Dans quelques heures, la sélection nationale féminine lancera sa campagne de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – Maroc 2026 en ouvrant le bal face à la coriace sélection sénégalaise au stade Olympique de Rabat (18h).
Versée dans le très relevé groupe A, en compagnie du pays hôte, le Maroc, et le Kenya, qui joueront deux heures après au stade Moulay El-Hassan, toujours à Rabat, l’équipe algérienne vise un double objectif: passer la phase de groupes, c’est-à-dire atteindre les quarts de finale, niveau atteint pour la première fois lors de la dernière édition (2024), disputée l’été dernier, mais surtout passer un autre gap, celui de rejoindre le dernier carré. Cela signifie tout simplement une qualification directe pour la Coupe du monde de la FIFA en 2027 au Brésil. Ce sera une première historique pour le football féminin algérien, pour ne pas dire pour la sélection
A car cette dernière a cette particularité d’être composée presqu’exclusivement des meilleures joueuses évoluant à l’étranger.
Incontestablement, cette sélection nationale est l’arbre qui cache la forêt du football féminin en Algérie qui accuse un grand retard, tant sur le plan de la pratique massive, la structuration, la compétition que dans la formation, qui demeure le maillon faible du développement de la discipline chez les féminines.
Cependant, la performance de la sélection peut constituer un levier intéressant et un stimulant, voire une sorte de locomotive pour tirer le reste des sélections jeunes (U17 et U20), même si tout le monde sait que c’est à l’échelle des clubs que tout le travail de base doit d’abord être fait.
Et quand on évoque la base, cela inclut en premier l’école et le football scolaire, là où la discipline peine à s’implanter sérieusement en absence d’une stratégie sérieusement étudiée, d’un encadrement dédié et d’infrastructures mises à disposition. La preuve en est que l’Algérie n’a jamais participé au Championnat d’Afrique de football scolaire, épreuve mise en place depuis 2023 par la Confédération africaine de football, sous l’impulsion de son initiateur, Patrice Motsepe. Une qualification donc pour le prochain Mondial 2027 aura un impact retentissant pour la Fédération algérienne de football qu’il faudra par contre fructifier, et ne pas se suffire de glorioles et de retombées financières, en plus de l’image soignée.
Ainsi, quand bien même les coéquipières de la capitaine Sofia Guellati ne seront pas dans le carré final, il leur restera une deuxième chance, celle d’être parmi les deux barragistes issus des quatre perdants des quarts de finale, afin d’emprunter un chemin plus sinueux (trois barrages, dont deux intercontinentaux) pour atteindre l’objectif de Brésil 2027.
– MOHAMED MALIK

























