Logoالأخبار

البحث

428 نتيجة لـ "lechiquier-international-russie-ukraine-les-des-sont-jetes-2360826ar"

L'échiquier International | Russie-Ukraine : les dés sont jetés ?
L'ECHIQUIER INTERNATIONAL | Les évaluations des ONG sont-elles une valeur sûre ?
Moscou dénonce les entraves aux pourparlers de paix

Moscou dénonce les entraves aux pourparlers de paix

Le Kremlin a indiqué que le président russe, Vladimir Poutine, avait informé vendredi son homologue américain, Donald Trump, que Kiev avait compromis la possibilité d’une reprise immédiate des pourparlers de paix trilatéraux sur l’Ukraine, après avoir lancé des attaques de drones contre Moscou lors des élections qui se sont tenues le mois dernier, rapporte Reuters. Donald Trump a tenté jusqu’à présent, sans succès, de servir de médiateur en vue de parvenir à un accord de paix pour mettre fin à la guerre en Ukraine, déclenchée par l’invasion russe du pays en février 2022. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré jeudi que la guerre menée par la Russie en Ukraine avait atteint une impasse critique, ajoutant que les États-Unis poursuivraient leurs efforts en vue de parvenir à un règlement mettant fin au conflit.

Guerre en Ukraine : les États-Unis relancent les discussions, Moscou et Kiev sous pression

Guerre en Ukraine : les États-Unis relancent les discussions, Moscou et Kiev sous pression

Une nouvelle séquence diplomatique s’ouvre autour de la guerre en Ukraine. Alors que les combats se poursuivent sur le terrain, une délégation américaine de haut niveau a été reçue samedi à Moscou par le président russe Vladimir Poutine, dans le cadre des efforts engagés par Washington pour rapprocher les positions russe et ukrainienne et ouvrir la voie à un règlement du conflit. Witkoff et Kushner reçus par Vladimir Poutine à Moscou Le Kremlin a confirmé la tenue d’un entretien entre Vladimir Poutine et Steve Witkoff , envoyé spécial du président américain Donald Trump, ainsi que Jared Kushner , gendre du président américain. Les deux hommes sont arrivés à Moscou avec pour objectif de poursuivre les discussions destinées à trouver une issue au conflit ukrainien. Lors de la rencontre, Vladimir Poutine a reconnu la complexité des discussions à venir, tout en saluant l’initiative de Donald Trump. Le président russe a également demandé à ses interlocuteurs de transmettre ses salutations au président américain, signe que Moscou entend maintenir ouvert le canal de dialogue avec Washington. Cette rencontre intervient alors que les États-Unis cherchent à jouer un rôle plus direct dans les négociations. Witkoff et Kushner se sont déjà rendus à plusieurs reprises en Russie depuis le début de la guerre, mais leur déplacement à Kiev prévu dimanche doit permettre d’entendre directement la position ukrainienne. Une étape décisive attendue à Kiev Après Moscou, la délégation américaine doit rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev. Cette succession de rencontres illustre la volonté de Washington de maintenir un dialogue simultané avec les deux camps, alors que les divergences restent considérables. Volodymyr Zelensky a d’ailleurs confirmé avoir échangé avec les deux émissaires américains. Le président ukrainien a affirmé que son pays était disposé à suspendre ses frappes contre Moscou jusqu’à lundi et attendait une mesure similaire de la part de la Russie. « Nous sommes prêts à une conversation substantielle », a déclaré Zelensky, affichant ainsi sa volonté de participer aux discussions proposées par les États-Unis. Cette ouverture intervient dans un contexte particulièrement sensible. Les initiatives diplomatiques restent fragiles et chaque pause dans les combats peut rapidement être remise en cause par l’évolution de la situation militaire. Une trêve limitée, loin d’un cessez-le-feu général Vladimir Poutine a annoncé de son côté une suspension des attaques contre Kiev pendant trois jours. Cette décision coïncide avec la visite de la délégation américaine et doit permettre de créer un climat plus favorable aux discussions. Moscou insiste toutefois sur un point essentiel : aucun accord global de cessez-le-feu n’a été conclu avec l’Ukraine . Le président russe a ainsi rejeté l’idée selon laquelle les deux parties seraient parvenues à s'entendre sur une trêve générale. Selon lui, les autorités ukrainiennes ont formulé leur propre proposition, mais celle-ci n’aurait pas fait l’objet d’un accord entre Moscou et Kiev. La prudence reste donc de mise. La suspension annoncée apparaît davantage comme une mesure temporaire destinée à accompagner les contacts diplomatiques que comme le début formel d’un processus de cessez-le-feu durable. Moscou maintient une position inflexible Derrière les gestes diplomatiques, la Russie ne semble pas disposée à abandonner ses exigences. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov a notamment appelé Washington à prendre en considération la situation militaire sur le terrain. Selon le responsable russe, celle-ci évoluerait actuellement en faveur de Moscou. Une position qui traduit la stratégie russe consistant à utiliser ses avancées militaires comme levier dans les négociations. La situation reste notamment tendue dans l’est de l’Ukraine, où les forces russes continuent de progresser dans plusieurs secteurs. Dans la région de Donetsk, plusieurs villes industrielles stratégiques sont confrontées à une pression croissante après plusieurs mois d’avancées russes progressives. Pour Moscou, l’évolution du rapport de force militaire constitue donc un élément central des futures négociations. Washington face à un exercice diplomatique délicat La mission américaine s’annonce particulièrement difficile. Washington doit désormais tenter de rapprocher deux positions qui restent éloignées, tout en évitant qu’un processus diplomatique fragile ne soit dépassé par les événements militaires. La visite de Witkoff et Kushner à Moscou, suivie de leur déplacement à Kiev, traduit néanmoins une volonté américaine de maintenir une médiation active. Le fait que les deux camps acceptent encore de recevoir les représentants de Washington constitue, en soi, un canal diplomatique important. Mais entre les déclarations de bonne volonté et un véritable accord de paix, le chemin reste considérable. La question des territoires occupés, les garanties de sécurité réclamées par Kiev et les exigences de Moscou figurent parmi les principaux obstacles à surmonter. Pour l’heure, la diplomatie américaine tente donc de rouvrir une porte que les combats n’ont jamais complètement fermée . Reste à savoir si cette nouvelle initiative permettra de déboucher sur un véritable cessez-le-feu ou si elle ne constituera qu’une nouvelle parenthèse diplomatique dans une guerre qui continue de se jouer sur le terrain.

Russie/Ukraine : l'Algérie appelle au calme et à la retenue

Russie/Ukraine : l'Algérie appelle au calme et à la retenue

NEW YORK (Nations unies) - L'Algérie, qui préside le Conseil de sécurité pour le mois de janvier, a réitéré son appel à l'Ukraine et à la Russie à faire preuve de clame et de retenue et à avancer vers une désescalade des tensions, les invitant à garantir, en priorité, la sécurité des populations civiles. "Nous appelons de nouveau les parties au conflit à cesser les hostilités sans condition aucune, à faire preuve de calme et de retenue et à avancer vers une désescalade des tensions", a dit le représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations unies, M. Amar Bendjama, lors de son intervention, jeudi, à une réunion consacrée au "maintien de la paix et de la sécurité en Ukraine". "L'Algérie réitère son appel (à la Russie et à l'Ukraine) afin de pleinement s'acquitter de leurs obligations au titre du droit international y compris le droit international humanitaire. Il convient d'éviter, en toute circonstance, de prendre pour cible les civils et les infrastructures civiles", a insisté le diplomate, affirmant que la protection des civils devait être "une priorité" pour les deux parties. "Il est essentiel d'inverser la tendance et d'avancer vers une désescalade des tensions car, à ce jour, l'escalade n'a eu que des répercussions négatives sur les populations civiles", a-t-il soutenu. Par ailleurs, "nous réitérons notre appel aux parties afin qu'elles participent à un véritable dialogue et à des négociations en vue de mettre un terme à cette guerre", a-t-il également indiqué. La Russie et l'Ukraine ainsi que la communauté internationale "devraient donner une véritable chance à un dialogue inclusif et constructif pour produire des résultats", a ajouté M. Bendjama. "Nous encourageons les parties à diriger leurs efforts vers une solution juste et pérenne sur la base des principes de la Charte des Nations unies", a-t-il assuré, signalant que la solution en question devait répondre aux préoccupations d'ordre sécuritaire de toutes les parties. Il a déploré, néanmoins, "la détérioration constante de la situation" sur le terrain, affirmant qu'à ce jour "nous ne voyons rien de concret" dans le sens de la désescalade. "En dépit de nombreux appels émanant de la communauté internationale (...) en vue d'une désescalade, d'une plus grande retenue et de l'amorce d'un dialogue, la situation sur le terrain reste très préoccupante. Le conflit ne cesse de gagner en intensité", a-t-il déploré. "Cette guerre cause la perte de vies innocentes, d'immenses souffrances et des déplacements de populations ainsi que la destruction d'infrastructures importantes", a-t-il rappelé, notant que les répercussions économiques se font ressentir à l'échelle mondiale, en particulier dans les pays en voie de développement.

EXPLICATION : QUI SONT LES CANDIDATS AU POSTE DE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU ?

EXPLICATION : QUI SONT LES CANDIDATS AU POSTE DE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU ?

e 10e secrétaire général des Nations Unies sera choisi cette année pour un mandat de cinq ans débutant le 1er janvier 2027. Voici les candidats qui se sont présentés jusqu’à présent pour succéder au secrétaire général sortant de l’ONU, António Guterres. Grossi, diplomate de carrière argentin de 65 ans, a été directeur général de haut niveau de l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU pendant les six dernières années. Bien que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) supervise depuis longtemps le programme nucléaire iranien, Grossi a mené des négociations visant à sauver certains aspects de l’accord nucléaire de 2015 conclu entre Téhéran et les grandes puissances après la décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis de cet accord en 2018. Ses détracteurs estiment qu’il est allé trop loin en essayant de conclure des accords avec l’Iran. Père de huit enfants et polyglotte, Grossi a accru sa notoriété et celle de l’AIEA grâce à sa diplomatie de navette lors des crises internationales. Son succès le plus évident a été d’obtenir le déploiement d’une petite équipe de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par la Russie en Ukraine. De nombreux diplomates le considèrent comme le favori après les années qu’il a passées à tenter de s’attirer les faveurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, dont le soutien est crucial pour le poste le plus élevé. Grynspan, âgée de 70 ans, se décrit comme une multilatéraliste réformatrice qui a lutté contre les barrières liées au genre et qui a toujours cru en l’ONU et en son engagement en faveur de la paix, du développement et des droits de l’homme. L’ancienne viceprésidente du Costa Rica, qui dirige la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, Grynspan, a déclaré qu’elle se retirait de ses fonctions jusqu’en septembre afin d’éviter les conflits d’intérêts pendant la campagne. Si elle est élue, Grynspan sera la première femme à occuper le poste de secrétaire générale. Elle a déclaré que, même si elle avait dû faire des compromis entre sa vie familiale et son service public à la CNUCED, le fait d’être la première femme à occuper ce poste a façonné son leadership. « Je n’attends pas de traitement de faveur. Je veux un traitement égal », a-t-elle déclaré à Reuters. Économiste de formation, Grynspan se décrit elle-même comme une « dirigeante expérimentée » qui conduirait une ONU plus agile grâce à la collaboration avec d’autres acteurs, tout en défendant ses valeurs fondamentales. Michelle Bachelet, 74 ans, a été présidente du Chili à deux reprises et est une ancienne Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme. Elle a également été directrice exécutive de l’agence de défense des droits des femmes ONU Femmes de 2010 à 2013. Bien que soutenue par le Brésil et le Mexique, le Chili a retiré son soutien à Bachelet en mars suite à un virage à droite de la direction du pays. Bachelet a essuyé des critiques de la part des conservateurs américains pour sa position pro-choix sur l’avortement, et en avril, l’envoyé spécial de Washington auprès de l’ONU, Mike Waltz, a semblé torpiller sa candidature en déclarant partager les inquiétudes d’un sénateur américain quant à sa capacité à exercer cette fonction. Le sénateur républicain Pete Ricketts a déclaré que Michelle Bachelet n’avait pas fait assez, en tant que HautCommissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, pour qualifier de génocide les actions de la Chine contre les musulmans ouïghours. Pékin n’a pas encore fait connaître sa position sur sa candidature.

LA CORÉE DU NORD CRITIQUE LE SOUTIEN AMÉRICAIN À TAÏWAN ET PROMET SON SOUTIEN À LA RUSSIE

LA CORÉE DU NORD CRITIQUE LE SOUTIEN AMÉRICAIN À TAÏWAN ET PROMET SON SOUTIEN À LA RUSSIE

La Corée du Nord a critiqué les États-Unis au sujet de leurs ventes d’armes et de leur soutien militaire à Taïwan, accusant Washington d’alimenter les tensions dans le détroit de Taïwan, a déclaré mercredi l’agence de presse officielle KCNA. Un commentaire de l’agence KCNA, citant l’analyste nord-coréen des affaires internationales Kim Myong Chol, a déclaré que la politique américaine à l’égard de Taïwan compromettait la paix et la stabilité dans la région et a condamné l’apparition d’avions de chasse vendus par les États-Unis à Taïwan. « Les États-Unis devraient bien réfléchir avant de s’engager dans une confrontation frontale avec la puissante puissance nationale de la République populaire de Chine pour la sécurité de Taïwan et se demander s’ils peuvent en assumer les conséquences », a-t-il ajouté. La semaine dernière, Taïwan a reçu les deux premiers d’un lot de 66 nouveaux avions de chasse F-16V Block 70 commandés en 2019, face à la menace militaire croissante de Pékin. Ces commentaires montrent que Pyongyang se rapproche de la Chine sur la question de Taïwan, l’un des dossiers les plus sensibles de la politique étrangère chinoise. La Chine revendique la souveraineté de cette île démocratiquement gouvernée, ce que Taipei conteste. La Corée du Nord a renforcé ses liens avec la Chine et la Russie ces dernières années, ce qui suscite des inquiétudes sécuritaires pour les États-Unis et leurs alliés en Asie et en Occident. Lors d’un sommet à Pyongyang en juin, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré au président chinois Xi Jinping qu’il soutiendrait pleinement le principe d’« une seule Chine », que Pékin interprète comme signifiant que les deux rives du détroit de Taïwan appartiennent à un seul pays, quelles que soient les évolutions de la situation internationale. La réunion a également fait référence, de manière prudente, aux liens en matière de défense, Xi affirmant que les deux parties renforceraient leurs échanges dans les domaines de la diplomatie, de l’application de la loi, des affaires militaires et d’autres domaines, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s’est rendu à l’université Kim Il Sung à Pyongyang pour commémorer le 80e anniversaire de sa fondation. Selon les analystes, la décision de la Corée du Nord d’envoyer des soldats combattre pour la Russie dans la guerre en Ukraine démontre sa volonté de fournir une aide matérielle en temps de guerre, mais sans aucun signe d’un engagement comparable envers la Chine. La Chine décrit Taïwan comme le « cœur des questions fondamentales » dans ses relations avec les autres pays, exigeant toute forme d’engagement officiel entre les dirigeants taïwanais et étrangers. Le gouvernement taïwanais affirme que Pékin n’a aucun droit de revendiquer l’île ni de tenter de la représenter sur la scène internationale. La Chine, alliée de la Corée du Nord par traité de coopération, a également exigé à plusieurs reprises que Washington mette fin à ses ventes d’armes à Taïwan. Les États-Unis sont juridiquement tenus de fournir à Taïwan les moyens de se défendre, malgré l’absence de relations diplomatiques officielles. Kim a promis de continuer à soutenir la Russie et son effort de guerre dans un message d’anniversaire adressé au président Vladimir Poutine, a indiqué l’agence KCNA dans un autre rapport. Pyongyang poursuivra sa collaboration dans le cadre de leur partenariat stratégique global, a déclaré Kim. Il était convaincu que la « guerre sacrée de justice » menée par la Russie pour défendre sa souveraineté, ses intérêts de sécurité et son intégrité territoriale se solderait par une victoire, a-t-il ajouté. Le message ne mentionnait pas explicitement la guerre menée par la Russie en Ukraine. Selon des estimations ukrainiennes et sud-coréennes, la Corée du Nord aurait envoyé entre 14 000 et 15 000 soldats pour soutenir la Russie dans ce conflit depuis 2024. La Corée du Nord et la Russie ont considérablement renforcé leurs liens depuis la signature d’un pacte de défense mutuelle en juin 2024.

LA CORÉE DU NORD CRITIQUE LE SOUTIEN AMÉRICAIN À TAÏWAN ET PROMET SON SOUTIEN À LA RUSSIE

LA CORÉE DU NORD CRITIQUE LE SOUTIEN AMÉRICAIN À TAÏWAN ET PROMET SON SOUTIEN À LA RUSSIE

La Corée du Nord a critiqué les États-Unis au sujet de leurs ventes d’armes et de leur soutien militaire à Taïwan, accusant Washington d’alimenter les tensions dans le détroit de Taïwan, a déclaré mercredi l’agence de presse officielle KCNA. Un commentaire de l’agence KCNA, citant l’analyste nord-coréen des affaires internationales Kim Myong Chol, a déclaré que la politique américaine à l’égard de Taïwan compromettait la paix et la stabilité dans la région et a condamné l’apparition d’avions de chasse vendus par les États-Unis à Taïwan. « Les États-Unis devraient bien réfléchir avant de s’engager dans une confrontation frontale avec la puissante puissance nationale de la République populaire de Chine pour la sécurité de Taïwan et se demander s’ils peuvent en assumer les conséquences », a-t-il ajouté. La semaine dernière, Taïwan a reçu les deux premiers d’un lot de 66 nouveaux avions de chasse F-16V Block 70 commandés en 2019, face à la menace militaire croissante de Pékin. Ces commentaires montrent que Pyongyang se rapproche de la Chine sur la question de Taïwan, l’un des dossiers les plus sensibles de la politique étrangère chinoise. La Chine revendique la souveraineté de cette île démocratiquement gouvernée, ce que Taipei conteste. La Corée du Nord a renforcé ses liens avec la Chine et la Russie ces dernières années, ce qui suscite des inquiétudes sécuritaires pour les États-Unis et leurs alliés en Asie et en Occident. Lors d’un sommet à Pyongyang en juin, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré au président chinois Xi Jinping qu’il soutiendrait pleinement le principe d’« une seule Chine », que Pékin interprète comme signifiant que les deux rives du détroit de Taïwan appartiennent à un seul pays, quelles que soient les évolutions de la situation internationale. La réunion a également fait référence, de manière prudente, aux liens en matière de défense, Xi affirmant que les deux parties renforceraient leurs échanges dans les domaines de la diplomatie, de l’application de la loi, des affaires militaires et d’autres domaines, a indiqué le ministère chinois des Affaires étrangères. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s’est rendu à l’université Kim Il Sung à Pyongyang pour commémorer le 80e anniversaire de sa fondation. Selon les analystes, la décision de la Corée du Nord d’envoyer des soldats combattre pour la Russie dans la guerre en Ukraine démontre sa volonté de fournir une aide matérielle en temps de guerre, mais sans aucun signe d’un engagement comparable envers la Chine. La Chine décrit Taïwan comme le « cœur des questions fondamentales » dans ses relations avec les autres pays, exigeant toute forme d’engagement officiel entre les dirigeants taïwanais et étrangers. Le gouvernement taïwanais affirme que Pékin n’a aucun droit de revendiquer l’île ni de tenter de la représenter sur la scène internationale. La Chine, alliée de la Corée du Nord par traité de coopération, a également exigé à plusieurs reprises que Washington mette fin à ses ventes d’armes à Taïwan. Les États-Unis sont juridiquement tenus de fournir à Taïwan les moyens de se défendre, malgré l’absence de relations diplomatiques officielles. Kim a promis de continuer à soutenir la Russie et son effort de guerre dans un message d’anniversaire adressé au président Vladimir Poutine, a indiqué l’agence KCNA dans un autre rapport. Pyongyang poursuivra sa collaboration dans le cadre de leur partenariat stratégique global, a déclaré Kim. Il était convaincu que la « guerre sacrée de justice » menée par la Russie pour défendre sa souveraineté, ses intérêts de sécurité et son intégrité territoriale se solderait par une victoire, a-t-il ajouté. Le message ne mentionnait pas explicitement la guerre menée par la Russie en Ukraine. Selon des estimations ukrainiennes et sud-coréennes, la Corée du Nord aurait envoyé entre 14 000 et 15 000 soldats pour soutenir la Russie dans ce conflit depuis 2024. La Corée du Nord et la Russie ont considérablement renforcé leurs liens depuis la signature d’un pacte de défense mutuelle en juin 2024.

Blé : l’Algérie parmi les pays affectés par la hausse des prix mondiaux

Blé : l’Algérie parmi les pays affectés par la hausse des prix mondiaux

Les perturbations qui affectent les exportations de blé depuis la Russie et l’Ukraine entraînent une hausse des coûts sur le marché international. L’Algérie, qui figure parmi les principaux importateurs mondiaux de cette céréale, est directement concernée par cette situation, même si plusieurs facteurs limitent son exposition au choc. Selon les données rapportées ce samedi par Al Jazeera , le marché mondial ne fait pas face à un manque généralisé de blé. La production devrait rester à des niveaux élevés. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) prévoit une production mondiale de 810,7 millions de tonnes en 2026, tandis que le département américain de l’Agriculture (USDA) table sur environ 822,4 millions de tonnes pour la campagne 2026-2027. La principale difficulté concerne davantage l’acheminement des céréales que leur disponibilité. La Russie et l’Ukraine représentent à elles seules environ 30 % des exportations mondiales de blé. Les risques liés à la guerre, les perturbations portuaires et l’augmentation des coûts du transport et de l’assurance ont réduit les capacités d’exportation depuis la région de la mer Noire. Des prix en hausse sur plusieurs marchés Cette situation a favorisé une hausse des prix sur les marchés des pays exportateurs sollicités pour remplacer une partie des volumes provenant de la mer Noire. Début septembre, le prix du blé australien de référence atteignait environ 301 dollars la tonne, contre 312 dollars pour le blé australien de qualité supérieure. Le blé canadien à haute teneur en protéines s’établissait pour sa part à environ 331,34 dollars la tonne, avec une progression de 13,5 %. Ces niveaux ne correspondent toutefois pas à un prix mondial unique. Les différences de qualité, de teneur en protéines, d’origine et de coûts de transport expliquent une partie des écarts entre les différentes variétés. En Ukraine, les opérations de chargement dans plusieurs ports de la mer Noire restent limitées par les risques sécuritaires. Les itinéraires passant par le Danube et les voies terrestres vers la Roumanie permettent de maintenir une partie des exportations, mais leurs capacités ne permettent pas de remplacer totalement celles des ports en eau profonde. La Russie rencontre également des difficultés dans certains ports. Une partie des exportations est progressivement réorientée vers des installations de la Baltique et de l’Arctique, mais ces infrastructures disposent d’une capacité inférieure à celle des principaux ports céréaliers du sud du pays. L’Algérie parmi les grands pays importateurs concernés Pour l’Algérie, l’USDA prévoit des importations de blé de l’ordre de 8,3 millions de tonnes durant la campagne 2026-2027, contre une précédente estimation de 8,5 millions de tonnes. Cette révision s’explique notamment par la progression des stocks disponibles sur le marché national. L’Algérie figure ainsi parmi les principaux pays importateurs exposés à la hausse des prix. Selon les données citées par Al Jazeera , elle occupe la cinquième position parmi les pays dont la facture pourrait être fortement affectée par une augmentation des cours. À titre indicatif, une hausse de 50 dollars du prix moyen de la tonne, appliquée à 8,3 millions de tonnes importées, représenterait environ 415 millions de dollars supplémentaires sur la facture annuelle. L’impact ne se traduit toutefois pas nécessairement par une hausse équivalente du prix du pain pour le consommateur. Entre le cours international du blé et le prix des produits alimentaires interviennent notamment le transport, l’assurance, le taux de change, le stockage, la transformation, la distribution ainsi que les mécanismes de soutien public. Le système d’importation, la diversification des fournisseurs et le niveau des stocks peuvent également contribuer à amortir les variations des cours internationaux. L’Égypte et l’Indonésie également exposées L’Égypte fait partie des pays pour lesquels la hausse des prix pourrait entraîner une facture importante. Ses importations de blé sont estimées à environ 12 millions de tonnes pour 2026-2027, alors que la production nationale devrait atteindre 10 millions de tonnes pour une consommation évaluée à 20,7 millions de tonnes. Sur cette base, une augmentation de 50 dollars par tonne représenterait environ 600 millions de dollars supplémentaires si elle s’appliquait à l’ensemble des volumes importés. L’Indonésie devrait également importer environ 12,5 millions de tonnes de blé. Le pays dépend largement des importations pour approvisionner notamment les secteurs de la farine, des pâtes, des produits de boulangerie et de l’industrie alimentaire. Le Bangladesh, le Nigeria, la Turquie, le Yémen et le Soudan figurent également parmi les pays concernés par la hausse des coûts. Au Nigeria, les effets du renchérissement du blé peuvent être amplifiés par les coûts du financement en devises, du transport et par les fluctuations du taux de change. En Turquie, la situation est différente puisque le pays produit du blé, en importe et joue également un rôle dans la transformation et la réexportation de produits céréaliers. Au Yémen et au Soudan, les difficultés économiques, logistiques et alimentaires rendent en revanche la hausse des coûts d’approvisionnement particulièrement sensible. Un problème d’acheminement plus que de disponibilité La situation actuelle ne correspond donc pas à une pénurie mondiale de blé. La production reste élevée et plusieurs pays exportateurs disposent de volumes importants. La difficulté réside principalement dans la capacité à transporter ces céréales vers les marchés importateurs. Lorsque les ports de la mer Noire fonctionnent au ralenti, les acheteurs se tournent vers l’Australie, le Canada, l’Argentine ou certains fournisseurs européens. Cette réorientation augmente cependant la pression sur les ports, les navires, les réseaux ferroviaires et les capacités de stockage. L’USDA prévoit d’ailleurs un recul du commerce mondial du blé à environ 213,2 millions de tonnes en 2026-2027, contre 226,6 millions de tonnes la campagne précédente.

L’INDUSTRIE EUROPÉENNE DE LA DÉFENSE NAVALE SE RÉUNIT ALORS QUE LES MENACES ACCÉLÈRENT LA MODERNISATION DES FLOTTES

L’INDUSTRIE EUROPÉENNE DE LA DÉFENSE NAVALE SE RÉUNIT ALORS QUE LES MENACES ACCÉLÈRENT LA MODERNISATION DES FLOTTES

T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5321 T RANSACTION D ’ ALGERIE N°5321 es constructeurs navals, les fabricants de missiles et les fabricants de drones présentent leurs produits lors d’un salon de l’armement qui débute mardi près de Paris, alors que les gouvernements européens, doutant des États-Unis comme allié en matière de défense et alarmés par l’agression russe, s’empressent de renforcer leurs marines. L’utilisation croissante de drones en mer, les attaques contre les infrastructures sous-marines critiques et le ciblage de la navigation commerciale dans les conflits, notamment au Moyen-Orient, marquent un tournant dans les défis auxquels sont confrontées les forces navales européennes. Le mois dernier, l’OTAN a annoncé l’envoi de davantage d’avions de patrouille maritime et de drones en mer Noire en réponse à une série d’attaques meurtrières de drones contre des navires cargo au large des côtes roumaines et bulgares, liées à la guerre menée par la Russie en  Le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, sera interrogé mardi par les parlementaires sur sa gestion de la pire catastrophe ferroviaire en Europe depuis 2013, alors que le gouvernement prépare un plan d’aide d’urgence pour les victimes et leurs familles. La collision à grande vitesse survenue la semaine dernière, qui a fait 69 morts confirmés à ce jour, a suscité de nombreuses demandes de démission de Puente, y compris de la part d’alliés de la coalition. Il s’agit du deuxième accident sur cette même ligne cette année, après celui de janvier qui avait coûté la vie à 46 personnes. Puente a refusé de démissionner, affirmant que sa façon d’assumer ses responsabilités était d’« affronter » la crise en expliquant au public ce qui s’était passé et en réparant le système. Il doit comparaître à législative intérimaire réduite qui détient des pouvoirs limités entre les mandats parlementaires avant une élection le 29 novembre. Le Premier ministre Pedro Sanchez a déclaré lundi que le gouvernement approuverait un plan d’aide doublant les indemnisations versées aux victimes d’accidents de la route dans le cadre de l’assurance obligatoire des passagers, accélérant le versement des indemnités et améliorant la couverture en cas d’incapacité temporaire. S’exprimant lors du forum World in Progress à Barcelone, Sanchez a déclaré que la priorité était d’aider les victimes et de « rétablir au plus vite la confiance brisée dans le train à grande vitesse, par tous les moyens nécessaires ». Le cabinet devait se réunir mardi pour approuver le plan d’aide, après quoi Puente devrait également présenter de nouvelles mesures de sécurité. Le journal espagnol El País, citant des sources non identifiées, a rapporté mardi que les mesures envisagées comprenaient l’imposition d’une limite de vitesse de 40 km/h (25 mph) lorsqu’il faut compter sur la vision du conducteur pour voir les obstacles devant soi en cas de défaillance du système de signalisation. Ces mesures comprendraient également l’embauche de personnel supplémentaire et l’amélioration des conditions de travail dans les centres de contrôle ferroviaire. L’Espagne plaiderait également pour un déploiement plus rapide du système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS) standardisé, afin d’améliorer la sécurité et la signalisation sur l’ensemble de son réseau, indique le rapport. Les contrats publics montrent que la mise en œuvre de l’ERTMS accuse un retard sur la ligne où les accidents se sont produits. Puente a déclaré vendredi qu’une panne informatique avait mis hors service le système de signalisation. Il a qualifié d’« inexplicable » l’ordre donné ultérieurement par le centre de contrôle au train de reprendre sa route. Les enquêteurs ont estimé la vitesse d’impact entre 160 et 200 km/h. Plusieurs syndicats de cheminots ont refusé d’imputer la responsabilité à une erreur humaine avant la fin de l’enquête. Ukraine. Les organisateurs prévoient un nombre record d’exposants au salon de la défense Euronaval, qui se tiendra du 3 au 6 novembre, soit une hausse de 45 % par rapport à l’édition précédente, il y a deux ans. Le marché de la construction navale militaire et paramilitaire représentait 122 milliards de dollars à l’échelle mondiale en 2024-2025, en progression de 50 % sur deux ans, selon les organisateurs. Des groupes de défense, notamment le Naval Group français et le TKMS allemand (TKMS.DE)., ouvre un nouvel ongletLe fabricant européen de missiles MBDA présentera des produits allant des navires de guerre aux logiciels de combat en passant par les munitions navales. Les drones étaient susceptibles d’attirer une attention particulière », a déclaré le contre-amiral Guillaume Merveilleux du Vignaux, commissaire général d’Euronaval. Les drones en mer se prêtent à diverses utilisations militaires, allant des systèmes sous-marins autonomes surveillant les câbles sous-marins ou recherchant des mines, aux drones de surface utilisés pour la surveillance ou la destruction par impact, selon les spécialistes. Audelà du simple achat de drones, les responsables affirment que le défi consiste à connecter ces nouveaux systèmes aux navires ou sous-marins construits il y a des années ou des décennies. L’utilisation de drones en mer présente également des difficultés techniques qui ne se rencontrent pas à terre, du fait des mouvements en mer aux interférences créées par le radar des navires ou leurs coques en acier. « Un navire en mer bouge beaucoup », a déclaré un responsable de la Marine nationale française la semaine dernière lors d’une conférence de presse. « Tous les systèmes utilisant le GPS doivent en tenir compte. » Les responsables militaires et les dirigeants de l’industrie affirment qu’un défi parallèle consiste à identifier les auteurs de ces attaques, car les opérations non revendiquées en mer, notamment celles impliquant des drones, deviennent de plus en plus fréquentes. Les experts du secteur affirment miser désormais sur l’IA pour y remédier. « L’IA permettra des progrès importants » dans le traitement des grandes quantités de données capturées par les radars et les capteurs, a déclaré Merveilleux du Vignaux.

Proposition

Proposition

Donald Trump, qui se rêvait en héros de la guerre en Ukraine, réussissant, seul, dès son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2025 à résoudre le conflit sanglant qui perdure depuis plus de quatre ans et demi, a rapidement déchanté et s’est assez tôt rendu compte que le chemin de la paix entre Kiev et Moscou allait être long et ardu. Depuis plus d’une année maintenant, interrompus pendant plusieurs mois à cause de la guerre au Moyen-Orient, les émissaires diplomatiques américains travaillent donc avec leurs homologues russes et ukrainiens à mettre en place une voie pour la paix. Cette semaine, l’envoyé spécial du président américain, Steve Witkoff, et son gendre Jared Kushner, ont atterri à Moscou, a rapporté l’agence de presse russe Interfax. Le média américain Axios a annoncé qu’ils rencontreraient Vladimir Poutine, puis Volodymyr Zelensky à Kiev. Le dernier déplacement à Moscou de Steve Witkoff et Jared Kushner remonte à janvier. Ils s’étaient à l’époque entretenus avec Vladimir Poutine au Kremlin. Les hommes de confiance de Donald Trump ne se sont en revanche jamais rendus à Kiev dans le cadre des discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. «Nous les avons envoyés pour voir si nous pouvions faire avancer les choses, et il y a une bonne chance pour que nous y parvenions», a affirmé Donald Trump aux journalistes depuis le Bureau ovale. Donald Trump n’a pas précisé si la proposition, dont ils sont porteurs, impliquait une cession de territoire de la part de l’Ukraine, comme il l’avait laissé entendre au début du négociations, mais il a déclaré : «Nous avons une idée pour la paix». Le président américain a attribué la guerre, qui a débuté avec le lancement d’une offensive russe contre l’Ukraine en février 2022, à un «problème de personnalité» entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine. Zelensky a proposé de respecter un cessez-le-feu avec la Russie pendant la tournée des émissaires américains. «Il n’y aura pas de frappes aériennes de notre part, et la Russie doit, en contrepartie, garantir un cessez-le-feu, sans mener ses propres frappes aériennes, pendant toute la durée nécessaire à la conduite de ces pourparlers», a déclaré Volodymyr Zelensky dans son allocution vendredi soir. Moscou n’a pour l’instant pas confirmé la visite, ni répondu à la proposition de Zelensky. Le déplacement, événement rare, du directeur de la CIA, John Ratcliffe, la semaine dernière à Moscou, avait suscité de nombreuses spéculations. Selon le Kremlin, il a rencontré les services de renseignement russes. Le président des États-Unis a qualifié ce déplacement de «semi-routine». Depuis son retour à la Maison-Blanche début 2025, Donald Trump a amorcé plusieurs cycles de pourparlers pour tenter de trouver une issue au conflit, qui pour l’heure n’ont mené à aucune avancée tangible. La situation entre les deux pays en guerre, loin de s’améliorer depuis le début des discussions, se dégrade au contraire avec une augmentation significative du nombre de morts recensés chaque mois de chaque côté du conflit. Mais le refus catégorique des deux parties, surtout du côté russe, à accorder la moindre concession ne présage pas un arrêt rapide des combats et les négociations avec les Américains pourraient finir par tomber à l’eau si aucun progrès n’est fait prochainement.

Dans un contexte de tensions entre Washington et Kiev : Le PM britannique réaffirme sa «solidarité avec Zelensky»

Dans un contexte de tensions entre Washington et Kiev : Le PM britannique réaffirme sa «solidarité avec Zelensky»

Le Premier ministre britannique Andy Burnham a réitéré samedi sa « totale solidarité » avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans un contexte de tensions entre Washington et Kiev au sujet d’un accord américano-russe sur les approvisionnements en diesel. Lors d’un appel téléphonique avec Zelensky, Burnham a reconnu que les dernières 24 heures avaient été difficiles pour l’Ukraine et a réitéré sa pleine solidarité, selon un communiqué du 10 Downing Street. Burnham a déclaré que le Royaume-Uni continuerait de renforcer les sanctions contre la Russie. Les deux dirigeants ont également convenu de se rencontrer en personne dans les prochains jours pour poursuivre leurs discussions, selon le communiqué. Cet appel téléphonique est intervenu après que le président américain Donald Trump a déclaré samedi que l’Ukraine devrait avoir un nouveau président, accusant Zelensky de ne pas être parvenu à un accord de paix avec la Russie et le tenant responsable des prix élevés du diesel aux États-Unis. Vendredi, Washington a annoncé « des mesures d’assouplissement des sanctions sur le commerce du diesel russe ». Zelensky a critiqué cette décision, affirmant qu’ »autoriser la Russie à vendre des produits pétroliers reviendrait à financer la guerre». Donald Trump : « J’appelle l’Ukraine à organiser des élections et à remplacer Zelensky » Le président américain Donald Trump a déclaré que « la Russie était disposée à conclure un accord pour mettre fin au conflit en Ukraine », tout en accusant Volodymyr Zelensky « de ne pas vouloir négocier un règlement ». S’adressant aux journalistes, Trump a déclaré que le conflit aurait pu être résolu à plusieurs reprises et que Zelensky aurait pu obtenir des conditions plus favorables s’il était parvenu à un accord il y a deux ans. « Je pense que la Russie aimerait conclure un accord », a déclaré Trump, ajoutant que « pour une raison ou une autre, Zelensky ne souhaite pas conclure d’accord ». Trump a également appelé l’Ukraine à organiser des élections et à remplacer Zelensky par un nouveau dirigeant capable de conclure un accord avec la Russie. « Le président Poutine souhaite ardemment un règlement. Et il libère d’importantes quantités de pétrole pour le monde », a déclaré Trump. Ces déclarations interviennent au lendemain d’un entretien téléphonique entre Trump et le président russe Vladimir Poutine, au cours duquel ce dernier a annoncé un accord en vertu duquel la Russie fournirait du carburant diesel aux États-Unis et aux marchés mondiaux. Zelensky a critiqué l’accord, avertissant que les recettes énergétiques supplémentaires contribueraient à financer les opérations russes en Ukraine. Parallèlement, les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner se sont entretenus vendredi à Miami avec des représentants ukrainiens et européens « dans le cadre de la reprise des efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit ». pour rappel, le Kremlin a déclaré vendredi que les attaques de drones ukrainiens menées pendant les élections législatives russes avaient de facto compromis les perspectives d’une reprise immédiate des pourparlers de paix. Les critiques à l’égard de Volodymyr Zelensky se multiplient autour de la question d’un règlement du conflit ukrainien. À Moscou, Dmitri Peskov met en doute sa disposition à négocier, tandis que Donald Trump appelle à organiser des élections en Ukraine. Moscou : «Zelensky est dans un état d’hystérie » Dmitri Medvedev a également réagi aux déclarations du président américain sur le conflit. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé ce 11 octobre que Volodymyr Zelensky se trouvait dans un « état d’hystérie » qui l’empêcherait, selon lui, d’agir de manière réfléchie. Le responsable russe a notamment mis en cause l’absence de disposition de Zelensky à engager des négociations de paix. « Zelensky, qui est manifestement dans un état d’hystérie, est peu susceptible d’agir de manière réfléchie actuellement. S’il en était capable, il montrerait une disposition à engager des négociations de paix », a déclaré Dmitri Peskov au journaliste Pavel Zaroubine. Cette déclaration intervient alors que le président américain Donald Trump a lui aussi mis en doute la volonté de Volodymyr Zelensky de parvenir à un règlement du conflit. Lors d’un échange avec des journalistes le 10 octobre, il a estimé que ce dernier avait eu plusieurs occasions de conclure un accord de paix, mais qu’il ne les avait pas saisies. R. I.

Ukraine: Les conséquences  d’une guerre : fuite massive des populations et gel des avoirs russes

Ukraine: Les conséquences d’une guerre : fuite massive des populations et gel des avoirs russes

Vladimir Poutine a lancé, jeudi, dans la nuit l’invasion de l’Ukraine, avec frappes aériennes et entrée de forces terrestres depuis plusieurs directions. «Les marchés mondiaux n’avaient pas prévu un scénario de guerre et s’adaptent maintenant à l’ampleur de cette action militaire», estiment les analystes d’Amundi dans une note. La Russie et l’Ukraine sont des pays […] L’article Ukraine: Les conséquences d’une guerre : fuite massive des populations et gel des avoirs russes est apparu en premier sur L'Echo d'Algérie .

Karine Bechet, docteur en droit public et animatrice du site Russie Politics : « Washington, Paris et Londres jouent désormais à découvert »

Karine Bechet, docteur en droit public et animatrice du site Russie Politics : « Washington, Paris et Londres jouent désormais à découvert »

Les médias mainstream multiplient les publications vantant le rôle fondamental des services de renseignement de l’OTAN dans les attaques en profondeur en Russie. Pour Karine Bechet, les États-Unis et l’Europe changent de stratégie et jouent à découvert, affirmant dans son article ci-dessous que «leur implication est désormais revendiquée ». La Russie doit en tirer les conséquences. La question de l’implication des services de renseignement américains et européens était auparavant principalement traitée sur les réseaux sociaux, dans les médias alternatifs ou par la presse ukrainienne. Or, ces derniers jours, nous observons des publications de médias mainstreams pointant principalement les États-Unis et la France. Le Financial Times, repris par Forbes Ukraine, explique clairement que l’« efficacité » des frappes menées en profondeur en Russie par l’armée atlantico-ukrainienne repose sur l’intervention de pays de l’OTAN, principalement les États-Unis et la France, dont le renseignement a permis « d’établir une carte de l’emplacement des groupements russes, des systèmes de défense aérienne et de déterminer des itinéraires pour les drones, qui permettent de contourner les systèmes de défense et d’atteindre les objectifs dans la profondeur du territoire de la Fédération de Russie ». « L’armée ukrainienne, au sens étatique du terme, a disparu avec l’État ukrainien » Autrement dit, les raffineries, mais aussi les entrepôts de Wildberries, ont été des cibles déterminées par la France et les États-Unis et les frappes coordonnées par eux. Dès lors, la question de leur rôle se pose également dans les attaques contre des bus, des trains de voyageurs, le dortoir de l’Université pédagogique de Lougansk et d’autres cibles civiles. Contre toutes ces cibles civiles, qui constituent des crimes de guerre. La question est rhétorique. L’armée ukrainienne, au sens étatique du terme, a disparu avec l’État ukrainien. Il ne peut pas y avoir d’armée ukrainienne souveraine, s’il n’y a plus de souveraineté en Ukraine, s’il n’y a plus d’autonomie de décision politique ni les moyens de mettre en œuvre de manière autonome les décisions prises. Elle n’est pas un centre de décision, mais un instrument. Les médias français enfoncent à leur tour le clou. L’Express publie ainsi une confirmation explicite de l’implication directe de la France dans le conflit mené contre la Russie sur le front ukrainien : « Face à la guerre, ils ne pouvaient que périr ou s’améliorer. “Les opérations sont réussies aussi parce qu’on les aide !”, confie un ex-haut cadre de la DGSE. Épaulés par la CIA dès 2014, comme révélé par le New York Times, les Ukrainiens ont profité, ces dernières années, des enseignements de plusieurs pays européens. » Le même article rappelle qu’en novembre 2024, à l’ambassade britannique à Paris, Richard Moore, alors chef du MI6, revendiquait l’« héritage en matière d’opérations clandestines » comme socle du soutien britannique à l’Ukraine. Selon un haut responsable français du renseignement, les pays baltes et les Pays-Bas avaient apporté une aide technique, tandis que le MI6 et la DGSE avaient contribué au volet opérationnel. Il ne reste finalement plus rien du mythe de la « Grande Guerre patriotique » de l’Ukraine contre la Russie. « Malgré la propagande occidentale, des villes et des villages sont régulièrement libérés par l’armée russe et ils ne sont pas repris par l’armée atlantico-ukrainienne » Le conflit s’est d’abord déroulé « contre » l’Ukraine elle-même, avec « l’aide de la CIA » dès 2014, ce qui a a mis à terre son étaticité. Désormais, c’est une forme d’Internationale atlantiste qui combat la Russie sur le front ukrainien. S’il s’agissait d’un secret de Polichinelle, pourquoi le révéler aujourd’hui ? Nous sommes ici au niveau du discours, d’un discours constitué par des médias officiels et qui donc a une finalité. Malgré la propagande occidentale, des villes et des villages sont régulièrement libérés par l’armée russe et ils ne sont pas repris par l’armée atlantico-ukrainienne. Face à ces difficultés sur le champ de bataille, les Atlantistes ont modifié leur stratégie et ont voulu déplacer le conflit, même symboliquement, sur le territoire russe. Or, ils n’ont à ce jour ni les moyens, ni la volonté, d’un conflit ouvert de haute intensité contre la Russie. Le terrorisme a donc été retenu : il permet d’agir sous faux drapeau et coûte moins cher. Mais face à cela, la Russie a, elle aussi, modifié sa stratégie et frappe désormais systématiquement les infrastructures en Ukraine, servant l’armée atlantico-ukrainienne. Parallèlement, les effets des attaques terroristes atlantistes sont finalement limités : le problème d’accès à l’essence a été en grande partie réglé après un moment de tension réel ; quant aux commandes en ligne, les frappes sur les entrepôts n’ont pas particulièrement perturbé la vie des Russes au quotidien. L’augmentation du nombre de victimes civiles a, en revanche, renforcé la cohésion de la société russe. La population attend des positions fermes de ses dirigeants et un feu vert donné à l’armée. « Tous les services spéciaux atlantistes sont à l’œuvre » Contrairement à ce qu’affirme la propagande atlantiste, les Russes ne sont pas las de la guerre. Ils semblent plus déterminés que jamais à n’en accepter qu’une seule issue : la victoire. Bref, la stratégie atlantiste constitue, sur ce terrain également, un échec. Il faut donc compenser immédiatement par un habillage médiatique. Tous les services spéciaux atlantistes sont à l’œuvre ; malgré les apparences… ce ne peut être qu’une réussite. Le potentiel performatif du discours possède toutefois ses limites. En l’espèce, il paraît les avoir atteintes. Au-delà de la dimension purement communicationnelle, il est impossible de ne pas voir la tentation politique d’une fuite en avant et d’une provocation de la Russie. Finalement, ces pays se reconnaissent parties au conflit en Ukraine contre la Russie. Si les élites russes reconnaissent les Européens comme impliqués directement, elles maintiennent — avec de plus en plus de difficultés — le mythe d’Américains, adéquats, qui voudraient la paix, enfin avec qui il est encore possible de parler, même si Anchorage montre à quel point ils sont peu fiables. Ces publications, comme les tirs en profondeur, doivent obliger la Russie à modifier sa position politico-communicationnelle. Car les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, au minimum, ont le sang des Russes sur les mains. Et ils en sont fiers. Il est évident que la dimension militaire, si elle est fondamentale, ne sera pas suffisante pour mettre un terme à ce conflit. Les élites globalistes sont en guerre en Ukraine contre la Russie. Le président russe l’a reconnu le 9 mai dernier. Les médias mainstreams, dont l’indépendance du politique n’existe pas, l’affirment également. Le combat doit donc également être mené sur le terrain idéologique. La Russie ne pourra négocier ni sa place dans le monde ni à aucun moment sa sécurité. La sécurité ne se négocie pas, surtout avec un ennemi qui veut vous détruire. L’évolution du discours politico-médiatique de la Russie sera le signe de son émancipation, de son retour à une véritable et entière souveraineté. Les Atlantistes jouent désormais à découvert, cela doit être intégré afin de redonner toute sa force dissuasive au discours en période de conflit. Et, ensuite, les confronter, Américains et Européens, à leurs responsabilités. Par Karine Bechet / Docteur en droit public (France), présidente de l’association Comitas Gentium France-Russie, animatrice du site Russie Politics.

Les sanctions des États-Unis contre la Russie : « Ces mesures pourraient coûter au dollar sa domination » selon NYT

Les sanctions des États-Unis contre la Russie : « Ces mesures pourraient coûter au dollar sa domination » selon NYT

L’administration Trump craint qu’un recours excessif aux sanctions contre la Russie n’incite davantage de pays à abandonner le dollar dans le commerce international, selon le New York Times. La Maison Blanche allège donc en partie sa pression afin d’éviter d’affaiblir l’influence de la monnaie américaine. Les sanctions imposées à la Russie pourraient finir par coûter cher aux États-Unis : en cherchant à isoler Moscou, Washington risque d’accélérer le recul du dollar dans le commerce mondial, rapporte le 18 juillet le New York Times. C’est dans cette logique que l’exécutif réévalue l’ampleur de son dispositif de sanctions. Les entreprises et les particuliers visés par Washington perdent une partie de leur accès au système financier occidental, largement organisé autour du dollar. Mais plus ces restrictions sont étendues, plus les États concernés ont intérêt à chercher d’autres circuits de paiement et à utiliser d’autres monnaies. Le yuan chinois apparaît notamment comme l’une des solutions retenues par les pays les plus exposés aux sanctions américaines. La Russie, la Biélorussie et le Myanmar l’utilisent déjà davantage dans leurs règlements. Pour Washington, le danger est donc de voir ses propres mesures accélérer la construction d’un système commercial moins dépendant de la monnaie américaine. Une proposition de loi aux conséquences potentiellement lourdes Cette crainte entre directement en conflit avec le projet de loi initié par le sénateur Lindsey Graham. Le texte prévoit de nouvelles sanctions obligatoires contre la Russie et autorise l’imposition de droits de douane aux pays qui achètent de l’énergie russe. Son adoption risquerait ainsi d’étendre précisément les mesures dont la Maison Blanche redoute les effets sur le dollar. L’administration Trump se montre cependant réticente à appliquer des restrictions aussi larges. Elle veut pouvoir choisir leur ampleur, leur durée et leurs objectifs, au lieu de déclencher automatiquement de nouvelles mesures contre Moscou et ses partenaires. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, estime que les sanctions doivent être agressives, ciblées et limitées dans le temps. Selon lui, lorsqu’elles restent en vigueur pendant des années sans modifier le comportement des personnes ou des États concernés, elles peuvent provoquer des conséquences difficiles à maîtriser. Le dollar représente encore environ 57 % des réserves mondiales de change, selon les données du Fonds monétaire international citées par le New York Times. Une diminution progressive de son utilisation réduirait la portée des futures sanctions américaines. Parallèlement, le projet de Lindsey Graham se heurte à des oppositions au sein même du Congrès. Les démocrates Brad Schneider et Don Beyer craignent qu’il ne détériore les relations des États-Unis avec certains partenaires commerciaux. Ils dénoncent également le pouvoir supplémentaire qu’il accorderait à Donald Trump pour imposer des droits de douane et ont appelé leurs collègues à bloquer le texte. De son côté, la Russie juge les sanctions occidentales illégales. Le Kremlin a affirmé à plusieurs reprises que l’économie russe continuait de fonctionner malgré le grand nombre de sanctions imposées par les pays occidentaux et qu’elle a développé une « certaine immunité » à leur égard. R. I.

Guerre en Ukraine : Le lourd réquisitoire de Lavrov contre l’Occident et Kiev

Guerre en Ukraine : Le lourd réquisitoire de Lavrov contre l’Occident et Kiev

Dans une interview accordée à RBK, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a critiqué l’action du Royaume-Uni dans le conflit ukrainien, les méthodes d’intimidation de Zelensky consistant « à frapper des cibles civiles russes, ainsi que « le silence honteux de l’Occident ». Il a également évoqué les contacts russo-américains. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a fait part, dans une interview accordée à RBK, de sa vision de la situation mondiale, notamment dans le cadre du conflit en Ukraine. Évoquant sa récente rencontre avec Paul Richard Gallagher, secrétaire du Vatican chargé des relations avec les États, il a souligné « la volonté exprimée par le représentant du Saint-Siège de faciliter les contacts entre la Russie et l’Ukraine sur les questions humanitaires ». Selon lui, les discussions menées à Moscou « n’ont comporté aucun secret ». Au cours de son entretien avec Gallagher, Sergueï Lavrov a également cité des exemples d’actions menées par l’Occident dans le contexte du conflit en Ukraine, notamment les accords de 2014 « bafoués » et les accords de Minsk « sabotés ». « Je pense qu’il a tout compris. Il n’avait aucun contre-argument, si ce n’est le slogan général selon lequel il fallait absolument en finir », a-t-il souligné. Par ailleurs, le représentant du Vatican a promis, lors de ses prochains contacts avec Kiev, d’évoquer la situation des droits religieux en Ukraine. « Nous n’avons jamais rien connu de tel dans notre histoire » Au cours de l’interview, Sergueï Lavrov a souligné le rôle de Volodymyr Zelensky dans le conflit, qui « dirige tout le monde » en Occident, parcourant le monde en prétendant que tout le monde doit l’écouter et obéir à ses ordres. Selon lui, l’agacement à ce sujet ne cesse de croître, mais il ne faut pas compter sur le fait qu’à un moment donné, les pays occidentaux exigeront du chef du régime de Kiev qu’il cesse ses agissements et se rende. De plus, selon le chef de la diplomatie russe, il ne faut pas céder aux tentatives que « Zelensky lui-même provoque largement avec le soutien des Européens, ce sont des tentatives de déstabilisation de notre société au moyen de frappes contre des raffineries de pétrole, des plateformes de commerce en ligne, des infrastructures civiles, et tout simplement en usant de méthodes terroristes pour semer la peur ». « Des écoles, des centres pour enfants, des plages, des autocars, des hôpitaux… on parle d’un nombre considérable d’infrastructures sans aucun lien avec le potentiel militaire. Et l’Occident garde un silence honteux, tout comme, malheureusement, le Secrétaire général de l’ONU et le Haut-Commissaire aux droits de l’homme ; ils ont clairement et fermement pris parti », a-t-il ajouté. À cet égard, Sergueï Lavrov a commenté l’opinion selon laquelle Moscou ne parvient pas à mener à bien au plus vite ce qu’elle a commencé. Selon lui, même ceux qui « s’indignent de ce qui se passe » comprennent que c’est l’Occident qui a déclenché le conflit ukrainien. « Nous n’avons jamais rien connu de tel dans notre histoire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et la Grande-Bretagne étaient à nos côtés. Puis, au fur et à mesure de nos victoires, notamment en Europe, nos rangs se sont renforcés grâce à l’appui d’autres pays qui avaient déjà retiré leurs troupes du camp hitlérien et les avaient envoyées à nos côtés. Mais cette fois-ci – et beaucoup parlent de guerre mondiale –, les seuls soldats à avoir été à nos côtés dans les tranchées sont ceux de la République populaire démocratique de Corée. Tous les autres étaient dans le camp adverse. Et le fait que Rubio ait peut-être laissé entendre que les États-Unis ne sont pas un médiateur, mais soutiennent l’Ukraine, confère à ce front occidental contre nous une dimension généralisée », a-t-il ajouté. Washington n’a jamais répondu aux interrogations de Moscou Sergueï Lavrov a également commenté la visite entourée de mystère du directeur de la CIA, John Ratcliffe, à Moscou, déclarant que « le caractère confidentiel de la coopération entre les services secrets, qui travaillent traditionnellement dans la discrétion, ne devait pas surprendre ». Il a souligné que le ministère russe des Affaires étrangères « travaillait lui aussi beaucoup dans la discrétion, mais que, de par la nature même de leur métier, les diplomates étaient tenus de communiquer certaines informations ». Abordant la question des relations entre la Russie et les États-Unis, le chef de la diplomatie russe a souligné que « Moscou n’avait lancé aucun ultimatum à Washington concernant son aide à Kiev dans le cadre des frappes menées sur le territoire russe ». Selon lui, Moscou a posé une question concernant les fuites qui apparaissent périodiquement dans la presse occidentale sur la manière dont l’administration Trump aide concrètement l’Ukraine par le biais de nouvelles dotations financières, d’armements et de la fourniture de renseignements. D’après Sergueï Lavrov, trois ou quatre demandes de ce type ont été formulées au cours des deux derniers mois, mais les États-Unis « n’ont toujours pas répondu ». Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a qualifié le rôle du Royaume-Uni de « le plus négatif » dans la crise ukrainienne. « Cela a été le cas pendant des siècles – certainement vis-à-vis de la Russie, mais aussi vis-à-vis de la plupart des autres pays – je ne dirais pas des partenaires, plutôt des compagnons de route car la Grande-Bretagne n’a jamais eu d’alliés permanents, et les États-Unis ne font pas exception sur ce plan. Le Royaume-Uni joue le rôle « le plus négatif » dans le conflit en Ukraine Ils ont toujours eu une certaine condescendance envers ces Anglo-Saxons qui ont créé leur propre État outre-Atlantique », a-t-il noté. Selon lui, la Russie se souvient de l’alliance entre l’Union soviétique, le Royaume-Uni et les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Cependant, même à l’époque, il y avait eu des manœuvres diplomatiques autour du « deuxième front », qui avaient donné l’impression que Londres et Washington évaluaient la situation sur le front en se demandant dans quel sens elle allait basculer et quel camp choisir. Moscou a souligné à plusieurs reprises la participation directe de Londres au conflit ukrainien aux côtés de Kiev. Le 27 août, après que les forces armées ukrainiennes ont utilisé des missiles franco-britanniques Storm Shadow/SCALP lors d’une frappe contre le centre de Donetsk, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a fermement averti que les installations et le matériel militaires britanniques situés sur le territoire ukrainien et au-delà pourraient devenir des cibles légitimes pour des frappes russes si Kiev continuait à utiliser les armes fournies par le Royaume-Uni pour attaquer le territoire russe. R. I.

Patriot made in Ukraine: Washington redoute que la technologie soit volée si elle est fournie à Kiev

Patriot made in Ukraine: Washington redoute que la technologie soit volée si elle est fournie à Kiev

Le revirement de Donald Trump sur sa promesse d’autoriser Kiev à produire des intercepteurs pour les batteries anti-aériennes Patriot continue de faire des remous dans les médias occidentaux. Selon The Telegraph, c’est la crainte que «des technologies vitales ne tombent entre les mains des Russes» qui a refroidi les ardeurs de Washington. La crainte de Washington de voir les technologies liées aux missiles des batteries Patriot tomber entre de « mauvaises mains » se précise. « Je crois qu’il existe une crainte que si nous donnons cette technologie à l’Ukraine, elle finisse d’une manière ou d’une autre par se retrouver en Russie », a déclaré le général à la retraite Phil Breedlove, ex-commandant des forces de l’OTAN en Europe (2013-2016), cité ce 10 août par The Telegraph. « Il y a probablement des voix au sein de cette administration qui s’inquiètent de voir cette technologie tomber entre les mains des Russes », a-t-il insisté. Le quotidien britannique a également relaté les propos d’une source proche de Donald Trump, selon laquelle l’administration était au courant de cas d’armes fournies à l’Ukraine par ses alliés et retrouvées sur le marché noir européen. La réticence de Donald Trump à autoriser Kiev à produire sous licence des missiles PAC-3 était apparue au grand jour fin juillet à Camp David, lorsqu’interrogé par des journalistes sur sa promesse faite à Zelensky quelques semaines plus tôt à Ankara en marge du sommet de l’OTAN, le président des États-Unis a déclaré : « Nous en discutons. Mais il est difficile de céder ce genre de technologie. Je ne pense pas que cela arrive un jour. Mais ceux à qui vous confiez cette technologie pourraient un jour se retourner contre vous », après avoir déclaré qu’il fallait être « très prudent » sur ce type de transferts technologiques et que « nous n’avons pas donné notre accord ». Patriot en Ukraine : des batteries à plat ? Cela faisait alors plusieurs jours que circulaient dans la presse occidentale des rumeurs selon lesquelles Boeing, qui produit le système de guidage des missiles PAC-3, pourrait revenir sur son refus d’octroyer une licence de production à un pays tiers. Une « technologie de pointe » au « cœur du désespoir de Kiev » sur laquelle est notamment revenu The Telegraph. « Lors d’un bombardement russe mercredi, la défense aérienne ukrainienne n’a intercepté aucun des 24 missiles balistiques tirés sur la région de Kiev », peut-on lire dans le quotidien britannique, qui dramatise la situation quant aux stocks des forces ukrainiennes. Souvent dépeints comme des missiles de défense antiaérienne qui « sauvent des vies », ces armes américaines sont également employées contre des aéronefs évoluant en Russie. Ce fut notamment le cas d’un avion-cargo Il-76 transportant vers leur lieu d’échange 65 prisonniers ukrainiens, 3 accompagnateurs ainsi que 6 membres d’équipage, abattu en janvier 2024 au-dessus de la région de Belgorod.

DOUZE MORTS DANS DES FRAPPES EN RUSSIE ET EN UKRAINE

DOUZE MORTS DANS DES FRAPPES EN RUSSIE ET EN UKRAINE

u moins 12 personnes ont été tuées dimanche dans des frappes de drones et de missiles en Russie et en Ukraine, qui ont notamment détruit un marché du livre à Kiev, tandis que Moscou a fait face à l’une des attaques les plus massives depuis le début de la guerre. L’Ukraine et la Russie font monter en puissance depuis des mois leurs frappes à longue portée, faisant un nombre croissant de victimes civiles, plus de quatre ans après le début de l’invasion russe. La diplomatie est, elle, au point mort et les avancées sur le front sont devenues rares. En Russie, une vague de centaines de drones a causé la mort de cinq personnes dans une zone résidentielle de la région méridionale de Rostov, a rapporté sur Telegram le gouverneur Iouri Slousar. Deux autres personnes ont été tuées dans les régions de Belgorod et Moscou. Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a qualifié l’attaque d’”une des plus massives de mémoire récente”. Le ministère russe de la Défense a indiqué avoir abattu 822 drones dans tout le pays au cours de la nuit. A Podolsk, près de Moscou, un nouvel entrepôt du géant russe du ecommerce Wildberries, a été touché dans la nuit. “On travaillait tranquillement. L’évacuation a commencé, (j’ai) quitté les lieux. Il y a eu des bombardements. Beaucoup de gens se sont retrouvés sans emploi”, a témoigné auprès de l’AFP un employé, Béka, 18 ans. En Ukraine, des drones et missiles russes ont tué deux personnes et blessé 14 autres dans une aciérie d’ArcelorMittal à Kryvyï Rig (centre-est), la ville natale du président Volodymyr Zelensky. Cette usine, qui compte parmi les plus grands producteurs d’acier d’Ukraine, a annoncé avoir partiellement suspendu ses activités. Des frappes ont aussi visé d’autres régions, tuant deux personnes dans celle de Zaporijjia (sud) et une autre dans celle de Soumy (nord). A Kiev, le populaire marché du livre en plein air de Potchaïna, réputé de longue date pour ses ouvrages rares et anciens, a été touché. Le libraire Dmytro Semenoukha a vu ses quatre étals partir en fumée. “C’était un magasin ici. Des livres, des drapeaux de tous les pays, des tonnes de tout. C’est parti”, a déclaré cet homme de 45 ans à l’AFP. “Partout où les Russes peuvent atteindre avec leurs missiles balistiques, ils frappent des infrastructures civiles”, a dénoncé sur les réseaux sociaux le président Volodymyr Zelensky. Selon lui, au cours de la semaine écoulée, l’Ukraine a fait face à “plus de 1.550 drones d’attaque, près de 1.560 bombes aériennes guidées et 62 missiles”. Il a appelé une nouvelle fois les alliés occidentaux de l’Ukraine à lui fournir davantage de moyens antiaériens. L’Ukraine est notamment confronté à un déficit d’intercepteurs américains Patriot, les seuls capables de contrer les missiles russes les plus performants. L’armée de l’air ukrainienne a cessé récemment de publier ses rapports quotidiens d’interception de missiles. Le conflit en Ukraine connaît depuis plusieurs semaines une nette escalade avec de multiples frappes sur des infrastructures civiles de part et d’autre, qui provoquent une hausse du nombre de victimes civiles. L’Ukraine frappe raffineries et dépôts de pétrole en Russie, provoquant une crise du carburant cet été, ainsi que des entrepôts du géant russe du ecommerce Wildberries et des ports et navires en mer Noire. La Russie cible de son côté stations-services, entrepôts et locomotives dans toute l’Ukraine. Ses bombardements du port d’Odessa et des navires l’utilisant ont mis les exportations ukrainiennes par mer à l’arrêt. Un drone qui était entré dans l’espace aérien roumain, près des frontières avec l’Ukraine et la Moldavie, a été par ailleurs abattu dimanche par un avion de combat espagnol en mission dans ce pays de l’Otan, a indiqué le ministère roumain de la Défense. Parallèlement, au moment où l’Ukraine accuse la Corée du Nord de préparer un nouveau déploiement de soldats pour soutenir Moscou, le dirigeant nordcoréen Kim Jong Un s’est dit “fier” de sa relation avec la Russie dans une lettre envoyée au président Vladimir Poutine, rapporté dimanche l’agence officielle de Pyongyang. Les relations entre la Russie et la Corée du Nord se sont renforcées depuis 2022. Moscou et Pyongyang ont conclu un accord de défense en 2024 et des milliers de soldats nordcoréens ont participé aux combats contre les forces ukrainiennes dans la région russe de Koursk en 2024-2025. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky récemment accusé Pyongyang de se préparer à envoyer entre 30.000 et 50.000 soldats supplémentaires pour appuyer les forces russes, sans préciser l’origine de ces chiffres ni de potentiel calendrier. Mardi, il a également affirmé que la Russie avait mené des frappes meurtrières avec des missiles balistiques nord-coréens.

OPEP+ : La production augmentée de 188 000 b/jà partir de septembre prochain

OPEP+ : La production augmentée de 188 000 b/jà partir de septembre prochain

L’Algérie et six autres pays membres de l’OPEP+ poursuivent le rétablissement progressif de leur production pétrolière, avec une nouvelle hausse prévue dès septembre prochain. Réunis par visioconférence, les ministres des sept pays ayant mis en œuvre des réductions volontaires ont décidé d’augmenter leur production globale de 188 000 barils par jour à partir de septembre. Cette rencontre a vu la participation des pays membre de l’OPEP +, l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie, notant que le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, y a représenté l’Algérie. Dans un communiqué, le ministère des Hydrocarbures a précisé qu’ « à l’issue de cette rencontre, les pays membres du groupe ont décidé de procéder à une hausse de leur production globale de 188.000 barils par jour en septembre, achevant ainsi le démantèlement progressif des ajustements volontaires de production mis en place en avril 2023 ». Pour l’Algérie, cette décision se traduira par une augmentation de son quota de 6.000 barils par jour. Sa production autorisée atteindra ainsi 1,007 million de barils par jour au cours du mois de septembre. Une coordination dans le cartel réaffirmée Les participants ont également réaffirmé « l’engagement des sept pays en faveur d’une coordination étroite ». Ils ont, par ailleurs, insisté sur «l’importance d’un suivi continu et attentif de l’évolution du marché pétrolier international». Après cette réunion, Mohamed Arkab a pris part à la 67e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC), qui réunit l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït, le Nigeria, le Venezuela, ainsi que le Kazakhstan et la Russie. Les membres du comité ont examiné le respect des engagements pris par les pays de l’Opep+ concernant les réductions volontaires de production durant les mois de mai et juin dernier. À l’issue de cette évaluation, le JMMC a salué les efforts des pays concernés tout en rappelant que « le respect strict et continu des décisions collectives demeure un facteur déterminant pour la préservation de la stabilité du marché pétrolier international », selon le communiqué. Les deux réunions se sont déroulées en présence du président-directeur général de Sonatrach, Noureddine Daoudi, et du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Abdelkader Cherfaoui. La prochaine réunion du groupe des sept est prévue le 6 septembre prochain, alors que la 68e réunion du JMMC se tiendra le 4 octobre prochain. L. Zeggane

L’Italie veut augmenter son approvisionnement en gaz algérien

L’Italie veut augmenter son approvisionnement en gaz algérien

Le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi Di Maio, a effecuté, lundi une visite en Algérie, au cours de laquelle, il a évoqué avec les hautes autorités du pays l’approvisionnement en gaz algérien de son pays, dans un contexte international marqué par l’opération militaire lancée par la Russie en Ukraine. Un contexte qui a ravivé […] The post L’Italie veut augmenter son approvisionnement en gaz algérien appeared first on Algerie Eco . https://twitter.com/luigidimaio/status/1498280842405330947