Le dossier Anis Hadj Moussa connaît un nouveau rebondissement à l’approche de la fermeture du mercato saoudien.
Alors que l’ailier algérien de Feyenoord est courtisé avec insistance par l’Union de Djeddah, les dernières heures ont été marquées par un événement qui témoigne de la tension entourant son avenir. Désireux, selon les informations rapportées aux Pays-Bas, de relever un nouveau défi, le joueur se retrouve au cœur d’un bras de fer entre son club et la formation saoudienne. Samedi, 5 septembre, Hadj Moussa n’a pas figuré dans le groupe de Feyenoord pour affronter NEC Nimègue en championnat. D’après ESPN Nederland, le joueur aurait été en retard à deux reprises au cours de la même journée. Après avoir réussi à rejoindre le groupe pour le déplacement, il aurait de nouveau accusé du retard dans l’après-midi, au moment où ses coéquipiers s’apprêtaient à quitter l’hôtel pour se rendre au stade. Le staff a alors décidé de le laisser sur place. Une décision qui a immédiatement alimenté les spéculations sur son avenir.
Une offre qui fait réfléchir Feyenoord
La raison de cette situation serait directement liée aux négociations avec l’Union. Toujours selon ESPN, le club saoudien aurait considérablement rehaussé son offre pour s’attacher les services de l’international algérien, jusqu’à atteindre près de 35 millions d’euros. Un montant particulièrement conséquent qui place Feyenoord devant un choix difficile. D’un côté, le club néerlandais souhaite conserver l’un de ses principaux atouts offensifs et se trouve dans une situation délicate pour lui trouver un remplaçant, le mercato local ayant déjà fermé ses portes. De l’autre, une telle indemnité pourrait représenter une opération financière extrêmement intéressante. Le camp du joueur serait favorable à un départ vers l’Arabie saoudite, où un contrat de cinq ans l’attendrait en cas d’accord entre les deux clubs. Mais Feyenoord ne semble toujours pas disposé à céder facilement.
Van Bronckhorst calme le jeu
Le problème est d’autant plus complexe que les solutions de remplacement demeurent limitées, notamment pour une éventuelle inscription en compétitions européennes. L’offre de l’Union constitue donc une véritable équation pour la direction néerlandaise. Interrogé après la mise à l’écart du joueur, l’entraîneur de Feyenoord, Giovanni van Bronckhorst, a apporté des précisions sur les raisons de cette décision. Le technicien a expliqué que Hadj Moussa avait vécu «48 heures difficiles» en raison des nombreux développements concernant son avenir. Selon lui, l’international algérien n’était pas totalement concentré sur le rendez- vous face à Nimègue. Son deuxième retard, qui aurait notamment concerné une réunion d’équipe, a finalement poussé le staff à ne pas le retenir. Van Bronckhorst a néanmoins livré une information qui tranche avec les spéculations entourant le dossier.
Des performances qui expliquent la fermeté de son club
Le coach affirme avoir reçu la confirmation que Hadj Moussa «ne partira absolument pas». Une déclaration qui entretient encore davantage le flou. Car si le joueur semble attiré par le projet saoudien et que l’Union continue de pousser, la position officielle de Feyenoord demeure, pour le moment, celle d’un club qui souhaite conserver son élément. Le choix de Feyenoord de résister aux sollicitations saoudiennes ne s’explique pas uniquement par les considérations sportives du moment. Hadj Moussa s’est imposé au cours des deux dernières saisons comme l’un des éléments offensifs majeurs de l’équipe. Lors de l’exercice 2025-2026, l’Algérien a inscrit 14 buts et délivré 7 passes décisives en 40 apparitions toutes compétitions confondues. Il a également bien entamé la nouvelle saison puisqu’il a participé aux quatre premières journées du championnat néerlandais, avec déjà un but et une passe décisive à son actif.
Dernier jour pour convaincre Feyenoord
À 24 ans, l’ailier reste par ailleurs lié à Feyenoord jusqu’en juin 2030. Sa valeur marchande est estimée à 23 millions d’euros, ce qui donne encore davantage de poids à l’offre proche de 35 millions formulée par l’Union. Un montant susceptible de représenter une vente majeure dans l’histoire du club néerlandais. Les heures qui viennent s’annoncent donc décisives. L’Union doit convaincre Feyenoord avant la fermeture du mercato saoudien, prévue le 6 septembre, tandis que le club néerlandais devra trancher entre conserver un joueur essentiel ou accepter une proposition financière difficile à ignorer. L’épisode de Nimègue ne permet pas, à lui seul, de conclure que le départ est acté. Une chose est certaine : le dossier Hadj Moussa est désormais entré dans sa phase la plus brûlante.
– YANIS B.




























