IL A ORDONNE LE PAIEMENT DES 04 MOIS DE SALAIRE EN TOUTE URGENCE : Le wali d’Oran au secours des éboueurs de Gdyel

Le wali d’Oran, Djelaoui Abdelkader a déclaré, haut et fort, lors de la deuxième journée de la 3ème session ordinaire de l’APW, devant toute l’assistance qu’il faut payer ces éboueurs de la commune de Gdyel par n’importe quel moyen, sinon je suis près d’user de  n’importe quel chapitre des fonds de wilaya pour procéder à leur régularisation en toute urgence, sachant bien que ces travailleurs éboueurs sont dans une situation catastrophique sans salaires depuis quatre mois. “C’est dégueulasse, et ça pue !”  Gdyel offre une nouvelle fois, et ce, depuis quelques jours un spectacle affligeant et répugnant, suite à une grève déclenchée par les éboueurs. Un front uni de commerçants, touristes et riverains s’exaspère de la grève des éboueurs, qui “salit l’image” de la capitale de l’ouest qui elle aussi est sale. La ville de Gdyel  avec Bir El-Djir, croulent  sous les déchets depuis plusieurs jours : la chaussée déborde de sacs-poubelles éventrés, en plein centre-ville. La collecte des déchets ménagers est donc suspendue. Aucun camion-poubelle ne sort des dépôts. Les ordures commencent donc à s’agglutiner sur les trottoirs de la ville. Une situation qui a tendance à exaspérer les habitants. Décharges sauvages, odeurs nauséabondes… “C’est sale, ça sent mauvais, c’est honteux”, lance une riveraine du douar El Hamar qui regarde les tas d’ordures avec dédain. La situation est très sérieuse, fort inquiétante, car les déchets qui sont entassés ici et là sont autant de facteurs d’insalubrité qui aujourd’hui exercent un impact négatif sur l’ensemble de la population  de la wilaya d’Oran, et comme on le sait, ces déchets, saletés et détritus, quand ils sont mal gérés, entraînent une dégradation du cadre de vie des populations et peuvent transformer l’environnement en un espace épidémiogène. “Les mouches sont à la fête et au rendez-vous avant l’heure, les rats et les chiens errants prennent possession des lieux”, s’amuse un jeune riverain. Dans certaines rues, il n’est plus possible de passer. “Les clients n’osent plus manger dans nos restaurants”, explique un restaurateur qui possède une vue imprenable sur les ordures. “C’est ignoble !” Jamais, au grand jamais, la ville de Gdyel n’a été aussi sale, aussi laide et aussi répugnante. Les détritus, la saleté, les eaux stagnantes et nauséabondes envahissent pratiquement toutes les rues et ruelles du centre-ville. Là où vous allez, c’est le même constat, le même spectacle désolant qui s’offre à vos yeux, ce sont les mêmes odeurs fétides qui agressent vos narines. Aucun quartier n’est épargné par ce phénomène très dangereux pour la santé de nos concitoyens. Une situation qui s’explique par le mouvement initié par les éboueurs de l’agglomération oranaise, en grève depuis plusieurs jours pour protester contre l’arrêt d’une société communale créée pour s’occuper d’une partie de la ville.       


A lire également