Le littoral de Chlef, une destination touristique prometteuse

Le littoral de Chlef, une destination touristique prometteuse

CHLEF – Le littoral de la wilaya de Chlef (200 km à l’ouest d’Alger), avec ses plages vierges et ses circuits touristiques, attirant de nombreux vacanciers, ainsi que les projets d’investissement touristiques en cours de réalisation, promet de devenir une destination touristique de « choix », selon les responsables locaux du secteur.

S’étalant sur 129 km, le littoral de Chlef (2eme le plus long au niveau national) compte 26 plages autorisées à la baignade et sept circuits touristiques (sur un total de 21 créés par la Direction locale du tourisme et de l’artisanat), faisant de lui une destination de choix pour les visiteurs de la wilaya, issus de tout le pays.

L’enregistrement a ce jour, de plus de 3,5 millions de vacanciers sur les plages de Chlef, un chiffre appelé à la hausse, est une « preuve » de la « relance du tourisme interne après une mise en veille dû aux répercussions de la crise du Coronavirus sur le secteur au cours des deux dernières années », a indiqué le directeur du tourisme, Rachid Bendouda.

« La wilaya de Chlef recèle des ressources naturelles et logistiques (l’autoroute Est-ouest, des routes en double voie et un aéroport international) et des circuits touristiques, à même de faire de cette région une destination touristique prometteuse, notamment au vu des investissements en cours de réalisation », a-t-il ajouté.

Aussi pour cette saison estivale, la direction du tourisme prévoit de dépasser les 4 millions de vacanciers, au vu « des efforts consentis pour augmenter la capacité d’accueil et améliorer la qualité des prestations, parallèlement aux activités et manifestations organisées et visant la promotion du patrimoine culturel et l’histoire de la région », a observé M. Bendouda.

Afin de faire face à la forte affluence des estivants, notamment sur le littoral de Chlef, les autorités locales s’emploient à relever ses capacités d’accueil limitée actuellement à 623 lits repartis sur cinq établissements hôteliers, en plus de l’adoption de la formule de l’hébergement chez l’habitant.

Dans cette démarche, la wilaya a réceptionné cette année un village de vacances « le Dattier » (commune de Sidi Abderrahmane), comptant 21 chalets d’une capacité globale de 126 lits et un camping à Sidi Quoffa, doté de 300 lits, a-t-on indiqué en soulignant qu’ « aucun établissement hôtelier n’est entré en service, depuis 2014, au niveau du littoral de la wilaya ».

Néanmoins, la direction du tourisme mise sur la mise en service, prochaine, de plusieurs projets et zones d’expansion touristique.

Il s’agit, notamment, du projet « prometteur » de l’Oued Tighza, dans la commune de Beni Haoua, dont l’entrée en exploitation se fera en trois phases, 100 chalets durant la saison estivale 2023, un hôtel quatre étoiles en 2024 et une ville flottante en 2025.

           

Création de sept circuits touristiques

 

 

Au titre des efforts de relance du tourisme interne, la direction du tourisme et de l’artisanat de Chlef a procédé à la création de 21 circuits touristiques, dont 7 au niveau du littoral de la wilaya.

Ces circuits, à consulter sur le portail électronique du site web du ministère de tutelle, ont été conçus de façon à permettre aux visiteurs de la wilaya de voyager à travers son histoire et les civilisations qui s’y sont succédées, mais aussi de profiter de la beauté de sa nature, ses plages, ses montagnes et ses forêts.

Il s’agit des circuits du Prince Charles et Diana, Mama Binette et de l’île de Tighzirt dans la commune de Beni Haoua, les circuits du phare de Sidi Merouane et de la vieille Casbah dans la commune de Ténès, le circuit de l’île Colombi dans la commune d’El Marsa,et le circuit des plages traversant les 26 plages.

Pour faire la promotion du tourisme interne, le président de l’association de tourisme et de sauvegarde du patrimoine de Chlef, Abdelkader Boudjeltia a signalé l’organisation, en coordination avec l’association » Zahrat El Hayat », durant la saison estivale en cours, de la première édition du programme des ambassadeurs du tourisme et de la culture, sous le signe « Iktachif Biladek » (Découvres ton pays), au profit de citoyens de Tlemcen, Constantine, Alger, Tiaret et Tissemsilt.

Cette initiative a contribué à la découverte et a la promotion des ressources naturelles et touristiques de la côte de Chlef, a-t-il observé en se félicitant du « bon écho » de cette opération auprès des visiteurs de la wilaya.

Aussi, de nombreux citoyens rencontrés, par l’APS, dans les communes côtières de Beni Haoua et de Ténès, ont exprimé leur « satisfaction » à l’égard des conditions de leur séjour dans la région.

En effet, de nombreuses plages de la wilaya abritent des soirées artistiques et diverses activités de loisirs, organisées à l’initiative du secteur de la culture, outre des expositions artisanales fortement appréciées par les vacanciers et ayant constitué une occasion aux artisans, pour commercialiser leurs produits.

Ahmed Nouisser, un estivant originaire de Biskra, a appelé à la valorisation des ressources de la région et à remédier aux insuffisances en matière d’hébergement, par la réalisation davantage de structures hôtelières, tout en révisant à la baisse les prix des locations particulièrement pour la formule de l’hébergement chez l’habitant, fluctuant entre 5000 et 7000 DA/nuitée.

Une autre vacancière, Mme. Djamila Boutiche d’Alger a appelé à mettre un terme aux parkings anarchiques dans certaines zones côtières, alors que d’autres estivants se sont plaints des embouteillages au niveau de la RN11, reliant la ville de Chlef au littoral, en appelant à la relance du projet de dédoublement de la route « afin de fluidifier le trafic ».

A noter l’introduction, pour la première fois, durant cette saison estivale, d’un groupe de guides touristiques, portant un teeshirt avec l’inscription « Sakssini » (A votre service), formés par la direction du tourisme, avec pour mission d’orienter les visiteurs et de réaliser un sondage sur la qualité des prestations fournies et des insuffisances constatées, en vue de leur examen en coordination avec l’université et les secteurs concernés.


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