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Deux jours avant la clôture des offres : Structuration du hors réseau énergétique

Deux jours avant la clôture des offres : Structuration du hors réseau énergétique

Les soumissionnaires intéressés par l’offre lancée par le ministère de l’Énergie et des Énergies Renouvelables disposent encore de deux jours pour déposer leur offre. La date limite de dépôt a été fixée au 12 août 2026 à 12 heures, soit 21 jours après la publication initiale de l’avis de consultation, le 23 juillet dernier. L’ouverture des plis s’effectuera le jour même à 13 heures, en séance publique, par la commission de consultation.

L’avis porte sur une étude relative à la promotion des énergies renouvelables hors réseau électrique. Les candidats qualifiés doivent retirer le cahier des charges auprès de la Direction des Finances et Moyens du ministère et lui adresser leur offre sous enveloppe portant la mention « à ne pas ouvrir ».

Le choix du prestataire reposera sur l’offre la moins disante parmi celles jugées techniquement qualifiées. Selon ce cahier des charges, l’étude doit notamment évaluer le potentiel de trois sites de déchets, élargissant le périmètre d’analyse à la biomasse aux côtés du solaire photovoltaïque et de l’éolien.

Les réalisations historiques de l’off-grid

Les réalisations historiques de l’off-grid ont longtemps constitué le socle opérationnel des technologies propres sur le territoire national. L’alimentation des relais de télécommunication, le pompage solaire agricole et l’électrification des populations en zones éloignées ont fonctionné de manière autonome, en marge des infrastructures gérées par l’opérateur historique Sonelgaz.

Les données consolidées du secteur indiquent que les capacités installées en kits photovoltaïques isolés, éclairage public solaire et mini-réseaux hybrides atteignaient près de 48 mégawatts au terme du dernier bilan national. Cette dynamique pionnière s’est toutefois développée sans cadre d’achat unifié ni planification globale des investissements.

« Le hors-réseau a constitué le premier levier de développement des énergies renouvelables en Algérie, à travers l’électrification rurale, le pompage solaire ou les télécoms, en évoluant en marge d’un secteur électrique dominé par Sonelgaz », rappelle Boukhalfa Yaïci, directeur général du Green Energy Cluster Algeria.

Selon lui, le regroupement des compétences sous la tutelle du ministère de l’Énergie et des Énergies Renouvelables rend désormais incontournable l’adoption d’une stratégie nationale globale.

Celle-ci doit englober l’ensemble des filières (solaire, éolien, biomasse), les différents modes de raccordement et d’exploitation (sites isolés, réseaux hybrides, centrales d’envergure), ainsi que la diversité des modèles contractuels et financiers (EPC, PPA, dinars ou devises). L’enjeu prioritaire réside dans un déploiement continu et réaliste, indispensable pour préserver la filière locale et éviter les retards préjudiciables au pays.

Cette étude s’inscrit dans le programme national visant 15 000 mégawatts d’énergies renouvelables à l’horizon 2035, dont un premier palier de 3 200 mégawatts réparti sur cinq wilayas est attendu d’ici 2027.

Le secrétaire d’État chargé des Énergies renouvelables, Noureddine Yassa, a fixé l’objectif de porter à 30 % la part des énergies propres dans le mix énergétique national à cette échéance, dans un contexte de demande d’électricité en hausse, la consommation nationale étant attendue au-dessus du seuil de 22 000 mégawatts dès cet été.

La consolidation d’une chaîne de valeur industrielle locale conditionnera la portée de cette étude. L’enjeu réside dans la capacité à transformer ces appels d’offres en commandes concrètes pour les entreprises de fabrication et de maintenance déjà implantées sur le territoire, au bénéfice des zones éloignées du réseau national.

T. A. L.

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