Limbo, long métrage britannique sur le drame des réfugiés syriens en Europe

ALGER- Le long métrage « Limbo » du réalisateur et scénariste Ben Sharrock (Royaume-Uni), une comédie dramatique qui met en lumière la tragédie des réfugiés syriens en Europe, a été projeté dimanche soir à Alger.

Réalisée en 2020, cette production cinématographique, en compétition dans le cadre de la 11ème édition du Festival international du Cinéma d’Alger (FICA), relate l’histoire d’Omar, un jeune musicien syrien, joueur d’Oud, instrument légué par son grand-père, et qui est contraint de se séparer de sa famille et se retrouve coincé sur une petite île de pêcheurs en Ecosse où le demandeur d’asile s’installe provisoirement, en attendant de connaître son sort face à des habitants loufoques et des situations ubuesques.

Campé par l’acteur égypto-britannique Amir El-Masry, Omar vit avec un groupe de demandeurs d’asile venus d’Asie et d’Afrique, sur l’île où il entame, tant bien que mal, son processus d’intégration dans la société britannique, en essayant de s’adapter à la culture et aux valeurs occidentales et en bénéficiant de cours sur les relations sociales dans l’espoir d’obtenir le droit d’asile, malgré la nostalgie qui l’envahit et ses inquiétudes pour sa famille, dispersée en Turquie et en Grande-Bretagne.

L’émotion est à son comble dans ce film qui dépeint la réalité des migrants, en jouant sur les stéréotypes, avec des séquences où le silence règne pour exprimer le vide et la solitude dans laquelle vivent les réfugiés, mêlée au sentiment de colère dissimulée.

D’une durée de 103 minutes, ce deuxième film de Ben Sharrock, projeté dans de nombreux festivals, a été nominé à 4 prix du film britannique indépendant, dont le prix du meilleur acteur.

Ben Sharrock est un réalisateur et un écrivain écossais qui a étudié les sciences politiques, la langue arabe et la réalisation cinématographique. « Pikadero », réalisé en 2015, est son premier long métrage.

La 1ère partie de la soirée a été également marquée par la projection du documentaire « Silence radio » de la réalisatrice mexicaine Juliana Fanjul, également en compétition officielle du festival, qui se veut un film d’investigations dans lequel la réalisatrice plaide en faveur de la démocratie et de la liberté de la presse dans son pays, le Mexique.

Le FICA dédié au film engagé dont la 11e édition focalise sur les questions de la résistance, de la femme et de l’environnement, s’est ouvert, vendredi, avec la participation de 60 films de différents pays,dont 25 en compétition.  


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