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ALG : Des statuts de la FAF parlons-en (Lafordasse)

ALG : Des statuts de la FAF parlons-en (Lafordasse)

La vague de contestation populaire pour le départ du séléctionneur Vladimie Petkovic a fini par atteindre son objectif. En ce début du mois d’août, la Fédération algérienne de football a cédé en annonçant la résiliation à ‘’l’amiable’’ de la relation de travail avec le désormais technicien bosno- helvétique, alors qu’elle lui avait prolongé son contrat jusqu’en 2028, juste avant la Coupe du monde 2026, estimant qu’il avait fait un ‘’excellent travail’’.

Aujourd’hui, la page Petkovic étant tournée, la fédération est partie à la recherche de son successeur. Quelques jours et quelques coups de téléphones ont suffi également pour mettre la main sur l’ancien sélectionneur du Qatar et de l’Equateur, l’espagnol Félix Sánchez Bas qui tient, semble-t-il, la corde pour reprendre en main les Verts dès le mois de septembre avec le début des éliminatoires de la CAN 2027.
Sauf que, parce qu’il y a un sauf que : la contestation ne semble pas s’arrêter, car des voix continuent à exiger un changement profond au sein du football national, allant même jusqu’à demander le départ du président de la FAF, Walid Sadi, et de son bureau fédéral, élus en février 2025 pour un mandat de quatre ans.

Evidemment, cette demande de changement semble peu probable pour certains, notamment pour ceux qui ont la certitude que l’actuel Bureau fédéral est là jusqu’à la fin du mandat (2029), mais peut prétendre pour au moins deux autres mandats (2029 – 2033 et 2033 – 2037), comme le stipulent les statuts de la FAF réformés le 1e février 2025.

Un nombre de mandats de trois (successifs ou entrecoupés) selon ce que permet la FIFA, mais qui se trouve en porte-à-faux avec non seulement la réglementation algérienne relative aux fédérations (décret exécutif n°14-330 du 27 novembre 2014 fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement des fédérations sportives nationales ainsi que leur statut-type) qui limite le nombre à deux mandats, mais également avec la Constitution algérienne qui s’applique au Président de la république, dont le nombre de mandats ne pourrait dépasser les deux.

Par ailleurs, ceux qui évoquent le départ de Sadi, dont certains avec insistance, doivent savoir que le «jeu
a été fermé avec un double-six» pour la présidence de la FAF ( Voir LE + D’INFOS) . En d’autres termes, l’enjeu n’est donc pas de débarquer ou exiger le départ du président de la FAF, mais de mettre fin à de nombreuses transgressions réglementaires qui vont à l’encontre des textes nationaux et du principe universel même de la démocratie en matière d’élection.
– LAFORDASSE

LE + D’INFOS

Pour être candidat à la présidence de la FAF, il faut avoir fait partie d’un Bureau fédéral, comme le précise
les Statuts (Chapitre B – Bureau Fédéral, Article 38 – Composition, Point 38.4 – Les candidats aux fonctions de membres du Bureau fédéral de la FAF doivent répondre aux conditions d’éligibilité dont le Point H – Pour les candidats au poste de Président de la FAF, il faut avoir déjà été membre au sein d’un Bureau Fédéral), combien même ledit candidat est membre à part entière de l’Assemblée générale de la FAF. -RS.

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