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Découvrez l'origine et la légende de Yennayer à travers deux histoires

Découvrez l'origine et la légende de Yennayer à travers deux histoires

Yennayer, célébré dans tous les pays d'Afrique du Nord et même dans d'autres régions comme les îles Canaries, correspond au 12 janvier du calendrier grégorien. Il marque le début du calendrier agricole amazigh et est enraciné dans les traditions et les rituels agricoles. Le Nouvel An amazigh est bien plus qu'une simple fête ; il constitue un symbole profond de fierté et d'identité collective. Voici deux histoires expliquant son origine : 1. L’histoire de Sheshonq Le Yennayer remonte à l’an 950 avant J.-C., date à laquelle le roi amazigh Sheshonq Ier a conquis l’Égypte et fondé la 22e dynastie. Selon l’écrivaine chaouie Aurès Mathé Goudry, Yennayer, aussi appelé "Ass n Ifarawn" (le jour du pharaon), commémore cet événement historique. Selon la légende, le peuple des Chaouis aurait célébré la mort d’un pharaon tombé dans la mer. Cette époque de l’Égypte ancienne marque l’année zéro du calendrier berbère. Le roi Sheshonq Ier, après avoir unifié l’Égypte, obtint de Pharaon Siamon, dont l’armée comptait une grande proportion d’Amazighs, l’autorisation d’organiser un culte funéraire pour son père Nimlot. En 950 avant J.-C., après la mort de Psousennès II, Sheshonq Ier se proclama pharaon, établit la 22e dynastie et légitima son pouvoir en mariant son fils Osorkon à la princesse Makare, fille de Psousennès II. Ainsi, l’année zéro du calendrier amazigh correspond à cet événement historique marquant. 2. La légende de la vieille femme ("Lajouza") Dans certaines régions d’Algérie, on raconte qu’à la nuit de Yennayer, une vieille femme, sorte de fée maléfique, visite les maisons pour vérifier si la fête a été célébrée convenablement et si tout le monde a bien mangé. Une autre version raconte que, dans le passé, le mois de janvier comptait 30 jours. Un jour, profitant d’un retour du beau temps, une vieille femme emmena ses chèvres et se moqua de Yennayer en chantant : "Enfin, on en a fini avec toi, vieux Yennayer ! Plus de froid, plus de neige, plus de pluie !" Offensé par ces paroles, Yennayer demanda à Fouar (février) de lui prêter un jour pour punir la vieille femme arrogante. Fouar accepta, et l’hiver, que l’on croyait terminé, revint en force. La neige tomba abondamment, les tempêtes se déchaînèrent et la vieille femme, emportée par le froid, disparut. Depuis, ce jour "emprunté" est symbolique et représente la vigilance face à la fin apparente de l’hiver. On dit encore aujourd’hui, en référence à cet événement : "Le dernier jour de Yennayer est emprunté." Ces deux récits témoignent de la richesse culturelle et symbolique de Yennayer, célébré comme un véritable héritage de l’identité amazighe.

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