Appel à impliquer des psychologues et des sociologues dans les affaires de divorce

Appel à impliquer des psychologues et des sociologues dans les affaires de divorce

TIPASA – Les participants à un séminaire sur « la conciliation dans les affaires de divorce et son rôle dans la stabilité de la famille » organisé, jeudi, à l’Ecole supérieure de la magistrature (ESM) de Koléa à Tipasa, ont appelé à impliquer des psychologues et des sociologues dans ces affaires pour préserver la famille.

Les recommandations émises à l’issue de ce séminaire ont notamment souligné l’impératif pour les juges des affaires familiales, de recourir à des spécialistes, assistants sociaux et psychologiques, à chaque fois qu’il est nécessaire de résoudre des conflits familiaux.

Les participants ont aussi recommandé d’élargir le champ de la coopération entre les secteurs de la Justice et de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme , de manière à préserver la stabilité familiale, notamment à travers « la coordination et l’exploitation de la plateforme numérique des consultations familiales relevant du secteur de la Solidarité nationale, ainsi que l’élaboration d’un guide commun sur les modalités et moyens de gestion des séances de réconciliation ».

Un autre appel a été lancé en vue de l’ancrage de la culture du dialogue familial et l’implication de la société civile dans la réduction du phénomène du divorce qui brise les familles.

A noter que la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Kaoutar Krikou, a procédé à l’ouverture de ce séminaire, marqué par la présence du premier président de la Cour suprême, Taher Mamouni, et de la déléguée de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance, Meriem Chorfi.

Après avoir assuré la disponibilité au niveau de son secteur de « plusieurs mécanismes et mesures opérationnelles pour préserver la stabilité familiale », Mme Krikou s’est dite disposée à aider les juges des affaires familiales, pour réduire le phénomène du divorce et ses conséquences, conflits et problèmes qui menacent la stabilité de la société.

La ministre a préconisé l’orientation, l’accompagnement et le soutien économique en tant que facteurs nécessaires pour la consécration de la stabilité familiale, parallèlement aux mécanismes mis en place par le secteur de la Justice, à travers les séances de réconciliation, sensées aboutir pour la plupart à la résolution des conflits conjugaux au lieu du divorce.

Le premier président de la Cour suprême a appelé les juges des affaires familiales et les élèves magistrats présents à ce séminaire, à « consentir davantage d’efforts lors des séances de réconciliation en faisant appel à leurs compétences personnelles, mais aussi à des spécialistes pour traiter les raisons du divorce et les informer des nouveautés en cours dans d’autres organismes concernés ».

« Il est du devoir du juge des affaires familiales de trouver des solutions pour concilier les époux entre eux, et leur éviter le divorce. Il est, aussi, tenu de renforcer cette médiation en leur assurant un accompagnement après la résolution du conflit », a t-il souligné, en outre.

Des élèves magistrats, des magistrats des affaires familiales, et des magistrats chercheurs du Centre national des recherches juridiques et judiciaires du ministère de la Justice, en plus d’assistants sociaux étaient présents à ce séminaire, auquel a pris part le wali de Tipasa, Aboubakr Seddik Bouceta.


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