Le Journal officiel, dans sa dernière édition publiée le 5 avril 2026, a marqué une étape décisive dans le processus de réorganisation de l’administration locale en Algérie. Un nouveau texte de loi y a été promulgué, définissant les contours du découpage territorial du pays, dans le cadre de réformes visant à renforcer la gouvernance locale et à améliorer l’efficacité de la gestion administrative à travers l’ensemble du territoire national.
Cette révision s’inscrit dans le cadre de la loi n° 06-26 du 4 avril 2026, correspondant au 16 Chaoual 1447, qui vient modifier et compléter les dispositions de la loi n° 84-09 du 4 février 1984 relative à l’organisation territoriale du pays. Ce nouveau dispositif législatif constitue une avancée stratégique vers une refonte de la carte administrative, en adéquation avec les exigences du développement local et de l’équilibre régional.
En vertu de cette loi, signée par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la nouvelle organisation administrative de l’Algérie comprend désormais 69 wilayas, contre un nombre inférieur auparavant, ainsi que 1 541 communes réparties sur l’ensemble du territoire. Cette évolution traduit une orientation claire vers le rapprochement de l’administration du citoyen et l’amélioration de la qualité des services publics.
Concernant les modalités de transition vers cette nouvelle organisation, la loi prévoit le maintien des wilayas d’origine dans l’exercice de leurs missions et prérogatives durant la phase transitoire, et ce jusqu’à l’installation complète des structures exécutives des nouvelles wilayas. Cette disposition vise à garantir la continuité du fonctionnement des services publics et des prestations administratives sans interruption.
Par ailleurs, la supervision du transfert progressif des compétences a été confiée aux walis des wilayas d’origine. Ces derniers sont chargés d’assurer le passage des responsabilités et des engagements vers les autorités des nouvelles wilayas, dans un délai maximal fixé au 31 décembre 2026, afin de garantir une transition fluide, ordonnée et sans impact sur le fonctionnement normal des institutions.
Sur le plan financier, le texte prévoit également la poursuite de l’exécution des budgets adoptés pour l’exercice 2026 par les wilayas d’origine, qu’il s’agisse des budgets primitifs ou complémentaires, et ce à l’échelle de leur périmètre administratif actuel. Elles continueront également à gérer les crédits alloués dans le cadre de la loi de finances 2026, en tenant compte des dispositions futures liées au financement des besoins des nouvelles wilayas.
Cette réforme en profondeur du découpage territorial en Algérie reflète la volonté des pouvoirs publics de promouvoir le développement local, de consolider la décentralisation et d’améliorer la performance administrative, contribuant ainsi à instaurer un équilibre de développement global et durable à travers l’ensemble des régions du pays.




























