Les premiers éléments de l’enquête sur le dramatique accident de la route survenu vendredi dernier à Boumerdès mettent en lumière de graves infractions ayant précédé le drame.
Les premiers éléments de l’enquête sur le dramatique accident de la route survenu vendredi dernier à Boumerdès mettent en lumière de graves infractions ayant précédé le drame. Dans un communiqué publié hier, le procureur de la République près le tribunal de Boumerdès a dévoilé les conclusions préliminaires de l’enquête, tout en assurant que les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ensemble des responsabilités. Le magistrat indique avoir ordonné, en vertu des dispositions de l’article 19 du Code de procédure pénale, l’ouverture d’une enquête préliminaire approfondie confiée aux services de police judiciaire de la Gendarmerie nationale afin d’établir avec précision les circonstances de l’accident. Les premières investigations, appuyées par les résultats des analyses biologiques, révèlent que le chauffeur du bus, Dib Oussama, 33 ans, décédé dans l’accident, avait consommé plusieurs stupéfiants. Deux comprimés d’une substance psychotrope ont également été retrouvés en sa possession. L’enquête met également en évidence une surcharge importante du véhicule. Selon le parquet, le bus transportait 64 personnes au moment des faits, alors que sa capacité maximale autorisée était de 51 passagers, chauffeur compris. Autre élément aggravant : l’excès de vitesse. D’après les constatations des enquêteurs, le bus roulait à 121,63 km/h dans une descente, soit plus du double de la vitesse maximale autorisée sur ce tronçon, fixée à 60 km/h. Le procureur de la République souligne enfin que l’enquête se poursuit afin d’identifier toutes les responsabilités et d’engager les poursuites judiciaires nécessaires contre toute personne impliquée dans ce drame. M. B.


























