Omari : vers de nouvelles dispositions en faveur de l’agriculture saharienne

Omari : vers de nouvelles dispositions en faveur de l’agriculture saharienne

ALGER- De nouvelles dispositions seront prochainement prises en faveur de la promotion de l’agriculture saharienne afin de permettre à cette activité de contribuer à la sécurité alimentaire du pays et à la réduction des importations, a indiqué jeudi à Alger le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Cherif Omari.

A l’occasion d’une réunion regroupant des cadres du secteur, des représentants des chambres d’agriculture et des directeurs des services agricoles au niveaux des wilayas du Sud, à laquelle était présent le ministre délégué chargé de l’agriculture saharienne et des montagnes, Foued Chehat, M. Omari a fait savoir que les dispositifs liés au développement de l’agriculture saharienne seront adaptées et mis à niveau avec l’ensemble des acteurs concernés, afin de développer les filières stratégiques comme celles du lait et des céréales.

Selon le ministre, ces mesures interviennent suite aux instructions du président de la République, en faveur du développement de l’agriculture saharienne et montagneuse via des mesures structurelles ainsi que des mesures de facilitation et de soutien, notamment au profit des jeunes des zones sahariennes et frontalières.

« Il s’agit de faire le point sur la réalité des problématiques posées et les opportunités de dynamiser les capacités productives de ces wilayas, dans le cadre des instructions du président de la République », a expliqué M. Omari.

Il s’agit également, a-t-il poursuivi, de prendre les dispositions nécessaires pour promouvoir ces zones sahariennes ayant un impact sur la population notamment au niveau des zones frontalières, afin de contribuer à la sécurité alimentaire du pays et au développement des exportations.

Pour sa part, M. Chehat a fait savoir que cette réunion de travail avait pour but d’évaluer les problématiques auxquelles font face les investisseurs et les agriculteurs des zones sahariennes et montagneuses.

Selon lui, ces problématiques ne sont pas uniquement liées au foncier, à l’eau et à l’électricité, mais également à la commercialisation et au stockage des produits agricoles.

« Des problématiques aussi existent concernant la valorisation des produits agricoles dans le Sud », a-t-il fait observer.

Pour ce faire, le ministre délégué a mis en exergue les avantages dont disposent les zones sahariennes du pays « qu’il faudra exploiter de manière intelligente pour développer une agriculture durable au service du pays ».

« Le Sahara est capable de nous aider à réduire de manière importante la facture des importations en comblant les déficits que l’on a en matière de céréales et de lait et d’huile alimentaire », a-t-il estimé.

A lire également

Lire également