Virus en Chine: l’épidémie gagne d’autres pays, réunion d’urgence de l’OMS

Virus en Chine: l’épidémie gagne d’autres pays, réunion d’urgence de l’OMS

Virus en Chine: l'épidémie gagne d'autres pays, réunion d'urgence de l'OMS

ALGER- Le nouveau virus apparu le mois dernier en Chine où il a fait neuf morts, a gagné d’autres pays en Asie et ailleurs avec un cas détecté aux Etats-Unis, suscitant une inquiétude internationale au moment où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) va se réunir mercredi sur cette épidémie dont l’origine reste inconnue.

Après le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande et Taïwan, les Etats-Unis ont annoncé mardi un premier cas de maladie. Il s’agit d’un homme d’une trentaine d’années, originaire de Wuhan et résidant près de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis.

Arrivé le 15 janvier sans fièvre à l’aéroport de Seattle, il a lui-même contacté dimanche les services de santé locaux après avoir constaté des symptômes. Il a été hospitalisé par précaution et restera à l’isolement pendant encore au moins 48 heures, selon les autorités sanitaires.

En Chine, le bilan du nouveau coronavirus ne cesse de s’alourdir, faisant jusqu’ici neuf morts et contaminant au moins 440 personne, a déclaré mercredi le vice-ministre de la commission nationale de la Santé, Li Bin, lors d’une conférence de presse à Pékin..

Près de la moitié des provinces chinoises sont touchées, y compris des mégapoles comme Shanghai et Pékin. Un cas a également été décelé à Macao, capitale mondiale des jeux d’argent.

A cet effet, M. Li a annoncé des mesures de prévention telles que ventilation et désinfection dans les aéroports, les gares et les centres commerciaux. « Des détecteurs de température corporelle pourront également être installés dans les sites très fréquentés », a-t-il annoncé.

Pour sa part, le président chinois a appelé à « enrayer » l’épidémie, à l’approche du Nouvel an chinois samedi, qui fait craindre une accélération des contaminations.

Par ailleurs, de nombreux pays ayant des liaisons aériennes directes ou indirectes avec Wuhan, la ville à l’épicentre de la maladie, ont renforcé les contrôles des passagers à l’arrivée, puisant dans leur expérience de l’épidémie du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003, un virus de la même famille.

 

Risque de mutation du virus, réunion imminente de l’OMS

 

D’après le vice-ministre chinois de la commission nationale de la Santé, le nouveau coronavirus pourrait muter et se propager plus facilement », suscitant davantage de préoccupation en Chine et dans le monde.

Face à ce risque, un comité ad hoc de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit se réunir mercredi à partir de 18H00 GMT pour déterminer s’il convient de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ».

L’OMS n’a jusqu’ici utilisé ce terme que pour de rares cas d’épidémies nécessitant une réaction internationale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et la RDC depuis 2018.

Le nouveau virus a été repéré en décembre à Wuhan, mégapole de 11 millions d’habitants, dans un marché de gros de fruits de mer et de poissons. On ignore encore son origine exacte ou la période d’incubation.

Des ventes illégales d’animaux sauvages avaient lieu dans ce marché, a déclaré mercredi devant la presse le directeur du Centre national de contrôle et de prévention des maladies, Gao Fu, sans pouvoir affirmer avec certitude si du gibier était à l’origine de l’épidémie.

En attendant la détermination de l’origine exacte de cette épidémie, de nombreux pays d’Asie ont déjà renforcé leurs contrôles face à la propagation du virus. De Bangkok à Hong Kong, de Singapour à Sydney, les autorités procèdent à des contrôles systématiques à l’arrivée des vols en provenance des zones à risques, après que Pékin a confirmé que ce nouveau coronavirus était transmissible entre humains.

Dans ce contexte, Zhong Nanshan, un scientifique chinois de la Commission nationale de la santé, a déclaré lundi soir que la transmission par contagion entre personnes était « avérée ».

L’OMS estime pour sa part que l’animal semble être « la source primaire la plus vraisemblable », avec « une transmission limitée d’humain à humain par contact étroit ».

Pékin a annoncé mardi qu’il classait l’épidémie dans la même catégorie que le Sras. L’isolement devient ainsi obligatoire pour les personnes chez qui la maladie a été diagnostiquée. Des mesures de quarantaine peuvent être décrétées.

Sur 8.096 cas, le virus du Sras avait fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong, selon les chiffres de l’OMS.


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