Le peuple libyen aspire à un Sommet arabe inclusif à la hauteur de ses attentes

Le peuple libyen aspire à un Sommet arabe inclusif à la hauteur de ses attentes

TRIPOLI – Le peuple libyen aspire à ce que le Sommet arabe, prévu début novembre à Alger, soit à la hauteur de leurs attentes et contribue à la sécurité et à la stabilité dans leur pays, ont indiqué des hommes politiques et des responsables libyens.

Dans une déclaration à l’APS, l’ancien ministre libyen des Affaires étrangères et conseiller au Conseil présidentiel libyen, Mohamed Tahar Siyala, a estimé que le rendez-vous arabe des 1er et 2 novembre à Alger sera « exceptionnel », car se tenant « sous la conduite éclairée du Président Abdelmadjid Tebboune ». « Cela contribuera au succès du sommet, qui marquera de son empreinte l’action arabe commune », a-t-il dit.

« Les Libyens sont fiers de la tenue du sommet en Algérie et comptent sur le Président Tebboune pour jouer un rôle important dans le rapprochement des vues des dirigeants arabes en vue de dégager un consensus arabe sur un règlement en Libye », a affirmé l’ancien ministre, regrettant que « plusieurs de ces pays aient contribué à l’exacerbation de la crise » dans son pays.

« Nous sommes confiants en la capacité du sommet crucial de novembre prochain à réaliser le consensus arabe autour du règlement de la crise en Libye », a-t-il poursuivi.   

Le membre de la Chambre des représentants, Abdenacer Ben Nafaa, s’est dit optimiste quant à la tenue du sommet sur la terre des Moudjahidine, en estimant que « cela procède de la qualité des relations historiques unissant les deux pays ».

« Les Algériens et les Libyens menaient, jadis, une bataille similaire contre le colonialisme européen. Aujourd’hui, la cohésion entre les deux peuples et les deux pays frères se poursuit dans l’épopée de l’action politique », a-t-il déclaré.

« Nous espérons tous que le sommet d’Alger puisse aboutir à un consensus arabe pour garantir la stabilité en Libye et lui permettre de revenir dans le giron de la communauté arabe et internationale », a-t-il poursuivi.

Abondant dans le même sens, le vice-ministre libyen des Affaires étrangères pour la coopération et les organisations internationales, Omar Mohamed Katti a souligné être « rassuré par la tenue de ce sommet », ajoutant que « nous aspirons avec impatience à ce qu’elle permette de réaliser la prospérité et de trouver une solution en Libye à travers l’accord des pays arabes pour éviter au peuple libyen davantage de conflits ».


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Il a également exprimé son espoir que les dirigeants arabes puissent trouver les mécanismes appropriés pour résoudre la crise libyenne, « basés sur le consensus et la démocratie, en accompagnant ce pays jusqu’à la tenue des élections présidentielle et législatives dans les meilleurs délais et en lui évitant des dissensions politiques, tout en appelant à accélérer la solution électorale et à permettre aux Libyens d’exprimer leurs voix et opinions pour façonner leur avenir politique ».

Et de conclure « nous aspirons avec impatience à ce que ce sommet prenne au sérieux la question libyenne. Nous sommes convaincus que sa tenue en Algérie nourrira notre espoir de le voir aboutir à des décisions qui servent l’intérêt des Libyens et des Arabes en général ».

Dans ce contexte, le directeur de l’administration du Centre libyen des manuscrits et études historiques, Mohamed Taher Abdellah El Djarari, a fait part de son souhait de voir l’Algérie, à travers ce Sommet, dépasser les niveaux des précédents sommets et se hisser au mieux des souhaits et des aspirations du peuple libyen qui souffre en silence depuis des années, loin des calculs politiques.

M. El Djarari a également affirmé que les Libyens s’attendent à ce que les dirigeants arabes participant à ce Sommet « exceptionnel » puissent « relancer l’action arabe commune et suivre l’exemple des Etats occidentaux et européens en matière de solidarité régionale, en dépit de leur différentes langues et religions et répercuter cette cohésion sur nos pays arabes ».

M. El Djarari a formé le vœu de voir l’Algérie, « terre des moudjahidine, des hauts-faits et des chouhada et grâce à la sagesse de ses dirigeants, faire de cet évènement un sommet arabe par excellence » et que les décisions qui en découleront soient au mieux des ambitions et espoirs du peuple libyen « qui est aujourd’hui faible en raison de la division et de l’ingérence étrangère et attend dans le silence, les résultats des rencontres des dirigeants et hommes politiques arabes, en vue d’ouvrir une nouvelle page devant ce peuple qui attend de voir ses blessures pansées ».


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