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Ressources en eau : Le point sur les grands chantiers structurants

Ressources en eau : Le point sur les grands chantiers structurants

Cette rencontre, qui s’est tenue en présence des cadres de l’administration centrale, des directeurs généraux et des responsables des établissements sous tutelle, a permis de dresser un état d’avancement détaillé des chantiers de transfert d’eau à partir des nouvelles stations de dessalement, ainsi que d’autres projets hydrauliques d’envergure nationale.

Au cœur des discussions figurent les préparatifs liés au lancement des projets de transfert par voie de dessalement, qui prévoient la réalisation d’un réseau de conduites de refoulement s’étendant sur plus de 250 kilomètres, explique un communiqué du ministère.

Ce dispositif reliera trois nouvelles stations de dessalement d’eau de mer situées à Tlemcen, Mostaganem et Chlef à un ensemble de wilayas intérieures qui souffrent, pour certaines, d’un déficit chronique en ressources hydriques conventionnelles.

Concrètement, la station de Tlemcen alimentera les wilayas de Tlemcen, Sidi Bel Abbès, Saïda et Naâma. Celle de Mostaganem desservira Mostaganem, Relizane, Tiaret et Tissemsilt. Quant à la station de Chlef, elle approvisionnera Chlef, Aïn Defla, Médéa ainsi que la partie orientale de la wilaya de Tissemsilt.

Ce maillage traduit une volonté claire de sortir ces territoires de leur dépendance aux seules ressources souterraines et de surface, souvent fragilisées par les années de sécheresse successives qu’a connues le pays.

Pour les habitants de ces régions, l’enjeu dépasse la simple question technique. Il s’agit d’assurer une alimentation en eau potable stable et pérenne à des populations qui ont, par le passé, subi des perturbations récurrentes dans la distribution.

En diversifiant les sources d’approvisionnement grâce au dessalement d’eau de mer, l’État entend garantir une sécurité hydrique moins tributaire des aléas climatiques, un enjeu devenu central pour l’Algérie ces dernières années.

Des projets structurants à divers stades d’avancement

Au-delà des transferts liés au dessalement, la réunion a également été l’occasion de passer en revue plusieurs autres chantiers hydrauliques d’importance, à des degrés d’avancement variable.

Le projet de Fouka 2 a ainsi franchi une étape décisive, avec l’achèvement des travaux de raccordement et la mise en service des installations. Une amélioration sensible de l’alimentation en eau potable a d’ores et déjà été enregistrée au profit des communes de l’est de la wilaya de Blida, une région densément peuplée où la demande en eau reste forte.

Le projet de Koudiet Draouche se trouve pour sa part dans une phase de finalisation, avec des opérations de lavage et de désinfection des conduites actuellement en cours, en prévision d’une mise en service progressive dès l’achèvement des derniers travaux techniques.

S’agissant du projet Koudiet Acerdoune – Cap Djinet, les procédures d’appel d’offres pour la réalisation des travaux de raccordement ont été lancées. Ce chantier profitera aux wilayas de Bouira, Tizi Ouzou, M’Sila et Médéa, quatre territoires qui verront leur alimentation renforcée à terme.

Le sud du pays n’a pas été oublié, selon le communiqué, avec le lancement du projet de Tin Zaouatine, destiné à approvisionner la région en eau potable à partir de la nappe phréatique du Tanezrouft, une avancée notable pour cette zone frontalière isolée où l’accès à l’eau constitue un défi de longue date.

À Sétif, un projet d’alimentation de la ville d’El Eulma et des communes du nord-Est de la wilaya à partir du barrage de Draa Diss a été présenté, ajoute la même source, tandis qu’à Mila et Jijel, un projet de renforcement de l’approvisionnement de six communes de Mila et deux communes de Jijel, à partir du barrage de Tabellout, vient consolider le maillage hydraulique de l’Est du pays.

Le volet assainissement n’a pas été en reste. Plusieurs projets de réalisation de nouvelles stations et réseaux d’assainissement ont été examinés dans les wilayas de Blida, Bouinan, Tissemsilt et Mila.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’adopter la technique du traitement tertiaire, qui permettrait la réutilisation des eaux épurées, notamment dans les secteurs agricole et industriel, une orientation qui s’inscrit dans une logique de gestion plus rationnelle et durable de la ressource, à l’heure où l’agriculture algérienne cherche à sécuriser son irrigation.

À l’issue de cette réunion, Lounas Bouzegza a insisté sur l’impératif d’accélérer les procédures, de respecter scrupuleusement les délais contractuels et de rattraper les retards constatés sur certains chantiers. Pour le ministre, l’enjeu est avant tout stratégique : ces projets conditionnent directement la sécurité hydrique du pays et la continuité de l’approvisionnement en eau potable pour des millions d’Algériens.

Au-delà des chiffres et des kilomètres de canalisations, c’est bien le quotidien de nombreuses familles, notamment dans les wilayas de l’intérieur historiquement moins bien desservies, qui se trouve directement concerné par l’aboutissement de ces chantiers. Leur réussite conditionnera, dans les mois et années à venir, l’accès régulier à une ressource devenue plus précieuse que jamais.

S. I.

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