L’élimination de la France en demi-finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Espagne (0 – 2) a sonné la fin du long mariage avec son sélectionneur, Didier Deschamps. Quatorze longues années, au cours desquelles les Bleus ont connu des joies et des peines, avec le sacre de la Coupe du monde 2018 et la Ligue des nations 2023, mais également les finales perdues de l’Euro 2016 à la maison et du Mondial 2022 au Qatar. La France rêvait d’une troisième étoile et d’une fin idyllique pour son sélectionneur, qui est déjà dans la légende, mais l’Espagne est passée par-là, avec un réalisme et une froideur qui ont signifié la clôture d’un chapitre plus tôt que souhaité.
Le départ de Didier Deschamps était déjà annoncé et préparé depuis bien longtemps, il fallait juste l’acter. Ce qui fut fait, ouvrant une nouvelle page pour l’équipe de France et pour son nouveau sélectionneur, qui n’est toujours pas désigné officiellement, même si son nom a tellement couru que nul ne serait étonné de le voir, lors de la prochaine date FIFA, dans son nouvel habit. Évidemment, DD dirigera son équipe une dernière fois ce samedi au Hard Rock Stadium de Miami pour le match de classement. Cette rencontre que nombreux voudraient supprimer, car elle ne fait que remuer le couteau dans la plaie de la déception et de l’amertume.
Et puis, Deschamps, parmi le top 10 des sélectionneurs, détenteur désormais du record de longévité à la tête d’une sélection, n’est pas le seul à quitter ses fonctions à l’occasion de cette Coupe du monde 2026. Sabri Lamouchi a été le premier à être débarqué, après seulement un match à la tête de la Tunisie et une défaite humiliante face à la Suède (1 – 5), et sera suivi par quatorze autres ( voir LE + D’INFOS). Évidemment, la manière de se séparer de son sélectionneur est presque identique, dans l’amabilité et souvent à l’amiable, si ce n’est dans le respect du cadre contractuel où les objectifs sont bien définis à l’avance.
La Coupe du monde représente une étape importante et un examen majeur pour la plupart des entraîneurs, où les résultats et la qualité de la performance, même en cas d’élimination, pèsent souvent dans la balance. Mais qu’en est-il du sélectionneur algérien, Vladimir Petkovic, où la Fédération a décidé d’emprunter un autre chemin, un peu plus détourné, en désignant une commission technique pour évaluer son travail et ses résultats lors du Mondial ? Une démarche qui renvoie une image floue sur les desseins de la fédération, d’autant qu’en même temps, ses propres relais évoquent plusieurs scénarios que cette même fédération échafaude pour pousser Petkovic vers la porte de sortie !
« Forcer » le technicien suisse à rester trois semaines à Alger, alors que c’est déjà écrit dans son premier contrat ; lui enlever ses adjoints et les faire remplacer par des Algériens ; et on ne sait quel autre subterfuge ou talisman pour le faire déguerpir, car le piège s’est refermé sur la FAF et son président, qui l’a reconduit pour deux ans avant le Mondial et l’expiration de son contrat en cours. Des méthodes inélégantes et mesquines pour forcer un entraîneur à partir, au lieu de passer par la voie de la négociation et de la persuasion, ne serait-ce que pour préserver l’image d’une fédération aux abois et, surtout, de l’Algérie, qui n’a pas besoin de recourir à de telles pratiques.
– MOHAMED MALIK
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Les entraineurs qui ont quitté leur sélection
Miroslav Koubek (République tchèque), Steve Clarke (Écosse), Hong Myoung-bo (Corée du Sud), Marcelo Bielsa (Uruguay), Sebastian Beccacece (Équateur), Ronald Koeman (Pays-Bas), Julian Nagelsmann (Allemagne), Javier Aguirre (Mexique), Carlos Queiroz (Ghana), Roberto Martinez (Portugal), Zlatko Dalić (Croatie) et Pape Thiaw (Sénégal), même si, pour ce dernier, la procédure est bloquée par le ministère des Sports.





























