes terroristes
L’Autrichienne Eva Gretzmacher, 76 ans, et la Suissesse Claudia Abbt, 69 ans, ont été libérées mercredi 21 octobre. Toutes deux étaient otages de l’Etat islamique au Sahel (EIS) après avoir été kidnappées début 2025 au Niger. Ces libérations remettent sur la table la problématique
AU SOUDAN, EN SOMALIE, EN ÉGYPTE, EN ÉRYTHRÉE, EN ARABIE SAOUDITE, EN PALESTINE … : Un facteur de déstabilisation dans le monde
Les Emirats arabes sont une menace pour la paix mondiale. Aujourd’hui les preuves de leur implication dans de nombreuses régions du monde s’accumulent. Ils sont notamment accusés de fomenter des conflits et des troubles par le financement de milices, le recrutement et le transport de mercenaires. Ils sont également accusés de voler les richesses de pays de la corne d’Afrique à l’instar de la Somalie e-ou du Soudan. Abu Dhabi fait l’objet d’enquêtes internationales en 2026, comme celle publiée par le Financial Times et la BBC. Cet Emirat est accusé de financer le recrutement et le transport de mercenaires pour soutenir des milices dans les conflits africains, en particulier au Soudan. Il est aussi accusé de pomper les richesses du Soudan. Derrière, se profile une volonté de s’approprier les richesses et les leviers stratégiques africains. Selon les données de FDJ Markets citées par le quotidien britannique Finacial Times, les Émirats ont annoncé depuis 2017 plus de 168 milliards de dollars d’investissements en Afrique. Des investissements qui n’ont pas abouti. Dubaï est une plaque tournante du commerce de l’or africain. Selon les estimations de Swissaid, près de 30 milliards de dollars d’or africain seraient exportés chaque année vers Dubaï sans déclaration. Le gouvernement soudanais a accusé, avec preuves à l’appui, Abu Dhabi de voler l’or du pays en, procédant à des opérations de prospection sauvage dans les régions contrôlées par les rebelles des Forces de soutien rapide. Des organisations allemandes et internationales de défense des droits humains ont alerté sur le rôle des Emirats arabes unis dans la prolongation de la crise au Soudan et l’aggravation des violations des droits humains contre les civils, compte tenu du soutien financier, militaire et logistique continu apporté aux FSR. « Non aux accords avec les commanditaires de guerre » Contestant la visite attendue du président des Emirats arabes unis à Berlin, la « Société allemande pour les peuples menacés » avait annoncé, via sa page officielle, un rassemblement et une marche jeudi à Washington platz à Berlin, sous le slogan « Soudan : Non aux accords avec les commanditaires de guerre ». Ce rassemblement visait à condamner le soutien financier et militaire des Emirats aux FSR qui, selon l’ONG, leur permet de poursuivre leur guerre contre les civils et alimente l’escalade des violations et la catastrophe humanitaire au Soudan. L’ONG allemande a déclaré, dans un communiqué, que les Emirats apportaient un soutien financier et militaire à ces forces, leur permettant de poursuivre le conflit en perpétrant des violences extrêmes contre la société civile au Soudan, selon le quotidien allemand Die Welt. Cette déclaration intervient quelques jours après la publication d’un rapport de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan, qui a documenté l’existence de réseaux extérieurs fournissant aux Forces de soutien rapide des armes, du matériel militaire, une formation, un soutien logistique et des combattants. Il faut préciser dans ce cadre, que des avions affrétés par Les Emirats, chargés d’armements ont été détruits sur la piste d’un aéroport tchadien. Ces cargaisons étaient destinées aux FSR ; Dans le même cadre, des mercenaires colombiens ont été faits prisonniers par les forces gouvernementales soudanaises qui ont introduit une plainte au niveau du Conseil de sécurité de l’Onu appuyée par de nombreuses preuves et mettant en cause cet Emirat dans le prolongement du conflit fratricide au Soudan et dans le déplacement d’un grand nombre de la population soudanaise dans les régions touchées par le conflit. HRW épingle Abu-Dhabi Dans le même contexte, Human Rights Watch (HRW) avait appelé les autorités allemandes à aborder la question du rôle des Emirats au Soudan lors de la rencontre entre le président émirati et des responsables allemands à Berlin. HRW a ajouté que le groupe Global Security Services, basé à Abou Dhabi, a recruté des centaines de mercenaires colombiens depuis 2024, déployés au Soudan aux côtés des FSR, alors que des violations massives des droits humains sont signalées. L’Organisation a également appelé les Etats membres de l’UE à enquêter sur le rôle de cette entreprise et son PDG, soulignant la nécessité d’un embargo européen sur les armes à destination des Emirats. Par ailleurs, le Financial Times a publié une lettre d’Amjed Farid al-Tayeb, conseiller politique du Conseil de souveraineté de transition soudanais, affirmant que les Emirats ont mis en place une structure commerciale facilitant la contrebande et le blanchiment des profits de l’or soudanais, et que les revenus générés par ces réseaux peuvent servir à financer la poursuite du conflit par les FSR. Et le mal provoqué par cet Emirat qui a fait du contrôle des richesses des pays de la Corne de l’Afrique ne s’arrête pas uniquement au Soudan. Il a été un acteur clé dans la scission de la Somalie et la création du Somaliland, une entité créée de toutes pièces, reconnues par Abu Dhabi et Israël. « Semeurs de la Fitna » Plusieurs sources ont indiqué que les Émirats arabes unis soutiennent activement le supposé État du Somaliland à travers une coopération militaire et des investissements consentis avec des conditions draconiennes. Abu Dhabi dispose d’une présence militaire et d’installations à Berbera, présumée capitale de la région du Somaliland, utilisées notamment pour ravitailler ses opérations et fournir une assistance à ses alliés dans la région du Yémen et du Soudan. Les ingérences de cet Emirat ont poussé le gouvernement central de Mogadiscio à rompre ses relations avec Abu Dhabi et à introduire une plainte au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU contre “cet élément du mal” qu’il accuse de porter atteinte à l’unité et à la souveraineté somaliennes en soutenant les velléités d’autonomie des régions périphériques. La Somalie a par la suite rompu ses accords de défense et de gestion portuaire avec les Émirats arabes unis en raison de ce soutien jugé déstabilisateur. Selon Anna Jacobs, spécialiste du Golfe, la région (corne de l’Afrique) est devenue “un terrain d’affrontement crucial dans la compétition géopolitique entre les grandes puissances et leurs proxys dont les EAU sont un élément moteur. Les ingérences de cet Etat ne se sont limitées à cette région du continent. Leur rôle déstabilisateur en Libye par le soutien, aux milices du général Haftar, leur soutien aux groupes terroristes islamistes qui infestent la région du Sahel ou encore leur soutien à des groupes rebelles en Érythrée ou en Éthiopie sont autant de preuves de leur capacité de nuisance. Même l’Arabie saoudite et l’Égypte n’ont pas échappé à leur ingérence dans leurs affaires internes. Il y a quelques mois, Riyad et Abu Dhabi sont arrivés aux portes de la rupture quand les preuves du soutien d’Abu Dhabi à des groupes rebelles au Yemen ont été établies par les autorités saoudiennes. Il y’a quelques jours, le ministre de la défense du Yemen (soutenu par l’Arabie saoudite) a été pris en otage par un groupe créé et armé par les Emirats. L’Égypte a failli voir toute son économie minée par des opérations d’OPA lancées par des groupes d’investisseurs Emiratis qui avaient tenté de prendre le contrôle de certains segments stratégiques de l’économie égyptienne. Même l’entreprise chargée de la gestion du Canal de Suez a failli passer sous le contrôle d’Abu Dhabi. La résistance palestinienne a elle aussi souffert du soutien qu’apporte cet Emirat à l’entité sioniste dans le génocide actuellement en cours à Ghaza. La décision de l’Algérie de s ‘éloigner de cet Emirat trublion est souveraine et relève de son libre choix de décider de sa politique’ étrangère. Une entité surgie du néant depuis quelques années seulement a des rêves de grandeurs qu’elle veut concrétiser au détriment des peuples de la région d’Afrique et du Moyen orient. Ce n’est pas seulement l’Algérie qui a dénoncé son comportement hostile mais plusieurs pays du monde qui ont décidé de ne plus se taire et de le mettre au ban de la communauté internationale. Slimane B.
Les Emirats alimentent l’islamophobie à travers le financement de groupes terroristes
Plusieurs enquêtes journalistiques internationales et des rapports européens ont mis en lumière le rôle des Emirats dans l’exacerbation de l’islamophobie, à travers le financement de groupes terroristes et la conduite de campagnes hostiles à l’islam et aux musulmans en Occident. L’objectif, à l’évidence, est d’inciter les gouvernements européens à adopter des politiques plus strictes à l’égard des musulmans et ternir l’image de l’islam, se présentant comme le seul modèle d' »islam modéré » que l’Occident devrait soutenir, et qualifiant les autres d' »extrémistes » et « terroristes » qu’il convient de combattre. Un récent rapport de l’organisation de défense des droits humains FairSquare alerte sur le fait que les Emirats, dans le cadre de leur lutte contre l’islam et les mouvements prônant un « islam politique », soutiennent des groupes terroristes et entretiennent des relations douteuses avec les partis d’extrême droite les plus radicaux d’Europe. Le rapport, rédigé par Alex Carlin, directeur de la recherche chez FairSquare, intitulé « Le Parti de la Réforme et les Emirats arabes unis : une menace pour la politique britannique », examine le renforcement des liens entre les Emirats et le parti britannique d’extrême droite Reform UK, dans le cadre d’une stratégie émiratie plus large visant à nouer des alliances avec l’extrême droite occidentale et à influencer les politiques des nations démocratiques. Le rapport affirme que les éléments disponibles attestent d’une convergence politique entre Abou Dhabi et ce parti et souligne que le dirigeant de ce dernier (Nigel Farage, NDLR) n’appréciait guère les Emirats, qu’il qualifiait en 2023 de « monarchie absolue au bilan déplorable en matière de droits humains ». Parallèlement, plusieurs hauts responsables du mouvement se sont installés aux Emirats. Le rapport met également en lumière le rôle des médias et des personnalités publiques britanniques dans la promotion du discours émirati, et inscrit ce phénomène dans un contexte plus large de pressions politiques et de campagnes de diffamation. Le rapport cite GB News en exemple, ce média ayant manifesté une forte volonté de diffuser ces récits. Il souligne que les Emirats arabes unis ont eu recours à une combinaison de diplomatie de pression et de tactiques illicites et déstabilisatrices en Grande-Bretagne pour atteindre leur objectif politique. Le rapport souligne également la stratégie émiratie, consistant à rechercher des partenaires dans plusieurs autres pays européens, dont la France, où Abou Dhabi a apporté un soutien clandestin à Marine Le Pen, -connue pour son hostilité envers l’islam- par le biais de rencontres secrètes. Parallèlement à leur normalisation avec l’occupation sioniste suite à la signature des accords d’Abraham, ils ont exploité les craintes des Occidentaux inquiets pour affirmer que les mouvements politiques islamiques constituent une forme d’extrémisme idéologique émanant de l’islam. Le chercheur britannique Andreas Krieg avait déjà constaté que les Emirats associaient l’islam au terrorisme en Europe et promouvaient le phénomène d' »islamophobie » par le biais de leurs réseaux d’influence en Occident, critiquant ce qu’il a décrit comme l’ingérence des Emirats dans la diffusion de discours anti-islamiques dans les milieux européens. Les Emirats ont également joué ce rôle en jetant le doute sur les imams et les érudits musulmans. Le 9 mars 2015, le prince héritier d’Abou Dhabi de l’époque déclarait que « la société allemande doit être vigilante quant aux personnes qui prêchent dans les mosquées et à leurs enseignements ». Dans ce sens, des enquêtes européennes ont révélé la coordination entre la société suisse Alp Services et les Emirats à cet égard. Selon des informations divulguées, les services de renseignement émiratis ont versé plus de 5,5 millions d’euros à cette société pour constituer des dossiers sur plus de 1 000 personnes en Europe et transmettre illégalement les noms de militants aux services de renseignement émiratis. L’objectif était de les discréditer et de les qualifier de terroristes en les associant à des groupes extrémistes, contribuant ainsi à une méfiance généralisée envers les musulmans et l’islam. Dans le même contexte, un rapport de l' »European Eye » avait précédemment révélé que les Emirats finançaient des groupes de lobbying en Europe afin d’influencer les politiques et d’améliorer leur image. Le rapport accusait Abou Dhabi, l’un des pays qui dépensent le plus au monde en lobbying, d’avoir lancé un site web multilingue visant à entraver et à déformer l’image des communautés musulmanes en Europe. (APS)
TRIBUNE : Pourquoi l’Algérie a rompu ses relations diplomatique savec les Émirats arabes unis
Dans un article précédent intitulé « Les Emirats, un Etat prédateur qui prospère dans le chaos », j’ai passé en revue les actions malveillantes de ce minuscule État confetti en Afrique et dans notre région. La rupture des relations diplomatiques annoncée aujourd’hui (jeudi écoulé, ndlr) par le gouvernement algérien est l’aboutissement d’années d’agressions déguisées en diplomatie, une accumulation que l’Algérie a longtemps choisi de taire par sens des responsabilités et pour éviter d’approfondir les divisions au sein des rangs arabes. Ingérence inadmissible et répétitive dans nos affaires intérieures : Tout a commencé par une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de l’Algérie. Les EAU ont apporté un soutien actif et ouvertement reconnu au MAK, un mouvement séparatiste classé comme organisation terroriste, allant jusqu’à l’inviter sur des tribunes internationales — une reconnaissance de facto accordée à ceux qui appellent à la partition de notre territoire national. Dans le même temps, Abu Dhabi a offert refuge et protection à des criminels en col blanc fuyant la justice algérienne, transformant son territoire en sanctuaire pour des individus recherchés pour détournement et malversation de fonds publics. Un allié opérationnel de l’axe Rabat–Tel Aviv : À cette ingérence directe s’ajoute un soutien très actif aux visées belliqueuses de l’axe Rabat–Tel Aviv, qui ne s’est jamais limité à une convergence diplomatique superficielle. Ce soutien s’est traduit par des dimensions concrètement opérationnelles : ventes d’armes visant à renforcer les capacités militaires marocaines, coopération étroite en matière de renseignement, et facilitation de transferts de technologies à applications militaires. Les EAU ont ainsi choisi leur camp en s’associant au duo Maroc–Israël dans un contexte régional où l’équilibre stratégique du Maghreb est en jeu. Normalisation avec Israël, matrice de la convergence Rabat–Abu Dhabi : Cette convergence ne doit rien au hasard. Elle trouve son origine dans les accords d’Abraham d’août 2020, par lesquels les EAU et le Maroc ont normalisé leurs relations avec Israël au mépris de la cause palestinienne. Depuis lors, Rabat, Abu Dhabi et Tel Aviv partagent un axe commun d’intérêts sécuritaires, ce qui explique le caractère désormais opérationnel de leur soutien mutuel au détriment de la stabilité algérienne. Une tentative d’encerclement au Sahel : Plus grave encore, les EAU se sont immiscés dans notre profondeur stratégique au Sahel, une région vitale pour la sécurité nationale algérienne. Sous couvert d’investissements économiques et d’initiatives de coopération, Abu Dhabi a cherché à neutraliser l’influence traditionnelle de l’Algérie dans cette zone, tissant des liens avec des acteurs régionaux dans le but de renforcer la position du Maroc sur les frontières sud du pays. Cette manœuvre d’encerclement, aussi ambitieuse qu’illusoire, fait fi de la profondeur historique des liens unissant l’Algérie à ses voisins sahéliens. Projets toxiques au niveau bilatéral : Enfin, sur le plan bilatéral, plusieurs projets présentés comme des partenariats économiques se sont avérés être des vecteurs de malversations, alimentant des réseaux opaques où intérêts privés et détournements se mêlaient au détriment de l’intérêt national. Ces arrangements, loin de servir le développement partagé qu’ils prétendaient incarner, ont nourri une chaîne de corruption dont les ramifications dépassent le cadre purement commercial. Face à cette accumulation d’actes ouvertement hostiles ou provocateurs, l’Algérie a fait preuve d’une patience exemplaire, mais les Émirats arabes unis ont finalement franchi toutes les lignes rouges. Dubaï apprendra donc à ses dépens que l’Algérie ne fera aucun compromis sur sa stabilité, ni sur la sécurité et la prospérité de son peuple. Par Amar Belani Ancien Ambassadeur
Des fonds publics britanniques utilisés par des sociétés liées à Abou Dhabi suscitent des interrogations
Des investissements liés à Abou Dhabi au Royaume-Uni font l’objet d’un examen accru après la révélation de l’octroi de prêts d’un montant de 55 millions de livres sterling, provenant de fonds publics britanniques, à des sociétés contrôlées par Cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyane, vice-président des Emirats, vice-Premier ministre et propriétaire du club de football Manchester City, soulevant des interrogations sur la transparence du financement et les critères d’octroi de prêts à des groupes d’investissement liés à de hauts responsables émiratis. Le quotidien britannique « The Guardian » a révélé que trois sociétés finalement contrôlées par Cheikh Mansour ben Zayed avaient bénéficié, en 2017, de ces prêts provenant d’un fonds géré par l’Autorité combinée du Grand Manchester (Greater Manchester Combined Authority), afin de contribuer au financement du projet immobilier « Manchester Life « , qui prévoyait la construction de 6.000 logements dans la ville. Ces révélations relancent les interrogations sur les raisons pour lesquelles des sociétés liées à une personnalité émiratie disposant d’une fortune et d’une influence considérables ont pu bénéficier de financements publics, plutôt que de recourir aux sources de financement privées accessibles aux grands groupes d’investissement. L’affaire prend une dimension plus sensible à la lumière des informations publiées par le journal britannique « The Mail on Sunday » concernant l’ampleur du financement accordé à Abu Dhabi United Group (ADUG), lié à Cheikh Mansour, dans le cadre d’un dispositif de financement immobilier. Le journal, citant une lettre adressée par un promoteur immobilier de Manchester à la ministre britannique du Logement, a indiqué que les prêts accordés au groupe représentaient, en mars 2026, environ 97 % d’un dispositif d’investissement financé par les contribuables et destiné aux promoteurs immobiliers. Il a ajouté que « si ce pourcentage venait à être confirmé par les documents financiers officiels, il révélerait une concentration exceptionnelle des financements au profit d’un seul groupe et soulèverait de sérieuses questions quant à l’égalité de traitement entre les bénéficiaires de fonds publics « . Les critiques ne portent pas uniquement sur le montant des financements. Selon le journal, le promoteur immobilier a également exprimé des inquiétudes quant à l’éventualité de conditio ns de prêt préférentielles, à l’absence d’obligations imposant au groupe de construire des logements abordables répondant aux besoins de la population, ainsi qu’à l’absence alléguée des vérifications nécessaires avant l’octroi des fonds. L’importance de cette affaire dépasse le montant des prêts, sachant que le fonds de l’Autorité combinée du Grand Manchester a injecté près d’un milliard de livres sterling dans des projets portés par une cinquantaine de promoteurs immobiliers depuis 2015. « The Guardian » a rapporté les critiques formulées par John Leech, président de la commission de contrôle et d’examen de l’autorité, concernant le manque de clarté des procédures de sélection des bénéficiaires. Celui-ci s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles des entreprises apparemment prospères recourent à des fonds publics, alors qu’elles sont présumées avoir accès à d’autres sources de financement. Selon la même source, John Leech a annoncé que la Commission examinerait le fonctionnement du fonds afin de renforcer la transparence et de clarifier les critères sur la base desquels les prêts sont accordés. Ces faits soulèvent des interrogations sur les relations entre les responsables des autorités locales et les groupes d’investissement liés à Abou Dhabi, en particulier lorsque ces relations concern ent des décisions permettant à ces groupes d’accéder à des fonds publics. Cette affaire met en lumière l’autre facette de l’influence émiratie, lorsque les intérêts financiers prennent le pas sur les exigences de transparence et l’intérêt général, et que la richesse devient un instrument d’expansion de l’influence au-delà des frontières.
“L’équipe d’Algérie sera éliminée dès la phase des groupes”
L’ancien international tunisien Zoubaier Baya, aujourd’hui analyste sur les chaînes Abu Dhabi Sports, n’a pas mâché ses mots après le match nul 0-0 entre l’équipe d’Algérie et le Soudan lors de la première journée de la Coupe arabe 2025 au Qatar. Pour lui, la prestation des Verts a été « très décevante » et insuffisante […] L’article “L’équipe d’Algérie sera éliminée dès la phase des groupes” est apparu en premier sur Fennec Football .
AMAR BELANI RÉPOND AU CONSEILLER DE MBZ : « Les Émirats, un pilier de déstabilisation »
Le diplomate algérien Amar Belani a répondu aux élucubrations de Anwar Gargash, le conseiller politique du président des Émirats arabes unis qui s’est fendu, dans un message publié sur la plateforme X (ex-Twitter) dans lequel il vante la grandeur de l’Émirat préfabriqué. Toute honte bue, Gargash dénonce « un environnement arabe bruyant et compétitif ». Il a estimé que dans un environnement marqué par le bruit et les postures, les Émirats arabes unis poursuivent leur approche avec constance, fondée sur la stabilité, la réussite et la tolérance. C’est de la pure grandiloquence que semble enfourcher ce serviteur zélé de Mohammed ben Zayed Al Nahyane (MBZ). L’essence des EAU n’est ni la stabilité, et encore moins la réussite et la tolérance et cela il ne semble pas le comprendre en voyant que le monde semble, pour cette fois, décidé à mettre cet Émirat au pas et à le domestiquer pour se prémunir contre sa nature belliqueuse. Dans son message, le conseiller Gargash a souligné que les pays ne construisent pas leur réputation par des arguments, mais plutôt par les réalisations qu’ils apportent à leur peuple, notant que « le bruit est éphémère, mais les réalisations restent », dans un contexte régional et arabe où les faits se mêlent à la désinformation. De la pure affabulation qui n’a pas échappé au diplomate chevronné qu’est Amar Belani. Ce dernier rompu aux discours et aux postures diplomatiques acquises durant les années où il avait loyalement servi son pays. Dans sa réponse à Gargash il affirme qu’aux trois piliers que le conseiller émirati énonce (stabilité, succès économique et tolérance), il devrait ajouter un quatrième “le plus important : la déstabilisation par procuration.” « Au Soudan et en Libye, votre pays fournit des armes, des drones, des mercenaires et des réseaux de soutien. Au Soudan, comme au Congo démocratique RDC, il y a aussi le vol d’or qui traverse Dubaï. Dans le Cœur de l’Afrique, votre pays remet en cause les équilibres régionaux. Et en collusion avec Rabat, votre pays est le lien central dans la stratégie d’Israël pour pénétrer en Afrique du Nord, le Cœur de l’Afrique et le Sahel. Donc oui, le bruit s’estompe, tandis que les faits restent car les faits sont têtus. Parmi ces faits, il y a les guerres d’intermédiaire qui vous laisseront finalement isolés de la communauté internationale », a souligné le diplomate algérien. C’est une réponse, claire nette et précise qui intervient alors que la région du Moyen-Orient traverse une phase critique de tensions sans précédent, tant par leur ampleur que par le nombre de parties impliquées. Il faut préciser dans ce cadre que des ONG de défense des droits de l’Homme à travers le monde ont décidé d’agir contre les méfaits de cet Émirat. Des pays comme le soudan, la Somalie, l’Érythrée, des pays du Sahel, ou encore des émirats membres du Conseil de coopération du Golfe et même l’Arabie saoudite ont décidé de se départir de leur réserve pour accuser Abu Dhabi d’être à l’origine des maux qu’ils vivent. Il convient de noter que l’Algérie a décidé le 10 septembre de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis , une décision que Gargash a qualifiée d’énigmatique. Commentant cette décision algérienne, il a déclaré : « Les relations diplomatiques se mènent par la raison, le dialogue et des intérêts clairs, et non par des énigmes et des signaux qu’il faut déchiffrer », a souligné Amar Belani qui estime que ce conseiller est en train de faire preuve de cécité en niant les évidences notamment dans les relations de son pays avec l’Algérie. Il convient de noter que la décision des autorités algériennes est loin d’être une saute d’humeur. Les EAU ont multiplié les actes inamicaux à l’égard de l’Algérie. Ils sont partie prenante dans la Narco-War que mène le Makhzen contre notre pays. Il a tenté de déstabiliser des pays de la région du Sahel en armant des groupes terroristes et en recrutant des mercenaires. Il a été le concepteur et le principal soutien de la normalisation des relations diplomatiques de Rabat avec l’entité sioniste. Il soutient la guerre coloniale que mène Rabat contre le peuple de la RASD. Il a fait preuve d’ingérence, à plusieurs reprises dans des affaires internes de l’Algérie. Et la liste de ses méfaits est longue et c’est ce qui a poussé les autorités algériennes à s’en éloigner et à rompre toute relation avec lui. Gargash peut déblatérer à longueur de journée, son brouhaha ne peut plus convaincre. Slimane B.
QUAND LE MONDE DÉCOUVRE… : Le jeu perfide des Émirats arabes unis
Financement des groupes terroristes au sahel, recrutement de mercenaires et fournisseurs d’armes attisant les conflits en Afrique de l’Est, actes de déstabilisation visant des États souverains … les rapports accablant les Émirats arabes unis s’enchaînent. Quelques jours avant la chute de Kadhafi en 2011, et sa fuite vers le sud du pays où il avait été assassiné par des miliciens aidés par l’armée française, la chaîne qatarie « Al Jazeera », avait passé en boucle des images d’un meeting organisé par l’opposition à Tripoli où trônaient des centaines de drapeaux des Émirats. Les nombreux intervenants, interrogés par la chaîne n’avaient pas cessé de louer le rôle joué par les Emirats dans le coup de force opéré par les miliciens et l’aviation française qui avaient forcé le dirigeant libyen à battre en retraite vers le sud du pays. Depuis, les Émirats se sont vus intronisés, par l’axe Tel Aviv -Washington « élément déstabilisation » qu’ils agitent à leur guise. Aujourd’hui, le monde semble avoir découvert le rôle perfide de cet Emirat qui use d’une grosse part de ses ressources financières pour mener des campagnes de déstabilisation notamment en Afrique. La partition du Soudan, la guerre civile que vit le Soudan depuis 2015, le Somali- Land, et les exactions des groupes terroristes dans la région du Sahel ont tous un dénominateur commun : ils sont tous financés et armés par les Émirats. Il y a quelques jours, l’agence Reuters faisait état d’un versement d’une rançon d’environ 50 millions de dollars pour la libération d’un otage enlevé par des combattants liés à Al-Qaïda au Mali à la fin de l’année 2025. Ces fonds ont contribué à financer l’offensive du groupe en Afrique de l’Ouest ainsi que ses activités internationales. Citant un rapport d’experts de l’ONU daté du 10 août, qui a été présenté lors d’une réunion à huis clos du comité des sanctions du Conseil de sécurité l’agence indique que ces fonds ont joué un rôle clé dans le financement de l’offensive du groupe à travers le Mali ». Le rapport, préparé par une équipe chargée de surveiller les activités d’Al-Qaïda et de l’État islamique pour le compte du Conseil de sécurité de l’ONU, indique que la majeure partie des quelque 50 millions de dollars reçus en 2025 a été répartie entre les formations de la coalition JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin), opérant au Sahel. Trois sources régionales de Reuters ont déclaré que les Émirats arabes unis étaient le pays ayant versé la rançon. Selon elles, après le versement de l’argent, un citoyen émirati ainsi que deux autres étrangers, ressortissants du Pakistan et de l’Iran, ont été libérés. Le rapport indique que les effectifs du JNIM, au Sahel sont estimés entre 7 000 et 8 000 combattants, dont environ la moitié se trouvent au Mali. Le groupe opère également au Burkina Faso, au Niger, au Bénin et au Togo. Les experts de l’ONU notent que les 50 millions de dollars dépassent largement le montant habituel des rançons versées pour des otages étrangers, qui, selon des sources du secteur de la sécurité, se situent entre 4 et 6 millions de dollars et ces fonds ont été mobilisés par les Emirats. Le média britannique « The Financial Times » a mené une enquête intéressante révélant le rôle dangereux que jouent désormais les Émirats arabes unis dans la déstabilisation des pays et l’exacerbation des conflits. L’enquête documente pour la première fois un réseau régional de recrutement, de transport et d’entraînement s’étendant de la Colombie aux Émirats arabes unis, puis à Bosaso, Kufra, Nyala et El Fasher au Soudan, sur la base de témoignages de combattants, de données de voyage, de données numériques, de photos et de documents en accès libre. Le média britannique a débuté son enquête en déclarant : « Sous la direction de son dirigeant autocratique, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, connu sous le nom de MBZ, ce petit État désertique a rapidement déployé des investissements, de l’influence et du matériel militaire à travers l’Afrique, dans le but d’exploiter le commerce et les ressources pour son avenir post-pétrolier. » Dans ce contexte, l’enquête a révélé que de nombreux responsables politiques africains ayant déjà eu affaire à Abou Dhabi restent méfiants. À ce sujet, Yemane Gebremeskel, ministre érythréen de l’Information et proche conseiller du président Isaias Afwerki, dont les relations avec Abou Dhabi sont tendues, déclare : « Le problème des Émirats arabes unis en Afrique réside dans leur ambition injustifiée de dominer toute la région. » Et d’ajouter : « Cela a commencé par le contrôle de quelques petits ports en Afrique de l’Est, mais il semble que cela ait évolué vers une démonstration de force et l’exploitation des ressources. » « Il est crucial de prendre conscience des limites de l’action africaine », affirme Mehari Tadelli Maro, universitaire éthiopien et expert reconnu des questions de paix et de sécurité régionales. Financeur du conflit au Soudan et fournisseur des armes aux FSR l’enquête du média britannique a révélé que le premier contingent de Colombiens est arrivé au Darfour en octobre 2024, chargé d’établir un corridor logistique pour l’acheminement de ravitaillement à travers l’est de la Libye. Un ancien mercenaire interrogé par le journal britannique, nommé Manuel, a confirmé que les Émirats arabes unis financent le conflit et fournissent des armes aux Forces de soutien rapide (FSR). Il a affirmé que les Émirats arabes unis sont la principale source de financement et de ressources pour ce conflit. Manuel a fait une révélation fracassante : des combattants, dont certains n’avaient que 12 ans, étaient armés et se battaient pour de la nourriture. L’enquête a également révélé qu’un second contingent de mercenaires avait été transporté via une base financée par les Émirats arabes unis à Bosaso, dans le nord de la Somalie, puis réparti dans des camps secrets en plein désert. Elle a ajouté qu’environ 300 spécialistes avaient reçu une formation clandestine aux Émirats arabes unis entre janvier et octobre 2025 sur le maniement des drones et des armes antiaériennes avant d’être déployés au Soudan. Les combattants ont identifié la base de Ghayathi à Abou Dhabi comme un site d’entraînement et ont déclaré que des instructeurs du GSSG et des Émiratis en uniforme militaire supervisaient leur division en unités de drones, de défense aérienne et de radars. Pour sa part, Stiftung Wissenschaft und Politik (SWP), principal institut allemand de conseil en politique étrangère et de sécurité, a publié au mois de mai 2026 une étude signée par trois chercheurs de pôle Afrique et Moyen-Orient, qui soutient que les Émirats arabes unis sont devenus un acteur extérieur majeur de la déstabilisation en Afrique, recommandant à l’ensemble européen, l’Allemagne en particulier, une vigilance accrue par rapport à ses agissements. Sous des dehors de diplomatie modernisatrice, Abu Dhabi mène une politique d’intervention indirecte qui alimente les guerres plutôt qu’elle ne les apaise, laisse entendre le texte. De la Libye au Soudan, de l’Éthiopie à la Somalie, le même schéma est appliqué : soutien à des forces armées locales, déni systématique de toute implication directe, usage de réseaux logistiques opaques, puis posture de médiateur responsable dans les enceintes internationales. L’institut note que cette duplicité nourrit la fragmentation des États, prolonge les conflits et aggrave des crises humanitaires déjà extrêmes, en sus de décrédibiliser les codes diplomatiques et de diluer les responsabilités, analyse-t-on. Le cas soudanais est cité comme le plus grave. Depuis le début de la guerre, en 2023, les Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, ont bénéficié d’un appui extérieur décisif que plusieurs enquêtes sérieuses attribuent aux Émirats arabes unis. L’assaut d’El-Fasher, en octobre 2025, a marqué un tournant dramatique, avec des massacres de grande ampleur. L’interventionnisme émirati ne se limite pas aux livraisons d’armes, utilisant des couloirs logistiques, des relais régionaux et des flux financiers qui permettent aux FSR de conserver leur capacité de nuisance ». Ce rôle condamnable a valu aux Émirats des reproches des membres du Conseil de sécurité de l’ONU qui ont condamné les exactions des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan et que Khartoum a nommément accusé, à l’ONU, les Émirats d’ingérence dans les affaires du pays. Les intentions de cet Émirats du mal sont aujourd’hui démasquées et la mobilisation de certains dirigeants du monde laisse supposer qu’aujourd’hui il ne pourra plus se cacher derrière le masque des actions humanitaires car la couleuvre est trop grosse et les preuves de sa mauvaise foi sont aujourd’hui connues de tous. Slimane B.
Des fonds publics britanniques utilisés par des sociétés liées à Abou Dhabi suscitent des interrogations (enquête)
LONDRES - Des investissements liés à Abou Dhabi au Royaume-Uni font l'objet d'un examen accru après la révélation de l'octroi de prêts d'un montant de 55 millions de livres sterling, provenant de fonds publics britanniques, à des sociétés contrôlées par Cheikh Mansour Ben Zayed Al Nahyane, vice-président des Emirats, vice-Premier ministre et propriétaire du club de football Manchester City, soulevant des interrogations sur la transparence du financement et les critères d'octroi de prêts à des groupes d'investissement liés à de hauts responsables émiratis. Le quotidien britannique "The Guardian" a révélé que trois sociétés finalement contrôlées par Cheikh Mansour ben Zayed avaient bénéficié, en 2017, de ces prêts provenant d'un fonds géré par l'Autorité combinée du Grand Manchester (Greater Manchester Combined Authority), afin de contribuer au financement du projet immobilier "Manchester Life", qui prévoyait la construction de 6.000 logements dans la ville. Ces révélations relancent les interrogations sur les raisons pour lesquelles des sociétés liées à une personnalité émiratie disposant d'une fortune et d'une influence considérables ont pu bénéficier de financements publics, plutôt que de recourir aux sources de financement privées accessibles aux grands groupes d'investissement. L'affaire prend une dimension plus sensible à la lumière des informations publiées par le journal britannique "The Mail on Sunday" concernant l'ampleur du financement accordé à Abu Dhabi United Group (ADUG), lié à Cheikh Mansour, dans le cadre d'un dispositif de financement immobilier. Le journal, citant une lettre adressée par un promoteur immobilier de Manchester à la ministre britannique du Logement, a indiqué que les prêts accordés au groupe représentaient, en mars 2026, environ 97 % d'un dispositif d'investissement financé par les contribuables et destiné aux promoteurs immobiliers. Il a ajouté que "si ce pourcentage venait à être confirmé par les documents financiers officiels, il révélerait une concentration exceptionnelle des financements au profit d'un seul groupe et soulèverait de sérieuses questions quant à l'égalité de traitement entre les bénéficiaires de fonds publics". Les critiques ne portent pas uniquement sur le montant des financements. Selon le journal, le promoteur immobilier a également exprimé des inquiétudes quant à l'éventualité de conditions de prêt préférentielles, à l'absence d'obligations imposant au groupe de construire des logements abordables répondant aux besoins de la population, ainsi qu'à l'absence alléguée des vérifications nécessaires avant l'octroi des fonds. L'importance de cette affaire dépasse le montant des prêts, sachant que le fonds de l'Autorité combinée du Grand Manchester a injecté près d'un milliard de livres sterling dans des projets portés par une cinquantaine de promoteurs immobiliers depuis 2015. "The Guardian" a rapporté les critiques formulées par John Leech, président de la commission de contrôle et d'examen de l'autorité, concernant le manque de clarté des procédures de sélection des bénéficiaires. Celui-ci s'est interrogé sur les raisons pour lesquelles des entreprises apparemment prospères recourent à des fonds publics, alors qu'elles sont présumées avoir accès à d'autres sources de financement. Selon la même source, John Leech a annoncé que la Commission examinerait le fonctionnement du fonds afin de renforcer la transparence et de clarifier les critères sur la base desquels les prêts sont accordés. Ces faits soulèvent des interrogations sur les relations entre les responsables des autorités locales et les groupes d'investissement liés à Abou Dhabi, en particulier lorsque ces relations concernent des décisions permettant à ces groupes d'accéder à des fonds publics. Cette affaire met en lumière l'autre facette de l'influence émiratie, lorsque les intérêts financiers prennent le pas sur les exigences de transparence et l'intérêt général, et que la richesse devient un instrument d'expansion de l'influence au-delà des frontières.
Révélations accablantes du Financial Times : Les Emirats, parrains de la déstabilisation de l’Afrique
Les Emirats arabes unis sont au centre de nouvelles accusations concernant leur implication dans plusieurs conflits et réseaux de recrutement de mercenaires en Afrique. Une enquête du quotidien britannique Financial Times décrit un dispositif régional qui s’étendrait de la Colombie au Soudan, en passant par les Emirats arabes unis, la Somalie et la Libye. Des faits dénoncés depuis plusieurs années par l’Algérie. Par Meriem B. Le journal britannique dévoile dans son enquête l’existence d’un réseau régional de recrutement, de transport et d’entraînement de mercenaires, géré par les Emirats arabes unis (EAU). Un réseau qui «s’étend de la Colombie aux EAU, puis à Bosaso en Somalie, Al-Kufra en Libye, Nyala et El Fasher au Soudan», précise la même source. Le Financial Times a obtenu les témoignages d’anciens combattants ayant participé à des conflits où ce réseau est actif. Il a également consulté des registres de voyage, de données numériques, de photos et autres documents liés à ce trafic. «Sous la direction de son dirigeant autoritaire, le Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, connu sous le nom de MBZ, ce petit Etat désertique a déployé des investissements, de l’influence et des équipements militaires dans plusieurs parties de l’Afrique à une vitesse fulgurante, dans le but d’exploiter le commerce et les ressources pour son avenir post-pétrole», soutient le journal. L’enquête note que de nombreux hommes politiques africains ayant déjà traité avec Abu Dhabi s’imposent le devoir de réserve. Yemane Gebremeskel, ministre de l’Information de l’Erythrée et bras droit du président Isaias Afwerki, cité dans l’enquête, dont le pays n’entretient pas de relations diplomatiques avec Abu Dhabi, a déclaré : «Le problème des EAU en Afrique réside dans leur ambition injustifiée de contrôler toute la région. Cela a commencé par le contrôle d’un ensemble de ports secondaires dans toute l’Afrique de l’Est, mais il semble que cela ait évolué vers une démonstration de force et une exploitation des ressources». En Afrique de l’Est, «les EAU ont conclu des partenariats avec des groupes armés non étatiques pour leur fournir des armes et trafiquer de l’or illicite», expliquent les auteurs de l’enquête. Selon les estimations de l’agence suisse SWISSAID (organisation d’aide au développement), environ 30 milliards de dollars d’or artisanal sont exportés chaque année d’Afrique vers Dubaï sans être déclarés. L’enquête ajoute qu’un haut responsable d’un pays d’Afrique de l’Ouest, ayant requis l’anonymat par crainte de représailles, a affirmé : «Contrairement à la Chine, les EAU et Abu Dhabi en particulier, sont intervenus négativement dans la politique africaine». Le journal britannique constate, en outre, que de grandes quantités d’or ont été volées au Soudan au profit des EAU, précisant qu’il s’agissait là de l’un des plus grands vols d’or de l’histoire. L’universitaire éthiopien Mehari Taddele Maru estime que l’influence des EAU sur les puissances occidentales, accumulée grâce à une alliance commune avec l’entité sioniste ainsi que les investissements de pétrodollars et un lobbying violent, leur a permis de «se comporter comme bon leur semble en Afrique». Des mercenaires colombiens au Soudan L’enquête informe, en outre, que les EAU ont recruté des milliers de mercenaires colombiens pour combattre aux côtés des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan. «Un grand nombre de recrues transférées au Soudan ont confirmé que la société de sécurité privée Global Security Services Group (GSSG), basée aux EAU, s’était chargée de leur transport et de leur emploi», révèle l’enquête. La société en question a été fondée en 2016 par Ahmed Mohammed Al-Hamairi, secrétaire général du Bureau présidentiel émirien. Ce dernier, sollicité par les journalistes chargés de l’enquête, n’a pas donné suite. Le média britannique ajoute que «le premier groupe de Colombiens est arrivé en octobre 2024, avec pour mission d’établir un couloir logistique pour les approvisionnements via l’est de la Libye vers le Darfour». L’un des anciens mercenaires interrogés par le journal britannique, nommé Manuel, a confirmé que les EAU finançaient le conflit et fournissaient des armes aux FSR. Selon lui, ce sont les EAU qui injectent la plus grande part d’argent et de ressources dans le conflit. En réalité, les révélations du média britannique ne font que confirmer des faits attestés que l’Algérie a rendus publics depuis plusieurs années. Les émirats ont une capacité de nuisance qui risque de déstabiliser une grande partie du continent africain. Surtout qu’Abu Dhabi a mis en œuvre ses plans en partenariat avec l’entité sioniste et le makhzen. M. B.
Selon une enquête du Financial Times : les Emirats alimentent les conflits et déstabilisent les pays africains
Les Emirats arabes unis ont joué un rôle actif dans la déstabilisation d’un certain nombre de pays et alimentent de manière continue des conflits en Afrique, révèle une enquête du journal britannique The Financial Times, reprise par le quotidien national le Courrier d’Algérie. L e journal britannique dévoile dans son enquête l’existence d’un réseau régional de recrutement, de transport et d’entraînement de mercenaires, géré par les Emirats arabes unis (EAU). Un réseau qui « s’étend de la Colombie aux EAU, puis à Bosaso en Somalie, Al-Kufra en Libye, Nyala et El Fasher au Soudan », précise la même source. Le Financial Times a récolté les témoignages d’anciens combattants ayant participé à des conflits où ce réseau est actif. Il a également consulté des registres de voyage, de données numériques, de photos et autres documents liés à ce trafic. « Sous la direction de son dirigeant autoritaire, le Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, connu sous le nom de MBZ, ce petit Etat désertique a déployé des investissements, de l’influence et des équipements militaires dans plusieurs parties de l’Afrique à une vitesse fulgurante, dans le but d’exploiter le commerce et les ressources pour son avenir post-pétrole », soutient le journal. L’enquête note que de nombreux hommes politiques africains ayant déjà traité avec Abu Dhabi s’imposent le devoir de réserve. Yemane Gebremeskel, ministre de l’Information de l’Erythrée et bras droit du président Isaias Afwerki, cité dans l’enquête, dont le pays n’entretient pas de relations amicales avec Abu Dhabi, a déclaré : le problème des EAU en Afrique réside dans leur ambition injustifiée de contrôler toute la région. Cela a commencé par le contrôle d’un ensemble de ports secondaires dans toute l’Afrique de l’Est, mais il semble que cela ait évolué vers une démonstration de force et une exploitation des ressources». Dans la Corne de l’Afrique, et plus particulièrement en Afrique de l’Est, les EAU ont conclu des partenariats avec des groupes armés non étatiques pour leur fournir des armes et trafiquer de l’or illicite, expliquent les auteurs de l’enquête. Selon les estimations de l’agence suisse SWISSAID (organisation d’aide au développement), environ 30 milliards de dollars d’or artisanal sont exportés chaque année d’Afrique vers Dubaï sans être déclarés. L’enquête ajoute qu’un haut responsable d’un pays d’Afrique de l’Ouest, ayant requis l’anonymat par crainte de représailles, a affirmé : « contrairement à la Chine, les EAU – et Abu Dhabi en particulier – sont intervenus négativement dans la politique africaine «. Le journal britannique constate, en outre, que de grandes quantités d’or ont été volées au Soudan au profit des EAU, précisant qu’il s’agissait là de l’un des plus grands vols d’or de l’histoire. L’universitaire éthiopien Mehari Taddele Maru estime que l’influence des EAU sur les puissances occidentales, accumulée grâce à une alliance commune avec l’entité sioniste ainsi que les investissements de pétrodollars et un lobbying violent, leur a permis de «se comporter comme bon leur semble en Afrique ». L’enquête informe, en outre, que les EAU ont recruté des milliers de mercenaires colombiens pour combattre aux côtés des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan. « Un grand nombre de recrues transférées au Soudan ont confirmé que la société de sécurité privée Global Security Services Group (GSSG), basée aux EAU, s’était chargée de leur transport et de leur emploi », révèle l’enquête. La société en question a été fondée en 2016 par Ahmed Mohammed Al-Hamairi, secrétaire général du Bureau présidentiel émirien. Ce dernier, sollicité par les journalistes chargés de l’enquête, n’a pas donné suite. Le média britannique ajoute que « le premier groupe de Colombiens est arrivé en octobre 2024, avec pour mission d’établir un couloir logistique pour les approvisionnements via l’est de la Libye vers le Darfour ». L’un des anciens mercenaires interrogés par le journal britannique, nommé Manuel, a confirmé que les EAU finançaient le conflit et fournissaient des armes aux FSR. Selon lui, ce sont les EAU qui injectent la plus grande part d’argent et de ressources dans le conflit.
Les Emirats alimentent les conflits et déstabilisent les pays africains, selon une enquête du Financial Times
ALGER - Les Emirats arabes unis ont joué un rôle actif dans la déstabilisation d'un certain nombre de pays et alimentent de manière continue des conflits en Afrique, révèle une enquête du journal britannique The Financial Times, reprise par le quotidien national le Courrier d'Algérie. Le journal britannique dévoile dans son enquête l'existence d'un réseau régional de recrutement, de transport et d'entraînement de mercenaires, géré par les Emirats arabes unis (EAU). Un réseau qui "s'étend de la Colombie aux EAU, puis à Bosaso en Somalie, Al-Kufra en Libye, Nyala et El Fasher au Soudan", précise la même source. Le Financial Times a récolté les témoignages d'anciens combattants ayant participé à des conflits où ce réseau est actif. Il a également consulté des registres de voyage, de données numériques, de photos et autres documents liés à ce trafic. "Sous la direction de son dirigeant autoritaire, le Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, connu sous le nom de MBZ, ce petit Etat désertique a déployé des investissements, de l'influence et des équipements militaires dans plusieurs parties de l'Afrique à une vitesse fulgurante, dans le but d'exploiter le commerce et les ressources pour son avenir post-pétrole", soutient le journal. L'enquête note que de nombreux hommes politiques africains ayant déjà traité avec Abu Dhabi s'imposent le devoir de réserve. Yemane Gebremeskel, ministre de l'Information de l'Erythrée et bras droit du président Isaias Afwerki, cité dans l'enquête, dont le pays n'entretient pas de relations amicales avec Abu Dhabi, a déclaré : le problème des EAU en Afrique réside dans leur ambition injustifiée de contrôler toute la région. Cela a commencé par le contrôle d'un ensemble de ports secondaires dans toute l'Afrique de l'Est, mais il semble que cela ait évolué vers une démonstration de force et une exploitation des ressources". Dans la Corne de l'Afrique, et plus particulièrement en Afrique de l'Est, les EAU ont conclu des partenariats avec des groupes armés non étatiques pour leur fournir des armes et trafiquer de l'or illicite, expliquent les auteurs de l'enquête. Selon les estimations de l'agence suisse SWISSAID (organisation d'aide au développement), environ 30 milliards de dollars d'or artisanal sont exportés chaque année d'Afrique vers Dubaï sans être déclarés. L'enquête ajoute qu'un haut responsable d'un pays d'Afrique de l'Ouest, ayant requis l'anonymat par crainte de représailles, a affirmé : "contrairement à la Chine, les EAU – et Abu Dhabi en particulier – sont intervenus négativement dans la politique africaine ". Le journal britannique constate, en outre, que de grandes quantités d'or ont été volées au Soudan au profit des EAU, précisant qu'il s'agissait là de l'un des plus grands vols d'or de l'histoire. L'universitaire éthiopien Mehari Taddele Maru estime que l'influence des EAU sur les puissances occidentales, accumulée grâce à une alliance commune avec l'entité sioniste ainsi que les investissements de pétrodollars et un lobbying violent, leur a permis de "se comporter comme bon leur semble en Afrique". L'enquête informe, en outre, que les EAU ont recruté des milliers de mercenaires colombiens pour combattre aux côtés des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan. "Un grand nombre de recrues transférées au Soudan ont confirmé que la société de sécurité privée Global Security Services Group (GSSG), basée aux EAU, s'était chargée de leur transport et de leur emploi", révèle l'enquête. La société en question a été fondée en 2016 par Ahmed Mohammed Al-Hamairi, secrétaire général du Bureau présidentiel émirien. Ce dernier, sollicité par les journalistes chargés de l'enquête, n'a pas donné suite. Le média britannique ajoute que "le premier groupe de Colombiens est arrivé en octobre 2024, avec pour mission d'établir un couloir logistique pour les approvisionnements via l'est de la Libye vers le Darfour". L'un des anciens mercenaires interrogés par le journal britannique, nommé Manuel, a confirmé que les EAU finançaient le conflit et fournissaient des armes aux FSR. Selon lui, ce sont les EAU qui injectent la plus grande part d'argent et de ressources dans le conflit.
Influence, ingérences et plans de déstabilisation : Pourquoi l’Algérie «coupe» avec Abou Dhabi
L’Algérie, qui a observé la retenue pendant longtemps, ne pouvait plus accepter et tolérer des pratiques qui vont à l’encontre de l’éthique et du droit internationaux. C’est sur les principes de respect mutuel, de non-ingérence dans les affaires des autres, et de souveraineté, qu’Alger a fini par couper le cordon. Sa décision de rompre les relations diplomatiques avec Abou Dhabi est le résultat d’un cumul de provocations qu’elle ne saurait tolérer à ce petit État confetti. La rupture est, en effet, intervenue après des mois de retenue et de nombreuses mises en garde. D’ailleurs, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait dénoncé à maintes reprises les agissements des dirigeants de ce pays, affirmant que «partout où il y a des conflits, l’argent de cet État (les Émirats) est présent, au Mali, en Libye et au Soudan. Nous les considérons toujours comme des frères, nous prions Dieu de les ramener sur le droit chemin» , insistant sur le fait que «l’Algérie n’a pas cherché l’escalade verbale» . Ces alertes de l’Algérie n’ont pas été prises en considération par les dirigeants d’Abou Dhabi. Ces derniers ont choisi leur camp, en préférant s’aligner avec les « forces de déstabilisation » , notamment l’État sioniste et le makhzen qui appliquent une feuille de route claire qui consiste à déstabiliser tous les pays qui refusent d’adhérer aux accords d’Abraham. Des roitelets ingrats La décision d’Alger n’est donc pas venue du néant, mais de faits et d’actes concrets commis par ce pays qui se présente comme un pays frère. Dans la réalité, cet Émirat de moins d’un million de nationaux joue un rôle de trublion en mettant son opulence au service du mal. Il est impliqué dans plusieurs conflits régionaux. Du Yémen jusqu’au Sahel en passant par la Libye, sans parler des opérations de lobbying, cet artificiel Émirat ingrat est devenu un véritable semeur de discorde. Les roitelets d’Abou Dhabi ont oublié tout le bien que l’Algérie avait apporté comme aide et assistance à leur pays naissant qui n’était qu’une petite contrée désertique au début des années 1970. D’ailleurs, ce sont des cadres de Sonatrach qui ont été dépêchés par le défunt Houari Boumediène pour créer Adnoc, la société pétrolière émiratie. Quelle éthique pour cet émirat qui est aujourd’hui pointé du doigt par plusieurs organisations non gouvernementales qui l’ont épinglé pour ingérence, manipulation et opérations de déstabilisation dans plusieurs régions. D’autres investigations évoquent l’existence de réseaux transnationaux de recrutement et de transport de mercenaires, ainsi que l’utilisation d’investissements dans les ports, les infrastructures et les ressources minières comme instruments d’influence. Le commerce de l’or constitue, par ailleurs, un autre sujet de controverse : les Émirats, et notamment Dubaï, occupent une place centrale dans les circuits mondiaux de commercialisation de l’or africain, tandis que plusieurs ONG et enquêtes journalistiques alertent sur l’importance des flux provenant de circuits informels ou illicites. Tout cela conforte la décision d’Alger de rompre ses relations avec cet État prédateur qui prospère sur le chaos. Au Soudan, des organisations de défense des droits humains ont notamment dénoncé les accusations de soutien aux Forces de soutien rapide (FSR), soupçonnées d’être approvisionnées par des réseaux et de financement liés à des intérêts émiratis. Au Yémen, des ONG ont également documenté les conséquences des interventions et du soutien apporté à différents acteurs locaux du conflit. Idem en Libye et dans d’autres pays du Sahel. Cet Émirat ne sait pas en fait ce que c’est la retenue, en instiguant des plans pour déstabiliser toute cette sous-région, et de là toute l’Afrique et ses ambitions de développement. Ils financent des groupes terroristes qui ne cessent de constituer une menace pour la stabilité qui représente pour l’Algérie un environnement stratégique vital. Pour l’Algérie, ce type d’activisme touche directement à sa sécurité nationale, tant le Sahel n’est pas un théâtre lointain, mais constitue le prolongement immédiat de l’espace stratégique algérien. Toute intervention extérieure susceptible de modifier les rapports de force dans cette région est donc examinée à l’aune de ses conséquences potentielles sur les frontières et la stabilité de l’Algérie. L’offensive émiratie avortée Dans le domaine économique, les Émirats ont tenté depuis des années de s’implanter en Algérie, en visant des secteurs stratégiques comme la gestion du port, l’industrie mécanique, le tabac, le dessalement de l’eau de mer et les hydrocarbures. Toutefois, la vigilance de l’Algérie, qui savait bien préserver ses intérêts et notamment sa souveraineté économique, a mis des barrières aux pratiques émiraties qui ne cherchent qu’à avoir une mainmise sur ces secteurs stratégiques. Après avoir échoué dans sa première stratégie, Abou Dhabi est passé à un deuxième plan consistant à prendre le contrôle de certaines entreprises opérant en Algérie. C’est le cas de la société espagnole Naturgy, qui est le partenaire historique de la compagnie nationale Sonatrach, notamment dans la gestion du gazoduc Medgaz, une infrastructure vitale qui relie directement les gisements algériens à la péninsule Ibérique. Le groupe émirati TAQA (Abu Dhabi National Energy Company) avait lancé d’importantes manœuvres pour racheter plus de 40 % des parts de Naturgy (détenues par des fonds d’investissement comme CVC et GIP), mais en vain. Alger avait apposé son refus catégorique et les Espagnols ont finalement décidé de ne pas céder de parts au groupe émirati TAQA. Une autre tentative émiratie a visé le secteur de l’eau, hautement prioritaire en Algérie. La multinationale espagnole GS Inima, leader mondial du dessalement d’eau de mer, gère plusieurs usines majeures en Algérie (notamment à Mostaganem et Cap Djinet). Le groupe émirati TAQA a entrepris des démarches pour racheter cette entreprise espagnole. Refusant de voir ses infrastructures hydriques basculer sous pavillon émirati, le gouvernement a bloqué le transfert des concessions de dessalement d’eau au profit de TAQA, gelant ainsi les bénéfices opérationnels attendus par les Émirats sur le sol algérien. En effet, l’Algérie a justifié son opposition systématique à ces rachats par plusieurs facteurs interconnectés : souveraineté des infrastructures clés, tensions géopolitiques régionales et reprise en main économique. En réaction à ce qu’elle qualifie d’ingérences et d’usage malveillant du «capital financier» , l’Algérie a gelé plusieurs accords économiques avec les Émirats et passé au crible le statut de diverses entreprises mixtes sur son territoire. Ce sont les entreprises émiraties qui seront touchées, notamment les compagnies Emirates et Etihad Airways. En effet, la fermeture de l’espace aérien algérien aux avions immatriculés aux Émirats arabes unis entraînera des conséquences sur plusieurs liaisons internationales des deux compagnies, obligeant les compagnies concernées à revoir les trajectoires de ces vols. Le contournement du territoire algérien pourrait notamment entraîner un allongement de la durée de certains trajets. Une exception est toutefois maintenue pour les vols commerciaux civils émiratis à destination ou en provenance de l’aéroport international Houari-Boumediene, et ce jusqu’à la fin de l’année 2026, correspondant à la fin du contrat concerné. Face aux ambitions d’Abou Dhabi, l’Algérie semble avoir choisi de fermer la porte à toute influence susceptible de s’exercer au détriment de ses intérêts nationaux. H. O.
Chasse ouverte au Sahel
La réconciliation entre l’Algérie et ses voisins maliens et nigériens après le grand et retentissant retour à la normale de leurs relations bilatérales reste consubstantielle au contexte d’actualité marqué par la rupture diplomatique avec les Émirats arabes unis. Cette nouvelle donne ouvre la voie à la neutralisation des influences étrangères au Sahel. Ces deux événements rebattent les cartes du jeu dans cette région. Celle-ci est disputée par des forces intruses par le truchement d’un vassal et d’un proxy local. Ce dernier se reconnaît dans son rôle de déstabilisateur. Son statut de seul allié de l’entité sioniste dans la région suffit pour l’identifier. Mais il n’est pas question ici du mauvais voisin de l’Algérie. Mais de ses bailleurs de fonds émiratis. Ils sont venus de l’autre bout du monde pour s’immiscer dans des affaires intérieures de pays souverains qui ne les regardent ni de près ni de loin. Notamment, ceux qui ont financé – avec un montant de 15 millions de dollars – en 2023 la campagne d’intox dirigée par le Makhzen contre l’Algérie et ses voisins pour envenimer leurs relations. Il est clair que le jeu trouble de l’axe Rabat – Tel Aviv – Abu Dhabi dans la région est cousu de fil blanc. Mais les manœuvres de déstabilisation des forces du mal étaient de courte durée. D’ailleurs, nos voisins ont fini par comprendre qu’ils ne trouveront en l’Algérie qu’un bon voisin qui fait de la sécurité, de la stabilité et du développement de la région le seul souci qui anime ses ambitions. Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la même configuration géopolitique qu’il y a quelques mois. Les choses ont évolué à rebours des désidératas des impérialistes et des expansionnistes. L’entité sioniste est acculée dans son génocide en Palestine, le Maroc fait profil bas, tandis qu’Abu Dhabi est dans l’œil du cyclone. Les révélations médiatiques sur leur rôle dans la déstabilisation des États comme au Soudan, la Corne de l’Afrique ou encore au Sahel, en parrainant les groupes de milices et de mercenaires contre les forces et les institutions régulières, lui reviennent comme un coup de boomerang en pleine figure. Du coup, force est de constater que le temps de la présence des Émirats, aujourd’hui chassés de notre pays – leur ambassadeur et les membres de sa famille ont quitté Alger hier – dans la région est compté. L’Algérie agit, après tout, dans son espace naturel. Pour protéger ses intérêts vitaux et, partant, ceux de ses voisins. Elle n’a jamais cherché à s’immiscer dans les affaires intérieures des États, fussent-ils des voisins comme le Mali et le Niger. Mais elle répond présente lorsqu’elle est sollicitée. Son récent redéploiement diplomatique dans un espace qui est son prolongement naturel s’est, par ailleurs, renforcé avec un appui militaire offert à un voisin en proie à une odieuse et vilaine tentative de déstabilisation. Les choses sont désormais sous contrôle. C’est pourquoi, le nouveau rapport de force dans la région est un sacré coup pour les manœuvres sournoises des Émiratis. Farid Guellil
L’otage allemand remis à son pays : Alger maintient sa ligne rouge contre les enlèvements
Libéré après avoir été enlevé au Niger par un groupe criminel armé, le ressortissant allemand Ulumaskan Sinan a été officiellement remis, ce lundi, aux autorités de son pays à Alger. Une opération qui intervient dans un contexte sahélien marqué par la persistance des groupes armés et des réseaux criminels, alors qu’Alger maintient une ligne ferme contre les enlèvements et le paiement de rançons. C’est ce qu’a indiqué Lounès Magramane, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Magramane a salué le rôle des institutions algériennes dans le dénouement de l’affaire, déclarant que « ces développements positifs viennent couronner les efforts déployés par les institutions de l’Etat algérien, notamment les services de sécurité relevant du ministère de la Défense nationale, auxquels nous adressons tous nos remerciements et notre reconnaissance pour leur contribution à la libération du ressortissant allemand », lors de la cérémonie de remise organisée au siège du ministère des Affaires étrangères, en présence de l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, Georg Felsheim. A cette occasion, M. Magramane a fait savoir qu’Ulumaskan Sinan avait été transféré vendredi soir, dans les meilleures conditions, depuis la base secondaire de déploiement d’In Guezzam vers la base aérienne de Boufarik. Les autorités algériennes se sont ensuite assurées de son état de santé et ont tenu leurs homologues allemands informés de l’évolution de la situation jusqu’à son retour sain et sauf dans son pays. La partie allemande a, pour sa part, salué les efforts déployés par l’Algérie. L’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, Georg Felsheim, a exprimé ses « remerciements et sa gratitude aux autorités algériennes pour tous les efforts déployés et pour leur rôle ayant permis au ressortissant allemand de retrouver sa liberté et de regagner son pays ». Ulumaskan Sinan a également tenu à remercier les autorités algériennes et l’Armée nationale populaire (ANP) pour les efforts ayant permis sa libération. Au-delà du cas individuel du ressortissant allemand, cette opération intervient comme un rappel de la position constante d’Alger face aux enlèvements et au financement du terrorisme. Le dénouement de cette affaire rappelle la position défendue de longue date par Alger sur la question des enlèvements. Pour les autorités, la libération des otages s’inscrit dans une approche qui vise également à empêcher que les prises d’otages ne deviennent une source de financement pour les groupes terroristes. Magramane a, à ce titre, rappelé la mobilisation des différents services de l’Etat dans ce type d’opérations, évoquant « de nombreuses autres opérations de libération d’otages menées par le passé ». Il a soutenu que « forte de son expérience et de son histoire, l’Algérie continuera toujours à faire face à toutes les formes d’extrémisme violent, aux actes criminels et terroristes, ainsi qu’aux pratiques odieuses d’enlèvement et au paiement de rançons ». L’enjeu de la sécurité régionale Cette doctrine sécuritaire s’accompagne d’un engagement diplomatique porté par Alger sur la scène internationale. L’Algérie a notamment contribué à l’élaboration du Mémorandum d’Alger sur les bonnes pratiques en matière de prévention des enlèvements contre rançon par des terroristes et d’élimination des avantages qui en découlent, adopté dans le cadre du Forum mondial de lutte contre le terrorisme. Le principe a ensuite été consacré au Conseil de sécurité de l’ONU à travers la résolution 2133, adoptée le 27 janvier 2014. Le texte condamne les enlèvements destinés à obtenir des fonds ou des concessions politiques et appelle les Etats à empêcher les groupes terroristes de tirer profit des rançons. La question des enlèvements ne peut toutefois être dissociée de la situation sécuritaire dans le Sahel. La circulation des groupes armés et des réseaux criminels dans les zones frontalières expose plusieurs pays à des menaces qui, par nature, dépassent les frontières nationales. « Ce qui porte préjudice aux pays voisins nous affecte inévitablement », a déclaré Lounès Magramane, soulignant le lien étroit entre la sécurité de l’Algérie et celle de son environnement régional. Dans cette perspective, il a assuré que « la sécurité, la stabilité et la prospérité des pays frères et amis demeurent parmi les priorités de l’agenda politique et diplomatique national, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune ». La coopération sécuritaire, la coordination régionale et le dialogue constituent, à ce titre, des axes majeurs de l’action algérienne dans son environnement sahélien. Le dossier Ulumaskan Sinan fait également écho à une autre affaire récente traitée par les autorités. Quelques mois auparavant, un ressortissant espagnol avait été libéré dans le sud du pays. Navarro Canada Joaquim, en voyage touristique, avait été enlevé le 14 janvier 2025 dans la zone frontalière algéro-malienne. Les services de sécurité de l’ANP l’avaient récupéré le 21 janvier, en bonne santé, avant son transfert par avion spécial de Tin Zaouatine vers la base aérienne de Boufarik pour être remis aux autorités espagnoles. Lors de la remise du ressortissant espagnol, M. Magramane avait déjà fait état des efforts déployés par les différents corps de sécurité algériens, en coordination avec des partenaires sécuritaires de la région, pour parvenir au dénouement de l’affaire, mettant en avant une approche fondée sur la préservation de la vie humaine. Pour rappel, cette succession d’opérations s’inscrit dans une expérience acquise de longue date par l’Algérie dans la gestion des prises d’otages dans l’espace sahélo-saharien. En 2003, le pays avait notamment été confronté à l’enlèvement de 32 touristes européens, principalement allemands et autrichiens. Dix-sept d’entre eux avaient été libérés le 13 mai lors d’une opération de l’Armée nationale. Depuis, les différents dossiers impliquant des ressortissants étrangers dans la région ont conforté une approche fondée sur deux principes : la priorité accordée à la sauvegarde de la vie humaine et le refus de faire des enlèvements une source de financement pour les groupes terroristes.
Le président de la République souligne la nécessité pour l'UA d'imposer sa présence sur le terrain pour lutter contre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé
LUANDA - Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a souligné, dimanche, la nécessité pour l'Union africaine (UA) d'imposer sa présence sur le terrain pour lutter contre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé, tout en fournissant une aide humanitaire d'urgence, et ce à travers le déploiement effectif et opérationnel des organes de l'Union, notamment les Représentants spéciaux du président de la Commission, l'activation de la Force africaine en attente avec ses composantes régionales et l'intensification des actions sur le terrain du Groupe des Sages. Cette nécessité a été soulignée dans une allocution du président de la République lors des travaux de la 21e session extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement de l'UA sur le renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits en Afrique, qui se tient à Luanda (Angola), lue par le président du Conseil de la nation, M. Azouz Nasri, où il a soumis des recommandations pratiques réaffirmant l'engagement constant de l'Algérie envers les causes africaines. A ce propos, le président de la République a appelé à "renforcer le système de prévention sans surcharger le continent de nouvelles structures". "La sagesse exige de coordonner la création de nouveaux mécanismes et structures susceptibles d'alourdir inutilement notre organisation", a-t-il déclaré, ajoutant qu'"il convient plutôt de renforcer l'intégration et le partenariat entre les mécanismes existants, à commencer par +la Commission de consolidation de la paix des Nations unies (CCP)+. Cela passe par l'activation du système d'alerte précoce, la pleine exploitation de +l'Outil continental d'évaluation des risques+ et le renforcement du rôle consultatif et diplomatique du +Groupe des Sages+". Le président de la République a également souligné "la nécessité d'accélérer l'opérationnalisation complète du Fonds pour la paix de l'Union africaine et de fournir des ressources suffisantes et durables pour financer les initiatives préventives et la diplomatie proactive". Il a, en outre, appelé à "ancrer la présence et l'intervention sur le terrain de l'UA". "Que ce soit dans le domaine de la prévention ou du règlement des conflits, l'Union africaine doit imposer sa présence sur le terrain pour lutter contre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé, tout en fournissant une aide humanitaire d'urgence. Cela passe par le déploiement effectif et opérationnel des organes de l'Union, notamment les Représentants spéciaux du président de la Commission, l'activation de la Force africaine en attente avec ses composantes régionales et l'intensification des actions sur le terrain du Groupe des Sages", a-t-il relevé. Le président de la République a, en outre, mis en avant la nécessité de "revenir aux fondamentaux et aux bons offices", en disant que "les mécanismes fondateurs de notre Organisation continentale nous rappellent que les bons offices des chefs d'Etat et de Gouvernement constituent l'instrument le plus efficace". Dans cette optique, "nous estimons qu'il est indispensable que la Conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement de l'UA inscrive l'examen du traitement des crises à l'ordre du jour de ses sessions et réunions périodiques, et que leurs Excellences mènent personnellement les efforts de médiation directe avec leurs homologues, dans un esprit de fraternité et de solidarité africaine", ajoute le président de la République. Le président de la République a également mis en avant le lien entre la paix, le développement et l'action humanitaire, déclarant: "Convaincus qu'il ne saurait y avoir de paix et de sécurité sans développement, ni de sécurité stable sans une réponse aux catastrophes humanitaires, nous appelons à la conjugaison des efforts et à la valorisation des atouts compétitifs de notre continent". "La situation humanitaire tragique vécue par des millions de nos concitoyens africains interpelle notre conscience collective et exige une action urgente et unifiée de l'Union africaine, en coordination avec les partenaires internationaux. Ce faisant, les ressources de l'Union doivent être orientées vers des projets concrets ayant un impact direct sur la vie des citoyens africains, tout en autonomisant les jeunes et les femmes, qui constituent le socle de notre présent et la clé de notre avenir", a conclu le président de la République.
Le maillot de l’Algérie (1982) classé parmi les plus beaux de l’histoire de la Coupe du monde
Le maillot historique de l’équipe nationale algérienne, porté lors de la Coupe du Monde de 1982 en Espagne, a officiellement fait son entrée dans le prestigieux classement des plus beaux maillots de l’histoire du tournoi, élaboré par le célèbre réseau américain ESPN. Classée à la 36e position sur une liste regroupant 48 créations emblématiques de la compétition, cette tenue mythique a été sélectionnée sur la base de critères rigoureux tels que la valeur esthétique, l’innovation du design, l’identité visuelle et l’empreinte indélébile laissée dans la mémoire des supporters. Ce classement, dominé par le maillot du Mexique de 1998, a d’ailleurs également mis à l’honneur le maillot de la Tunisie de 1998 à la 40e place, confirmant ainsi la présence symbolique du design nord-africain sur la scène mondiale. Le média américain n’a pas manqué de saluer les caractéristiques uniques du maillot algérien, soulignant particulièrement l’inscription du nom « Algérie » en lettres arabes sur le devant, ainsi que ses manches vertes distinctives qui incarnent avec fierté l’identité nationale du pays. Au-delà de son esthétique remarquable, cette tenue reste intimement liée à l’un des plus grands exploits de l’histoire du football africain et mondial. C’est en effet avec cette même tunique que des légendes telles que Lakhdar Belloumi et Rabah Madjer ont écrit l’histoire en remportant une victoire retentissante et mémorable face à la redoutable équipe d’Allemagne de l’Ouest (2-1), créant l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la Coupe du monde. Parking de la Promenade des Sablettes : mise en service de bornes automatiques Des bornes automatiques de paiement ont été mises en service au niveau du parking de la Promenade des Sablettes (Alger), en vue de faciliter l’accès et la sortie des véhicules, a indiqué dimanche l’Office des parcs des sports et loisirs de la wilaya d’Alger (OPLA) dans un communiqué. « Dans le cadre de l’amélioration des services publics et de la mise en place de mécanismes numériques rapides et plus performants, l’Office des parcs des sports et loisirs de la wilaya d’Alger a lancé un dispositif de bornes automatiques de paiement au niveau du parking de la Promenade des Sablettes », précise le communiqué. Ce nouveau dispositif de bornes automatiques permettra de faciliter l’accès et la sortie des véhicules sans intervention humaine, souligne la même source. La mise à jour de la carte Chifa est désormais faisable en pharmacie La Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) a annoncé une nouvelle mesure destinée à faciliter les démarches administratives de ses assurés. Désormais, la mise à jour de la carte Chifa des ayants droit peut être effectuée directement auprès des pharmacies conventionnées réparties sur l’ensemble du territoire national, sans qu’il soit nécessaire de se déplacer vers les centres de paiement de la CNAS. Cette nouvelle prestation s’inscrit dans le cadre de la stratégie de modernisation engagée par la CNAS pour améliorer la qualité des services offerts aux assurés sociaux. Elle vise également à simplifier les procédures administratives et à rapprocher davantage l’administration du citoyen. À travers cette initiative, la CNAS poursuit ses efforts en faveur de la numérisation et de la modernisation du service public, en offrant des solutions plus pratiques et accessibles aux assurés. Le Fonds souligne que cette avancée constitue une nouvelle étape dans l’amélioration continue du service public et dans la facilitation de l’accès aux prestations sociales pour les travailleurs salariés et leurs familles. 14 morts et plus de 11.000 évacués après de fortes pluies dans le Sud de l’Inde Au moins 14 personnes ont trouvé la mort et plus de 11.000 autres ont été évacuées lundi à la suite de pluies torrentielles et d’importantes inondations ayant frappé les Etats du Kerala et du Karnataka, dans le sud de l’Inde. Les autorités ont indiqué que les équipes de secours hébergent les sinistrés dans 316 centres d’accueil et poursuivent les opérations de réouverture des routes, alors que les alertes météorologiques restent en vigueur en raison de la poursuite attendue des intempéries. Les fortes précipitations ont également entraîné la fermeture de plusieurs établissements scolaires. Le Kerala est régulièrement touché par des inondations et des glissements de terrain durant la saison de la mousson. Corée du Sud : 14 décès suite à une forte vague de chaleur Au moins 14 personnes sont décédées et 1.889 cas de maladies liées à la chaleur ont été enregistrés en raison d’une forte vague de chaleur qui frappe la Corée du Sud, a rapporté lundi la radiodiffusion coréenne. L’organisme a indiqué que le Siège central des mesures de lutte contre les catastrophes et de sécurité avait annoncé, dimanche, l’enregistrement de 1.889 cas de maladies liées à la chaleur depuis le début de l’été, dont 96 enregistrés samedi. Les pertes de bétail ont également augmenté avec la mort, dimanche, de 432.000 têtes de bétail, en plus de la mort de plus de 165.000 poissons d’élevage en raison de la hausse des températures de l’eau. L’Agence météorologique coréenne avait annoncé dimanche que la ville de Yangsan, dans le sud-est de la Corée du Sud, avait enregistré la température la plus élevée de l’histoire moderne du pays (42,5 C), alors qu’une vague de chaleur intense continue d’affecter l’ensemble du territoire. À noter que le gouvernement sud-coréen a relevé le niveau d’alerte canicule à son degré le plus élevé lundi dernier. 34 victimes d’enlèvement secourues lors d’opérations militaires au Nigeria Au total, 34 personnes victimes d’enlèvement ont été secourues au cours des dernières 24 heures par l’armée nigériane, qui a également interpellé des informateurs des groupes terroristes et récupéré des armes et des munitions lors d’opérations menées à l’échelle nationale. Selon un rapport opérationnel de l’armée relayé par l’Agence de presse du Nigeria (NAN), les troupes de l’opération HADIN KAI ont notamment secouru 31 personnes enlevées par des terroristes le long de la route Buratai-Kamuya, dans la zone de gouvernement local de Biu, dans l’Etat de Borno (nord-est). Le sauvetage est intervenu après une intervention rapide des troupes du 135e bataillon des forces spéciales, qui avaient repéré, grâce à la vidéosurveillance, des terroristes en train d’enlever des civils à bord de quatre véhicules. Le rapport fait également état de plusieurs autres opérations conduites par l’armée nigériane, ayant permis l’arrestation de personnes soupçonnées de fournir des informations aux groupes terroristes ainsi que la récupération d’armes et de munitions. Grèce: collision entre deux hélicoptères qui intervenaient contre un incendie Deux hélicoptères sont entrés en collision dimanche au cours d’une intervention pour éteindre un violent incendie en Grèce, ont annoncé les sapeurs-pompiers. Une « opération de secours est actuellement en cours » pour retrouver les équipages, ont-ils précisé dans un communiqué. La Grèce est frappée par plusieurs incendies poussés par des vents violents.
Manchester City dans la tourmente : les scandales émiratis empoisonnent la Premier League
Le vernis du football-business se fissure à Manchester City. Depuis le rachat du club par des intérêts liés à Abou Dhabi, le géant anglais s’est transformé en machine à titres, accumulant les trophées et les stars à coups d’investissements colossaux. Mais derrière cette spectaculaire réussite sportive se dessine une tout autre réalité : une longue saga judiciaire et financière qui menace désormais sérieusement l’image du club, sur fond de liens étroits avec des fonds et des propriétaires émiratis. Au cœur de la tempête : 115 accusations de violations présumées des règles financières de la Premier League, portant notamment sur la période allant de 2009 à 2018, soit les neuf premières saisons sous la direction d’ Abu Dhabi, ainsi que sur le manque de coopération reproché au club pendant l’enquête. Les accusations concernent notamment la transmission d’informations financières jugées inexactes, des contrats de sponsoring soupçonnés d’avoir été artificiellement gonflés et des paiements liés aux rémunérations de dirigeants et de joueurs. La commission indépendante chargée du dossier a retenu la responsabilité de Manchester City sur la quasi-totalité des charges examinées. Une conclusion explosive pour le football anglais, compte tenu de l’ampleur des sommes et de la période concernée. Depuis 2012, Manchester City s’est imposé comme la puissance dominante du football anglais. Huit titres de Premier League, de nombreuses coupes nationales et une Ligue des champions remportée en 2023 ont consacré une ascension fulgurante. Une métamorphose difficile à dissocier des moyens financiers déployés depuis l’arrivée de la propriété d’Abou Dhabi. Le contraste est saisissant : un club autrefois relégué jusqu’au troisième niveau du football anglais à la fin des années 1990 est devenu, en quelques années, une véritable multinationale du ballon rond. Des centaines de millions de livres ont été investis dans les transferts, le stade, l’académie et la constitution d’un véritable empire de clubs. Mais cette success-story, longtemps présentée comme un modèle de transformation sportive, se retrouve désormais rattrapée par les soupçons qui entourent son financement. Les documents révélés par Der Spiegel en 2018 avaient notamment mis en lumière des éléments suggérant que des fonds liés au propriétaire avaient contribué à financer une partie des contrats de sponsoring attribués à des entreprises émiraties. L’enquête de Der Spiegel a fait l’effet d’une bombe, révélant non seulement des manipulations financières, mais aussi une approche impitoyable au sein de la nouvelle direction, en totale contradiction avec l’image publique, a écrit le quotidien britannique The Guardian. Dans un courriel, l’avocat interne de Manchester City, Simon Cliff, a écrit que Khaldoon Al Mubarak, figure politique et économique influente d’Abu Dhabi, conseiller de longue date du cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, refusait une sanction financière suite à une précédente enquête de l’UEFA concernant les pertes considérables subies par le club en 2012 et 2013. Cliff a écrit : « Il préfère dépenser 30 millions d’euros pour engager les 50 meilleurs avocats du monde afin de poursuivre l’UEFA pendant les dix prochaines années. » Le cœur du dossier touche précisément aux règles censées empêcher les clubs les plus riches de transformer leur puissance financière en avantage sportif démesuré. Les accusations visant City portent notamment sur des informations financières, les revenus de sponsoring et le respect des règles de rentabilité et de soutenabilité financière. Une situation particulièrement embarrassante pour la Premier League : son club phare se retrouve accusé d’avoir contourné les mécanismes mêmes destinés à préserver l’équilibre économique de la compétition. L’enjeu dépasse désormais les résultats de Manchester City. Il touche directement à la crédibilité de la Premier League et à la stratégie d’influence internationale associée à l’investissement émirati dans le sport. L’éventail des sanctions prévues par le règlement de la Premier League va de l’amende à la déduction de points, voire à l’exclusion de la compétition. Une éventuelle sanction lourde pourrait donc bouleverser l’histoire récente du championnat anglais et relancer les débats sur la légitimité de certains résultats obtenus durant la période visée. (Al24News)
Accord pour la création d’une clinique de thérapie cellulaire à Alger
ALGER - Le groupe pharmaceutique Saidal et Madar Holding ont signé, samedi, un accord de partenariat pour la réalisation d’une clinique de thérapie cellulaire à Sidi Abdellah (Alger). La convention a été paraphée par les P-dg des deux groupes, respectivement Nabila Benygzer Ouaret et Charaf-Eddine Amara, au niveau du site de production de Saidal à El Harrach, en présence du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri et le ministre de l’Industrie, Sifi Ghrieb. D’un coût estimé à 65 millions d’euros, le projet devrait être achevé dans un délai de 18 à 24 mois, avec une capacité initiale de 100 lits, extensible par la suite à d’autres wilayas. Pour assurer sa durabilité financière, le tourisme médical est également envisagé, avec l’ambition de proposer des soins à un coût nettement inférieur à ceux pratiqués à l’étranger. Intervenant à l'occasion, M. Kouidri a salué "un projet stratégique approuvé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune", soulignant que ce projet s’inscrit dans le cadre "des efforts visant à garantir la sécurité sanitaire du pays et offrir aux citoyens un accès à des traitements innovants, notamment les thérapies à base de cellules souches et de cellules immunitaires". Pour sa part, M. Ghrieb a mis l’accent sur le caractère stratégique de cette technologie, affirmant que "le pays mobilise toutes ses compétences, à l’intérieur comme à l’extérieur, pour assurer sa réussite". Il a ajouté que le projet associera plusieurs départements ministériels, dont ceux de la Santé, du Travail, de l’Industrie et de l’Industrie pharmaceutique. "L’objectif est de démocratiser les soins coûteux à l’étranger et d’intégrer l’Algérie dans le réseau mondial des thérapies de pointe", a-t-il affirmé, annonçant la création prochaine d’un Conseil supérieur pour le développement des thérapies de pointe, incluant notamment la thérapie cellulaire. Le consultant scientifique du groupe Saidal, Mourad Belkhelfa, qui a présenté le projet et sa maquette, a expliqué que cette future clinique permettra la prise en charge de maladies graves et chroniques, telles que les affections cardiaques, sanguines, oculaires, respiratoires, neurologiques, ainsi que certains cancers réfractaires. Pour sa part, Mme Benygzer Ouaret a précisé que Saidal "apportera son expertise, ses ressources humaines et technologiques, ainsi que l’assiette foncière nécessaire, tandis que Madar Holding, en tant que bailleur de fonds, prendra en charge le financement". De son côté, M. Amara a qualifié ce partenariat de "vision stratégique d’investissement", soulignant qu’il s’inscrit aussi dans "une volonté de renforcer la sécurité sanitaire et de garantir l’indépendance médicale du pays". Cet accord intervient après un premier partenariat conclu cette année entre Saidal, Madar Holding et le groupe de recherche scientifique en virologie (AGERP) pour la création d’un centre de recherche en microbiologie et le développement de nouveaux vaccins humains et vétérinaires.
Le média britannique Middle East Eye démasque les Emirats arabes unis : «Ils sont complices de crimes de guerre»
Abou Dhabi se présente comme « l’acteur du chaos », cherchant à amplifier son poids régional en s’appuyant moins sur une présence militaire conventionnelle que sur un ensemble de leviers financiers, des capacités aériennes, des réseaux d’alliés et des acteurs locaux mobilisés. L a présence des Émirats arabes unis dans plusieurs crises régionales et africaines s’appuie sur des interventions indirectes, notamment en offrant un soutien financier à des acteurs et réseaux influents locaux, devenant ainsi le chef d’orchestre de tous les conflits, rapporte le média britannique « Middle East Eye ». Cette analyse met en évidence une stratégie qui privilégie l’influence économique et le contrôle des dynamiques locales plutôt que le recours exclusif à une puissance militaire apparente. Selon ce même média, une tribune publiée par l’analyste David Hearst souligne que les Émirats « normalisent un état de guerre permanent au Moyen-Orient ». Le texte insiste sur l’idée que Abou Dhabi se présente comme « l’acteur du chaos », cherchant à amplifier son poids régional en s’appuyant moins sur une présence militaire conventionnelle que sur un ensemble de leviers financiers, des capacités aériennes, des réseaux d’alliés et des acteurs locaux mobilisés. Dans ce cadre, Abou Dhabi privilégierait « des moyens d’intervention plus discrets et indirects » et s’inscrit dans une logique d’acteur qui repose sur une implication durable dans les crises régionales et africaines. Le média décrit ensuite les trois piliers majeurs sur lesquels l’émirat appuie son action. Il s’agit du soutien logistique aérien, la fourniture d’équipements militaires à des groupes alliés et l’orientation vers des acteurs non étatiques qui fonctionnent comme prolongement de sa politique étrangère. Cette lecture converge avec l’idée que, loin de se limiter à des actions militaires visibles, Abu Dhabi élabore « une stratégie d’influence internationale » fondée sur les ressources financières, la présence dans les secteurs économiques, sportifs et culturels, et l’utilisation d’un réseau d’intermédiaires locaux. Dans l’analyse, l’auteur cite des pays où la main des Émirats aurait été trempée, en orchestrant des actions de déstabilisation et l’alimentation de conflits, notamment au Yémen et au Soudan. Pour lui, cette combinaison entre puissance financière, manœuvres diplomatiques et interventions indirectes permet à Abou Dhabi de jouer un rôle largement supérieur à ce que laisserait supposer la taille de ce petit pays. Les Émirats, poursuit l’auteur, « sont complices de crimes de guerre en s’alliant à l’entité sioniste alors qu’un génocide se déroule à Ghaza et en Cisjordanie occupée ». Cette phrase lourde de sens résume l’accusation centrale portée par le magazine. L’on notera à ce propos, les actions financières et les alliances locales. Celles-ci viendraient accompagner des stratégies qui faciliteraient, selon l’analyse, des scénarios de violence à grande échelle et des violations graves des droits humains. En conséquence, la tribune présente finalement les Émirats comme un acteur qui cherche à transformer ses ressources économiques en capacité d’influence géopolitique, en privilégiant les réseaux, les acteurs locaux et les moyens indirects pour gagner en influence, plutôt que par un affichage militaire classique. Sur un autre plan, les Émirats arabes unis, auraient dit la presse internationale, mis au courant le Premier ministre de l’entité sioniste, Benjamin Natanyhaou de l’opération du 7 octobre 2023 déclenché par le Hamas. En réponse à ces fuites dans la presse, un communiqué du ministère des Affaires étrangères des EAU précise que « les Émirats ne commentent pas les informations de presse ou les spéculations sur les conversations entre dirigeants », ajoutant que « quand cela est nécessaire, tout renseignement pertinent a été et continue d’être communiqué entre les entités concernées ». Cette position officielle illustre une frontière ténue entre transparence et réserve stratégique, alors que le récit médiatique et les analyses publiques alimentent les débats sur les véritables mécanismes d’influence des Émirats dans une région marquée par des crises récurrentes et des rapports de plus en plus critiques sur les coûts humains et politiques des interventions indirectes. Les analystes soulignent que la capacité des Émirats à mobiliser des ressources financières et des réseaux de partenaires peut influer de manière durable sur les équilibres régionaux, tout en laissant ouvertes de nombreuses questions sur les marges de manœuvre et les conséquences à long terme pour les populations affectées par ces dynamiques. Yahia Bourit












