Ce dossier de la numérisation a été à l’ordre du jour d’une réunion de coordination présidée, hier à Alger, par le ministre, Dr Mourad Adjal, consacrée au processus de transformation numérique et à la numérisation du secteur de l’Énergie et des Énergies renouvelables.
En effet, la réunion a permis, indique le ministère dans un communiqué, de faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du schéma directeur des systèmes d’information du secteur, ainsi que sur le dossier des applications et services numériques sectoriels.
Ces actions sont menées en coordination avec le Haut-Commissariat à la numérisation, dans l’objectif de renforcer l’intégration du secteur dans l’écosystème national des services numériques gouvernementaux.
En effet, le ministère de l’Énergie, dont Sonelgaz possède un portefeuille important de clients, au nombre de 12,6 millions pour l’électricité et d’environ 8,5 millions pour le gaz, vise, à travers cette démarche de numérisation, à élargir le champ des services électroniques, à simplifier les procédures et à rapprocher les services des citoyens et des opérateurs économiques.
Vers la numérisation totale des services
L’une des principales mesures examinées lors de cette réunion concerne l’intégration de six nouveaux services numériques sur le portail national des services numériques gouvernementaux. Cette opération doit contribuer à élargir l’accès aux prestations électroniques et à rapprocher davantage l’administration des usagers.
Parmi ces services figure la simulation de facture, qui permet aux consommateurs d’estimer le montant de leur facture d’électricité et de gaz à partir de leurs données de consommation. Le dispositif est proposé à titre indicatif et constitue un outil supplémentaire d’information et de suivi de la consommation énergétique.
Le paiement électronique permet, pour sa part, aux clients de Sonelgaz de régler leurs factures d’électricité et de gaz à distance, en utilisant les moyens de paiement disponibles (cartes bancaires ou carte Edahabia), de manière simple et rapide.
Le secteur a également intégré la plateforme e-Taqati, développée par Sonelgaz, qui permet aux usagers de suivre leurs demandes, de consulter différentes informations et d’accomplir plusieurs démarches à distance.
Le dispositif comprend également le service ILTIMESS, destiné au traitement numérique des recours des citoyens auprès de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz. Les usagers peuvent ainsi suivre électroniquement l’état de leurs dossiers.
Dans le domaine de l’efficacité énergétique, le service e-Tarcheed permet de suivre les projets liés à la gestion de l’énergie et à la rationalisation de la consommation. S’y ajoutent des services numériques consacrés aux autorisations d’exploitation et aux procédures réglementaires, destinés à faciliter les démarches administratives liées aux activités du secteur.
Il est à rappeler que les six nouveaux services sont intégrés et accessibles via le portail national Dzair Digital Services, et ce, dans le cadre des efforts de la Haute Commission de la numérisation visant à accélérer la numérisation et à élargir les services accessibles à distance.
Le secteur de l’énergie, notamment le groupe Sonelgaz, a réalisé des avancées importantes dans ce domaine, en développant et en généralisant l’utilisation de nombreuses applications et solutions numériques. Ces dernières, dont notamment SMSing, ont considérablement facilité l’échange et le traitement des informations dans des délais très courts, tout en garantissant leur sécurité.
Cette démarche doit contribuer à accélérer le rythme de la transformation numérique et à consolider un accès unifié aux services publics, en les rendant plus simples, plus rapides, plus efficaces et davantage accessibles aux citoyens.
Améliorer l’accès aux prestations publiques
À travers le déploiement de ces services, le ministère entend renforcer progressivement la dématérialisation des procédures et améliorer l’accès aux prestations publiques.
La numérisation constitue ainsi un axe important de modernisation du fonctionnement administratif du secteur, avec un double objectif, à savoir améliorer l’expérience des usagers et accroître l’efficacité des structures chargées du traitement des demandes.
Lors de la réunion, Mourad Adjal a souligné que la transformation numérique constitue un levier essentiel de modernisation de l’administration et d’amélioration de la performance. Il a appelé à poursuivre le développement et l’élargissement des services numériques afin de simplifier les procédures, de réduire les délais de traitement des dossiers, de renforcer la transparence et d’améliorer la qualité du service public.
Le ministre a également insisté sur l’importance de renforcer la coordination entre les différents organismes et établissements relevant du secteur.
Cette approche doit permettre d’accélérer le processus de numérisation et de mettre en place une plateforme sectorielle intégrée, capable de répondre aux besoins des citoyens et des opérateurs économiques.
La démarche s’inscrit, plus largement, dans la volonté de développer des services publics davantage dématérialisés et accessibles à distance, tout en accompagnant les évolutions technologiques et les nouvelles exigences en matière de gouvernance numérique.
H. O.



























