Jeux sportifs arabes: un périple de ..76 ans

Première confrontation internationale aux Jeux Panarabes d'Alexandrie en 1953

ALGER – L’idée de mettre sur pied des tournois sportifs de pays arabes a été lancée le 27 mars 1947 par le secrétaire général de la Ligue arabe de l’époque, l’Egyptien Abderrahmane Hassan Azzam, qui avait soumis son projet à l’Organisation, mais qui est resté dans les tiroirs de l’instance arabe jusqu’en 1953.

Cette initiative avait été de nouveau relancée en 1953 par un autre Egyptien, Ahmed Damerdache Tony, membre du Comité international olympique (CIO) qui avait noué des contacts avec plusieurs pays arabes, qui avaient fini par accepter cette idée.

Le Conseil de l’Organisation, réuni le 9 avril 1953, avait alors pris la décision de charger la République arabe d’Egypte d’organiser la 1ère édition des Jeux Arabes en allouant au pays organisateur un budget de 25.000 livres.

Cette compétition sera donc l’un des plus grands évènements du sport arabe, organisé tous les quatre ans sous l’égide des Comités olympiques nationaux des pays membres.

Le coup d’envoi des premiers Jeux Panarabes avait eu lieu en 1953 (26 juillet – 10 août) à Alexandrie, en Egypte, avec la participation de 8 pays dans dix disciplines. L’Indonésie avait été invitée, alors que l’Iran s’était désisté pour des raisons techniques. A cette époque, des pays non-arabes pouvaient prendre part à cette manifestation, sans que leurs résultats ne soient pris en considération dans le tableau des médailles.

C’est l’Egypte qui s’était illustrée en décrochant 142 médailles dont 77 en or.

La 2ème édition des jeux arabes avait eu lieu à Beyrouth en 1957 avec la participation de 10 pays dont l’Algérie à titre symbolique, mais en l’absence de l’Egypte.

15 disciplines y étaient inscrites, alors que le Liban était le seul pays présent à l’Aviron dont les résultats n’étaient  pas pris en considération. Le Liban (pays organisateur) avait  obtenu la 1ere place au classement général avec un total de 89 médailles dont 33 en vermeil.

Après les jeux de 1961, c’est le retour en Egypte en 1965, pour la 4e édition qui verra la participation de 15 pays dont celle de l’Algérie, enfin indépendante. Encore une fois, l’Egypte a imposé sa nette domination en récoltant une moisson record de 140 médailles dont 69 en or. La participation officielle de l’Algérie a été couronnée par cinq médailles (2 en argent et 3 en bronze).

Les Jeux arabes ont dû attendre 11 longues années pour revenir à la surface, cette fois-ci en Syrie, fief de la 5e édition à laquelle ont pris part 11 pays dans 17 disciplines (record), auxquelles s’ajoute l’équitation organisée hors-concours. L’Egypte et l’Algérie avaient brillé par leur absence lors de cette édition remportée par la Syrie :137 médailles dont 73 en or.

 

Alger, capitale des Jeux Panarabes

 

La 7e édition devait se dérouler en Egypte, mais le bureau exécutif des ministres de la jeunesse et des sports arabes avait décidé en juillet 1991 au Caire d’octroyer l’organisation de cette édition à la Syrie qui l’abritera finalement à Damas en 1992, et à laquelle étaient présent 19 pays dans 14 disciplines. La Libye pénalisée par un blocus international, y a pris part à titre symbolique, alors que l’Irak était absente.

La Syrie (115- méd. – 48 or) a  remporté le classement final devant l’Egypte (2e) et l’Algérie (3e: 72 m – 27 o – 21 a – 24 b).

Cinq année plus tard, en 1997, la ville libanaise de Beyrouth abrite la 8e édition du 12 au 27 juillet, avec la participation de 19 pays et 20 sports.

L’Algérie s’était classée seconde avec 129 médailles (43 or, et autant d’argent et de bronze), derrière l’Egypte 190 médailles (92 or, 60 argent et 38 bronze).

La Jordanie  a été l’hôte de la 9e édition du 15 au 31 août 1999, en présence de 21 pays dans 26 disciplines. L’édition consacrera l’Egypte avec 267 médailles dont 106 en or). L’Algérie se classe 4e avec 96 médailles (33 or – 32 ar – 31 br). La Palestine qui prenait part à l’édition libanaise avait obtenu la 14e place avec 11 médailles (1 ar- 10 br).

La 10e édition prévue en septembre 2003 en Algérie, avait été décalée d’une année en raison du séisme ayant frappé le pays cette année-là. Finalement 3100 athlètes de 22 pays ont concouru de 24 septembre au 8 octobre dans 26 disciplines.

L’édition suivante de 2007 (11-25 novembre) a fait son retour en Egypte à laquelle étaient présents 1700 athlètes de 22 pays, qui ont concouru dans 56 disciplines y compris celles du handisport. L’Egypte a confirmé une fois de plus sa suprématie en s’adjugeant 337 médailles dont 148 en vermeil, alors que l’Algérie a pris la 3e marche du podium (124 méd: 30 or – 43 ar – 51 br).

Pour la première fois dans l’histoire des Jeux arabes, cette manifestation se déroulera dans un pays du Golfe en l’occurrence, le Qatar qui organisera la compétition en 2011 (9 – 23 décembre) remportée logiquement par l’Egypte (231 médailles) alors que l’Algérie a reculé à la 5e place (88 m: 16 or – 31 ar – 41 br); juste derrière le pays hôte, le Qatar (4e: 106 médailles dont 27 en or).

Après 12 ans de sommeil, les Jeux arabes reprennent leur activité par le portail de l’Algérie, suite à la décision des Comités olympiques nationaux prise le 14 mars 2022. Cette édition (5 – 15 juillet 2023) coïncidera avec le 61e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie qui va l’organiser dans cinq villes du territoire national à savoir: Alger, Oran, Constantine, Annaba et Tipaza, en présence de 23 pays.

Le bilan global des médailles est dominé par l’Egypte qui a récolté 1422 médailles (621 or, 426 ar et 375 br) devant la Tunisie 2e (801 médailles), alors que l’Algérie, est 4e  avec un total de 881 médailles dont  255 or – 305 ar – 321 br) en dépit de ses débuts tardifs, depuis 1965.

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