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FIFA : La colère monte contre Infantino (Yanis. B)

FIFA : La colère monte contre Infantino (Yanis. B)

Quelques jours seulement après la clôture de la Coupe du monde 2026, les critiques continuent de pleuvoir sur la FIFA. Le départ de Gianni Infantino est dans tous les médias. Si l’édition organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique restera dans l’histoire comme la première à réunir 48 sélections nationales et comme celle du deuxième sacre mondial de l’Espagne, elle laisse également derrière elle de nombreuses interrogations sur la place accordée aux supporters dans le football moderne. Dans un communiqué particulièrement sévère, la Fédération européenne des supporters de football a dressé un bilan très critique de la compétition. L’organisation estime que le tournoi s’est progressivement éloigné de son identité populaire au profit d’intérêts commerciaux grandissants, au point de devenir, selon ses termes, «un exemple de ce qui ne fonctionne pas dans le football moderne». Pour les représentants des supporters européens, le Mondial 2026 aurait dû être avant tout une célébration du football et de celles et ceux qui lui donnent son âme à travers leur passion. Une Coupe du monde jugée trop commerciale Au lieu de cela, l’événement aurait été marqué par une logique économique omniprésente, reléguant au second plan l’expérience des fans. La Fédération européenne des supporters va même plus loin en évoquant une véritable «dénaturation du football». Dans son analyse, cette évolution serait directement liée aux orientations prises par la FIFA sous la présidence de Gianni Infantino. L’organisation estime que la recherche de revenus toujours plus importants a influencé plusieurs décisions majeures entourant la compétition. Cette prise de position relance un débat déjà ancien autour de l’évolution des grandes compétitions internationales, de plus en plus soumises à des impératifs financiers et marketing. Le dossier qui cristallise le plus de mécontentement concerne celui des billets. La Fédération européenne des supporters dénonce une politique tarifaire jugée excessive, estimant que les prix pratiqués durant le tournoi ont atteint des niveaux jamais vus dans l’histoire de la compétition. La billetterie au cœur de la polémique Selon elle, la FIFA aurait exploité l’attachement des supporters à leurs sélections nationales pour maximiser les recettes générées par la billetterie. Les critiques visent également le système de tarification dynamique, accusé d’avoir transformé l’achat de billets en une véritable course aux enchères. Dans le même registre, la plateforme officielle de revente des billets est également pointée du doigt. Les associations de supporters considèrent qu’elle a favorisé l’émergence d’un marché secondaire profitable à certains intermédiaires, alors que de nombreux fans se retrouvaient contraints de payer des sommes très élevées pour accéder aux stades. L’organisation déplore également les difficultés rencontrées par certaines catégories de spectateurs, notamment les personnes en situation de handicap, qui auraient été confrontées à plusieurs obstacles dans l’accès aux rencontres. Des déplacements coûteux pour les supporters Au-delà de la question des billets, les critiques portent également sur les coûts liés aux déplacements entre les différentes villes hôtes réparties sur trois pays. La configuration géographique du tournoi a imposé aux supporters de longues distances à parcourir pour suivre leur équipe. Selon la Fédération européenne des supporters, de nombreux fans ont été confrontés à une forte augmentation des tarifs des transports et de l’hébergement, rendant l’expérience particulièrement onéreuse. L’organisation estime que les promesses formulées lors du processus de candidature, qui mettaient en avant un tournoi accessible au plus grand nombre, n’ont pas été pleinement respectées. Pour les associations de supporters, ces difficultés illustrent une tendance préoccupante : celle d’un football de plus en plus éloigné de son public traditionnel. L’influence politique également dénoncée Le communiqué ne se limite pas aux aspects économiques. La Fédération européenne des supporters s’inquiète aussi de l’influence politique observée autour de la compétition. L’organisation affirme que l’implication de Donald Trump a parfois dépassé le simple cadre institutionnel lié à la présence du pays hôte. Elle évoque notamment une influence supposée dans une décision disciplinaire concernant un joueur, sans toutefois fournir davantage de détails publics sur ce dossier. Ces accusations alimentent les inquiétudes concernant la frontière de plus en plus floue entre sport, politique et intérêts économiques lors des grands événements internationaux. Un avertissement avant le Mondial 2030 À cinq ans de la prochaine Coupe du monde, qui sera organisée par l’Espagne, le Portugal et le Maroc, la Fédération européenne des supporters souhaite ouvrir un débat de fond sur l’avenir du football mondial. L’organisation appelle la FIFA à rééquilibrer ses priorités et à replacer les supporters au centre du projet. Pour elle, la réussite d’un Mondial ne peut pas être évaluée uniquement à travers les audiences, les revenus ou les records commerciaux. La préservation de l’identité populaire du football demeure, selon ses dirigeants, une condition essentielle pour garantir la pérennité et l’authenticité de la compétition la plus prestigieuse de la planète. -YANIS. B

FIFA : Une plainte contre Infantino pour atteinte à la neutralité politique (Yanis. B)

FIFA : Une plainte contre Infantino pour atteinte à la neutralité politique (Yanis. B)

La grogne continue et des fédérations notamment africaines demandent sa démission. La polémique autour de la Coupe du monde 2026 prend une nouvelle dimension. L’organisation de défense des droits humains FairSquare a déposé une plainte officielle auprès du Comité international olympique (CIO) contre Gianni Infantino, président de la FIFA et membre du CIO depuis 2020. L’ONG l’accuse d’avoir enfreint les principes de neutralité politique prévus par la Charte olympique, notamment dans le cadre de l’affaire Folarin Balogun. La controverse est née après la suspension de la sanction qui frappait l’attaquant américain, redevenu éligible pour le huitième de finale contre la Belgique. Cette décision est intervenue après un échange téléphonique entre Donald Trump et Gianni Infantino, alimentant les soupçons d’ingérence politique. Selon FairSquare, plusieurs violations des règles du CIO auraient été commises. De son côté, la FIFA maintient que ses organes disciplinaires agissent en toute indépendance. L’affaire continue toutefois de susciter de nombreuses interrogations au sein du football international. -YANIS. B.

FIFA : Un front africain du «Tout sauf Infantino» ? (Yanis.B)

FIFA : Un front africain du «Tout sauf Infantino» ? (Yanis.B)

Au moins dix fédérations africaines travailleraient dans le secret pour empêcher un nouveau mandat de Gianni Infantino. Selon notre journaliste Nazim Bessol, spécialiste des affaires internationales du football qui s’est exprimé sur BotolaTV, leur mot d’ordre serait sans équivoque : «Non à Infantino !». Il ne s’agit pas, à ce stade, d’une coalition organisée autour d’un prétendant à la présidence, mais plutôt d’un choix autour d’un objectif commun : mettre fin à l’ère Infantino Ces opposants ne cherchent pas à imposer un candidat et n’ont pas de programme. Leur seule priorité est le départ du président de la FIFA qui a enlevé toute souveraineté à l’instance continentale. Il a encadré et affaibli Patrice Motsepe, le président de la CAF par le marocain Fouzi Lekjaa et l’Egyptien Abou Hani Reda, membre du Comité Exécutif au Caire et du Conseil à Zurich tout en installant durant plusieurs années au secrétariat de Caire, le Suisso-Congolais, Veron Mosengo- Omba ( notre photo) . Aussi, certains observateurs estiment que le refus du Sud-africain de ne pas briguer un autre mandat en 2029 en est une des conséquences. Cette contestation intervient alors que la gouvernance de la FIFA et les questions de transparence sont de plus en plus débattues. Si ces fédérations maintiennent leur ligne radicale, elles pourraient compliquer la recherche d’un nouveau mandat pour Infantino. Mais leur poids dépendra de leur capacité à rallier d’autres associations et à traduire leur opposition en choix électoral. Le secret qui entoure leurs démarches empêche, pour l’heure, de mesurer leur influence réelle, à moins qu’elle se manifeste au grand jour. Il est évident que le paysage africain serait plus contrasté que ne le laissent penser les images d’unité affichées lors de la dernière réunion du Cap Vert, cependant, il est tout aussi évident que dix fédérations ne suffisent pas à mettre Infantino en difficulté à moins que leur démarche s’élargisse au fil des mois et fissure l’image d’un front africain que l’on disait unanime derrière le patron de Zurich. Alors cette contestation silencieuse en rejoignant celle des Européens et les autres consolideront davantage le front du refus -YANIS.B

FIFA : Infantino, la paix et l’absolution      (Yanis.B )

FIFA : Infantino, la paix et l’absolution (Yanis.B )

Mieux vaut en rire. Gianni Infantino aurait-il besoin d’un confesseur ? Après les excuses présentées par le patron de la FIFA pour les erreurs de communication autour du projet d’ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés, Sepp Blatter n’a pas résisté à la tentation de sortir son carnet de piques. L’ancien président de la FIFA, qui connaît bien les coulisses de la maison, a résumé la scène à sa manière : confession, indulgence et absolution en une seule prestation ! Avant de rappeler cette vérité qui dérange : la crédibilité ne s’achète pas. Mais le successeur de Blatter n’est pas au bout de ses surprises. Son fameux prix de la paix, lancé en grande pompe et attribué à Donald Trump en décembre 2025, pourrait déjà finir au placard. La FIFA étudie son avenir. Le trophée de la paix serait-il victime d’un carton rouge avant d’avoir disputé sa deuxième saison ? Le président américain, grand ami d’Infantino, aura au moins eu le privilège d’inaugurer le palmarès. Pour la suite, les candidats potentiels peuvent patienter. JD Vance, lui, devra peut-être revoir ses ambitions à la baisse. À Zurich, on présente des excuses, on distribue des prix de la paix, puis on envisage de les supprimer. À ce rythme, la FIFA finira par inventer une nouvelle distinction : le prix de la meilleure marche arrière. Infantino pourrait en être le premier candidat. -YANIS B.

FIFA : La Croatie porte plainte contre Infantino

FIFA : La Croatie porte plainte contre Infantino

L’Europe lâche Infantino. La polémique autour du but de Joško Gvardiol, refusé à la Croatie en seizièmes de finale face au Portugal, refait surface. Le ballon avec son capteur intégré avait détecté un contact avec les cheveux d’Igor Matanović, menant à une position de hors-jeu. Les Américains ont obtenu gain de cause, alors pourquoi pas eux ? La Fédération croate, par la voix de son porte-parole, a adressé une lettre au président de la FIFA, Gianni Infantino, dans laquelle on peut lire : «Nous exprimons (…) notre profonde déception et notre désaccord concernant le match contre le Portugal (…) à cause du processus lui-même qui a conduit à ces décisions. Tout d’abord, nous estimons que le protocole VAR a été appliqué de manière totalement erronée lors du penalty accordé au Portugal et que l’arbitre n’aurait pas dû être sollicité pour visionner la vidéo. Plus important encore, sur l’égalisation de Gvardiol, au mépris des règles et de l’esprit du football, Pašalić, le passeur décisif, a été signalé hors-jeu pour une intervention inexistante de Matanović, le capteur ayant indiqué le contraire.» – AVEC SO

FIFA : La charge de Constant Omari contre infantino (Ahmed Bessol)

FIFA : La charge de Constant Omari contre infantino (Ahmed Bessol)

La charge de Constant Omari contre Gianni Infantino prend une dimension particulière. Ancien président de la FECOFA, ancien vice-président de la CAF et président par intérim, ancien membre du Conseil de la FIFA, le dirigeant congolais connaît de l’intérieur les mécanismes de pouvoir du football africain. Aujourd’hui, il demande ouvertement à Infantino de démissionner ou de se soumettre à un vote de confiance du Congrès de la FIFA.«En a-t-il le courage ou craint-il d’être mis en minorité ? », interroge-t-il. Mais l’histoire congolaise donne à cette confrontation une dimension supplémentaire. Après le départ d’Omari de la FECOFA, Véron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la CAF et proche allié d’Infantino, a été porté à la tête de la Fédération congolaise en mai 2026, avec 60 voix sur 65. Il succède ainsi à celui qui avait dirigé le football congolais pendant dix-huit ans. Le parcours de Mosengo-Omba est révélateur. Ancien responsable des associations membres de la FIFA à Zurich, il a été parachuté par Infantino pour occuper le poste de secrétaire général de la CAF. C’est ce système que Constant Omari conteste aujourd’hui. Il accuse Infantino d’avoir pris le contrôle de la CAF et d’avoir cherché à maîtriser les 54 voix africaines au sein de la FIFA, aidé en cela par le Marocain Fouzi Lekjaa et l’Egyptien Abou Hani Redan tous deux membres du Conseil de la FIFA. Aussi, Constant Omari appelle-t-il, les dirigeants du continent à « ouvrir les yeux » et affirme que le président de la FIFA doit désormais rendre des comptes. Ce ne sont pas des paroles en l’air. Il est connu pour être un battant et pas seulement un simple ancien dirigeant devenu critique. Il est un ancien allié de Issa Hayatou qui affirme avoir vu le système de l’intérieur et qui en conteste publiquement le fonctionnement. C’est ce qui donne à sa parole une portée particulière dans la crise qui secoue actuellement la FIFA. Ahmed Bessol

CM : Les députés anglais appellent la FA à quitter la FIFA (Yanis B)

CM : Les députés anglais appellent la FA à quitter la FIFA (Yanis B)

Gianni Infantino est dans le pétrin. La FIFA et son président Gianni Infantino font face à une nouvelle vague de critiques en Angleterre. Le Parti libéral-démocrate britannique a appelé la Fédération anglaise (FA) et l’UEFA à envisager une sortie de l’instance mondiale afin de créer une nouvelle organisation chargée de gouverner le football international. Cette prise de position intervient après plusieurs polémiques ayant marqué la Coupe du monde 2026. Parmi les dossiers les plus contestés figure la suspension aménagée de l’attaquant américain Folarin Balogun, ainsi que l’enquête ouverte à l’encontre de certains joueurs argentins après une célébration liée aux îles Falkland. Les détracteurs de la FIFA dénoncent également certaines décisions organisationnelles du tournoi et accusent l’instance de manquer de transparence. Les appels à une réforme de la gouvernance du football mondial se font de plus en plus entendre, tandis que l’avenir de Gianni Infantino continue d’alimenter les débats. Yanis B.

ALG : Quand on contrefait aussi l’Histoire (Yanis. B)

ALG : Quand on contrefait aussi l’Histoire (Yanis. B)

Le MC Alger vient de tirer la sonnette d’alarme contre les maillots et produits contrefaits portant son nom, son logo ou sa marque. Une affaire commerciale, certes. Mais le problème est peut-être beaucoup plus grave. Car le MCA n’est manifestement pas le seul club à devoir défendre son identité. D’autres suivent la même «flèche», avec parfois des banderoles, des fresques murales et des récits qui vont jusqu’à réécrire l’histoire. Là, on ne contrefait plus seulement un maillot : on contrefait la mémoire. Le cas du MC Oran fondé en 1946 est particulièrement sidérant. Alors que l’existence d’un soi-disant ancêtre du club avant sa création officiellement établie n’est à ce jour, étayée par aucune preuve historique incontestable, le CSA conserve un mutisme complet et penche pour un Mouloudia de 1917. Et des fresques et des affirmations continuent de présenter certaines versions comme des vérités acquises. Pourquoi ce silence ? Lorsqu’il s’agit de l’histoire d’un club, le devoir du CSA n’est-il pas précisément de protéger cette histoire, archives et documents à l’appui, plutôt que de laisser prospérer les approximations ? A moins d’être complice ! Le football algérien mérite mieux que cette récréation. Chaque club possède une histoire, des archives, des dirigeants, des joueurs, des dates et des générations de supporters. On ne peut pas les modifier au gré des slogans, des fresques ou des réseaux sociaux. Le CSA des clubs concernés a donc un rôle essentiel à jouer. Il lui appartient de défendre le patrimoine et l’identité de son association, documents à l’appui, et de réagir lorsque des contre- vérités sont transformées en vérités populaires. Et pendant ce temps, que fait la Fédération ? Elle semble regarder le spectacle depuis les tribunes. Pourtant, lorsque l’histoire des clubs algériens est déformée, c’est aussi l’image du football national qui est atteinte. À l’heure où notre football cherche à renforcer sa crédibilité à l’international, il serait peut-être temps de ranger les pinceaux, les slogans et les fausses certitudes. Un maillot contrefait se remplace. Une histoire falsifiée peut, elle, s’installer dans les mémoires. Il est temps de mettre fin à la récréation. YANIS. B

FIFA : Infantino, deux visages d’un même pouvoir (Yanis.B)

FIFA : Infantino, deux visages d’un même pouvoir (Yanis.B)

L’Italo-Suisse- Libanais, Gianni Infantino affiche sa confiance à l’approche de l’élection présidentielle de la FIFA, prévue le 18 mars 2027 à Rabat. Pourtant, le patron du football mondial doit faire face à des contestations qui rappellent que son pouvoir n’est pas sans opposants. Le prince Ali bin al-Hussein (notre photo), président de la Fédération jordanienne, l’accuse de pressions et de pratiques contestables. Ses déclarations, notamment sur de prétendues menaces et des faits de coercition, ont conduit l’AFC à saisir ses instances disciplinaires. Ces accusations restent à étayer publiquement, mais elles illustrent les tensions autour de la gouvernance de la FIFA. Autre signe que la succession se prépare : Philippe Diallo, président de la Fédération française, voit en Arsène Wenger un candidat potentiel capable de réunir plusieurs atouts. L’ancien entraîneur d’Arsenal, aujourd’hui directeur du développement du football mondial à la FIFA, a toutefois pris ses distances avec Infantino après avoir découvert dans la presse un projet commercial de la Coupe du monde dont il n’avait pas été informé. Il n’a pas annoncé sa candidature. Entre un président qui revendique le soutien massif des fédérations et des opposants qui dénoncent ses méthodes, les deux visages d’Infantino apparaissent : celui d’un dirigeant sûr de ses appuis et celui d’un patron confronté à la contestation. Reste à savoir si les critiques déboucheront sur une véritable alternative avant la clôture des candidatures, fixée au 18 novembre. D’autres candidats frappent à la porte. YANIS; B WXWXWXWXWX

ITA : Franco Baresi : «Ciao Capitano»  ( Yanis. B)

ITA : Franco Baresi : «Ciao Capitano» ( Yanis. B)

Milan s’est figée, mardi, pour accompagner Franco Baresi vers sa dernière demeure. Disparu la semaine dernière à l’âge de 66 ans, l’ancien capitaine de l’AC Milan et de la sélection italienne a reçu un hommage à la hauteur de son immense carrière. Des milliers de supporters, d’anciens coéquipiers, de proches et de passionnés de football se sont rassemblés devant la basilique Saint-Ambroise afin de saluer une ultime fois celui qui restera l’une des plus grandes légendes du football italien. L’émotion était palpable tout au long de la cérémonie. De nombreuses figures emblématiques du ballon rond, parmi lesquelles Paolo Maldini, Roberto Baggio et Marco Van Basten, avaient fait le déplacement pour rendre hommage à l’ancien défenseur milanais. À travers leur présence, c’est toute une génération qui est venue saluer un monument du football mondial. La ville de Milan a également marqué l’événement en mettant son drapeau en berne au Palazzo Marino, siège de la municipalité. Les funérailles, retransmises en direct sur plusieurs chaînes nationales italiennes, ont été suivies par des millions de téléspectateurs, témoignant de l’immense respect dont jouissait Franco Baresi dans tout le pays. Choisie pour accueillir la cérémonie, la basilique Saint-Ambroise, haut lieu historique de la capitale lombarde, a offert un cadre solennel à ce dernier adieu. Le légendaire maillot numéro 6 Bien avant le début de la cérémonie, les abords de la basilique Saint- Ambroise étaient déjà envahis par une foule compacte venue rendre un dernier hommage à Franco Baresi. Les supporters de l’AC Milan étaient naturellement les plus nombreux, eux qui n’ont jamais cessé de considérer leur ancien capitaine comme le symbole absolu de la fidélité au club. De ses débuts en équipe première en 1977 jusqu’à son rôle de dirigeant après sa retraite, Baresi n’a jamais quitté les Rossoneri, consacrant un demi- siècle de sa vie à la même institution. Mais cet hommage dépassait largement les frontières milanaises. Des fans de clubs rivaux avaient également fait le déplacement pour saluer un champion unanimement respecté, dont la carrière exemplaire a toujours inspiré admiration et considération. À l’approche de 11 heures, le parvis offrait une image saisissante. Des centaines de maillots frappés du mythique numéro 6, retiré par le club en son honneur depuis 1997, flottaient au- dessus de la foule. Des drapeaux à son effigie, des écharpes rouge et noir ainsi qu’une immense banderole de la Curva Sud accompagnaient ce dernier adieu. Le message affiché résumait parfaitement le sentiment des supporters : «Franco Baresi, une légende éternelle, un emblème irremplaçable. Adieu, Capitaine». Maldini, Baggio, Savicevic… La cérémonie a également réuni une multitude de figures du football italien et international, venues saluer une dernière fois l’immense carrière de Franco Baresi. Parmi elles figuraient plusieurs de ses anciens compagnons de route, dont Paolo Maldini, Roberto Baggio, Alessandro Costacurta, Mauro Tassotti, Dejan Savicevic et Daniele Massaro. Très ému, ce dernier arborait au bras une reproduction du brassard porté par son ancien capitaine, un symbole fort de l’amitié qui les unissait encore depuis leurs années passées au sein de l’AC Milan. Les dirigeants du club lombard étaient également représentés avec la présence de Gerry Cardinale, propriétaire majoritaire de l’AC Milan via RedBird Capital Partners. Malgré la tournée estivale de l’équipe en Australie, Christian Pulisic et Santiago Gimenez avaient effectué le déplacement afin de représenter l’effectif actuel. Plusieurs institutions du football italien avaient aussi tenu à être présentes. Giuseppe Marotta (Inter Milan), Urbano Cairo (Torino), des représentants de la Juventus, Claudio Ranieri au nom de la Fédération italienne (FIGC), ainsi que le maire de Milan, Beppe Sala, ont pris part à cet ultime hommage. La FIFA et le Real Madrid ont, eux aussi, adressé de nombreuses gerbes de fleurs en mémoire de la légende milanaise. «Il n’y a qu’un seul capitaine» L’émotion a atteint son paroxysme lorsque le cercueil de Franco Baresi est apparu sur le parvis de la basilique. Si les circonstances exactes de sa disparition n’ont pas été rendues publiques, l’ancien défenseur avait été opéré en août 2025 afin de retirer un nodule au poumon. Dans un silence rapidement remplacé par une immense ferveur, les milliers de supporters présents ont entonné plusieurs chants emblématiques dédiés à leur légende. Les refrains «C’è solo un capitano», «Baresi uno di noi» et «You’ll Never Walk Alone» ont résonné à l’unisson, offrant un hommage bouleversant à celui qui restera l’éternel capitaine des Rossoneri. Au moment où l’office religieux débutait, MilanTV a interrompu l’ensemble de ses émissions spéciales pour diffuser un visuel commémoratif consacré à l’ancien numéro 6, dont les 719 apparitions sous le maillot milanais demeurent une référence dans l’histoire du club. Van Basten a porté le cercueil. La cérémonie religieuse s’est déroulée loin des caméras de la télévision italienne, même si plusieurs médias ont révélé les moments les plus marquants de l’hommage. Le premier à prendre la parole fut Giuseppe Bergomi, monument de l’Inter Milan, rival historique des Rossoneri, un geste hautement symbolique. Devant l’autel, deux maillots avaient été déposés : celui de l’AC Milan et celui de la Squadra Azzurra, rappelant les deux couleurs qui ont marqué la carrière de Franco Baresi. Après près d’une heure de recueillement, le cercueil du champion du monde 1982 a quitté la basilique, porté par Demetrio Albertini, Massimo Ambrosini, Alessandro Costacurta, Alberico Evani, Marco Simone et Pietro Paolo Virdis. Plus tôt, Angelo Colombo, Marco Van Basten, Roberto Donadoni, Filippo Galli, Giovanni Galli et Daniele Massaro l’avaient accompagné jusqu’à l’intérieur de l’édifice. Une dernière fois, les supporters ont levé les maillots frappés du numéro 6 avant de voir le cortège funéraire s’éloigner, encadré par les forces de l’ordre et une haie de tifosi en pleurs, reprenant en chœur leur chant favori : «Il n’y a qu’un seul capitaine». -YANIS. B.

CAN (F) : L’attaque ivoirienne contre la défense algérienne (Yanis. B)

CAN (F) : L’attaque ivoirienne contre la défense algérienne (Yanis. B)

Le quart de finale de la CAN entre l’Algérie et la Côte d’Ivoire promet une opposition de styles particulièrement intéressante. D’un côté, les Éléphantes arrivent avec une force offensive impressionnante, de l’autre, les Vertes affichent l’une des défenses les plus solides de cette CAN 2026. Un duel qui pourrait se jouer sur la capacité de chaque équipe à imposer ses qualités. Avec huit buts inscrits depuis le début du tournoi, la Côte d’Ivoire possède la meilleure attaque de son groupe. Une efficacité offensive qui repose sur des joueuses capables de faire la différence dans les derniers mètres et de profiter du moindre espace laissé par l’adversaire. Les Ivoiriennes ont démontré qu’elles pouvaient se montrer dangereuses à tout moment. Mais cette puissance offensive cache également certaines fragilités. La défense ivoirienne a déjà montré des signes de fébrilité avec quatre buts encaissés en phase de groupes et aucun match terminé sans concéder de but. Profiter de la faiblesse de l’arrière-garde des Eléphantes Une statistique qui pourrait donner des idées aux attaquantes algériennes, réputées pour leur capacité à exploiter les espaces. En face, les joueuses de Farid Benstiti avancent avec un véritable mur défensif. En trois rencontres, les Vertes n’ont encaissé qu’un seul but, lors du duel face au Maroc. Cette solidité collective constitue l’une des principales armes de la sélection nationale, qui mise sur un bloc compact, une grande discipline tactique et une organisation sans faille. Entre l’attaque ivoirienne, meilleure arme des Éléphantes, et la résistance algérienne, véritable référence depuis le début de la compétition, ce face-à-face s’annonce comme l’un des grands duels de ce quart de finale -YANIS. B.

TAS : Sénégal- Maroc en audience le 8 octobre (Yanis. B)

TAS : Sénégal- Maroc en audience le 8 octobre (Yanis. B)

Encore un effort ! Le feuilleton de la finale de la CAN -2025 connaîtra une nouvelle étape le 8 octobre prochain. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) tiendra ce jour-là une première audience consacrée au recours de la Fédération sénégalaise de football contre la décision du jury d’appel de la CAF. Un verdict définitif n’est toutefois pas attendu immédiatement. La décision pourrait intervenir au plus tard à la mi-novembre. Pour rappel, le Sénégal avait remporté la finale sur le terrain face au Maroc (1-0 après prolongation), avant que le jury d’appel de la CAF ne déclare les Lions de la Teranga forfaits et n’homologue un succès marocain sur le score de 3-0. La Fédération sénégalaise avait alors décidé de saisir le TAS pour contester cette décision. Au cœur du dossier figure notamment l’interprétation du départ des joueurs sénégalais de la pelouse durant la rencontre et les conséquences réglementaires qui en découlent. Côté marocain, Fouzi Lekjaa et Walid Regragui continuent de défendre la décision de la CAF, tout en reconnaissant que le TAS aura le dernier mot. L’audience du 8 octobre constituera ainsi une étape majeure dans ce dossier qui continue de faire débat. -YANISB.

FIFA : Vers un procès contre Infantino (Ahmed Bessol)

FIFA : Vers un procès contre Infantino (Ahmed Bessol)

La rupture de confiance dénoncée par la Fédération néerlandaise prend une dimension nouvelle : après la gouvernance, c’est désormais la gestion économique de la FIFA qui se retrouve au centre des critiques. Les opposants à Gianni Infantino disposent désormais de chiffres pour étayer leurs attaques. La révélation par The Times d’un contrat de 2,3 millions de livres sterling, soit environ 3,1 millions de dollars, conclu avec l’agence Ten Toes Media pour protéger l’image de la FIFA et de son président, interpelle. Sur 22 mois, l’agence est notamment chargée de gérer la communication numérique et de renforcer la «narration» correspondant à la vision présidentielle. Si une telle dépense n’est pas en soi irrégulière, son opportunité pose question au moment où la FIFA affiche une puissance financière considérable et où plusieurs fédérations demandent que davantage de ressources soient consacrées au développement du football. Pour les adversaires d’Infantino, la question n’est donc plus seulement combien la FIFA dépense, mais pour quelles priorités. Le projet avorté d’ouverture d’une partie des actifs commerciaux de la FIFA à des investisseurs privés a renforcé cette interrogation. La KNVB considère cet épisode comme un tournant et estime qu’il n’a pas permis de rétablir la confiance. Le débat est désormais clairement posé : quel modèle économique pour la FIFA ? Une organisation dont les revenus atteignent des niveaux historiques doit-elle consacrer davantage de moyens à sa communication présidentielle et rechercher de nouveaux investisseurs privés, ou renforcer prioritairement ses investissements dans le football mondial ? C’est sur ce terrain que la contestation contre Infantino pourrait prendre une nouvelle force. La KNVB ne réclame plus seulement un changement de président en 2027. Elle demande une autre gouvernance et «un plus grand investissement dans le football mondial». Après le pouvoir, les opposants attaquent donc le bilan, sans toucher au salaire qui aurait doublé parce que cette fois, ils ont les chiffres pour parler. Et c’est du lourd ! AHMED BESSOL

FIFA : Un premier candidat contre Infantino ( AB. Lahouari)

FIFA : Un premier candidat contre Infantino ( AB. Lahouari)

Un, deux et… trois Suisses à la maison mère de Zurich ? Après Blatter, Infantino, Ramon Vega, un ancien international suisse, sera-t-il le troisième à s’y installer ? Il a officialisé, le 7 octobre dernier, sa candidature médiatique à la présidence de la FIFA en accordant son premier entretien-programme, dans lequel il déclare : «Ces dix dernières années ont été pour moi un véritable apprentissage concernant la dimension politique du sport : j’ai compris comment les choses fonctionnent en coulisses. Cela m’a montré à quel point le système était fermé. Ils veulent empêcher quiconque d’y entrer, car ils souhaitent rester éternellement au pouvoir. Pour moi, il est crucial d’ouvrir cet écosystème et de le mettre aux standards du XXIe siècle. La FIFA n’est pas structurée pour gouverner à notre époque. Elle a besoin de réformes profondes.» Selon ses dires, il compte sur son pays, la Suisse. «J’ai été son capitaine. J’ai porté son maillot et j’ai joué pour elle. Un peu de respect serait apprécié, demande-t-il. Naturellement, je serais fier que ma fédération d’origine me respecte et m’offre son soutien.» Mais ce ne sera pas suffisant, d’autant que la Suisse joue la carte de l’unité contre Infantino et ne peut donc se permettre de prendre une décision qui pourrait diviser les membres de l’UEFA, présidée par Aleksander Ceferin depuis 2016 et qui vient d’annoncer sa candidature à sa propre succession. Vega devra bénéficier de quatre autres fédérations pour que son parrainage soit accepté le 15 octobre à Berlin, lors du Congrès de l’UEFA, à condition que cette institution n’ait pas encore un candidat qu’elle présentera d’ici le 18 novembre 2026, à 23 h 59. Ramon Vega ne va pas avec le dos de la cuillère quand il évoque les dix ans d’Infantino à la maison mère de Zurich et présente un discours réformateur : «La période récente est clairement le pire chapitre de tous. Les enjeux fondamentaux sont l’honnêteté, la transparence et l’intégrité du football. Ce sont des piliers essentiels qui ne peuvent pas être relégués au second plan.» Quoi qu’il en soit, Vega n’est pas encore un candidat d’une opposition organisée. Et «Infantino peut dormir tranquille… pour le moment». Tant que l’opposition cherche son candidat et que Vega garde ses soutiens secrets, le patron de la FIFA n’a pas encore trouvé son adversaire. À Zurich, les ambitions ne manquent pas. Les voix, c’est une autre histoire. AB. LAHOUARI

ALG : Hadj Bessol Mohamed, l’homme du Mouloudia des Hamraoua (Yanis. B)

ALG : Hadj Bessol Mohamed, l’homme du Mouloudia des Hamraoua (Yanis. B)

Né le 19 septembre 1921 à Lamur, aujourd’hui El-Hamri, Hadj Mohamed Bessol aurait eu 105 ans. Il nous a quittés il y a vingt- cinq ans. Cette date anniversaire permet de rappeler le rôle d’un homme toujours présent dans la mémoire du football oranais et dans celle d’El-Hamri ; aussi, son âge importe moins que l’empreinte qu’il a laissée. Celle d’un fondateur, d’un joueur, d’un entraîneur et d’un dirigeant qui consacra une grande partie de sa vie au Mouloudia Club Oranais qui n’a pas d’ancêtre. À 24 ans, en 1946, Hadj Bessol est l’un des inspirateurs et membres fondateurs. Il appartient à cette génération qui a voulu donner au football musulman oranais son propre espace d’expression. Le 14 mai de cette année-là, à El- Hamri, une nouvelle histoire commence. Celle d’un club né dans un quartier populaire d’Oran et porté par de jeunes nationalistes qui voulaient offrir à la jeunesse un cadre sportif pour échapper aux aléas de la vie. Hadj Bessol ne sera pas un simple fondateur. Il sera joueur, entraîneur et secrétaire général durant la première année puis à partir de 1947, il conservera cette fonction jusqu’en 1967. Pendant plus de deux décennies, son nom accompagne ainsi la vie du MCO. Il appartient à cette première génération qui a construit le club, bien avant que celui-ci ne devienne l’une des grandes références du football algérien. Militant de la cause nationale de la première heure, il était aussi un visionnaire du football. Il avait souvent une idée d’avance, comme le soulignaient ses anciens compagnons, affectueusement appelés les «Sehab El-Hassira». Même après leur retraite, ces anciens étaient régulièrement sollicités pour régler les problèmes des jeunes du quartier et du Mouloudia. Ils n’hésitaient pas à chaque début de saison de faire la collecte des besoins financiers. C’était également un homme de cœur. Une anecdote en dit long sur sa personnalité. À l’époque coloniale, Salem Mohamed, jeune joueur du club sans emploi, avait été contacté par l’USSC Témouchent, club européen présidé par le maire de la ville qui lui proposait un travail et un appartement. La réponse de Hadj Bessol aurait été sans équivoque : «Si j’étais à ta place, j’irais tout de suite à pied à Témouchent». L’histoire ne s’arrêtera pas là. Salem Mohamed allait devenir l’un des grands défenseurs d’Afrique du Nord et remporter, en 1954, la Coupe d’Afrique du Nord devant l’USM Oran (1-0). Deux années plus tard, le FLN mandate Hadj Bessol avec Miloud Benamar, pour informer les clubs musulmans de leur retrait des compétitions. Le temps était désormais à la guerre totale contre le colonialisme. Dans ce contexte, El- Hamri paiera un lourd tribut. Selon l’historien et moudjahid Mohamed Freha, à la fin de la guerre et le départ de la France, le quartier compte quelque 200 chouhada, dont 50 appartenaient à la famille du Mouloudia. On peut citer l’entraîneur Sebaâ Houari et les joueurs Boudjellal Ahmed, Freha Benyoucef. Visionnaire encore une fois, dès le 1er août 1962, Hadj Bessol prend les devants avec Guendil Benabed, un dirigeant dévoué. Ils réunissent les jeunes du quartier d’El-Hamri dans la cour de l’école Avicenne pour préparer le futur Mouloudia à la nouvelle saison de football. Auparavant, avec Mektit, dirigeant de l’ASM Oran, il avait contribué à la prise en main de la Ligue d’Oranie. Cette démarche résume à elle seule le personnage : penser au lendemain, organiser, transmettre et préparer la relève. Hadj Bessol Mohamed appartient ainsi à cette génération d’hommes qui ont donné au Mouloudia ses premières fondations. Des hommes dont l’engagement dépassait largement le cadre du football. La ville d’Oran lui a été reconnaissante. Une école et un stade portent son nom. Un vibrant hommage au moudjahed, l’homme du Mouloudia des Hamraoua. -YANIS. B

EUR : L’UEFA doit dire stop et fin à Israël (Yanis.B)

EUR : L’UEFA doit dire stop et fin à Israël (Yanis.B)

Il y a des exceptions qui deviennent tellement durables qu’elles finissent par être considérées comme normales. L’appartenance d’Israël au football européen en fait partie. Le dernier épisode, avec Irlande-Israël, n’a pas eu lieu à Dublin, mais à Bačka Topola, en Serbie. Et surtout, il s’est joué à huis clos. Une rencontre européenne sans public, dans un pays tiers : difficile de faire plus éloigné du football traditionnel. Le premier match entre les deux équipes, une semaine auparavant, avait déjà été disputé en Hongrie. Deux rencontres, deux pays tiers, deux huis clos. Le moment est venu de réexaminer une situation devenue singulière. En effet, lorsque les rencontres doivent être déplacées, lorsque des stades européens deviennent impraticables pour accueillir ces matches et lorsque le huis clos devient la solution, le football devrait au moins avoir le courage de regarder la réalité en face. D’autant qu’Israël n’est pas historiquement une terre du football européen. Il a évolué en Asie et remporté la Coupe d’Asie en 1964 avant de quitter l’AFC en 1974 pour rejoindre l’UEFA, dont il s’est fait membre à part entière depuis 1994 grâce à son lobby international. L’Europe avait accepté cette exception géographique qui est devenue une règle permanente, quelles que soient les circonstances. Pourtant, il existe une différence fondamentale entre l’appartenance à une confédération et la participation à ses compétitions. Une fédération peut rester membre tout en étant suspendue de compétition, la Russie est un exemple concret. Aussi, l’UEFA peut-elle exclure les clubs israéliens de ses compétitions sans intervention de la FIFA, car cette dernière ne peut s’imposer que dans des compétitions où elle est l’organisatrice. Bref, l’heure est certainement venue à l’Europe de dire stop pour mettre fin au désordre actuel. Que le dossier soit ouvert pour envisager un retour d’Israël vers l’Asie et mettre fin à l’exception. Il s’agit d’appliquer les règles communes qui ne sont pas appliquées de la même manière pour tous. Sinon, le football finira par oublier qu’elles existent bel et bien. – YANIS. B

FIFA : Infantino ameute ses soutiens, mais le front du refus s’élargit (Yanis.B)

FIFA : Infantino ameute ses soutiens, mais le front du refus s’élargit (Yanis.B)

Le président de la FIFA peut encore compter sur des soutiens. Mais leur multiplication ne doit pas masquer une réalité : le front de la contestation s’élargit et les voix qui réclament des comptes deviennent de plus en plus nombreuses. Infantino est en train de chercher à sauver sa majorité plutôt qu’à démontrer qu’il la possède encore. Le Qatar, les Émirats arabes unis, l’Union des associations arabes de football et Samuel Eto’o ont affiché leur fidélité au président de la FIFA. Donald Trump lui-même lui a apporté un soutien spectaculaire. Mais cette démonstration de force révéle une certaine fébrilité. Car derrière cette mobilisation se dessine une autre réalité. L’UEFA, la CONCACAF et l’AFC ont publiquement contesté la manière dont la FIFA a géré le projet d’ouverture de la Coupe du monde aux investisseurs privés. Et voilà maintenant que six pays nordiques demandent une enquête sur la gouvernance de l’instance mondiale. Le cas de l’AFC est particulièrement révélateur. La confédération asiatique a contesté la démarche de la FIFA, tandis que le Qatar et les Émirats arabes unis, deux de ses membres, ont refusé de s’aligner sur cette position. Le Qatar est même allé plus loin en contestant le droit de l’AFC à parler au nom de ses fédérations sans consultation préalable. Ce paradoxe mérite d’être souligné : les soutiens les plus visibles d’Infantino ne constituent pas nécessairement un bloc majoritaire. Ils défendent aussi leurs propres intérêts et l’influence qu’ils ont acquise au sein de la FIFA. Le soutien de Samuel Eto’o doit, lui aussi, être replacé à sa juste dimension. L’ancien capitaine camerounais défend personnellement Infantino et met en avant l’élargissement de la Coupe du monde et les opportunités offertes à l’Afrique. Mais son intervention ne saurait être assimilée à une position collective du Comité exécutif de la CAF. Il est lui-même contesté dans son pays où l’opinion sportive est agacé par son comportement qualifié d’opportuniste. Infantino peut donc ameuter ses soutiens. Il peut multiplier les rencontres, rappeler les bénéfices de son bilan et s’appuyer sur ceux qui lui sont restés fidèles. Mais une question demeure : combien de ces soutiens constituent une véritable adhésion à sa gouvernance et combien relèvent de la défense d’intérêts et d’influences établies ? L’annonce d’Aleksander Ceferin de ne pas se présenter contre lui ne signifie d’ailleurs pas que le président de l’UEFA a renoncé à son opposition. Bien au contraire. Le Slovène affirme qu’il pourrait y avoir un candidat face à Infantino et laisse entendre que la bataille présidentielle est loin d’être jouée. Mais pour le moment, le président de la FIFA reste seul candidat déclaré pour mars 2027. Mais être seul candidat ne signifie pas être assuré d’être réélu. À mesure que les soutiens d’Infantino s’affichent, ses adversaires se structurent. Et les demandes d’enquête, les critiques sur la gouvernance et les fractures entre confédérations donnent à la crise une dimension nouvelle. Infantino n’est plus maître du jeu. Et il est difficile de ne pas constater qu’il joue désormais une partie beaucoup plus incertaine. Le précipice n’est peut-être pas encore devant lui. Mais il s’en rapproche. – YANIS B.

FIFA : L’UEFA attaque Infantino en justice (ABL)

FIFA : L’UEFA attaque Infantino en justice (ABL)

L’UEFA, présidée par Aleksander Čeferin (notre photo) a saisi, le 27 août, un tribunal fédéral de Floride afin d’obtenir des documents et des témoignages des filiales américaines de la FIFA. Cette démarche vise à réunir des preuves en vue d’une éventuelle plainte pénale en Suisse contre Gianni Infantino et, potentiellement, d’autres dirigeants de la FIFA, pour « gestion déloyale ». Au cœur du dossier : le controversé projet FIFA Forward Enterprise (FFE), dévoilé fin juillet, qui prévoyait de transférer les droits commerciaux de plusieurs compétitions majeures de la FIFA à une nouvelle entité et d’en céder environ 20 % à des investisseurs privés pour 4,2 milliards de dollars. Développé dans le secret autour d’un cercle restreint, le projet avait suscité un rejet massif du monde du football. L’UEFA soutenue notamment par la CONCACAF et la confédération asiatique, avait menacé de boycotter les compétitions de la FIFA. Sous la pression, Infantino avait finalement retiré le projet le 1er août avant de présenter ses excuses. Pour l’UEFA, cette contradiction justifie désormais d’aller plus loin : elle veut établir si des dirigeants ont manqué à leurs devoirs et causé un éventuel préjudice à la FIFA. La procédure américaine doit également permettre à l’UEFA d’entendre des responsables des filiales américaines de la FIFA. Une étape judiciaire qui marque une nouvelle escalade dans le bras de fer entre l’UEFA et Infantino,

FIFA : Infantino : 43 pour le faire tomber ? (Ahmed Bessol)

FIFA : Infantino : 43 pour le faire tomber ? (Ahmed Bessol)

Panique à bord à la FIFA. Après la Suède, la Serbie et le pays de Galles, c’est désormais l’Écosse qui retire sa confiance à Gianni Infantino. Ian Maxwell, directeur général de la Fédération écossaise, a confirmé que son instance voterait contre le président de la FIFA lors de la prochaine élection. Une défection de plus pour un homme dont le quatrième mandat, prévu en mars 2027, semblait pourtant jusque-là promis à une tranquille formalité. Comme si cela ne suffisait pas, le numéro 3 de la FIFA, le Français Kevin Lamour, vient d’être licencié. Directeur des opérations, l’ancien responsable de l’UEFA avait publiquement désavoué le projet d’Infantino d’ouvrir certaines activités de la FIFA à des investisseurs privés. «Il s’agit du projet d’une seule personne», avait-il lancé fin juillet, avant d’ajouter : «Et si cela signifie que je perds mon emploi, qu’il en soit ainsi». Il l’a perdu. La FIFA confirme la fin de sa relation de travail au 17 août, sans donner davantage d’explications. Coïncidence ? Sanction ? L’instance n’a évidemment pas présenté son départ comme une punition. Mais le calendrier interpelle. Et l’affaire donne une curieuse image de la liberté de parole au sommet de la FIFA. Car Lamour n’est pas un cadre quelconque. Son départ intervient au moment précis où la contestation contre Infantino gagne du terrain. Et c’est ici qu’apparaît le chiffre 43. La FIFA compte 211 associations membres. Ses statuts prévoient qu’un Congrès extraordinaire peut être convoqué à la demande écrite d’un cinquième des membres, soit 43 fédérations. Ces 43 ne suffiraient pas, à elles seules, à destituer Infantino. En revanche, elles pourraient imposer la tenue d’un Congrès extraordinaire, où son maintien pourrait être politiquement mis en jeu. Et sa destitution tout à fait envisageable. La nuance est importante. Mais le simple fait que ce scénario puisse désormais être évoqué change la nature de la crise. Jusqu’ici, l’objectif des opposants était de battre Infantino lors de l’élection de mars 2027. Demain, pourquoi ne chercheraient-ils pas à provoquer son départ avant même cette échéance ? Et n’est-ce pas le but recherché ? Tout dépendra évidemment de la capacité de l’opposition à dépasser les frontières européennes. L’UEFA semble avoir pris ses distances, tandis que d’autres confédérations et certaines fédérations commencent à afficher leurs réserves. En Afrique, Patrice Motsepe demeure pour l’heure un soutien important d’Infantino, mais des signes de malaise apparaissent également. Le président de la FIFA n’est donc pas encore en danger immédiat. Il conserve des soutiens et dispose d’une organisation puissante. Mais une élection se gagne avec des voix, et une crise de pouvoir commence souvent par des voix qui disparaissent. Infantino comptait hier ses soutiens. Ses adversaires comptent désormais les défections. Et entre les deux, un chiffre pourrait devenir le plus surveillé des prochains mois : 43. Ahmed Bessol

FIFA : La CAF et la FAF, à contresens du monde !

FIFA : La CAF et la FAF, à contresens du monde !

Il y a trois mois, en marge du 76e Congrès de la FIFA à Vancouver, la Confédération africaine de football (CAF) s’est empressée à apporter son soutien indéfectible au président de l’instance internationale Gianni Infantino. ‘’La Confédération africaine de football a tenu une réunion aujourd’hui à Vancouver, au Canada, à la veille du 76e congrès de la FIFA. À cette occasion, les Associations membres de la CAF ont unanimement décidé de soutenir la réélection de Gianni Infantino au poste de président de la FIFA pour la période 2027- 2031’’, a indiqué la CAF dans un communiqué. Cette posture de la CAF rassemble à deux gouttes d’eau à l’histoire de renouvellement du contrat de Vladimir Petkovic la veille de la Coupe du monde 2026. Cette fois, c’est la CAF qui, une année avant le 77e Congrès de la FIFA qui aura lieu en 2027 au Maroc, s’offre une échappée en solo pour apporter son soutien à un troisième mandat d’Infantino, entraînant avec elle les 57 associations-membres du continent, y compris la Fédération algérienne de football. Cette dernière, dont le président est membre du comité exécutif, a apporté implicitement sa voix, qui vient s’ajouter à celles des 10 pays de la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL). Aujourd’hui, et en pleine Coupe du monde 2026, le président Infantino est décrié de toute part en raison des scandales qui s’empilent depuis le début de la compétition et où la FIFA perd chaque jour de sa crédibilité. Le dernier épisode en date est celui du joueur américain Folarin Balogun qui a vu son carton rouge obtenu lors du match des 16es de finale face à la Bosnie-Herzégovine ‘’suspendu’’ par un tour de passe-passe, suite à un coup de téléphone de … Donald Trump à son ‘’ami’’ Gianni Infantino. Un épisode qui terni davantage l’image de cette instance et discrédite tous ses organes, après l’affaire de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, privé de Coupe du monde pour avoir été refoulé par les autorités américaines. Il sera reçu en héros dans son pays et réhabilité par l’UEFA qui l’a désigné pour officier la finale de la Supercoupe d’Europe entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa, le 12 août à Salzbourg, en Autriche. La même UEFA qui a dénoncé ouvertement la FIFA dans l’affaire Balogun, a lancé une réflexion approfondie pour trouver un candidat capable de faire face à Infantino, au moment où une cinquantaine de parlementaires européens ont demandé une enquête sur cette affaire. Une fois de plus, la CAF ainsi que la FAF, sont parties à contresens de la vague de contestation à l’échelle planétaire contre Gianni Infantino qui aurait à franchir une autre ligne rouge en infligeant à son institution et au football une déconvenue sans précédent. – MOHAMED MALIK