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Réseau routier : Identification et prise en charge des points noirs

Réseau routier : Identification et prise en charge des points noirs

 Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a présidé jeudi, au siège de son département ministériel, une réunion de coordination consacrée au suivi et à l’évaluation de l’état d’avancement des opérations de diagnostic du réseau routier national, indique le ministère dans un communiqué.

Par Fatima Arab

La rencontre a porté notamment sur les différents tronçons du réseau, avec un intérêt particulier pour les sections qui n’ont pas encore fait l’objet d’une expertise technique. Cette réunion s’inscrit dans le prolongement de celle tenue le 4 août dernier par visioconférence avec les directeurs des travaux publics des wilayas. Cette première rencontre avait permis de faire le point sur l’état de la maintenance du réseau routier et autoroutier à l’échelle nationale et d’évaluer le niveau d’exécution des instructions données dans le cadre de l’amélioration de son entretien, souligne le département des travaux publics. La nouvelle réunion traduit ainsi la volonté du ministère de renforcer le suivi de terrain et d’accélérer les opérations permettant d’avoir «une vision précise de l’état des infrastructures routières». Des cadres centraux du ministère ainsi que des représentants de l’Algérienne des autoroutes ont pris part aux travaux. Les travaux ont débuté par la présentation d’un exposé détaillé consacré à la situation du réseau routier national et de wilaya ainsi qu’au réseau autoroutier. Le document présenté au ministre comportait un diagnostic technique de l’état des différents axes, mettant en évidence les tronçons et les points nécessitant des interventions, mais également la situation des ouvrages d’art et autres infrastructures techniques associées au réseau. Les participants ont également examiné
l’état d’avancement des expertises techniques déjà réalisées sur plusieurs tronçons et ouvrages. «Les résultats obtenus doivent permettre de mieux identifier les dysfonctionnements constatés, d’en déterminer les causes et de définir les priorités d’intervention». Cette démarche vise notamment à passer d’une logique d’intervention ponctuelle à une approche davantage fondée sur l’expertise et la prévention.

Hiérarchiser les interventions
L’identification précise des causes de la dégradation doit permettre de choisir les solutions techniques les plus adaptées et d’orienter les moyens disponibles vers les secteurs présentant les besoins les plus urgents. Une attention particulière a ainsi été accordée aux tronçons classés comme «points noirs», notamment ceux dont l’état de dégradation nécessite une intervention prioritaire. Pour le ministère, «l’expertise technique constitue un préalable essentiel à la définition des mesures à engager, particulièrement lorsque les dégradations affectent la sécurité, la circulation ou la durabilité des infrastructures». Au terme des présentations et des discussions, indique le même document, le ministre a donné une série d’instructions visant à accélérer la prise en charge des insuffisances relevées. Il a notamment ordonné le lancement des expertises techniques concernant les tronçons restants classés comme points noirs, en fonction de leur degré de priorité. «Les sections présentant un état de dégradation avancé devront faire l’objet d’une attention particulière. Les expertises devront permettre de déterminer les causes de cette situation et de proposer les solutions techniques appropriées», souligne la même source. L’objectif est de disposer d’éléments précis permettant d’engager les travaux nécessaires sur des bases techniques solides. Le ministre a également insisté sur la poursuite de la prise en charge des tronçons déjà identifiés comme points noirs. Cette opération devra s’accompagner d’un suivi régulier des différents ouvrages d’art, afin de préserver leur état, leur disponibilité et leur durabilité. «La surveillance des ouvrages techniques constitue, à ce titre, un volet important de la stratégie d’entretien du réseau. Leur suivi périodique doit permettre de détecter suffisamment tôt les éventuelles anomalies et d’éviter que des dégradations ne s’aggravent au point de nécessiter des interventions plus lourdes». Parmi les instructions données figure également l’achèvement des travaux de maintenance actuellement en cours sur le réseau routier et autoroutier. Le ministre a appelé, dans ce cadre, au renforcement des opérations d’entretien périodique, considérées comme essentielles pour préserver les infrastructures et assurer leur disponibilité dans la durée. L’amélioration de la préparation et de la disponibilité des moyens matériels d’intervention figure également parmi les priorités retenues. Les parcs matériels et les subdivisions chargées de l’entretien devront être davantage préparés, afin de garantir une intervention rapide et efficace en cas de besoin.

F. A.

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