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Renforcer le service public de l’eau à travers le pays : Un plan d’urgence à 23 milliards DA

Renforcer le service public de l’eau à travers le pays : Un plan d’urgence à 23 milliards DA

Ce budget d’exception finance un nouveau programme d’urgence conçu par le ministère de l’Hydraulique. Validé lors d’une réunion de travail stratégique présidée par le ministre du secteur, Lounès Bouzegza, ce plan d’action d’envergure nationale cible la modernisation immédiate des réseaux de distribution et la sécurisation de l’accès à l’eau potable pour l’ensemble des citoyens à travers les différentes wilayas du pays.

Moderniser les infrastructures

Le premier axe de cette stratégie ministérielle repose sur un renforcement massif des capacités opérationnelles directement sur le terrain. Concrètement, l’enveloppe de 23 milliards de dinars algériens est injectée dans l’acquisition rapide de matériels techniques de pointe.

Le programme national prévoit l’achat à grande échelle d’équipements électromécaniques, de groupes électrogènes pour pallier les coupures de courant, de pompes hydrauliques performantes ainsi que de camions-citernes pour les interventions de secours. Lounès Bouzegza a insisté sur la nécessité absolue d’accélérer la cadence de réalisation de ces acquisitions publiques.

L’objectif est d’assurer une disponibilité permanente des infrastructures existantes et de réduire drastiquement les délais de réparation lors des pannes. Une coordination accrue entre les services de gestion est désormais exigée pour orienter ces nouveaux moyens vers les priorités réelles, améliorant la réactivité de l’État face aux doléances quotidiennes de la population.

Les grands chantiers lancés

Au-delà de la gestion de l’urgence immédiate, le gouvernement accélère le déploiement de projets structurants majeurs pour transformer la carte hydraulique nationale.

Le dessalement de l’eau de mer s’impose comme le pilier central de cette transition. Des chantiers colossaux de raccordement ont été lancés à partir des stations côtières de Tlemcen, Mostaganem et Chlef, tandis que la région de Beni Ksila sera bientôt connectée à la station de Béjaïa.

Les wilayas de Bouira, Tizi-Ouzou, M’sila et Médéa bénéficieront quant à elles des eaux de la station Cap Djinet 2 via le système Koudiat Acerdoune. En parallèle, les transferts à partir des grands barrages se multiplient pour alimenter l’intérieur du pays.

La ville d’El Eulma et le nord-est de Sétif recevront les eaux du barrage de Draa Diss. De même, les transferts depuis le barrage de Tabellout sécuriseront l’alimentation de six communes de Mila et deux de Jijel, alors que le barrage de Koudiat Medouar à Batna soulagera la wilaya de Biskra, complété par le suivi du barrage Oued Djedra pour Souk Ahras.

Des méga-projets au Sud et dans les Hauts Plateaux

L’effort national de solidarité hydraulique s’étend de manière spectaculaire vers les régions les plus isolées du Grand Sud algérien. Le projet d’alimentation de la commune de Tinzaouatine illustre parfaitement cette volonté politique, avec la réalisation d’une conduite de 238 kilomètres pour acheminer l’eau potable depuis la nappe aquifère de Tanezrouft.

Le ministère voit encore plus grand en menant actuellement des études approfondies pour de futurs mégaprojets de transfert d’eau, reliant le Sud profond au Nord, ainsi que le Sud aux Hauts Plateaux.

En clôture de cette réunion cruciale, Lounès Bouzegza a rappelé que le citoyen algérien reste le cœur battant de toutes les priorités de son secteur. Face à l’urgence environnementale, le ministre a exigé une approche proactive et une vigilance de chaque instant de la part des cadres.

La continuité et la qualité du service public de l’eau ne sont plus négociables, elles constituent désormais une obligation d’efficacité absolue pour l’administration.

T. A.

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