À quelques jours de l’entame du championnat, le nouvel entraîneur de la JS Kabylie, Yazid Mansouri a livré un état des lieux sans détour de la situation.
Lors d’un point de presse animé hier matin au stade Hocine-Aït-Ahmed, le directeur technique et sportif des Canaris est revenu sur les conditions particulières dans lesquelles il a rejoint le club, tout en évoquant les nombreux chantiers auxquels la nouvelle direction a dû s’attaquer durant cette intersaison. Mansouri a notamment insisté sur le contexte délicat trouvé à son arrivée. La reprise avait été fixée au 4 juillet, mais le responsable kabyle n’a rejoint le club que dans un environnement marqué par plusieurs incertitudes, notamment l’absence d’un entraîneur et d’un staff technique.
Des conditions particulières
À cela s’ajoutait un effectif considérablement réduit après plusieurs départs. «La reprise a eu lieu le 4 juillet. Moi, je suis arrivé dans des conditions un peu particulières. Il n’y avait pas de coach lorsque je suis arrivé. Il n’y avait pas de staff non plus. Une équipe qui était réduite, avec beaucoup de départs qu’il fallait combler. Donc beaucoup de choses à mettre en place et ça a été difficile, la mise en route. Il faut savoir qu’on est en période de transition. Une nouvelle direction qui vient d’arriver, un nouveau staff, pas mal de perturbations. Pour une personne, ça fait beaucoup de choses à gérer», a expliqué Mansouri.
Un mercato «très compliqué»
Le recrutement a constitué l’un des principaux dossiers auxquels le nouveau directeur technique et sportif a dû s’attaquer. Mansouri ne cache pas avoir rencontré plusieurs difficultés, notamment en raison des nouvelles contraintes liées au recrutement des joueurs étrangers. «Il fallait que je m’occupe aussi du mercato, qui est très compliqué. Vous pouvez le constater, je pense que vous êtes des spécialistes. Vous savez que cette année, il est difficile», a-t-il d’abord reconnu. Le responsable kabyle a également expliqué que certaines règles concernant l’âge des joueurs étrangers et les conditions liées à leur sélection constituaient de nouvelles données pour lui.
Le mercato avec du retard
«J’ai constaté à mon arrivée qu’il y avait aussi des contraintes concernant le mercato des joueurs étrangers avec l’âge, les conditions de sélection. Ça, c’était de nouveau pour moi. Donc ça fait beaucoup de choses à assimiler et beaucoup d’informations à récolter», a-t-il poursuivi. Malgré ce retard, Mansouri assure que les responsables ont travaillé sans relâche pour permettre à l’équipe de préparer au mieux sa nouvelle saison. «On a fait le maximum. On avait du retard à rattraper. On s’est mis au travail pour pouvoir préparer notre championnat au mieux. Voilà en gros ce qui s’est passé lors du mois et demi qui s’est écoulé», a-t- il ajouté.
«Je n’ai pas le même budget que mes concurrents»
L’une des déclarations les plus significatives de cette conférence concerne les moyens financiers consacrés au recrutement. Interrogé sur les ressources dont il dispose pour renforcer l’effectif, Mansouri a reconnu que la JSK ne possède pas la même marge de manœuvre que certains de ses principaux concurrents. C’est difficile de recruter des joueurs qui jouent dans de grands clubs», a-t-il affirmé avec franchise. Une sortie qui risque forcément de susciter des réactions chez les supporters kabyles, qui espèrent voir leur équipe retrouver rapidement les sommets. Pour Mansouri, il s’agit surtout de rappeler la réalité dans laquelle la nouvelle direction doit travailler et les contraintes auxquelles elle est confrontée
pour construire un effectif compétitif.
«On va faire le maximum pour rivaliser»
Malgré ce contexte, le responsable technique de la JSK refuse de revoir les ambitions du club à la baisse. Il préfère toutefois éviter de parler ouvertement du titre et fixe comme première mission de construire une équipe capable de rivaliser avec les meilleures formations du championnat. «L’administration, le public, il y a beaucoup d’attente. Beaucoup d’exigences, ça fait longtemps que le club n’a rien gagné. Nous, on arrive et on trouve l’équipe dans une situation délicate. Je ne vais pas me cacher derrière ça. C’est la réalité. On hérite d’une situation, il faut trouver les solutions», a-t-il souligné.
«On va essayer d’exister sur le championnat»
Pour y parvenir, Mansouri mise sur un équilibre entre joueurs expérimentés et jeunes éléments. «Faire un groupe, faire un bon recrutement, mettre un bon staff technique, travailler dans les meilleures conditions possibles. Les objectifs, c’est qu’on va essayer d’exister sur le championnat. On va faire le maximum pour pouvoir rivaliser. Malgré tout, il y a un compromis entre expérience et jeunesse», a-t-il expliqué. Pas question donc de brûler les étapes. La JSK entend avancer progressivement, avec l’idée de prendre les matches les uns après les autres. «On jouera match par match et on essaiera de rivaliser», a conclu Mansouri, tout en lançant un appel clair au public : «On aura besoin du public pour nous aider». Le message est ainsi limpide : dans une saison placée sous le signe du changement, les Canaris veulent construire, progresser et surtout retrouver une place à la hauteur du standing du club.
– MUSTAPHA L.




























