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Émission spéciale | Massacre du 17 octobre 1961
Hommage aux victimes du massacre du 17 octobre 1961 à Paris
Massacre du 17 octobre 1961 à Paris, une tragédie longtemps occultée
Des propos ignobles d’un candidat à la présidentielle française sur le massacre du 17 octobre 1961
Emission Spéciale 17 Octobre 1961
« Je m’en fous » : le dérapage de David Lisnard sur le massacre des Algériens du 17 octobre 1961

« Je m’en fous » : le dérapage de David Lisnard sur le massacre des Algériens du 17 octobre 1961

Le débat fait déjà le tour des réseaux sociaux. Invité sur un plateau de télévision, David Lisnard, candidat déclaré à l’élection présidentielle en France, a vivement réagi aux propos d’une étudiante opposant la mobilisation du 17 octobre 2026 au tragique 17 octobre 1961. Quels sont les dessous de cette confrontation verbale à Paris ? On vous explique tout. Invité ce lundi 19 octobre sur le plateau de LCI, le candidat à la présidentielle David Lisnard a vivement réagi aux questions d’une étudiante proche de La France insoumise. Au cœur de la tension : une référence aux événements du 17 octobre 1961, marqués par la répression policière sanglante de manifestants algériens à Paris. « Non mais je m’en fous madame, j’en ai rien à foutre, j’en ai rien à cirer, j’étais pas né, depuis il y a eu l’indépendance de l’Algérie », a repondu le président de Nouvelle Énergie. Une sortie cash pour le candidat à l’élection présidentielle, actuellement porté par une dynamique favorable dans les sondages. « J’en ai rien à cirer, j’étais pas né » Quelques secondes plus tôt, l’étudiante l’avait interrogé sans détour : « Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qu’il s’est passé le 17 octobre 1961 ? ». Ce à quoi le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a enchaîné : « J’ai des potes algériens, heureusement mes potes d’origine algérienne ils ont bien compris qu’on était passé à autre chose ». David Lisnard a ensuite temporisé en déclarant : « C’est très grave, c’est dramatique, mais c’était en 61 ». L’élu a précisé que ce n’était « pas (son) problème aujourd’hui », cherchant à recentrer le débat sur les récents pillages et violences qui secouent plusieurs villes françaises depuis samedi. Ces manifestations, organisées en faveur de l’indépendance de l’Algérie , ont été violemment réprimées sous les ordres du préfet Maurice Papon. D’après le consensus des historiens, outre de très nombreux blessés, près de 300 manifestants algériens ont été tués et jetés dans la Seine lors de ce drame. La reconnaissance officielle de ce drame s’était pourtant renforcée en 2024. Cette année-là, l’Assemblée nationale adoptait une résolution condamnant le « massacre » du 17 octobre 1961, tandis qu’Emmanuel Macron rendait hommage aux victimes algériennes, qualifiant ces événements de « faits inexcusables pour la République ». Le massacre du 17 octobre 1961 et la répression meurtrière contre des manifestants algériens… David Lisnard s’en fout ! Un « détail de l’histoire » quoi ! Et voilà le vrai visage d’une droite qui a déjà fait la bascule 🤢 https://t.co/0ZlQMTRC97 — Gaylord LE CHEQUER (@glechequer) October 20, 2026 Une trentaine de maires réclament la reconnaissance d’un « crime d’État » Une trentaine de maires français, dont ceux de Paris, Saint-Denis ou encore Montreuil, ont signé une tribune commune réclamant la reconnaissance officielle du massacre du 17 octobre 1961 en tant que « crime d’État » . Les édiles mettent directement en cause la responsabilité des autorités publiques de l’époque dans la répression sanglante orchestrée par la police sous la direction du préfet Maurice Papon, qui avait causé la mort de près de 300 manifestants algériens pacifiques selon les travaux de l’historien Jean-Luc Einaudi. Pour honorer la mémoire des victimes et éclairer l’histoire, ces élus demandent l’instauration d’une journée nationale officielle au calendrier républicain ainsi que la pleine ouverture des archives de la guerre d’Algérie . Ils préconisent également la création d’espaces mémoriels, le développement d’initiatives pédagogiques destinées à la jeunesse, et la prise en charge de la reconnaissance due aux survivants et à leurs ayants droit. Tout en saluant les avancées symboliques réalisées sous François Hollande et Emmanuel Macron, les signataires jugent ces déclarations encore insuffisantes pour solder ce chapitre mémoriel. Ils appellent ainsi le gouvernement à aller au bout de la démarche en assumant pleinement la vérité historique, une initiative également soutenue par la France insoumise à l’Assemblée nationale.

17 octobre 1961: Cherif Cherfi ,Président d’honneur du collectif 17 octobre 1961 poursuit ...
Massacre du 17 octobre 1961 à Paris, la répression policière contre les manifestants algériens

Massacre du 17 octobre 1961 à Paris, la répression policière contre les manifestants algériens

Le 17 octobre 1961, des milliers d’Algériens sont descendus dans les rues de Paris pour protester contre un couvre-feu discriminatoire imposé par les autorités coloniales françaises, alors que la guerre de libération nationale approchait de son dénouement. Mais cette manifestation pacifique a été confrontée à une répression sanglante, à des arrestations massives et à des violences qui ont fait des morts et des disparus. Cet épisode constitue l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire des Algériens en France durant la Révolution algérienne. Plus de six décennies après les faits, ces massacres restent présents dans la mémoire nationale algérienne, tandis que les demandes de vérité, de reconnaissance de la resp onsabilité des autorités françaises et de justice pour les victimes se poursuivent. Les pays avec lesquels l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques depuis l’indépendance Massacres du 17 octobre 1961 : quand la guerre de libération s’est étendue aux rues de Paris La Révolution algérienne ne s’est pas limitée aux affrontements sur le territoire national depuis son déclenchement, le 1er novembre 1954. Elle s’est également étendue à la France, où vivaient et travaillaient de nombreux Algériens qui demeuraient profondément attachés à la cause de l’indépendance nationale. Durant les dernières années de la guerre, Paris et sa banlieue sont devenus un autre terrain de confrontation entre les autorités coloniales françaises et le Front de libération nationale (FLN), qui s’employait à organiser les Algériens résidant en France et à mobiliser des soutiens politiques et financiers en faveur de la Révolution. Dans ce contexte, les membres de la communauté algérienne ont fait l’objet d’une surveillance policière renforcée, d’arrestations et de perquisitions, tandis que les tensions entre la police française et les représentants du mouvement national algérien s’intensifiaient. Maurice Papon, nommé préfet de police de Paris en 1958, dirigeait alors les forces de police de la capitale française. Son nom sera par la suite étroitement associé à la politique sécuritaire visant les Algériens et à la répression qui a frappé Paris en octobre 1961. Ces événements ne peuvent être dissociés de la nature du système colonial qui menait une guerre pour empêcher l’indépendance de l’Algérie. Ils se sont déroulés à un moment où les revendications nationales visaient à mettre fin à la colonisation et à restaurer la souveraineté algérienne, tandis que les autorités françaises cherchaient à limiter les activités du FLN sur leur propre territoire. Le couvre-feu : une mesure discriminatoire à l’origine des manifestations Le 5 octobre 1961, la préfecture de police de Paris a annoncé l’instauration d’un couvre-feu visant spécifiquement les Algériens, auxquels il était demandé de ne plus circuler dans la capitale pendant certaines heures de la nuit. Les mesures prévoyaient également des restrictions concernant leurs rassemblements et leurs déplacements, des dispositions qui ne s’appliquaient pas aux autres habitants de la même manière. Cette décision intervenait dans un contexte de tensions sécuritaires croissantes entre la police française et le FLN. Elle visait cependant collectivement les Algériens, indépendamment de la responsabilité individuelle de chacun dans une éventuelle activité politique ou sécuritaire. La Fédération de France du FLN a considéré ces mesures comme une atteinte directe à la liberté et à la dignité des Algériens, ainsi qu’une discrimination fondée sur leur origine et leur appartenance. En réaction, elle a appelé à une manifestation pacifique à Paris, le soir du mardi 17 octobre 1961, afin de protester contre le couvre-feu et les mesures visant la communauté algérienne. Cette mobilisation entendait rappeler que les Algériens vivant en France n’étaient pas étrangers à la lutte pour l’indépendance, mais qu’ils participaient eux aussi au combat national mené par le peuple algérien, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Pourquoi les Algériens sont-ils descendus dans les rues le 17 octobre ? La Fédération de France du FLN a appelé les Algériens à participer à une manifestation pacifique pour rejeter le couvre-feu et faire entendre leurs revendications auprès des autorités françaises et de l’opinion publique. L’appel s’adressait notamment aux travailleurs algériens et à leurs familles. Les organisateurs avaient donné des consignes visant à préserver le caractère pacifique du rassemblement et à éviter le port d’armes. Les principaux objectifs de la manifestation étaient les suivants : Rejeter le couvre-feu imposé aux Algériens, contrairement aux autres habitants. Protester contre les arrestations et les pratiques sécuritaires discriminatoires. Défendre la dignité des Algériens et leurs droits fondamentaux. Réaffirmer l’engagement de la communauté algérienne en France en faveur de l’indépendance nationale. Adresser un message politique aux autorités françaises contre la poursuite des politiques coloniales. Malgré l’interdiction de la manifestation par les autorités françaises, des milliers d’Algériens ont décidé de descendre dans les rues, défiant ainsi les restrictions imposées. Masoud Zaghar : l’un des hommes les plus célèbres et influents du renseignement algérien Les estimations historiques évoquent la participation de plus de 20 000 personnes. Dans son communiqué publié à l’occasion du soixantième anniversaire des événements, en 2021, la présidence française a indiqué que plus de 25 000 hommes, femmes et enfants s’étaient dirigés vers différents points de rassemblement. La nuit de la répression : arrestations massives et violences meurtrières Le soir du 17 octobre 1961, les manifestants se sont dirigés vers plusieurs points de Paris, notamment les secteurs proches de l’Opéra et de la place de l’Étoile, ainsi que d’autres lieux de la capitale et de sa banlieue. Mais cette mobilisation pacifique a été confrontée à une intervention policière violente. Des Algériens ont été frappés et agressés, des tirs ont été signalés dans certains secteurs et des manifestants ont perdu la vie au cours de la répression. Les violences ne se sont pas limitées à la dispersion des rassemblements. Cette nuit-là, les arrestations ont été massives et ont touché des milliers de personnes, parmi lesquelles des hommes et des femmes. Les personnes interpellées ont été conduites dans des centres de tri et de détention. Selon le communiqué de la présidence française publié en 2021, environ 12 000 Algériens ont été arrêtés au cours de ces événements et transférés vers des lieux de détention, notamment le Palais des Sports de Paris et le stade Pierre-de-Coubertin. Des témoignages historiques font état de violences contre les personnes détenues et de conditions de détention difficiles, tandis que des familles recherchaient leurs proches dont elles avaient perdu la trace après leur participation à la manifestation. Les massacres sont également associés à la découverte de corps dans la Seine, devenue l’un des symboles les plus marquants de cette tragédie dans la mémoire algérienne. Des témoignages et des recherches historiques indiquent que certains Algériens ont été jetés dans le fleuve pendant la répression, tandis que le sort d’autres personnes est resté longtemps inconnu. Ces faits montrent qu’il ne s’agissait pas d’une simple opération de dispersion d’un rassemblement, mais d’une répression de grande ampleur ayant entraîné des pertes humaines et des violations des droits des membres de la communauté algérienne dans la capitale française. Le contexte sécuritaire qui a précédé la manifestation ne saurait justifier une punition collective ni les agressions commises contre les manifestants. Il importe également de ne pas confondre les affrontements qui ont marqué cette période avec la responsabilité des autorités dans les violations perpétrées contre des civils. Bilan des victimes : des chiffres différents, une mémoire qui ne se résume pas aux statistiques Le nombre de victimes des massacres du 17 octobre 1961 demeure controversé dans les récits officiels français et les recherches historiques. Dans les premiers jours, les autorités ont avancé un bilan limité, qui ne reflétait pas l’ampleur des violences révélées par la suite par les témoignages des survivants et les enquêtes. Au fil des années, des historiens et des chercheurs ont réexaminé les documents disponibles, notamment les registres de police, les archives médico-légales et les témoignages, afin d’établir différentes estimations du nombre de morts. Estimation Contexte historique 3 morts Bilan officiel initial rapporté par des études historiques sur la position des autorités françaises. 32 décès Estimation associée au rapport Mandelkern, publié en 1998. Au moins 48 décès Chiffre avancé dans le rapport Geronimi. Environ 120 à 200 morts, voire davantage Estimations présentées dans différents travaux historiques, avec des périmètres chronologiques variables. Ces chiffres ne portent pas nécessairement sur la même période. Certaines estimations se concentrent sur la seule nuit de la manifestation, tandis que d’autres incluent les décès liés à la répression dans les jours et les semaines qui l’ont entourée. L’absence d’un registre exhaustif faisant consensus, ainsi que les difficultés à documenter certaines disparitions et certains décès, compliquent l’établissement d’un bilan définitif. Toutefois, les divergences entre les estimations ne remettent pas en cause la réalité des massacres et ne diminuent en rien la responsabilité des autorités dans la répression des manifestants algériens. Les faits historiques établissent que la mobilisation a été confrontée à des violences de grande ampleur, que des milliers de personnes ont été arrêtées et que des Algériens ont perdu la vie au cours de ces événements. Maurice Papon : le responsable français associé au massacre Maurice Papon était préfet de police de Paris au moment des événements. Le service qu’il dirigeait était chargé de l’organisation et du maintien de l’ordre dans la capitale française. Son nom est associé à la décision d’imposer le couvre-feu et à l’opération policière menée contre la manifestation. Il est ensuite devenu une figure centrale des débats portant sur la responsabilité des autorités françaises dans la répression. Le parcours de Papon comporte un autre chapitre particulièrement sombre de l’histoire française : en 1998, il a été condamné pour complicité de crimes contre l’humanité en raison de son rôle dans la déportation de Juifs depuis la région de la Gironde pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette condamnation judiciaire concernait toutefois les faits de la Seconde Guerre mondiale. Elle ne doit pas être confondue avec les événements d’octobre 1961, pour lesquels Papon n’a pas fait l’objet d’une condamnation judiciaire comparable concernant son rôle dans la répression de la manifestation. La reconnaissance ultérieure des faits par les autorités françaises a remis en lumière la responsabilité liée à l’appareil policier dirigé par Papon, ainsi que la nécessité de documenter les violations subies par les Algériens en France pendant la guerre de libération. Des années de silence : comment les massacres du 17 octobre sont-ils revenus dans le débat public ? Les événements du 17 octobre 1961 n’ont pas bénéficié d’une large reconnaissance dans les premières années qui ont suivi. Le récit officiel initial est resté limité, tandis que les témoignages des victimes et des survivants peinaient à atteindre l’opinion publique. Cependant, les familles des victimes, les associations de défense des droits humains, les militants et les historiens ont continué à réclamer la vérité, la documentation des noms des personnes tuées ou disparues et l’accès aux archives officielles. Parmi les étapes majeures de ce processus figure la publication, en 1991, du livre de l’historien Jean-Luc Einaudi, La Bataille de Paris, 17 octobre 1961 , qui a contribué à relancer le débat sur la répression et la responsabilité de la police française. Le rapport Mandelkern, publié en 1998, a également constitué une étape importante dans la réévaluation du bilan, malgré la persistance de divergences entre les historiens sur le nombre définitif de victimes. En 2001, une plaque commémorative a été installée à Paris en hommage aux Algériens tués pendant la répression. Cette initiative a contribué à ancrer davantage les événements dans l’espace public français. Plusieurs facteurs ont ainsi participé à la réactivation de la mémoire historique : Les efforts des familles des victimes pour connaître le sort des disparus. Les recherches historiques et le réexamen des archives. Le rôle des associations de défense des droits humains dans l’organisation des commémorations. Les enquêtes journalistiques et les documentaires consacrés aux témoignages des survivants. L’essor du débat sur la mémoire coloniale et la responsabilité des institutions françaises. Grâce à ces efforts, les événements du 17 octobre 1961 ne sont plus seulement un épisode peu connu des archives historiques. Ils sont devenus un sujet central des débats sur la colonisation française de l’Algérie et sur le droit des victimes à la reconnaissance et à la justice. La reconnaissance française : de François Hollande à Emmanuel Macron Ces dernières années, les autorités françaises ont pris plusieurs initiatives officielles pour reconnaître les faits de la répression, sans pour autant mettre fin à toutes les revendications relatives à la responsabilité, aux excuses et à la qualification juridique du massacre. Le 17 octobre 2012, le président français François Hollande a publié une déclaration reconnaissant que des Algériens qui manifestaient pour leur droit à l’indépendance avaient été tués lors d’une répression sanglante. La République reconnaissait ainsi officiellement ces faits. Neuf ans plus tard, le 16 octobre 2021, le président Emmanuel Macron s’est rendu au pont de Bezons, près de Nanterre, à l’occasion du soixantième anniversaire des événements. Le communiqué de la présidence française a qualifié la répression de brutale et de sanglante, décrivant les crimes commis sous l’autorité de Maurice Papon comme impardonnables au regard des valeurs de la République. Le 28 mars 2024, l’Assemblée nationale française a adopté une résolution condamnant la répression meurtrière des manifestants algériens et appelant à l’instauration d’une journée nationale de commémoration. Cette décision a constitué une étape politique et symbolique importante dans le processus de reconnaissance du massacre. Il convient néanmoins de distinguer la reconnaissance des faits de la répression, leur condamnation politique et les revendications relatives à une reconnaissance explicite de la responsabilité de l’État français dans le massacre. Les demandes d’ouverture des archives, de documentation des noms des victimes, d’hommage aux disparus et de reconnaissance plus large de la responsabilité des autorités françaises demeurent présentes dans les débats historiques et politiques. Le soixante-cinquième anniversaire : pourquoi le massacre reste-t-il présent dans les mémoires ? Le soixante-cinquième anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 intervient en 2026, alors que les initiatives commémoratives et les efforts visant à préserver la mémoire des victimes se poursuivent. Cette date revêt une importance particulière pour l’Algérie, car elle rappelle que la lutte pour l’indépendance ne s’est pas limitée aux combats sur le territoire national. Elle inclut également les Algériens qui ont subi des restrictions et des violences en France pendant la guerre de libération. L’anniversaire remet également en avant plusieurs revendications essentielles : Poursuivre les recherches dans les archives françaises relatives au massacre. Documenter les noms des victimes et des disparus et préserver les témoignages de leurs familles. Renforcer la place de ces événements dans les études et les programmes éducatifs. Continuer à rendre hommage aux Algériens tués pendant la répression. Faire progresser la reconnaissance officielle de la responsabilité dans les violations commises. Ces revendications restent étroitement liées au droit des Algériens à préserver leur mémoire nationale et à documenter les sacrifices consentis par leur peuple pendant la Révolution. Didouche Mourad, héros de l’Algérie et source d’inspiration pour des millions… Découvrez son histoire ! Massacres du 17 octobre 1961 : une vérité historique et une responsabilité que le temps n’efface pas Les massacres du 17 octobre 1961 demeurent l’un des épisodes les plus sanglants associés à l’histoire de la colonisation française de l’Algérie. Ils témoignent de l’extension de la répression aux Algériens vivant en France pendant la guerre de libération nationale. Cette nuit-là, des manifestants venus protester contre un couvre-feu discriminatoire ont été confrontés à une vague de violences et d’arrestations. Des personnes ont perdu la vie, d’autres ont disparu, et des familles ont dû attendre de longues années pour connaître le sort de leurs proches. Les travaux des historiens, les témoignages des survivants et les documents d’archives ont permis de mettre au jour des aspects essentiels des événements. Parallèlement, les efforts des familles et des associations ont contribué à maintenir cette question au cœur du débat public. Malgré les reconnaissances françaises intervenues depuis 2012, notamment la déclaration d’Emmanuel Macron en 2021 et la résolution de l’Assemblée nationale en 2024, les demandes visant à établir toute la vérité, à reconnaître les responsabilités et à rendre justice aux victimes restent d’actualité. Pour l’Algérie, la commémoration de cette date ne consiste pas simplement à revenir sur un épisode du passé. Elle participe à la préservation de la mémoire nationale et à la transmission des sacrifices consentis par le peuple algérien pour sa liberté et son indépendance. Car l’histoire ne se résume pas à des chiffres, et la reconnaissance des victimes ne peut être dissociée de celle des faits qui ont conduit à leur mort, ni de la responsabilité des institutions qui ont exercé la répression ou l’ont rendue possible. Les massacres du 17 octobre 1961 demeurent une page douloureuse qui exige la poursuite des recherches et du travail de mémoire, afin que leur vérité soit transmise aux générations futures.

Massacre du 17 octobre 1961 à Paris : des survivants racontent

Massacre du 17 octobre 1961 à Paris : des survivants racontent

TSA Massacre du 17 octobre 1961 à Paris : des survivants racontent Massacre du 17 octobre 1961 à Paris : des survivants racontent

Massacres du 17 octobre 1961 : violences policières ou crime d’Etat ?
Massacre du 17 octobre 1961 : La manifestation la plus réprimée de l’histoire

Massacre du 17 octobre 1961 : La manifestation la plus réprimée de l’histoire

Dans la nuit du 17 octobre 1961 à Paris, la Seine, fleuve autrefois mythique pour les écrivains et poètes, devint le tombeau silencieux de centaines d’Algériens installés en France sortis réclamer pacifiquement le droit à la dignité. Soixante-quatre ans plus tard, la mémoire de ce drame, signé par le sinistre préfet de Police Maurice Papon, […] The post Massacre du 17 octobre 1961 : La manifestation la plus réprimée de l’histoire appeared first on Le Jeune Indépendant .

17 octobre 1961, Paris ravive la mémoire des victimes et appelle à une reconnaissance nationale

17 octobre 1961, Paris ravive la mémoire des victimes et appelle à une reconnaissance nationale

Soixante-cinq ans après les événements tragiques du 17 octobre 1961, la mémoire des victimes algériennes continue de marquer les relations entre l’Algérie et la France. À l’occasion de cet anniversaire, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a appelé à faire du 17 octobre une journée nationale de commémoration, afin de préserver la mémoire des Algériens tués lors de la répression de leur manifestation pacifique dans la capitale française. Massacre du 17 octobre 1961 à Paris, la répression policière contre les manifestants algériens Le 17 octobre 1961, une page douloureuse de l’histoire algérienne Le 17 octobre 1961 demeure une date majeure de la mémoire nationale algérienne. Ce jour-là, des milliers d’Algériens sont descendus dans les rues de Paris et de sa banlieue pour protester pacifiquement contre le couvre-feu qui leur était imposé par les autorités françaises, dans le contexte de la guerre de Libération nationale. La manifestation a été suivie d’une répression policière particulièrement violente. Des manifestants ont été frappés, arrêtés et détenus dans des conditions difficiles. Plusieurs Algériens ont également été jetés dans la Seine. Le bilan humain exact reste discuté par les historiens, mais la gravité des violences et leur place dans l’histoire de la guerre d’Algérie sont aujourd’hui largement reconnues. Ces événements constituent l’un des épisodes les plus marquants de la répression exercée contre les Algériens en France durant la période coloniale. Ils rappellent également le rôle joué par les membres de la communauté algérienne établie en France dans le soutien à la lutte pour l’indépendance. Le maire de Paris réclame une journée nationale de commémoration À l’occasion du 65e anniversaire de ces événements, Emmanuel Grégoire a plaidé pour que le 17 octobre soit officiellement consacré à la mémoire des victimes algériennes. Selon les déclarations rapportées, il a notamment insisté sur la nécessité d’inscrire cette histoire dans les livres scolaires et de lui accorder une place durable dans la mémoire collective française. Le maire de Paris a également rappelé que les violences du 17 octobre 1961 ne pouvaient être dissociées d’autres épisodes douloureux de l’histoire coloniale, notamment les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, en mai 1945. Son appel intervient dans un contexte où la reconnaissance des violences commises durant la période coloniale demeure un sujet important du débat public en France. Il souligne la nécessité de transmettre ces faits aux nouvelles générations, afin que les victimes ne soient pas oubliées et que les circonstances historiques de leur mort soient mieux comprises. Masoud Zaghar : l’un des hommes les plus célèbres et influents du renseignement algérien Des élus français demandent une reconnaissance officielle La mobilisation autour de cette mémoire dépasse désormais les seules cérémonies commémoratives. Selon les informations rapportées, près de 30 maires ont signé un appel en faveur de la reconnaissance des événements du 17 octobre 1961 comme un « crime d’État ». Cette initiative réclame également une meilleure ouverture des archives historiques et un renforcement de l’enseignement consacré à cette période. Par ailleurs, 34 sénateurs français ont déposé une proposition de loi visant à reconnaître la responsabilité de l’État dans la répression des manifestants algériens et à instaurer une journée nationale de commémoration. Ces démarches témoignent de la poursuite du débat institutionnel français sur les responsabilités liées à la répression du 17 octobre 1961. Elles ne signifient toutefois pas que les demandes formulées ont déjà été officiellement adoptées : leur éventuelle concrétisation dépendra des décisions des institutions compétentes. Préserver la mémoire des victimes et transmettre l’histoire Pour l’Algérie, la commémoration du 17 octobre 1961 représente un moment essentiel du devoir de mémoire. Elle rend hommage aux victimes et rappelle les sacrifices consentis par les Algériens, aussi bien sur le territoire national qu'au sein de la communauté établie en France, durant la lutte pour l’indépendance. La transmission de cette histoire aux jeunes générations constitue également un enjeu central. Au-delà des cérémonies, la recherche historique, l’accès aux archives et l’enseignement des faits documentés permettent de mieux comprendre les mécanismes de la répression et les conséquences humaines de la domination coloniale. Soixante-cinq ans après les événements, les appels à une reconnaissance nationale en France montrent que cette page de l’histoire reste au cœur des discussions sur la mémoire coloniale. Pour les familles des victimes et les défenseurs de leur mémoire, la reconnaissance officielle demeure une revendication importante.

MDN: Hommage aux martyrs des massacres du 17 octobre 1961

MDN: Hommage aux martyrs des massacres du 17 octobre 1961

Une minute de silence en hommage aux martyrs des massacres du 17 Octobre 1961, est observée, samedi, par les différents Commandements de Forces et les Commandements de Régions militaires, ainsi que l’ensemble des structures et unités de l’ANP. « A l’occasion du 65e anniversaire de la Journée nationale de l’émigration et en application de la décision de Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, décrétant l’observation d’une minute de silence en hommage aux martyrs des manifestations du 17 octobre 1961, les différents Commandements de Forces, Commandements de Régions militaires, ainsi que l’ensemble des structures et unités de l’Armée nationale populaire ont observé une minute de silence à la mémoire de nos valeureux Chouhada, victimes de la répression barbare des manifestations pacifiques organisées, ce jour-là, par les Algériens en France », précise un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).

Massacres du 17 octobre 1961 : une trentaine de maires français réclament la reconnaissance d’un « crime d’État »

Massacres du 17 octobre 1961 : une trentaine de maires français réclament la reconnaissance d’un « crime d’État »

Une trentaine de maires de communes françaises ont appelé à reconnaître les massacres du 17 octobre 1961 à Paris comme un « crime d’État ». Ils demandent notamment l’inscription de cette date au calendrier officiel des journées nationales et des commémorations, rapporte l’APS. A la veille de la commémoration du 65e anniversaire de ces crimes perpétrés par la France coloniale contre le peuple algérien en général et sa communauté établie en France en particulier, ces élus réclament « la reconnaissance pleine et entière des massacres du 17 octobre 1961 comme un crime d’Etat, au regard de la responsabilité des autorités publiques dans l’organisation et la conduite de cette répression », indique un communiqué commun, cité jeudi soir par des médias locaux. Les signataires rappellent que dans la nuit du 17 octobre 1961, « des milliers d’Algériennes et d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris et dans sa région contre le couvre-feu discriminatoire qui leur était imposé », avant d’être confrontés à « une répression policière d’une extrême violence », menée sous l’autorité du sinistre préfet de police de l’époque Maurice Papon. Des manifestants ont été assassinés lors de cette répression, alors que plusieurs victimes ont été jetées dans la Seine. Les maires signataires demandent par ailleurs « l »inscription du 17 octobre 1961 au calendrier officiel des journées nationales et cérémonies officielles », afin que « l’Etat français rende chaque année hommage aux victimes de cette répression ». Outre la reconnaissance officielle du massacre, les élus demandent la poursuite de l’ouverture et de l’accès aux archives relatives à ces événements et, plus largement, à la Guerre de libération nationale, ainsi que la création et le soutien de lieux de mémoire et d’actions de transmission destinées notamment aux jeunes générations afin que « l’histoire du 17 octobre 1961 soit pleinement enseignée et connue ». Ils plaident également pour la reconnaissance et l’accompagnement des victimes, des survivants et de leurs familles, dont la parole et la mémoire ont été trop longtemps ignorées. L’Algérie commémore, samedi, la Journée nationale de l’émigration, marquant le 65e anniversaire des massacres du 17 octobre 1961, perpétrés par la France coloniale contre la communauté algérienne, un crime odieux et ignominieux que le pays, dit des droits de l’Homme, tente d’occulter depuis des décennies mais qui continue de le hanter à ce jour. Malgré les tentatives de les passer sous silence par les autorités coloniales, les massacres du 17 octobre 1961, perpétrés en plein Paris contre des milliers d’Algériens manifestant pacifiquement contre un couvre-feu discriminatoire, avaient fait la Une de la presse européenne et internationale de l’époque, qui a documenté en détail la répression d’une brutalité extrême. Ces massacres, longtemps niés ou minimisés, sont aujourd’hui considérés par les historiens comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire contemporaine, symbole du racisme institutionnel du système colonial.

17 OCTOBRE 1961 : Un crime d’État en plein Paris

17 OCTOBRE 1961 : Un crime d’État en plein Paris

La commémoration du 65ème anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 à Paris, tout comme les précédentes, sonne comme un rappel aux générations actuelles l’adhésion des Algériens qui étaient établis en France à ce moment, à la lutte de libération nationale menée par leur pays, l’Algérie, pour s’affranchir définitivement du joug colonial. En Algérie, ce jour a été consacré Journée nationale de l’Émigration. Hier, à 11h, comme chaque 17 octobre, en application de la décision du président Abdelmadjid Tebboune, prise en 2021, une minute de silence a été observée à travers l’ensemble du territoire national et au niveau des représentations diplomatiques algériennes à l’étranger, à la mémoire des martyrs des massacres du 17 octobre 1961 à Paris. Les hommages en Algérie et en France Dans son message à cette occasion, le président Tebboune a souligné qu’ « en faisant face à la répression coloniale policière haineuse, en affrontant à mains nues les balles réelles et en perdant ainsi des dizaines de manifestants, noyés sauvagement dans la Seine, la communauté nationale, à cette période difficile de l’histoire moderne de l’Algérie, a ancré son appartenance à un peuple authentique, ancestral, fier et libre, ainsi qu’à une civilisation et à une histoire enracinées sur la terre de notre chère Algérie ». Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, sur son compte sur les réseaux sociaux, a noté que les sacrifices des martyrs des massacres du 17 octobre 1961 resteront gravés dans l’histoire de l’Algérie victorieuse, témoins à jamais de la résistance d’un peuple inébranlable. Il a rappelé que dans leur ferme attachement à leur droit à la liberté et à l’indépendance, ils ont affronté à mains nues la répression coloniale. La cérémonie officielle commémorative, placée sous le slogan « Des profondeurs de la mémoire aux horizons de l’avenir », a été présidée, dans la wilaya de Boumerdès, par le ministre des Moudjahidine et des Ayant droit, Abdelmalek Tacherift. En France, à Paris, sur les lieux de ce crime d’État, précisément sur le Pont Saint-Michel, mais aussi dans de nombreuses villes où des plaques commémoratives sont apposées et des noms de rues ou de places rappellent, le massacre du 17 octobre 1961 est habituellement commémoré par des citoyens et citoyennes qui jettent des fleurs dans les cours d’eau en mémoire des Algériens assassinés. Ce geste a été accompli, on s’en souvient, près du Pont Saint-Michel, à Paris, par les athlètes algériens lors de la cérémonie d’ouverture des JO en 2024. Un crime d’État Les militants français anticolonialistes continuent de faire constater que cette répression coloniale sanglante est restée impunie. Ils revendiquent la reconnaissance officielle pleine et entière par la France de ce crime d’État, car, expliquent-ils, toutes les institutions de la Ve République prirent part à des degrés divers à sa perpétration, à son impunité et à son occultation. Ils rappellent que le préfet de police de Paris, ne pouvait en être le seul responsable, il y avait le ministre de l’Intérieur, Roger Frey, et le président français, Charles de Gaulle. Une trentaine de maires de communes françaises ont réclamé « la reconnaissance pleine et entière des massacres du 17 octobre 1961 comme un crime d’état, au regard de la responsabilité des autorités publiques dans l’organisation et la conduite de cette répression ». Parmi les signataires figurent notamment les maires de Paris, Emmanuel Grégoire, de Saint-Denis, Bally Bagayoko, de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, de Montreuil, Patrice Bessac, et de Trappes, Ali Rabeh. La bataille des chiffres La tentative des responsables français de l’époque de fabriquer un récit officiel minimisant la répression des manifestants algériens a été suivie, font remarquer des chercheurs algériens, par la tentative de présenter le fait avec une autre explication que celle qui indique l’adhésion des manifestants aux mots d’ordre du FLN et à la lutte pour l’indépendance du pays. Pour sa part, l’historien français Jean-Luc Einaudi a patiemment reconstitué le déroulement des faits, après avoir consulté des documents d’archives inédits, les registres des cimetières parisiens, la presse de l’époque, les textes officiels, et entendu plus d’une centaine de témoins directs ou indirects. Il a consigné les résultats de ses recherches dans un livre intitulé « La Bataille de Paris (17 octobre 1961) ». L’ancien préfet de police de Paris avait répété sans vergogne la version officielle de 1961 : il n’y avait eu ce 17 octobre que trois morts, dont 2 Algériens, et les milliers de manifestants raflés par la police parisienne avaient été bien contents d’être « mis à l’abri » du FLN. Les terribles photos d’Algériens brutalisés ou tués, prises le jour même, ou des images du film de Jacques Panijel, longtemps interdit, tournées dans les bidonvilles de Nanterre, Octobre à Paris (1962), de Jacques Panijel, prouvent que ce qu’a dit Maurice Papon est un mensonge. Les chercheurs français notent que la seule ampleur des arrestations effectuées dans la rue fait de cette journée une date singulière dans l’histoire de la police parisienne : en quelques heures, plus de 12 000 personnes furent conduites, dans des cars de police ou des bus de la RATP réquisitionnés à cet effet, à l’ancien hôpital Beaujon, à Vincennes, dans la cour de la préfecture de police, au stade Coubertin et surtout au parc des Expositions. M’hamed Rebah

Le Consulat d’Algérie à Bruxelles commémore l'anniversaire des manifestations du 17 octobre 1961
17 octobre 1961 : des maires de France réclament que le massacre soit reconnu comme « crime d’État »

17 octobre 1961 : des maires de France réclament que le massacre soit reconnu comme « crime d’État »

Une trentaine de maires de France demandent la « reconnaissance pleine et entière du massacre du 17 octobre 1961 comme un crime d’État ». Dans un texte commun, publié jeudi, ces édiles soulignent la responsabilité des autorités publiques dans l’organisation et la conduite de la répression. Parmi les signataires figurent notamment les maires de Paris, Emmanuel Grégoire , de Saint-Denis, Bally Bagayoko , de Saint-Ouen, Karim Bouamrane , de Montreuil, Patrice Bessac , et de Trappes, Ali Rabeh . Le 17 octobre 1961, une nuit de violence policière à Paris Dans la nuit du 17 octobre 1961, des milliers d’Algériennes et d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris et en région parisienne contre un couvre-feu discriminatoire. Ils ont été victimes d’une répression d’une violence extrême menée par la police française sous l’autorité du préfet de police Maurice Papon. Si le bilan exact des morts demeure incertain, les maires évoquent près de 300 Algériens tués dans leur appel, en se référant aux estimations de l’historien Jean-Luc Einaudi , et rappellent que de nombreuses victimes ont été jetées dans la Seine. Afin de rendre hommage aux victimes, les élus réclament l’inscription du 17 octobre au calendrier officiel des journées nationales et cérémonies officielles . Ils demandent également la poursuite de l’ouverture et de l’accès aux archives de la guerre d’Algérie pour permettre aux chercheurs, aux familles et aux citoyens de continuer à établir et transmettre les faits. L’appel invite aussi à soutenir la création de lieux de mémoire et d’actions pédagogiques auprès des jeunes générations, tout en assurant l’accompagnement et la reconnaissance des victimes, des survivants et de leurs familles. Les maires réclament une journée nationale et l’ouverture des archives Pour les signataires, reconnaître ces événements ne revient pas à raviver les blessures du passé, mais à regarder l’histoire en face et à rendre justice aux victimes. Si la « répression sanglante » avait été reconnue par François Hollande en 2012, puis qualifiée de crimes « inexcusables pour la République » par Emmanuel Macron en 2021, ces avancées restent perçues comme insuffisantes par les édiles. Ces étapes ne sauraient être un point final, et les maires appellent solennellement l’État à aller jusqu’au bout du chemin engagé. Cette position est également soutenue sur le plan politique : la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a réaffirmé cette demande en annonçant sa participation aux commémorations et en rappelant le combat pour que ce massacre soit officiellement reconnu comme un crime d’État.

Les sacrifices des martyrs des massacres du 17 octobre 1961 resteront gravés dans l'histoire de l'Algérie victorieuse

Les sacrifices des martyrs des massacres du 17 octobre 1961 resteront gravés dans l'histoire de l'Algérie victorieuse

ALGER- Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a souligné, samedi, que les sacrifices des martyrs des massacres du 17 octobre 1961 resteront gravés dans l'histoire de l'Algérie victorieuse, témoins à jamais de la résistance d'un peuple inébranlable. "En cette Journée nationale de l'émigration, nous nous remémorons avec émotion les massacres du 17 octobre 1961 à Paris, lorsque les Algériens, fermement attachés à leur droit à la liberté et à l'indépendance, ont affronté à mains nues la répression coloniale", a écrit M. Nasri sur son compte sur les réseaux sociaux à l'occasion de la Journée nationale de l'émigration, commémorant les massacres du 17 octobre 1961. "Leurs sacrifices resteront gravés dans l'histoire de l'Algérie victorieuse, témoins à jamais de la résistance d'un peuple inébranlable. Gloire et éternité à nos valeureux martyrs", a ajouté M. Nasri.

MOUDAF: Massacres du 17 octobre 1961: un crime d’Etat exigeant une réparation pour  les victimes

MOUDAF: Massacres du 17 octobre 1961: un crime d’Etat exigeant une réparation pour les victimes

Le Mouvement dynamique des Algériens de France (MOUDAF) a appelé, samedi, à la reconnaissance pleine et entière du crime d’Etat commis le 17 octobre 1961 à Paris, soulignant que cette reconnaissance doit impérativement s’accompagner d’un devoir de réparation envers les victimes et leurs descendants. « Le 17 octobre 1961 constitue une page fondamentale de notre récit collectif national, de notre identité et de notre conscience historique « , a souligné le MOUDAF dans une déclaration à la presse, à l’occasion de la commémoration du 65e anniversaire de ces massacres perpétrés par la France coloniale contre des Algériens qui ont manifesté pacifiquement à Paris pour leur dignité, leur liberté et l’indépendance de l’Algérie, avant de subir une répression sanglante. Soixante-cinq ans après, le MOUDAF rappelle que la répression sanglante du 17 octobre 1961 « constitue un crime d’Etat dont la reconnaissance pleine et entière demeure une exigence historique, morale et politique « , précisant que la commémoration de cette date « ne consiste pas seulement à entretenir le souvenir de nos martyrs, mais aussi d’affirmer notre responsabilité collective de transmettre aux jeunes générations les valeurs de liberté, de dignité et de courage qui ont marqué le combat de nos aînés ».

Une minute de silence observée à la mémoire des martyrs des massacres du 17 octobre 1961