Retour sur terre, comme on dit. Après la fabuleuse épopée de notre sélection nationale féminine à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) – Maroc 2026, où elle a décroché la médaille de bronze en terminant troisième sur le podium, ainsi qu’une qualification pour la Coupe du monde de la FIFA – Brésil 2027, pour la première fois de son histoire, le football féminin algérien a rendez-vous, dans une douzaine de jours, avec un autre événement.
Il s’agit du tournoi de l’Union nord-africaine de football (UNAF), qualificatif pour la 6e édition de la Ligue des champions féminine de la CAF 2026, qui aura lieu du 1er au 7 septembre prochain en Tunisie. L’Algérie, qui ne s’est jamais qualifiée pour la phase finale de cette compétition depuis son instauration par la CAF en 2021 et remportée jusqu’ici par trois clubs : l’AS FAR du Maroc (2022 et 2025), Mamelodi Sundowns d’Afrique du Sud (2021 et 2023) et le TP Mazembe de la RD Congo (2024), sera représentée cette fois par le CF Akbou, champion d’Algérie en titre (2025/2026).
Outre le représentant algérien, le tournoi de l’UNAF verra cette année la participation, des Égyptiennes du FC Masar, des Marocaines du FUS Rabat et des Tunisiennes de l’ASF Sousse. Le CF Akbou débutera la compétition le 1er septembre face au favori du tournoi, le FUS Rabat, au stade du Bardo de Tunis (16h00), puis enchaînera dans le même stade, le 4 septembre, face au FC Masar et conclura sa participation contre l’ASF Sousse, le 7 du même mois, au stade Chedly-Zouiten, toujours dans la capitale tunisienne.
Ce tournoi sera donc un véritable test pour le football féminin national, qui n’aura pas la possibilité de se renforcer, mais devra présenter ses propres forces, performer et démontrer l’étendue de sa progression, si progression il y a dans ce que l’on peut considérer, sans frémir, comme le désert du football féminin en Algérie.
En attendant que la Direction technique nationale (DTN) de la FAF nous donne une véritable photographie de ce secteur, à savoir le nombre de pratiquantes et de licenciées, le nombre de clubs structurés, le nombre d’encadreurs, de formateurs, d’entraîneurs et de techniciens dédiés au football féminin, ainsi que la qualité de tout cet encadrement, l’état des lieux ne prête guère à l’optimisme.
Surtout en l’absence d’une véritable stratégie claire et ambitieuse, déclinée en plans opérationnels et en schéma directeur de développement afin d’atteindre des objectifs clairs et quantifiables à moyen et long terme, le tout s’appuyant sur des structures de formation (pépinières et/ou académies), comme c’est le cas, par exemple, dans plusieurs pays africains, dont le Malawi, finaliste de la dernière CAN- 2026, où l’équipe est à forte connotation locale.
L’exploit des coéquipières de Marine Dafeur devrait provoquer un nouveau souffle, susciter des vocations chez les jeunes filles et servir de levier à la Fédération pour augmenter le nombre de licenciées, multiplier les clubs et les compétitions et former des générations de footballeuses à partir des jeunes catégories.
Il ne faudrait surtout pas se gargariser d’une qualification à la Coupe du monde 2027, œuvre d’une diaspora qui mérite respect et gratitude, ainsi que tous les encouragements pour d’autres succès.
– LAFORDASSE





























