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QUAND LE MONDE DÉCOUVRE… : Le jeu perfide des Émirats arabes unis
Financement des groupes terroristes au sahel, recrutement de mercenaires et fournisseurs d’armes attisant les conflits en Afrique de l’Est, actes de déstabilisation visant des États souverains … les rapports accablant les Émirats arabes unis s’enchaînent. Quelques jours avant la chute de Kadhafi en 2011, et sa fuite vers le sud du pays où il avait été assassiné par des miliciens aidés par l’armée française, la chaîne qatarie « Al Jazeera », avait passé en boucle des images d’un meeting organisé par l’opposition à Tripoli où trônaient des centaines de drapeaux des Émirats. Les nombreux intervenants, interrogés par la chaîne n’avaient pas cessé de louer le rôle joué par les Emirats dans le coup de force opéré par les miliciens et l’aviation française qui avaient forcé le dirigeant libyen à battre en retraite vers le sud du pays. Depuis, les Émirats se sont vus intronisés, par l’axe Tel Aviv -Washington « élément déstabilisation » qu’ils agitent à leur guise. Aujourd’hui, le monde semble avoir découvert le rôle perfide de cet Emirat qui use d’une grosse part de ses ressources financières pour mener des campagnes de déstabilisation notamment en Afrique. La partition du Soudan, la guerre civile que vit le Soudan depuis 2015, le Somali- Land, et les exactions des groupes terroristes dans la région du Sahel ont tous un dénominateur commun : ils sont tous financés et armés par les Émirats. Il y a quelques jours, l’agence Reuters faisait état d’un versement d’une rançon d’environ 50 millions de dollars pour la libération d’un otage enlevé par des combattants liés à Al-Qaïda au Mali à la fin de l’année 2025. Ces fonds ont contribué à financer l’offensive du groupe en Afrique de l’Ouest ainsi que ses activités internationales. Citant un rapport d’experts de l’ONU daté du 10 août, qui a été présenté lors d’une réunion à huis clos du comité des sanctions du Conseil de sécurité l’agence indique que ces fonds ont joué un rôle clé dans le financement de l’offensive du groupe à travers le Mali ». Le rapport, préparé par une équipe chargée de surveiller les activités d’Al-Qaïda et de l’État islamique pour le compte du Conseil de sécurité de l’ONU, indique que la majeure partie des quelque 50 millions de dollars reçus en 2025 a été répartie entre les formations de la coalition JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin), opérant au Sahel. Trois sources régionales de Reuters ont déclaré que les Émirats arabes unis étaient le pays ayant versé la rançon. Selon elles, après le versement de l’argent, un citoyen émirati ainsi que deux autres étrangers, ressortissants du Pakistan et de l’Iran, ont été libérés. Le rapport indique que les effectifs du JNIM, au Sahel sont estimés entre 7 000 et 8 000 combattants, dont environ la moitié se trouvent au Mali. Le groupe opère également au Burkina Faso, au Niger, au Bénin et au Togo. Les experts de l’ONU notent que les 50 millions de dollars dépassent largement le montant habituel des rançons versées pour des otages étrangers, qui, selon des sources du secteur de la sécurité, se situent entre 4 et 6 millions de dollars et ces fonds ont été mobilisés par les Emirats. Le média britannique « The Financial Times » a mené une enquête intéressante révélant le rôle dangereux que jouent désormais les Émirats arabes unis dans la déstabilisation des pays et l’exacerbation des conflits. L’enquête documente pour la première fois un réseau régional de recrutement, de transport et d’entraînement s’étendant de la Colombie aux Émirats arabes unis, puis à Bosaso, Kufra, Nyala et El Fasher au Soudan, sur la base de témoignages de combattants, de données de voyage, de données numériques, de photos et de documents en accès libre. Le média britannique a débuté son enquête en déclarant : « Sous la direction de son dirigeant autocratique, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, connu sous le nom de MBZ, ce petit État désertique a rapidement déployé des investissements, de l’influence et du matériel militaire à travers l’Afrique, dans le but d’exploiter le commerce et les ressources pour son avenir post-pétrolier. » Dans ce contexte, l’enquête a révélé que de nombreux responsables politiques africains ayant déjà eu affaire à Abou Dhabi restent méfiants. À ce sujet, Yemane Gebremeskel, ministre érythréen de l’Information et proche conseiller du président Isaias Afwerki, dont les relations avec Abou Dhabi sont tendues, déclare : « Le problème des Émirats arabes unis en Afrique réside dans leur ambition injustifiée de dominer toute la région. » Et d’ajouter : « Cela a commencé par le contrôle de quelques petits ports en Afrique de l’Est, mais il semble que cela ait évolué vers une démonstration de force et l’exploitation des ressources. » « Il est crucial de prendre conscience des limites de l’action africaine », affirme Mehari Tadelli Maro, universitaire éthiopien et expert reconnu des questions de paix et de sécurité régionales. Financeur du conflit au Soudan et fournisseur des armes aux FSR l’enquête du média britannique a révélé que le premier contingent de Colombiens est arrivé au Darfour en octobre 2024, chargé d’établir un corridor logistique pour l’acheminement de ravitaillement à travers l’est de la Libye. Un ancien mercenaire interrogé par le journal britannique, nommé Manuel, a confirmé que les Émirats arabes unis financent le conflit et fournissent des armes aux Forces de soutien rapide (FSR). Il a affirmé que les Émirats arabes unis sont la principale source de financement et de ressources pour ce conflit. Manuel a fait une révélation fracassante : des combattants, dont certains n’avaient que 12 ans, étaient armés et se battaient pour de la nourriture. L’enquête a également révélé qu’un second contingent de mercenaires avait été transporté via une base financée par les Émirats arabes unis à Bosaso, dans le nord de la Somalie, puis réparti dans des camps secrets en plein désert. Elle a ajouté qu’environ 300 spécialistes avaient reçu une formation clandestine aux Émirats arabes unis entre janvier et octobre 2025 sur le maniement des drones et des armes antiaériennes avant d’être déployés au Soudan. Les combattants ont identifié la base de Ghayathi à Abou Dhabi comme un site d’entraînement et ont déclaré que des instructeurs du GSSG et des Émiratis en uniforme militaire supervisaient leur division en unités de drones, de défense aérienne et de radars. Pour sa part, Stiftung Wissenschaft und Politik (SWP), principal institut allemand de conseil en politique étrangère et de sécurité, a publié au mois de mai 2026 une étude signée par trois chercheurs de pôle Afrique et Moyen-Orient, qui soutient que les Émirats arabes unis sont devenus un acteur extérieur majeur de la déstabilisation en Afrique, recommandant à l’ensemble européen, l’Allemagne en particulier, une vigilance accrue par rapport à ses agissements. Sous des dehors de diplomatie modernisatrice, Abu Dhabi mène une politique d’intervention indirecte qui alimente les guerres plutôt qu’elle ne les apaise, laisse entendre le texte. De la Libye au Soudan, de l’Éthiopie à la Somalie, le même schéma est appliqué : soutien à des forces armées locales, déni systématique de toute implication directe, usage de réseaux logistiques opaques, puis posture de médiateur responsable dans les enceintes internationales. L’institut note que cette duplicité nourrit la fragmentation des États, prolonge les conflits et aggrave des crises humanitaires déjà extrêmes, en sus de décrédibiliser les codes diplomatiques et de diluer les responsabilités, analyse-t-on. Le cas soudanais est cité comme le plus grave. Depuis le début de la guerre, en 2023, les Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, ont bénéficié d’un appui extérieur décisif que plusieurs enquêtes sérieuses attribuent aux Émirats arabes unis. L’assaut d’El-Fasher, en octobre 2025, a marqué un tournant dramatique, avec des massacres de grande ampleur. L’interventionnisme émirati ne se limite pas aux livraisons d’armes, utilisant des couloirs logistiques, des relais régionaux et des flux financiers qui permettent aux FSR de conserver leur capacité de nuisance ». Ce rôle condamnable a valu aux Émirats des reproches des membres du Conseil de sécurité de l’ONU qui ont condamné les exactions des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan et que Khartoum a nommément accusé, à l’ONU, les Émirats d’ingérence dans les affaires du pays. Les intentions de cet Émirats du mal sont aujourd’hui démasquées et la mobilisation de certains dirigeants du monde laisse supposer qu’aujourd’hui il ne pourra plus se cacher derrière le masque des actions humanitaires car la couleuvre est trop grosse et les preuves de sa mauvaise foi sont aujourd’hui connues de tous. Slimane B.
Les Emirats arabes unis face à un effondrement économique et diplomatique sans précédent
ABU DHABI - Les Emirats arabes unis font face à un effondrement économique et diplomatique sans précédent avec un taux d'occupation des hôtels en chute libre, un marché de l'emploi en berne et des restrictions drastiques relatives aux transferts financiers imposés par des pays de la région pour lutter contre la criminalité devenue monnaie courante dans ce petit Etat du Golfe, sur fond de graves faits de déstabilisation d'Etats, dont ce mini Etat est largement accusé. Dans un article publié lundi, le média allemand DW est revenu sur les conséquences désastreuses de la situation sécuritaire au Moyen Orient sur l'économie des Emirats arabes unies. "Le taux d'occupation des hôtels à Dubaï a chuté de façon spectaculaire, passant de 80 % à seulement 10 % environ", écrit le média allemand. "Depuis, certains hôtels des Emirats arabes unis ont fermé prématurément pour des +rénovations planifiées+, tandis que d'autres complexes hôteliers ont attiré les résidents des Emirats arabes unis avec des +séjours locaux+", poursuit le journal qui met l'accent sur une situation particulièrement chaotique. Citant le "New York Times", le média allemand a, en outre, fait état de la situation difficile dans laquelle se trouvent de nombreux travailleurs étrangers à bas salaire, face à la raréfaction des emplois dans l'hôtellerie et le tourisme. "Des journalistes à Dubaï ont rapporté avoir vu des personnes faire du porte-à-porte pour trouver du travail", explique le média. Par ailleurs, "les pressions inflationnistes (...), ont entraîné une hausse des prix des matières premières et des importations de toutes sortes. Les prix de l'immobilier aux Emirats arabes unis ont également chuté", ajoute la même source. L'auteur de l'article indique qu'"au vu de certains chiffres publiés et des mesures apparemment désespérées prises par les autorités de ce pays autoritaire, il semble bien que l'économie des Emirats arabes unis soit en difficulté". En juillet le quotidien belge "Le Soir" avait, quant à lui, fait savoir dans un article paru sous le titre: "Le marché immobilier en difficulté à Dubaï" que, "les ventes de logements ont chuté au deuxième trimestre de 31 % en volume et de 45 % en valeur, sur un an, avec un recul particulièrement marqué sur le segment du luxe". Dans un article sous le titre "L'Arabie saoudite renforce la surveillance des transferts bancaires à destination des Emirats arabes unis afin de lutter contre la criminalité", l'agence de presse Reuters a, pour sa part, évoqué les difficultés diplomatiques auxquelles est confronté ce petit Etat du Golfe. "L'Arabie saoudite a placé les transferts financiers vers les Emirats arabes unis sous des niveaux de surveillance réglementaire supplémentaires réservés aux pays considérés comme présentant un risque élevé de flux financiers illicites (...)", écrit le média qui cite trois personnes ayant une connaissance directe de la question. Ces mesures, non annoncées publiquement, pourraient expliquer "pourquoi plusieurs entreprises ont rencontré des difficultés ces derniers mois pour transférer des fonds de comptes en Arabie saoudite vers les Emirats arabes unis, un problème initialement révélé par Bloomberg et le Financial Times en juillet". Ainsi, ce renforcement de la surveillance place les Emirats arabes unis parmi les pays considérés comme "à haut risque" par l'Arabie saoudite en matière de criminalité financière, selon deux sources citées par le média. Abondant dans le même sens, le média "Middle East EYE" a souligné dans un article publié sous le titre, "l'Arabie saoudite renforce les règles relatives aux transferts financiers vers les Emirats arabes unis", que "cette décision semble être le dernier signe en date de la montée des tensions entre les deux pays du Golfe". "Plusieurs sources ont indiqué au Financial Times que des paiements effectués par des banques saoudiennes vers des comptes basés aux Emirats arabes unis appartenant à des entreprises et à des particuliers à Dubaï avaient été retournés ou bloqués depuis le mois de mai", précise le journal.
L’Algérie met fin à ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis
L’Algérie a décidé, jeudi, de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats, et ce après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Face à la multiplication des agissements provocateurs ou hostiles de la part des Emirats Arabes Unis, l’Algérie a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités. Elle n’a cessé, dans un esprit de respect des principes qui régissent les relations entre Etats, d’appeler leur attention et de les mettre en garde contre les graves conséquences de leur comportement regrettable et injustifiable », note la même source. « En dépit de ces nombreuses mises en garde, les Emirats Arabes Unis ont persisté dans leurs agissements qui ont malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux Etats souverains et ne sauraient rester sans réponse ». « En conséquence, et après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, le Gouvernement algérien a pris, ce jour, la décision de procéder à la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats Arabes Unis », souligne le communiqué. « L’ambassadeur des Emirats Arabes Unis a été reçu ce jeudi, 10 septembre 2026, au siège du ministère des Affaires étrangères, où cette décision lui a été formellement notifiée. Il lui a été signifié qu’un délai de 48 heures lui a été accordé pour se conformer à cette décision », conclut la même source.
Pétrole : l’Opep+ maintient le cap, sans commenter le départ des Emirats arabes unis
L’Arabie saoudite, la Russie, et cinq autres pays de l’Opep+ ont augmenté comme prévu leurs quotas de production de pétrole dimanche, une décision visant à afficher la continuité du groupe après le séisme du départ des Emirats arabes unis. Ensemble, l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman ont augmenté leurs …
L’Algérie décide de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats
L’Algérie a décidé, jeudi, de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats, et ce après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Face à la multiplication des agissements provocateurs ou hostiles de la part des Emirats Arabes Unis, l’Algérie a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités. Elle n’a cessé, dans un esprit de respect des principes qui régissent les relations entre Etats, d’appeler leur attention et de les mettre en garde contre les graves conséquences de leur comportement regrettable et injustifiable », note la même source. « En dépit de ces nombreuses mises en garde, les Emirats Arabes Unis ont persisté dans leurs agissements qui ont malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux Etats souverains et ne sauraient rester sans réponse ». « En conséquence, et après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, le Gouvernement algérien a pris, ce jour, la décision de procéder à la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats Arabes Unis », souligne le communiqué. « L’ambassadeur des Emirats Arabes Unis a été reçu ce jeudi, 10 septembre 2026, au siège du ministère des Affaires étrangères, où cette décision lui a été formellement notifiée. Il lui a été signifié qu’un délai de 48 heures lui a été accordé pour se conformer à cette décision », conclut la même source. (APS)
Algérie-Émirats arabes unis : la rupture
«En dépit de ces nombreuses mises en garde, les Emirats Arabes Unis ont persisté dans leurs agissements qui ont malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux États souverains». L ’Algérie a décidé, jeudi, de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats, et ce après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Face à la multiplication des agissements provocateurs ou hostiles de la part des Emirats Arabes Unis, l’Algérie a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités. Elle n’a cessé, dans un esprit de respect des principes qui régissent les relations entre Etats, d’appeler leur attention et de les mettre en garde contre les graves conséquences de leur comportement regrettable et injustifiable », note la même source. « En dépit de ces nombreuses mises en garde, les Emirats Arabes Unis ont persisté dans leurs agissements qui ont malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux Etats souverains et ne sauraient rester sans réponse ». « En conséquence, et après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, le Gouvernement algérien a pris, ce jour, la décision de procéder à la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats Arabes Unis », souligne le communiqué. « L’ambassadeur des Emirats Arabes Unis a été reçu ce jeudi, 10 septembre 2026, au siège du ministère des Affaires étrangères, où cette décision lui a été formellement notifiée. Il lui a été signifié qu’un délai de 48 heures lui a été accordé pour se conformer à cette décision », conclut la même source. Conséquemment à cette rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, l’Algérie a décidé de fermer son espace aérien. La décision a pris effet vendredi 11 septembre 2026 à minuit. L’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Emirats Arabes Unis, en provenance ou à destination de ce pays, sont donc interdits d’espace aérien algérien, a indiqué jeudi un communiqué du ministère de la Défense nationale . « A la suite de la rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et les Emirats Arabes Unis, l’Algérie a décidé de fermer son espace aérien, à partir du 11 septembre 2026 à 00:00 heure, à l’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Emirats Arabes Unis, en provenance ou à destination de ce pays, à l’exception des vols commerciaux civils émiratis en provenance ou à destination de l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger, qui seront maintenus jusqu’à la fin de l’année 2026, date de fin du contrat », précise la même source. Anissa Mesdouf
L’Algérie ferme son espace aérien aux avions civils et militaires immatriculés aux Emirats
L’Algérie a décidé de fermer son espace aérien, à partir du vendredi 11 septembre 2026 à minuit, à l’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Emirats Arabes Unis, en provenance ou à destination de ce pays, indique jeudi un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). « A la suite de la rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et les Emirats Arabes Unis, l’Algérie a décidé de fermer son espace aérien, à partir du 11 septembre 2026 à 00:00 heure, à l’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Emirats Arabes Unis, en provenance ou à destination de ce pays, à l’exception des vols commerciaux civils émiratis en provenance ou à destination de l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger, qui seront maintenus jusqu’à la fin de l’année 2026, date de fin du contrat » , précise le communiqué du MDN. Plutôt dans la journée, l’Algérie a décidé de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis , et ce, après avoir épuisé tous les moyens susceptibles de préserver les relations bilatérales entre les deux pays. L’annonce a été faite via un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Face à la multiplication des agissements provocateurs ou hostiles de la part des Emirats Arabes Unis, l’Algérie a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités. Elle n’a cessé, dans un esprit de respect des principes qui régissent les relations entre Etats, d’appeler leur attention et de les mettre en garde contre les graves conséquences de leur comportement regrettable et injustifiable » , a précisé le communiqué rapporté par l’agence APS. Et d’ajouter : « En dépit de ces nombreuses mises en garde, les Emirats Arabes Unis ont persisté dans leurs agissements qui ont malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux Etats souverains et ne sauraient rester sans réponse » . « En conséquence, et après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, le Gouvernement algérien a pris, ce jour, la décision de procéder à la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats Arabes Unis » , souligne le communiqué. « L’ambassadeur des Emirats Arabes Unis a été reçu ce jeudi, 10 septembre 2026, au siège du ministère des Affaires étrangères, où cette décision lui a été formellement notifiée. Il lui a été signifié qu’un délai de 48 heures lui a été accordé pour se conformer à cette décision » , conclut la même source. Pour rappel, les relations entre l’Algérie et les Émirats arabes unis se sont progressivement dégradées au cours des dernières années. Alger reprochait notamment à Abou Dhabi ses interventions dans plusieurs pays arabes et africains, dont certains se trouvent dans le voisinage immédiat de l’Algérie. Avant la rupture annoncée, les autorités algériennes avaient adressé plusieurs mises en garde au plus haut niveau de l’État. Fin juillet, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait notamment expliqué que l’Algérie avait jusque-là évité de rompre ses relations avec les Émirats afin de ne pas accentuer les divisions au sein du monde arabe. Le chef de l’Etat avait également accusé les Émirats d’être impliqués dans plusieurs situations de conflit, précisant que l’Algérie souhaitait que cet État s’éloigne de son environnement. Le président Tebboune avait déjà formulé des accusations similaires en mars 2024. « Partout où il y a des conflits, l’argent de cet État est présent, au Mali, En Libye, au Soudan… » , avait-il déclaré. Ces critiques ont été renouvelées à plusieurs reprises depuis, alors que les relations entre les deux pays continuaient de se détériorer. Cette évolution intervient également dans un contexte régional marqué par les tensions entre Alger et Rabat. En août 2021, l’Algérie avait annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec le Maroc , qu’elle accuse également d’actes hostiles.
Algérie A’ – Egypte A’ : Le motif de reprogrammation vient des… Emirats arabes unis
Le second match entre l’Egypte A’ et l’Algérie A’ pour cette date FIFA de novembre devait se jouer demain lundi à partir de 17h00 au stade International du Caire. Finalement, la Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé que l’heure du match a été avancée à 15h00 sans révéler le motif. Renseignement pris, c’est l’instance […] L’article Algérie A’ – Egypte A’ : Le motif de reprogrammation vient des… Emirats arabes unis est apparu en premier sur La Gazette du Fennec .
L’Algérie dénonce la convention sur les services aériens avec les Emirats arabes unis
L’Algérie a engagé les procédures nécessaires pour la dénonciation de la convention relative aux Services aériens de la République algérienne démocratique et populaire et l’Etat des Emirats arabes unis, signée à Abu Dhabi la 13 mai 2013 et ratifiée par le décret présidentiel du 30 décembre 2014, rapporte ce samedi l’agence APS. Selon les dispositions […] The post L’Algérie dénonce la convention sur les services aériens avec les Emirats arabes unis appeared first on Algerie Eco .
Emirats arabes unis : les travailleurs étrangers victimes d'exploitation
Les Emirats arabes unis font l'objet de critiques concernant le traitement des travailleurs étrangers, ce pays étant pointé du doigt pour les mauvais traitement infligés à ces travailleurs et qui incluent la confiscation des papiers, des arnaques au recrutement et au niveau des salaires.
L’Algérie dénonce la convention sur les services aériens avec les Emirats Arabes Unis
L’Algérie a engagé les procédures nécessaires pour la dénonciation de la convention relative aux Services aériens de la République algérienne démocratique et populaire et l’Etat des Emirats arabes Unis, signée à Abu Dhabi la 13 mai 2013 et ratifiée par le décret présidentiel du 30 décembre 2014. Selon les dispositions de l’article 22 de ladite […]
L’Algérie dénonce la convention sur les services aériens avec les Emirats Arabes Unis
L’Algérie a engagé les procédures nécessaires pour la dénonciation de la convention relative aux Services aériens de la République algérienne démocratique et populaire et l’Etat des Emirats arabes Unis, signée à Abu Dhabi la 13 mai 2013 et ratifiée par le décret présidentiel du 30 décembre 2014. Selon les dispositions de l’article 22 de ladite […]
Algérie-EAU : l’Algérie dénonce la convention sur les services aériens avec les Emirats Arabes Unis
L’Algérie a engagé les procédures nécessaires pour la dénonciation de la convention relative aux Services aériens de la République algérienne démocratique et populaire et l’Etat des Emirats arabes Unis, signée à Abu Dhabi la 13 mai 2013 et ratifiée par le décret présidentiel du 30 décembre 2014. Selon les dispositions de l’article 22 de ladite …
Des ONG alertent sur le rôle des Emirats dans la prolongation de la crise au Soudan
Des organisations allemandes et internationales de défense des droits humains ont alerté sur le rôle des Emirats arabes unis dans la prolongation de la crise au Soudan et l’aggravation des violations des droits humains contre les civils, compte tenu du soutien financier, militaire et logistique continu apporté aux Forces de soutien rapide (FSR). Contestant la visite attendue du président des Emirats arabes unis à Berlin, la « Société allemande pour les peuples menacés » avait annoncé, via sa page officielle, un rassemblement et une marche jeudi à Washingtonplatz à Berlin, sous le slogan « Soudan : Non aux accords avec les commanditaires de guerre ». Ce rassemblement visait à condamner le soutien financier et militaire des Emirats aux FSR qui, selon l’ONG, leur permet de poursuivre leur guerre contre les civils et alimente l’escalade des violations et la catastrophe humanitaire au Soudan. L’ONG allemande a déclaré, dans un communiqué, que les Emirats apportaient un soutien financier et militaire à ces forces, leur permettant de poursuivre le conflit en perpétrant des violences extrêmes contre la société civile au Soudan, selon le quotidien allemand Die Welt. Cette déclaration intervient quelques jours après la publication d’un rapport de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan, qui a documenté l’existence de réseaux extérieurs fournissant aux Forces de soutien rapide des armes, du matériel militaire, une formation, un soutien logistique et des combattants. Dans le même contexte, Human Rights Watch (HRW) avait appelé les autorités allemandes à aborder la question du rôle des Emirats au Soudan lors de la rencontre entre le président émirati et des responsables allemands à Berlin. La HRW a ajouté que le groupe Global Security Services, basé à Abou Dhabi, a recruté des centaines de mercenaires colombiens depuis 2024, déployés au Soudan aux côtés des FSR, alors que des violations massives des droits humains sont signalées. L’Organisation a également appelé les Etats membres de l’UE à enquêter sur le rôle de cette entreprise et son PDG, soulignant la nécessité d’un embargo européen sur les armes à destination des Emirats. Par ailleurs, le Financial Times a publié une lettre d’Amjed Farid al-Tayeb, conseiller politique du Conseil de souveraineté de transition soudanais, affirmant que les Emirats ont mis en place une structure commerciale facilitant la contrebande et le blanchiment des profits de l’or soudanais, et que les revenus générés par ces réseaux peuvent servir à financer la poursuite du conflit par les FSR. Mercredi, Amjed Farid avait déclaré aux médias soudanais que les Emirats s’étaient efforcés d’empêcher la transmission d’un rapport de l’ONU sur le Soudan au Comité des sanctions du Conseil de sécurité. Il a expliqué que ce rapport contenait des documents et des preuves concernant le soutien apporté aux FSR et a affirmé qu’Abou Dhabi avait œuvré pour empêcher qu’il emprunte le circuit des sanctions au sein de l’ONU. Ces positions, confortées par les conclusions de l’enquête de l’ONU, placent le rôle des Emirats arabes unis dans le conflit soudanais au cœur des critiques internationales en matière de droits humains, alors même que ses répercussions se font encore sentir dans le pays depuis avril 2023 et que son impact sur les civils s’aggrave, avec des déplacements de population continus et une crise humanitaire qui s’intensifie. (APS)
Des ONG alertent sur le rôle des Emirats dans la prolongation de la crise au Soudan
BERLIN - Des organisations allemandes et internationales de défense des droits humains ont alerté sur le rôle des Emirats arabes unis dans la prolongation de la crise au Soudan et l'aggravation des violations des droits humains contre les civils, compte tenu du soutien financier, militaire et logistique continu apporté aux Forces de soutien rapide (FSR). Contestant la visite attendue du président des Emirats arabes unis à Berlin, la "Société allemande pour les peuples menacés" avait annoncé, via sa page officielle, un rassemblement et une marche jeudi à Washingtonplatz à Berlin, sous le slogan "Soudan : Non aux accords avec les commanditaires de guerre". Ce rassemblement visait à condamner le soutien financier et militaire des Emirats aux FSR qui, selon l'ONG, leur permet de poursuivre leur guerre contre les civils et alimente l'escalade des violations et la catastrophe humanitaire au Soudan. L'ONG allemande a déclaré, dans un communiqué, que les Emirats apportaient un soutien financier et militaire à ces forces, leur permettant de poursuivre le conflit en perpétrant des violences extrêmes contre la société civile au Soudan, selon le quotidien allemand Die Welt. Cette déclaration intervient quelques jours après la publication d'un rapport de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur le Soudan, qui a documenté l'existence de réseaux extérieurs fournissant aux Forces de soutien rapide des armes, du matériel militaire, une formation, un soutien logistique et des combattants. Dans le même contexte, Human Rights Watch (HRW) avait appelé les autorités allemandes à aborder la question du rôle des Emirats au Soudan lors de la rencontre entre le président émirati et des responsables allemands à Berlin. La HRW a ajouté que le groupe Global Security Services, basé à Abou Dhabi, a recruté des centaines de mercenaires colombiens depuis 2024, déployés au Soudan aux côtés des FSR, alors que des violations massives des droits humains sont signalées. L'Organisation a également appelé les Etats membres de l'UE à enquêter sur le rôle de cette entreprise et son PDG, soulignant la nécessité d'un embargo européen sur les armes à destination des Emirats. Par ailleurs, le Financial Times a publié une lettre d'Amjed Farid al-Tayeb, conseiller politique du Conseil de souveraineté de transition soudanais, affirmant que les Emirats ont mis en place une structure commerciale facilitant la contrebande et le blanchiment des profits de l'or soudanais, et que les revenus générés par ces réseaux peuvent servir à financer la poursuite du conflit par les FSR. Mercredi, Amjed Farid avait déclaré aux médias soudanais que les Emirats s'étaient efforcés d'empêcher la transmission d'un rapport de l'ONU sur le Soudan au Comité des sanctions du Conseil de sécurité. Il a expliqué que ce rapport contenait des documents et des preuves concernant le soutien apporté aux FSR et a affirmé qu'Abou Dhabi avait œuvré pour empêcher qu'il emprunte le circuit des sanctions au sein de l'ONU. Ces positions, confortées par les conclusions de l’enquête de l’ONU, placent le rôle des Emirats arabes unis dans le conflit soudanais au cœur des critiques internationales en matière de droits humains, alors même que ses répercussions se font encore sentir dans le pays depuis avril 2023 et que son impact sur les civils s’aggrave, avec des déplacements de population continus et une crise humanitaire qui s’intensifie.
La presse internationale suit avec attention la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats
La décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis a suscité une large couverture de la part des agences de presse et des médias internationaux, qui ont rapporté que cette décision intervenait après l’épuisement de toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales, sur fond d' »agissements provocateurs et hostiles ». L’agence Reuters s’est intéressée à la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, évoquant les agissements qualifiés par l’Algérie de « provocateurs ou hostiles », tandis que le ministère des Affaires étrangères a souligné que toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales avaient été épuisées. L’agence a également indiqué que l’ambassadeur des Emirats arabes unis avait été convoqué et informé de la nécessité de se conformer à cette décision dans un délai de 48 heures. De son côté, l’agence Associated Press (AP) a rapporté que le communiqué algérien évoquait des actes « provocateurs et hostiles » et un « compo rtement regrettable et injustifiable », soulignant que l’Algérie avait affirmé avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales. Le quotidien espagnol « El Pais » a indiqué que les autorités algériennes avaient fait état d’une multiplication des actes « provocateurs et hostiles », relevant que l’Algérie avait adressé des avertissements répétés à la partie émiratie. Dans le même contexte, l’agence Anadolu a rapporté que la décision de l’Algérie de rompre ses relations avec les Emirats avait été prise après épuisement « de toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales », soulignant que l’Algérie avait décidé de fermer son espace aérien, à partir du 11 septembre 2026 à 00:00 heure, à l’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Emirats Arabes Unis, en provenance ou à destination de ce pays, à l’exception des vols commerciaux civils émiratis en provenance ou à destination de l’Aéroport international Houari Boumediene d’Alger, qui seront maintenus jusqu’à la fin de l’année 2026, date de fin du contrat. De son côté, CNN Arabic a mis en avant, dans sa couverture, l’affirmation par l’Algérie, qui soutient avoir fait montre « d’une grande retenue » et d' »un sens élevé des responsabilités » face à ce qu’elle a qualifié de multiplication des a gissements provocateurs ou hostiles, précisant que l’Algérie avait déployé des efforts pour aviser la partie émiratie et la mettre en garde contre les conséquences avant de prendre la décision de rompre les relations. La chaîne Al Jazeera a, quant à elle, souligné que la décision algérienne intervenait après des avertissements répétés adressés à la partie émiratie, relevant que l’Algérie considérait que la poursuite de leurs agissements ont malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre de relations entre deux Etats souverains. Elle a également fait état du délai de 48 heures accordé à l’ambassadeur émirati pour se conformer à cette décision. Le quotidien saoudien « Asharq Al-Awsat » a également consacré une couverture à cette décision, évoquant les mesures prises par l’Algérie à la suite de la rupture des relations diplomatiques, notamment l’octroi d’un délai de 48 heures à l’ambassadeur émirati et l’annonce de la fermeture de l’espace aérien algérien à l’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Emirats, à l’exception des vols commerciaux à destination d’Alger jusqu’à la fin de l’année 2026.
Les politiques inconsidérées et les manœuvres délétères des Emirats les conduisent vers l’isolement régional et un avenir incertain
Les Emirats arabes unis, avec lesquels l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques, se dirigent vers un isolement régional sans précédent et un avenir incertain, en raison de leurs politiques inconsidérées et de leurs manœuvres délétères. La décision du Gouvernement algérien de rompre ses relations diplomatiques avec cet Etat-relais ne relève pas d’une réaction conjoncturelle, car la diplomatie algérienne, avec son poids historique, ses principes constants et sa réputation reconnue par tous, a traité la politique inconsidérée d’Abou Dhabi en soumettant les relations bilatérales à une planification stratégique rigoureuse qui équilibre entre les principes constants, au premier rang desquels l’intérêt national, la sécurité nationale et la souveraineté de la décision, et les circonstances fluctuantes. Il ne s’agit donc pas d’un différend sur la position ou l’orientation, mais bien de la fracture qui sépare un Etat souverain, dont les politiques intérieures et extérieures reposent sur une vision stratégique à long terme, et un Etat-relais, q ui fonde ses politiques sur des intérêts étroits et des rôles de procuration, quitte à semer le chaos et la destruction et à faire couler le sang pour atteindre ses fins. Les principes constants sur lesquels l’Etat algérien s’est fondé l’ont amené, à la suite de la création de « l’Union » ayant regroupé un certain nombre d’émirats au début des années 1970, à répondre favorablement à la sollicitation de Cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyan demandant à l’Algérie de contribuer à la création et au développement du secteur pétrolier des Emirats, après que les puissances étrangères et les sociétés multinationales ont spolié leurs richesses souterraines. Contrairement aux puissances étrangères, l’Algérie a accompagné les Emirats de manière désintéressée dans la mise en place des structures organisationnelles du secteur pétrolier et l’élaboration des lois régissant l’investissement. Elle a même tenté d’insuffler aux dirigeants émiratis certains de ses principes constants, en coordonnant avec eux les positions afin de défendre les intérêts des pays producteurs de pétrole et leur souveraineté sur leurs ressources naturelles, notamment lors de l’embargo pétrolier arabe de 1973, lorsque Cheikh Zayed avait déclaré que « le pétrole arabe ne vaut pas plus que le sang arabe ». Le différend n’est donc pas sur les positions, mais dans la manière de traiter avec un Etat qui ne croit pas au principe de la continuité de l’Etat, car Mohammed ben Zayed, contrairement à son père, ouvre largement la voie à un isolement des Emirats qui pourrait leur coûter cher, comme l’a souligné un récent rapport publié par la revue américaine Foreign Affairs, rédigé par Andrew Leber, chercheur à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, intitulé : « Can the UAE go it alone? » (Les Emirats peuvent-ils avancer seuls ?). Ce rapport prévient que la trajectoire suivie par les Emirats les conduit vers un avenir incertain et un « isolement régional sans précédent », au détriment de leurs relations traditionnelles avec leur environnement arabe. Le rapport qualifie le discours officiel émirati de « radical », soulignant que les Emirats suivent une politique de « gestion de la fragmentation pour empêcher l’effondrement total », ce qui expliquerait leurs interventions militaires et financières controversées au Yémen, au Soudan, dans la Corne de l’Afrique et dans le voisinage régional africain. =La tentative de se dissocier du consensus arabe, un signe de tensions internes= Le rapport a indiqué que la voie choisie par Abou Dhabi, en continuant d’étendre son influence en dehors des normes régionales habituelles, conduit vers un isolement qui pourrait coûter cher aux Emirats à moyen et long termes, tant sur le plan politique qu’économique, soulignant que cette tentative de se dissocier du consensus arabe révèle des tensions internes sur la définition même du rôle et de l’avenir des Emirats au sein d’un environnement régional qui ne peut être ignoré. Il est certain que ces « graves conséquences » contre lesquelles a mis en garde le rapport, sont les mêmes que celles dénoncées par le Gouvernement algérien. En effet, « face à la multiplication des agissements provocateurs et hostiles de la part des Emirats arabes unis, l’Algérie a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités et n’a cessé, dans un esprit de respect des principes qui régissent les relations entre Etats, d’appeler leur attention et de les mettre en garde contre les graves conséquences de leur comportement regrettable et injustifiable ». Et comme ultime recours, l’Algérie a décidé de fermer son espace aérien à l’ensemble des aéronefs civils et militaires immatriculés aux Emirats arabes unis, en provenance ou à destination de ce pays, à l’exception des vols commerciaux civils émiratis en provenance ou à destination de l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger, qui seront maintenus jusqu’à la fin de l’année 2026, date de fin d u contrat. Parmi les raisons ayant conduit à la rupture des relations, plusieurs diplomates algériens évoquent « la normalisation avec l’entité sioniste et le soutien très actif aux visées hostiles de l’axe Rabat-Tel Aviv « , ainsi que les ingérences répétées dans les affaires intérieures, à travers un soutien effectif et déclaré au mouvement +MAK+, la protection de fugitifs recherchés par la justice algérienne, la tentative d’encerclement de la région du Sahel, et la volonté d’établir des partenariats et des investissements suspects sur le plan bilatéral, qui ne sont en réalité que des instruments de détournement. A ce propos, d’innombrables rapports classant les Emirats comme une plaque tournante du blanchiment d’argent et Dubaï comme la capitale de l’argent sale. Il y a quelques jours, la police espagnole a démantelé un vaste réseau de blanchiment d’argent lié à la dite « Dubaï Bank », qui offrait des services à des figures de proue du trafic international de cocaïne en Europe, avec l’arrestation de 21 individus dans plusieurs pays et la saisie d’avoirs d’une valeur de 20 millions d’euros. Malgré leur supposée influence, les Emirats ont échoué à dissimuler leurs viles manœuvres, en tentant de bloquer un rapport de l’ONU sur les réseaux de soutien extérieur aux milices des Forces de soutien rapi de au Soudan, publié récemment par la Mission internationale indépendante d’établissement des faits pour le Soudan. La présence des Emirats arabes unis dans plusieurs crises régionales et africaines s’appuie sur des interventions indirectes, notamment en offrant un soutien financier à des acteurs et réseaux influents locaux, devenant, ainsi, le chef d’orchestre de tous les conflits, avait rapporté le média britannique Middle East Eye. Dans une tribune publiée par l’analyste David Hearst, le média a souligné que les Emirats « normalisent un état de guerre permanent au Moyen-Orient ».
EN VIGUEUR DEPUIS JANVIER 2015 : L’Algérie dénonce l’accord aérien avec les Émirats
L’Algérie a engagé les procédures nécessaires pour la dénonciation de la convention relative aux Services aériens de la République algérienne démocratique et populaire et l’Etat des Emirats arabes Unis, signée à Abu Dhabi la 13 mai 2013 et ratifiée par le décret présidentiel du 30 décembre 2014. Selon les dispositions de l’article 22 de ladite […]

















