L’UEFA, présidée par Aleksander Čeferin (notre photo) a saisi, le 27 août, un tribunal fédéral de Floride afin d’obtenir des documents et des témoignages des filiales américaines de la FIFA. Cette démarche vise à réunir des preuves en vue d’une éventuelle plainte pénale en Suisse contre Gianni Infantino et, potentiellement, d’autres dirigeants de la FIFA, pour « gestion déloyale ». Au cœur du dossier : le controversé projet FIFA Forward Enterprise (FFE), dévoilé fin juillet, qui prévoyait de transférer les droits commerciaux de plusieurs compétitions majeures de la FIFA à une nouvelle entité et d’en céder environ 20 % à des investisseurs privés pour 4,2 milliards de dollars.
Développé dans le secret autour d’un cercle restreint, le projet avait suscité un rejet massif du monde du football. L’UEFA soutenue notamment par la CONCACAF et la confédération asiatique, avait menacé de boycotter les compétitions de la FIFA. Sous la pression, Infantino avait finalement retiré le projet le 1er août avant de présenter ses excuses. Pour l’UEFA, cette contradiction justifie désormais d’aller plus loin : elle veut établir si des dirigeants ont manqué à leurs devoirs et causé un éventuel préjudice à la FIFA.
La procédure américaine doit également permettre à l’UEFA d’entendre des responsables des filiales américaines de la FIFA. Une étape judiciaire qui marque une nouvelle escalade dans le bras de fer entre l’UEFA et Infantino,



























