Journée internationale de la femme : le droit de la Palestinienne à l’égalité mis en avant - Algérie

Journée internationale de la femme : le droit de la Palestinienne à l’égalité mis en avant

La présidente de l’Union générale de la femme palestinienne (UGFP), section Algérie, Nesrine Mokdad a affirmé samedi qu’il était du droit des Palestiniennes de réclamer l’égalité dans leurs droits fondamentaux, à leur tête le droit à la sécurité, à la paix et à la liberté.

Dans une interview accordée à l’APS, à l’occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars), Mme Mokdad a estimé que « l’état de la Palestinienne est déplorable partout en Palestine (Ghaza, Ramallah, Cisjordanie) et même dans les camps des réfugiés (en Syrie, au Liban et en Jordanie), cependant elle résiste sans faille aux souffrances, et offre pour la patrie, prisonniers et martyrs ».

Et c’est parce que le peuple palestinien demeure une partie intégrante des peuples du monde, il revient « à la Palestinienne de réclamer l’égalité, comme toutes les femmes au monde, dans ses droits fondamentaux stipulés par les textes réglementaires, et à leur tête le droit à la sécurité, à la paix et à la liberté », a-t-elle poursuivi.

« Les femmes palestiniennes continuent à vivre le calvaire de l’oppression et du déplacement, voire toutes les affres de la colonisation depuis 1948, particulièrement dans le cadre de la guerre annoncée, par différents fronts, contre les Palestiniens », a déploré Mme Mokdad.

De surcroît, les moyens médicaux étant réservés exclusivement aux cas d’urgence, la Palestinienne se voit priver également du droit à la santé, et recourt toujours aux soins traditionnels.

S’attardant sur les peines des Palestiniennes, Mme Mokdad a évoqué « la situation catastrophique des détenues et prisonnières dans les geôles du colonisateur israélien, exposées à toutes formes de mutilation, d’harcèlement et de privation de nourriture et de soins ».

En réponse à une question sur « le deal du siècle », la responsable a déploré « la dégradation des mœurs au niveau international, à partir du moment où les peuples et les causes justes font l’objet de négociations au détriment des intérêts de certains pays », c’est là une violation flagrante de la légitimité internationale, des chartes onusiennes et des principes de justice et de souveraineté.

Cet « accord » tend à « effacer l’identité palestinienne et l’Islam, en mettant sous la main El Qods, en supprimant l’Etat palestinien et en empêchant les déplacés de regagner leur pays 67 ans après, c’est juste inadmissible », a-t-elle soutenu.

« Accepter un tel accord est une haute trahison », a décrié Mme Mokdad, affirmant que « le peuple palestinien n’acceptera jamais que sa cause fasse l’objet d’une vente aux enchères, car étant le peuple autochtone, et ce, malgré les tentatives du colonisateur et ses alliés de masquer les faits oh combien réels « .

Combat continu et présence sur la scène internationale

Quant au rôle de l’UGFP, dont le siège est à Ramallah, de faire entendre les douleurs de la femme palestinienne au monde, Mme.

Mokdad s’est félicité « de l’action de cette structure dans l’éclairage de la Palestinienne au sujet de ses droits et obligations », d’autant que l’UFGP est aujourd’hui officiellement représentée aux Nations Unies.

Elle est même considérée comme membre fondamental dans le monde arabe, de par sa participation aux concertations autour du code de la famille que L’ONU s’emploie à généraliser partout dans le monde.

A ce propos, Mme Mokdad a insisté sur « l’intérêt que les pays arabes devraient accorder à l’UGFP, afin de mettre en évidence la cause de la femme palestinienne dans les fora internationaux, un sujet qui ne gagne malheureusement pas en cause ».

L’UFGP, section Algérie, œuvre, quant à elle, à « restructurer la femme palestinienne intégrée dans la société algérienne, en tentant de la renseigner sur ses droits et ses devoirs en tant que Palestinienne, de la raviver sur le plan organisationnel et politique », a expliqué Mme Mokdad, mettant en relief « le devoir de la femme palestinienne de défendre sa cause et l’inculquer à la génération montante en exil ».

Selon la responsable palestinienne, l’UFGP, section Algérie est « en contact permanent avec l’Union générale de la femme algérienne (UGFA) et l’ensemble des associations féminines et organismes de la société civile, afin de manifester le rôle de la femme palestinienne sur les plans culturel et politique ».

Reconnaissant que « la Palestinienne mène une vie décente et digne sur le sol de son deuxième pays l’Algérie », Mme. Mokdad a affirmé que « la femme palestinienne continuera à se battre jusqu’à la libération de son pays pour y vivre en sécurité et stabilité, et jouir de tous ses droits comme toutes les femmes partout dans le monde ».

 

 

 

 


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