Hamid Lounaouci est une figure du militantisme algérien dont le parcours a été marqué par son engagement pour les droits humains et son implication dans la vie politique et institutionnelle du pays. Des premières années de lutte aux responsabilités exercées au sommet de l’État, il a traversé plusieurs étapes de l’histoire contemporaine de l’Algérie.
Qui était Boualem Boualem ? Biographie et parcours du directeur du Cabinet présidentiel
Une enfance et des racines en Kabylie
Hamid Lounaouci est né le 3 avril 1955 à Tizi Ouzou. Il grandit dans une région au riche patrimoine culturel.Les premières années d’engagement
La défense des droits de l’homme
Son premier titre public est sans doute le plus durable. Il est membre fondateur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), créée en 1985 par Ali Yahia Abdenour. La LADDH figure parmi les premières organisations de ce type en Algérie. Y participer dans les années 1980, avant l’ouverture pluraliste de 1989, demandait de l’engagement et du courage.Cette expérience a fait de lui un militant sensible aux questions de libertés, de justice et de société civile. Ces thèmes se retrouveront trente ans plus tard dans sa mission de conseiller.L’entrée au RCD et la vie parlementaire
Il quitte le FFS en 1991 pour rejoindre le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), alors dirigé par Saïd Sadi. Il s’y impose comme cadre. Il est élu député lors des législatives de 1997.Le ministère des Transports (1999-2002)
Un contexte de recomposition politique
La fin de l’année 1999 marque un tournant. Abdelaziz Bouteflika vient d’accéder à la présidence, et son projet de concorde civile cherche à élargir les soutiens pour sortir le pays de la décennie de violences. Le parti de Lounaouci rejoint la coalition gouvernementale. Le RCD désigne alors Hamid Lounaouci et Amara Benyounès pour intégrer le nouvel exécutif.Un portefeuille stratégique
Il est nommé ministre des Transports le 24 décembre 1999. Ce département couvre des secteurs structurants pour l’économie et l’aménagement du territoire : routes, transport aérien, transport maritime et transport ferroviaire. Il quitte le gouvernement en 2002, à la demande du RCD.L’éloignement des partis, puis le retour
Lounaouci prend ses distances avec le RCD avant de le quitter officiellement en novembre 2008. Le journal qui a annoncé sa nomination de 2021 décrit une traversée du désert de presque vingt ans. Cette période est peu documentée dans la presse. Elle correspond à un retrait de la scène partisane, et non à une disparition de la vie publique.Conseiller à la Présidence (2021-2026)
Le décret présidentiel du 10 juin 2021, publié au Journal officiel du 26 juin, le nomme conseiller à la Présidence de la République chargé des organisations non gouvernementales. Le dossier recouvre les ONG et, plus largement, la relation entre l’État et la société civile, ainsi que la promotion des droits de l’homme. Ce poste prolonge en quelque sorte son engagement des années 1980.Le parcours en un coup d’œil
| Période | Étape | Détail |
| 1955 | Naissance | Tizi Ouzou, le 3 avril |
| 1985 | LADDH | Membre fondateur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme |
| Avant 1991 | FFS | Premières années d’engagement politique |
| 1991 | RCD | Adhésion au parti dirigé par Saïd Sadi |
| 1997 | Député | Élu aux élections législatives |
| Décembre 1999 | Ministre des Transports | Nommé dans le gouvernement formé après l’élection de Bouteflika |
| 2001-2002 | Départ du gouvernement | Selon les sources, à la demande du RCD |
| Novembre 2008 | Départ du RCD | Démission officielle |
| Juin 2021 | Conseiller à la Présidence | Chargé des ONG |
| 8 octobre 2026 | Décès | À 71 ans |


























