Le commissariat de la 29e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), prévue du 28 octobre au 7 novembre 2026 au Palais des expositions à Alger, a élaboré un programme culturel riche et diversifié, alliant mémoire nationale et création littéraire, a indiqué, lundi, le commissaire du salon, Mohamed Iguerb.
Par Racim C./APS
Lors d’une conférence de presse animée à la Bibliothèque nationale d’Algérie, M. Iguerb a présenté les détails de ce programme, qui comprend des conférences, des rencontres intellectuelles et littéraires ainsi que des récitals poétiques, avec la participation d’un groupe d’écrivains, de penseurs, d’historiens et de traducteurs d’Algérie et d’ailleurs, en accordant une attention particulière aux jeunes créateurs, considérés comme «un vecteur essentiel du renouvellement du paysage culturel et du renforcement de son identité».
Ce programme reflète également «les orientations et les principes de l’Algérie en matière de soutien aux causes justes, en tête desquelles la cause palestinienne et celle du Sahara occidental», tout en accordant une place importante «à l’histoire, à la mémoire nationale et au riche patrimoine algérien dans toute sa diversité, ainsi qu’à la mise en valeur de la place de l’Algérie dans l’histoire et la civilisation humaines», a ajouté le commissaire du salon.
Dans ce contexte, le programme fera également revivre des étapes charnières du mouvement national et de la révolution de Libération, à travers la commémoration du centenaire de la création de l’Etoile nord-africaine, ainsi qu’un éclairage sur l’Etat de l’émir Abdelkader et les dimensions historiques, civilisationnelles et humaines qu’il incarne.
Sur le plan littéraire, les rencontres aborderont des thématiques liées au roman, à la nouvelle, à la poésie et au rapport entre l’écriture, la mémoire et l’identité, outre la relecture d’œuvres littéraires et intellectuelles algériennes majeures. L’occasion permettra également aux jeunes écrivains de débattre des questions de création, d’expérimentation et des perspectives de l’écriture contemporaine.
M. Iguerb a précisé que ces activités seront rehaussées par la participation de plusieurs figures du monde littéraire et intellectuel, à l’instar du poète syrien Adonis, du romancier Yasmina Khadra, de l’historien français Benjamin Stora et de l’historien américain John Kaiser.
Dans le cadre du renforcement de la présence africaine dans le programme culturel, l’espace «Esprit Panaf» accueillera une série de conférences consacrées à la littérature africaine et aux mutations intellectuelles et culturelles qui y sont liées.
Cette édition sera également marquée par la distinction de plusieurs écrivains et créateurs algériens, en reconnaissance de leurs contributions à l’enrichissement de la culture nationale et au rayonnement de la littérature et de la pensée algériennes.
Participation attendue de 1 567 éditeurs représentant 51 pays
L’édition 2026 verra la participation de «1 567 éditeurs représentant 51 pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie, ainsi que des Etats-Unis d’Amérique, dont 350 exposants algériens, 554 arabes et 663 exposants étrangers du reste du monde».
Organisée sous le slogan «Demain entre les pages d’un livre» et supervisée par la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, cette édition verra «la présentation de près de 300 000 titres de livres dans les différents genres littéraires, intellectuels et scientifiques» ainsi que la programmation de «994 activités culturelles, littéraires et intellectuelles», et ce, avec la participation de «220 écrivains d’Algérie, du monde arabe, d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis d’Amérique».
Pour ce qui est des nouveautés du salon, M. Iguerb a notamment fait état de l’aménagement, pour la première fois, au sein du pavillon «Gourara», d’un espace réservé à «l’Histoire et à la Mémoire», qui intégrera les techniques de projection lumineuse en trois dimensions (Mapping), permettant aux visiteurs d’explorer des étapes de l’histoire et de la mémoire de l’Algérie à travers des dispositifs de présentation novateurs.
Afin de soutenir les jeunes créateurs et de réunir les conditions propices à l’émergence de nouveaux talents, le salon prévoit également l’organisation de la 3e édition du Prix «Mon premier livre», destiné aux jeunes auteurs. Par ailleurs, le «Prix de la traduction» est lancé pour la première fois afin de récompenser le meilleur traducteur algérien.
S’agissant de la participation du Royaume d’Arabie saoudite en qualité d’invité d’honneur, le commissaire du salon a souligné qu’il s’agit là d’«une étape importante pour renforcer les liens culturels et historiques unissant les deux pays et consolider les passerelles de communication entre leurs créateurs et leurs intellectuels», annonçant la préparation d’un «riche programme culturel qui s’étalera sur plusieurs jours, avec la participation d’une pléiade d’écrivains, de penseurs et de poètes saoudiens». Dans son allocution, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite a exprimé ses remerciements à l’Algérie pour avoir choisi son pays en qualité d’invité d’honneur, soulignant que ce choix témoigne de la «profondeur des liens fraternels unissant les deux pays et les deux peuples frères», ainsi que de «la volonté des dirigeants des deux pays de promouvoir la coopération bilatérale et de renforcer les relations dans tous les domaines, notamment culturel». R. C./APS




























