Salim Boutebcha : « L’objectif était de récolter un maximum de  points, c’est chose faite » - Algérie

Salim Boutebcha : « L’objectif était de récolter un maximum de points, c’est chose faite »

Salim Boutebcha :

ALGER- La sélection algérienne de judo a terminé sa participation aux 41es Championnats d’Afrique à Antananarivo (Madagascar) avec six médailles (1 or, 3 argent et 2 bronze) en individuel et « surtout une bonne récolte de points » en prévision d’une qualification aux Jeux Olympiques de Tokyo-2020, a indiqué le directeur technique national (DTN), Salim Boutebcha.

L’or est revenu à Amina Belkadi (- 63 kg), l’argent à Sonia Asselah (+78 kg), Abderrahmane Benamadi (-90 kg), Mohamed Sofiane Belrekaa (+100 kg) et le bronze à Fethi Nourine (-73 kg) et Kaouther Ouallal (-78 kg).

« On a eu six médailles pour six athlètes engagés, dont quatre finalistes. Tous nos judokas ont engrangé davantage de points : 700 pour Belkadi, 490 pour les médaillés d’argent et 350 pour les 3es. C’était notre objectif », a positivé Boutebcha lundi dans une déclaration à l’APS, signalant au passage la partialité de l’arbitrage lors de la demi-finale de Nourine face au Marocain Ahmed El Meziati, médaillé d’argent.

Interrogé sur le niveau technique de ces championnats jugé « médiocre » par les observateurs, le DTN de la Fédération algérienne de judo a reconnu une faible participation des pays, estimant toutefois qu’il y avait « de la qualité, puisque dans chaque catégorie, les meilleurs du continent étaient présents et les vainqueurs sont bien classés dans le ranking olympique. Donc, nos athlètes n’ont pas à rougir de leur prestation. Nourine et Benamadi avaient même le niveau pour être champions d’Afrique ».

Parmi les raisons qui ont quelque peu influé sur les résultats de certains judokas algériens, la préparation « qui n’était pas adéquate. selon le technicien. Avec un seul stage effectué pour certains athlètes (en raison du Covid-19) et une préparation locale entamée en retard, on ne pouvait pas s’attendre à une meilleure prestation, en comparaison avec l’Egypte dont les athlètes ont effectué un stage d’un mois en Ouzbékistan ou les Marocains qui ont pris part au dernier Grand Slam de Budapest ».


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Néanmoins, le DTN s’est réjoui de la qualification de cinq athlètes algériens au Master de Doha (7-14 janvier 2021) qui est seulement ouvert aux 36 premiers judokas mondiaux de chaque catégorie. Il s’agit chez les messieurs de Benamadi (31e) et Nourine (34e) et en dames de Belkadi (32e), Ouallal (32e) et Asselah (31e).

« Le seul fait d’être qualifié vous offre 200 points, c’est énorme. Il faut que nos athlètes, du moins ceux susceptibles de se qualifier pour les JO-2020, soient présents au reste des tournois inscrits au calendrier de la Fédération internationale de judo (FIJ), car beaucoup de points restent à prendre », a souligné le directeur technique national.

Selon le dernier classement olympique de la FIJ, actualisé après les Championnats d’Afrique de Madagascar qui ont pris fin dimanche, les judokas algériens sont bien placés et gardent des chances de qualification à Tokyo-2020.

« Il reste les Championnats d’Afrique 2021 au Maroc, les athlètes qui n’ont pas eu l’or à Antananarivo auront une seconde chance. Ils auront par la suite les Mondiaux de Hongrie (juin 2021) pour un total de douze compétitions auprogramme de l’instance internationale », a conclu Salim Boutebcha, qui reste « très optimiste » pour les chances du judo algérien d’être présent à Tokyo.


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