A moins d’un mois du stage de septembre de l’équipe nationale, dont la fenêtre FIFA s’étalera sur le mois d’octobre avec les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – PAJOMA 2027, la Fédération algérienne de football n’a toujours pas trouvé de sélectionneur.
Contrairement à de nombreuses autres associations, la fédération algérienne de football est toujours à la traine pour trouver un nouveau sélectionneur qui prendra en charge les Verts après la résiliation du contrat de Vladimir Petkovic, au lendemain d’une Coupe du monde 2026 décevante.
Depuis l’annonce du départ du technicien Bosno-helvétique, plusieurs noms ont circulé, notamment après que le bureau fédéral ait relancé le fameux Collège technique national pour, d’un côté évaluer le travail accompli par Petkovic, et d’un autre, établir le profil du futur patron des Fennecs, et chemin faisant lister quelques noms susceptibles d’être retenus.
Ce feuilleton, qui tient en haleine l’opinion sportive depuis plusieurs semaines, n’ayant toujours pas connu d’issue, voilà que l’on parle d’un adjoint et d’un manager général, en l’occurrence Antar Yahia et Moussa Saïb.
C’est ce qu’on appelle mettre la charrue avant les bœufs ! Si pour le poste de manager, les choses peuvent se concevoir, par contre désigner un adjoint alors que le sélectionneur n’est pas encore connu ni engagé, c’est vraiment du n’importe quoi vu qu’en général, un entraîneur qui se respecte vient systématiquement avec son propre staff dont son ou ses adjoints.
C’est ce qui est, d’ailleurs, pratiqué ailleurs où pas moins d’une douzaine de fédérations ont déjà engagé de nouveaux sélectionneurs au lendemain du Mondial 2026, avec leurs staffs respectifs.
On peut citer le néerlandais Mark van Bommel devenu sélectionneur de la Belgique en remplacement de Rudi Garcia, Mouine Chaabani à la tête de la Tunisie, Jurgen Klopp pour relancer l’Allemagne, Hervé Renard pour coacher la Côte d’Ivoire, Diego Forlan pour conduire l’Uruguay, l’espagnol Xavi pour remettre les Pays-Bas sur rails, Jorge Jésus nouveau patron du Portugal, Slaven Bilic à la tête de la Croatie , Rafael Marquez pour guider son Mexique, le marocain Badou Zaki choisi pour gérer la Jordanie en remplacement de son compatriote Jamel Sellami et Zinedine Zidane qui fait sa grande arrivée en équipe de France.
Ce dernier a fait part, à travers un communiqué officiel de la Fédération française de football, de l’identité des 22 hommes qui vont l’accompagner dans sa mission, que ce soient les membres du staff technique dont l’ancien gardien international Fabien Barthez, ou bien les membres des autres staffs.
En attendant donc que la FAF mette la main sur le bon profil et la compétence idéale pour conduire la sélection lors des prochaines échéances, avec en ligne de mire la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – PAJOMA 2027 en juin et juillet prochains, les spéculations de toutes sortes vont bon train.
Par contre, on vient d’apprendre qu’Antar Yahia s’est inscrit dans le cursus de formation pour l’obtention de la Licence CAF A, dont les cours débuteront à partir du mois de septembre afin de combler un manque et se doter d’un diplôme qui lui permettra éventuellement d’être sur le banc des Verts et accompagner le prochain sélectionneur, si celui-ci voudrait bien accepter ce fait accompli.
Ce qui est certain, le feuilleton du nouveau sélectionneur démontre encore une fois l’absence de vision et l’incapacité de la fédération d’être dans la prospective en n’étant pas préparée à cette éventualité, à savoir celle du départ précipité d’un sélectionneur et son remplacement à travers la présence déjà d’une shortlist existante au préalable dans sa propre base de données afin de la déclencher à tout moment.





























