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Intervention très percutante de l’ambassadeur algérien Amar Bendjama au Conseil de sécurité

Intervention très percutante de l’ambassadeur algérien Amar Bendjama au Conseil de sécurité

Lors d’une séance du Conseil de sécurité de l’ONU tenue ce mardi, consacrée à la situation au Moyen-Orient, et notamment aux développements tragiques à Gaza, l’Algérie a réitéré sa position ferme et engagée en faveur de la cause palestinienne. Dans une allocution empreinte d’émotion, l’ambassadeur permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies, M. Amar Bendjama, a déclaré que son pays ne reste pas indifférent face à la tragédie humanitaire qui se déroule à Gaza, affirmant : « Là où la souffrance se manifeste, notre conscience s’éveille. » Il a souligné que le respect de la dignité humaine n’est pas un choix, mais une responsabilité sacrée, indépendamment de la couleur, de l’origine ou de la religion. M. Bendjama a rappelé que le droit à l’alimentation est un droit fondamental – non un privilège –, tel qu’énoncé dans l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, qui garantit ce droit à tous, sans discrimination. ❝ Pas de double standard ❞ Évoquant la cohérence morale de l’Algérie, il a insisté sur l’absence de deux poids deux mesures dans sa position : « Ce que nous réclamons pour le peuple palestinien, nous le réclamons pour tous les peuples. Il n’y a pas de place pour la sélectivité dans notre boussole éthique. » Il a également rappelé que l’Algérie n’a cessé d’alerter sur la dégradation dramatique de la situation humanitaire à Gaza, et a dénoncé l’hypocrisie de la puissance occupante, à l’origine de la convocation de cette session, tout en niant l’existence d’une famine et en privant la population de Gaza d’eau, de nourriture, d’électricité et de médicaments — des faits condamnés par des experts de l’ONU dans un rapport publié le 29 juillet. ❝ On ne nourrit pas un peuple depuis le ciel ❞ Concernant l’aide humanitaire, M. Bendjama a estimé que les opérations actuelles ne couvrent qu’une infime partie des besoins réels, soulignant que « les largages aériens ne sont pas une solution durable », surtout lorsque les passages terrestres sont sciemment fermés. Il a alerté sur la propagation alarmante de la faim et de la malnutrition dans toutes les couches de la population gazaouie, appelant à l’ouverture immédiate, inconditionnelle et durable de tous les points de passage humanitaires, comme l’exigent les Conventions de Genève, rappelant que l’accès humanitaire ne peut être utilisé comme monnaie d’échange dans les négociations. ❝ Une extermination documentée… et des chiffres glaçants ❞ En conclusion, le représentant algérien a qualifié la situation à Gaza de véritable génocide, affirmant : « Ce qui se passe n’est pas le fruit du hasard, mais une extermination délibérée. » Il a ajouté que, selon des sources fiables, 180 personnes sont mortes de faim en seulement 24 heures, dont 93 enfants. M. Bendjama a clôturé son intervention en appelant à un cessez-le-feu immédiat, permanent et sans condition à Gaza, exhortant la communauté internationale à assumer pleinement ses responsabilités juridiques et morales face à cette tragédie humaine.

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