Alors que les contours du futur visage de la sélection nationale se dessinent dans un climat d’effervescence post-Mondial et suite à la fin officielle du cycle de Vladimir Petkovic, l’actualité de la Fédération algérienne de football s’accélère considérablement. Tandis que la piste menant à l’option espagnole semble s’éloigner au fil des heures, un profil d’envergure internationale s’impose avec force au cœur des discussions : celui de Paulo Bento.
Par Mahfoud M.
Selon les échos émanant de Dély Brahim, l’ancien sélectionneur de la Seleção portugaise figurerait plus que jamais sur les tablettes de l’instance fédérale, qui verrait en lui l’homme idoine pour insuffler une nouvelle dynamique aux Verts, à l’aube des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027.
A 57 ans, Paulo Bento avance des arguments sportifs difficilement contestables sur le marché des entraîneurs. Le technicien lusitanien possède dans son sillage une riche et solide expérience du haut niveau, forgée à la tête de sélections prestigieuses et d’institutions soumises à une immense pression populaire. Son passage marquant à la tête de l’équipe nationale du Portugal, qu’il a dirigée entre 2010 et 2014, demeure une référence absolue dans sa trajectoire d’entraîneur. Sous sa férule, la Seleção avait atteint le dernier carré de l’Euro 2012, ne s’inclinant qu’au terme d’une séance de tirs au but irrespirable face à l’Espagne, future championne. Il avait dans la foulée qualifié le Portugal pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Ce vécu unique lui confère une maîtrise évidente des exigences inhérentes aux tournois majeurs et à la gestion d’un vestiaire composé de fortes têtes.
Mais c’est incontestablement son aventure mémorable sur le banc de la Corée du Sud qui a fini par asseoir sa réputation de bâtisseur pragmatique et audacieux. Nommé à la tête des Guerriers Taegeuk en 2018, Bento a refaçonné l’identité de la sélection asiatique en l’emmenant jusqu’aux huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar.
La FAF sous le charme
Les observateurs du monde entier se rappellent encore de cet exploit monumental réalisé lors de la dernière journée de la phase de groupes, lorsque ses poulains étaient parvenus à terrasser le Portugal (2-1), arrachant ainsi de haute lutte une qualification historique pour le tour suivant. Une audace tactique et une rigueur collective qui avaient forcé le respect, avant de se prolonger par une expérience enrichissante sur le banc des Emirats arabes unis jusqu’en 2025, lui permettant de parfaire sa connaissance du football extra-européen. Pour la Fédération algérienne de football, la perspective d’enrôler un technicien doté d’un tel CV répond à un souci de rigueur, de discipline et d’efficacité immédiate. Alors que les options initiales tardent à faire l’unanimité au sein de la commission technique, l’alternative Paulo Bento séduit par sa capacité à imposer sa structure de jeu (souvent articulée autour d’un 4-2-3-1 rigoureux) et son aptitude à galvaniser des groupes en quête de rachat. Le compte à rebours est désormais lancé pour la FAF. Entre impératifs de stabilité, rigueur tactique et obligation de résultats immédiats pour aborder au mieux la rentrée internationale, le technicien portugais apparaît plus que jamais comme le profil idoine pour piloter la transition. La succession de Vladimir Petkovic entre dans sa phase décisive, et Paulo Bento s’affirme, jour après jour, comme le candidat le plus sérieux à surveiller de très près.
M. M.


























