Maroc: des milliers de citoyens dans la rue pour protester contre la cherté de la vie

RABAT – Des milliers de personnes ont manifesté, dimanche, dans la capitale marocaine Rabat, pour dénoncer l’oppression, la répression des libertés, la détérioration des conditions de vie et la hausse des prix au royaume, en réponse à l’appel du Front social marocain.

Cette manifestation a connu la participation de milliers de personnes, d’après les organisateurs, venues de plusieurs villes et appartenant à des partis politiques, organisations syndicales et de défense des droits de l’Homme, portant des drapeaux marocains et palestiniens, selon des médias locaux.

Lors de cette marche, des slogans ont été exhibés contre la cherté de la vie qui a lourdement impacté le pouvoir d’achat des citoyens dont une grande partie se trouve déjà dans la précarité.

« Contre la cherté et l’oppression », « Le peuple veut faire baisser les prix », « Pourquoi sommes-nous venus protester…La vie nous coûte trop cher », lit-on entre autres sur les pancartes.

Les manifestants ont profité de l’occasion pour réitéré leur solidarité avec la cause palestinienne en dénonçant la normalisation des relations entre le Makhzen et l’entité sioniste en décembre 2020, scandant notamment « La Palestine est un legs, la normalisation est une trahison ».

Dans ce contexte, Younes Ferrachi, coordinateur du Front social marocain, initiateur de cette manifestation, a indiqué que cette marche intervient après une série de sit-in organisés par le Front à l’échelle nationale.

« Aujourd’hui, des citoyens sont venus de différentes villes marocaines pour protester contre les prix élevés qui pèsent sur les Marocains », a-t-il déclaré. « Les Marocains souffrent toujours des répercussions du Covid-19 et ont perdu leur emploi », a-t-il poursuivi.

Les dispositions du projet de Loi de finances 2023 ont été également pointées du doigt.

Pour sa part, Mahmoud Abdallah, membre du Syndicat démocratique du travail à Agadir, a déploré la « crise sans précédent » dont souffrent les Marocains. « L’Etat doit proposer des solutions concrètes au peuple au lieu d’affronter la réalité par la répression », a-t-il martelé.

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