Le choix de Brahim Hemdani répond, selon les données factuelles, beaucoup plus à des considérations conjoncturelles qu’à un véritable projet d’avenir pour la sélection nationale, sur le moyen et le long terme.
Etant donné qu’une sélection A n’est ni un laboratoire de recherche, ni un champ d’expérimentation, le choix d’un sélectionneur devrait répondre à un certain nombre de critères, parmi lesquels des objectifs stratégiques pour faire progresser l’équipe, promouvoir et valoriser les meilleurs talents et performer pour décrocher des titres, et non pas se contenter d’atteindre des niveaux avancés lors d’une compétition majeure comme la Coupe d’Afrique des nations, sachant que la Coupe du monde est une épreuve d’une autre dimension.
Au-delà du nom de Hemdani, de son CV, de son parcours et de son vécu, de son manque d’expérience du très haut niveau, est-ce que la fédération algérienne de football possède un véritable projet pour cette sélection, en dehors du fait de se qualifier à la prochaine CAN-2027 et de tenter d’atteindre le dernier carré ?
Dans la foulée, comment la fédération peut-elle aligner sur les mêmes objectifs un Vladimir Petkovic, qui devait émarger à 160 000 euros/mois, avec un Brahim Hemdani ne dépassant guère les 50 000 euros/mois ? Alors, soit on était dans la démesure avec le technicien bosno-helvétique, ce qui est inadmissible, ou bien on est passé à la dévalorisation avec Hemdani, et c’est encore irrecevable ?
En faisant leur apparition sur le devant de la scène, Brahim Hemdani et Anther Yahia seront très attendus lors de la première conférence de presse, eux qui ne se sont pas forgés une carrière d’entraîneurs respectés, après leurs exploits respectifs en tant que joueurs.
Après une Coupe du monde 2026 décevante et un été feuilletonnesque bien entretenu par la fédération, cette dernière a fini par donner sans transition ni passation les clés du vestiaire à Hemdani, dont on ne connaît pas encore le contenu ni les idées fondatrices de son ‘’projet’’ pour l’équipe nationale.
Dans ce cadre, l’instance fédérale s’est juste contentée de donner l’information, sans s’étaler sur sa démarche, ses motivations, ses critères de choix ainsi qu’explicitement sur les objectifs à atteindre.
Pour autant, la fédération avait-elle vraiment un projet avec Petkovic pour qu’elle puisse l’avoir avec Hemdani ? Cela n’en a pas l’air, surtout après avoir sollicité le Collège technique puis en recourant à une longue liste de noms d’entraîneurs sans que celle-ci n’aboutisse à un choix final, si ce n’est sur celui, par défaut et sur ‘’orientation’’, de l’ancien coach de Marignane Côte Bleue.





























