Benbouzid : la pandémie du Covid-19 et la conjoncture économique empêchent la levée du gel sur les nouvelles structures - Algérie

Benbouzid : la pandémie du Covid-19 et la conjoncture économique empêchent la levée du gel sur les nouvelles structures

La pandémie du Covid-19 ainsi que la conjoncture économique actuelle empêchent la levée du gel concernant nombre de nouveaux projets d’établissements de santé en Algérie, a indiqué, jeudi à Alger, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid.

« La conjoncture économique actuelle, en plus de la pandémie du Coronavirus, ne nous permettent pas la levée du gel inhérent à la réalisation de plusieurs projets d’établissements de santé dans le pays », a déclaré le ministre lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales destinées aux membres du gouvernement.

En réponse à une question d’un député sur le retard enregistré dans la réalisation du nouvel hôpital de la commune de Ain-Merane (Chlef), le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à assurer les prestations de soins nécessaires aux citoyens ainsi qu’à améliorer l’état du système de santé national.

Tout en annonçant l’entrée en service de cette nouvelle structure en 2021, il a fait savoir que le coût du projet a dû être réétudié à cinq reprises entre 2014 et 2020, passant ainsi de 60 milliards de centimes en 2008, date de son enregistrement, à plus de 226 milliards de centimes actuellement.

M. Benbouzid a fait remarquer, à ce sujet, que le projet enregistre un taux d’avancement de 85 % pour les grandes œuvres et bénéficié d’une enveloppe de 600 millions DA destinés à l’équipement, tandis que le reste des travaux a été retardé à la suite du retrait de l’entreprise réalisatrice.

La levée de gel n’est également pas d’actualité s’agissant du nouveau centre hospitalo-universitaire (CHU) de Sétif, a ajouté le ministre en réponse à l’interpellation d’une députée, tout en évoquant la nécessaire rationalisation des dépenses publiques et en rappelant que d’autres établissements similaires sont à l’arrêt dans d’autres villes du pays.

Néanmoins, le gouvernement continuera à soutenir les structures de santé existantes dans cette région, citant le centre anti-cancer (CAC) ainsi que les établissements hospitaliers spécialisés (EHS) en psychiatrie et en rééducation, relevant leur caractère régional, avant d’annoncer qu’il se rendra samedi prochain dans cette wilaya pour s’enquérir notamment du suivi de l’évolution de l’épidémie du Coronavirus, assurant, à ce propos, que les tests PCR s’effectuent sur place.

APS


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