Logoالأخبار
Stock stratégique d’énergie : La feuille de route en finalisation

Stock stratégique d’énergie : La feuille de route en finalisation

Le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a présidé, avant-hier, une réunion de la Commission de coordination sectorielle dédiée au suivi de l’activité du secteur.

En présence notamment des dirigeants du groupe Sonelgaz, les échanges ont porté sur plusieurs dossiers prioritaires, au premier rang desquels figure la feuille de route relative au stock stratégique de l’énergie.

Mourad Adjal a ordonné à ses cadres de finaliser l’élaboration de la feuille de route, en s’appuyant sur une approche anticipative et parfaitement intégrée. Il a rappelé que cette démarche stratégique a pour objectif prioritaire de consolider la sécurité énergétique nationale et d’assurer une réponse pleinement adaptée aux besoins croissants du pays.

Cette directive stricte prend un relief d’autant plus particulier qu’elle intervient après des événements récents qui ont directement mis à l’épreuve la capacité de réaction du système électrique national. En effet, dans la nuit du 14 au 15 juillet dernier, un incident technique majeur survenu au niveau de l’installation de Sidi Okba, dans la wilaya de Biskra, a privé d’électricité pas moins de 16 wilayas.

La mobilisation rapide des équipes a néanmoins permis le rétablissement complet du réseau en l’espace de quelques heures seulement. Cette intervention efficace a été saluée par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, qui a formellement qualifié cette performance de «fierté pour l’industrie électrique algérienne».

Urgence absolue…

L’actualité la plus récente est venue confirmer l’urgence absolue de concrétiser cette feuille de route. Le jour même de la tenue de cette dernière réunion ministérielle, le réseau national a franchi un quatrième pic historique de consommation, atteignant le niveau record de 21.727 mégawatts (MW) à 14h30, d’après les chiffres officiels publiés par le département ministériel. Ce nouveau sommet dépasse de 77 MW le record établi la veille, lundi 17 août, qui s’élevait déjà à 21.650 MW.

Ainsi, en l’espace de quelques semaines seulement, une véritable série s’est construite. Le pic enregistré le 18 août devance de 349 MW celui du 13 juillet, arrêté à 21.378 MW, et de 551 MW celui du 12 juillet, fixé à 21.176 MW. Cette succession de quatre records depuis le début de l’été démontre la présence d’une tendance haussière soutenue de la demande intérieure en électricité, sans qu’aucun repli durable ne soit constaté entre deux pointes.

Cette progression record ne se limite pas à la seule période estivale 2026, mais s’inscrit dans une tendance de fond bien plus large.

Ainsi, la pointe enregistrée mardi franchit un cap symbolique en se situant à plus de 5.000 mégawatts au-dessus du niveau constaté en 2022, époque où la demande maximale plafonnait encore à 16.666 MW. Cela représente une hausse globale supérieure à 30% en l’espace de quatre ans seulement.

La trajectoire d’augmentation s’est maintenue de façon constante au fil des exercices récents : entre 2023 et 2025, le sommet annuel de consommation est successivement passé de 18.476 MW à 19.543 MW, puis à 20.628 MW, traduisant une pression structurelle et continue sur le réseau électrique national.

Une réponse globale face à la hausse continue de la demande

Le ministère impute la pression exceptionnelle exercée sur le réseau à une vague de chaleur assortie de taux d’humidité très élevés, en particulier dans les wilayas côtières.

L’usage intensif des climatiseurs et des appareils énergivores, aussi bien dans les foyers que dans les institutions publiques et privées, concentre la pointe de consommation sur un créneau resserré, entre 13h00 et 16h00, aux heures les plus chaudes de la journée.

Toutefois, une telle intensité de sollicitation a pu être absorbée sans rupture par le réseau national, selon les précisions apportées par le ministère.

Ce dernier attribue la résistance du système aux investissements massifs engagés ces dernières années dans la modernisation des infrastructures de production, à la fois à travers le parc thermique conventionnel et le déploiement de nouvelles installations d’énergies renouvelables.

Un effort d’envergure présenté aujourd’hui comme le véritable pilier de la réponse globale face à la hausse continue de la demande.

T. A. L.

إقرأ أيضا