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Morad Adjal biographie et parcours professionnel

Morad Adjal biographie et parcours professionnel

Le 14 septembre 2025, le président Abdelmadjid Tebboune procède à un remaniement gouvernemental marqué par une nouvelle organisation du secteur de l’énergie. Le ministère de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables est réparti entre deux départements distincts. À la tête du portefeuille de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, ancien PDG de Sonelgaz, apporte une expérience de plus de trois décennies dans le secteur électrique algérien. Son parcours, sa connaissance des infrastructures énergétiques et ses priorités s’inscrivent dans les objectifs nationaux de développement du secteur. Gouvernement Algérien 2026 liste officielle des membres du Gouvernement

Un ingénieur formé à Annaba et spécialisé en management

Selon TSA, Mourad Adjal est né en 1967 à Bordj Bou Arreridj. Sa formation associe compétences techniques et connaissances en gestion. D’après la fiche biographique publiée par le ministère de l’Énergie, il est ingénieur d’État en génie électrique de l’Université d’Annaba, titulaire d’un MBA en marketing et management ainsi que d’un doctorat exécutif en management. Un article de Dzair Tube indique également qu’il a suivi une formation en gestion opérationnelle à l’ESSEC Paris en 2002, avant d’obtenir un MBA à l’ESG Groupe Paris en 2008. Cette double compétence technique et managériale accompagne une carrière construite progressivement au sein des structures du secteur énergétique national.

Plus de trente ans de carrière au sein de Sonelgaz

Mourad Adjal fait partie des cadres ayant effectué l’essentiel de leur parcours professionnel au sein du groupe Sonelgaz. Il rejoint l’entreprise en 1991 et occupe plusieurs responsabilités dans la distribution de l’électricité et du gaz, avant d’accéder à des fonctions de direction.
Période Fonction
1991 Entrée à Sonelgaz
Années 1990-2000 Responsabilités dans la distribution à Tissemsilt, Chlef, Annaba et Skikda
2010 Direction de la société de gestion immobilière des industries électriques et gazières
2012 Direction générale du Fonds des œuvres sociales et culturelles du secteur
2016-2017 Direction de la société de distribution de l’électricité et du gaz
Décembre 2021 Nomination à la tête du groupe Sonelgaz
Septembre 2025 Nomination comme ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables
Les sources disponibles mentionnent des dates légèrement différentes concernant sa prise de fonctions à la tête de la société de distribution. Son parcours se distingue par trois étapes majeures. La distribution de l’électricité et du gaz. Cette activité constitue un volet essentiel du service public énergétique. Elle concerne le raccordement des foyers, des exploitations agricoles et des entreprises, ainsi que la continuité de l’approvisionnement. Entre 2016 et décembre 2021, Mourad Adjal dirige la société chargée de la distribution de l’électricité et du gaz. Les fonctions de gestion. Avant de prendre la tête de cette société, il assume plusieurs responsabilités administratives et organisationnelles. Il dirige notamment la SOPIEG, une filiale de Sonelgaz, puis le Fonds des œuvres sociales et culturelles des travailleurs des industries électriques et gazières. Ces fonctions lui permettent d’acquérir une expérience complémentaire dans la gestion des structures et des ressources humaines du secteur. La direction du groupe Sonelgaz. Le 30 décembre 2021, Mourad Adjal est installé à la tête de Sonelgaz, en remplacement de Chaher Boulakhras. Sous sa direction, le groupe poursuit également le développement de ses relations internationales. En mars 2022, il rejoint Med-TSO, l’association méditerranéenne des gestionnaires de réseaux de transport d’électricité.

Une reconnaissance régionale avant son entrée au gouvernement

Avant sa nomination ministérielle, Mourad Adjal bénéficie déjà d’une reconnaissance dans le domaine de la coopération énergétique méditerranéenne. Le 20 février 2025, il reçoit le prix PAM Sustainability à Rome, à l’occasion de la 19e session plénière de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée. Cette distinction met en avant son engagement en faveur du dialogue euro-méditerranéen et de la coopération entre les acteurs des réseaux électriques, notamment dans le domaine des énergies renouvelables. La fiche officielle du ministère indique également qu’il est titulaire de l’Ordre national du Mérite.

Septembre 2025 : une nouvelle organisation du secteur de l’énergie

La nomination de Mourad Adjal intervient dans le cadre d’une réorganisation gouvernementale qui distingue deux domaines de responsabilité.
  • Hydrocarbures et Mines : Mohamed Arkab, ministre d’État.
  • Énergie et Énergies renouvelables : Mourad Adjal, chargé notamment des dossiers liés à l’électricité et au développement des énergies renouvelables.
La passation de consignes entre les responsables concernés se déroule le 15 septembre 2025 au siège du ministère, à Hydra. À cette occasion, le nouveau ministre remercie le président Abdelmadjid Tebboune pour la confiance accordée et salue les équipes avec lesquelles il a travaillé au sein de Sonelgaz. Cette nomination s’inscrit dans une continuité entre les compétences acquises dans les grandes entreprises publiques et les responsabilités gouvernementales liées à la politique énergétique nationale.

Les principales priorités du ministre

1. Accélérer le développement de l’énergie solaire

Le développement du photovoltaïque figure parmi les axes importants de la stratégie énergétique algérienne. Le programme national prévoit d’atteindre une capacité de 15 000 MW d’origine solaire à l’horizon 2035, avec une première phase portant sur environ 3 000 MW. Cette première étape est estimée à près de 413 milliards de dinars, selon les données rapportées par la presse, avec un financement annoncé par l’intermédiaire de la Banque nationale d’Algérie. Le programme entre progressivement dans sa phase de réalisation. Le 12 avril 2026, Mourad Adjal annonce la mise en service de deux centrales solaires de 200 MW chacune, situées à Tendla, dans la wilaya d’El Meghaïer, et à El Ghrous, dans la wilaya de Biskra. Le ministre évoque également l'objectif d'ajouter plus de 1 400 MW de capacités au cours de l'année 2026. À cette date, l'avancement global des 22 centrales du programme est annoncé à 40 %. Ces projets participent à la diversification du bouquet énergétique national et au renforcement des capacités de production électrique.

2. Accompagner le développement du Sud et de l’agriculture

L’accès à l’électricité constitue un levier important pour le développement économique des régions du Sud, en particulier pour les activités agricoles. En décembre 2025, lors d’une visite dans la wilaya de Ghardaïa, Mourad Adjal lance les travaux d’une centrale solaire de 82 MW à Guerrara et inspecte un poste de transformation haute tension. Il met alors en avant les capacités énergétiques de la wilaya, ainsi que le raccordement d’environ 1 600 exploitations agricoles. Le ministère accorde également une attention particulière à l’alimentation électrique des grands projets agricoles du Sud, en coordination avec le secteur de l’Agriculture. L’objectif est d’accompagner le développement des investissements agricoles et les programmes liés à la sécurité alimentaire.

3. Renforcer l’efficacité énergétique

La politique énergétique repose également sur une utilisation plus rationnelle des ressources disponibles. En mars 2026, Mourad Adjal préside une réunion consacrée au programme national de rationalisation de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique. Le modèle national de consommation énergétique figure également parmi les dossiers examinés lors d’une réunion sectorielle en juillet 2026, aux côtés des projets stratégiques et des questions liées au transport du gaz. Ces orientations visent à promouvoir une utilisation plus efficace de l’énergie dans les différents secteurs d’activité, tout en accompagnant les besoins de développement de l’économie nationale.

4. Moderniser la gestion et préparer les périodes de forte consommation

La continuité de l’approvisionnement électrique constitue une priorité, notamment pendant les périodes estivales caractérisées par une hausse de la demande. En novembre 2025, le ministre réunit les cadres de Sonelgaz afin d’examiner les résultats de l’été précédent et de préparer les dispositifs nécessaires pour l’été 2026. Quelques jours plus tard, il examine également l’état des systèmes informatiques des services du ministère, dans le cadre de la feuille de route consacrée à la numérisation du secteur. La modernisation des outils de gestion, l’amélioration de la coordination entre les structures et la préparation des périodes de forte consommation s’inscrivent ainsi dans les axes de travail du département.

La coopération énergétique avec l’Afrique et les pays partenaires

La coopération internationale occupe une place importante dans les activités du ministère, avec un intérêt particulier pour les partenariats africains et régionaux.
Période Dossier
Juin 2026 Échanges avec le ministre syrien des Affaires étrangères sur l’accompagnement de la réhabilitation du secteur énergétique syrien
29-30 juin 2026 Visite à Abidjan et signature d’un accord-cadre de coopération énergétique avec la Côte d’Ivoire
Juillet 2026 Suivi des dossiers de coopération avec le Tchad et le Niger
Août 2026 Examen de projets de partenariat avec le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Bénin
Septembre 2026 Réunion de travail consacrée aux priorités de coopération énergétique avec plusieurs pays africains
Lors de sa visite en Côte d’Ivoire, l’accent est notamment mis sur les possibilités de coopération dans le développement des infrastructures électriques et la formation de professionnels, en s’appuyant sur l’expérience des structures de Sonelgaz. Cette orientation valorise les compétences algériennes dans les domaines de l’ingénierie, de la gestion des réseaux et de la formation spécialisée. Elle ouvre également des perspectives de partenariat avec des pays souhaitant développer leurs infrastructures énergétiques. Les échanges avec les partenaires africains et régionaux s’inscrivent dans une dynamique de coopération technique, de partage d’expérience et de développement des relations économiques.

Un suivi régulier des projets et des activités du secteur

Les activités communiquées par le ministère mettent en évidence plusieurs dimensions de la méthode de travail de Mourad Adjal.
  • Le suivi des dossiers : des réunions régulières permettent d’examiner l’avancement des projets et les questions relatives à la gestion de Sonelgaz.
  • La présence sur le terrain : les visites dans les wilayas permettent de suivre les infrastructures énergétiques et les projets de raccordement.
  • La coordination entre les secteurs : les dossiers énergétiques sont abordés en lien avec l’agriculture, l’industrie et la coopération internationale.
  • La continuité de l’expertise technique : sa longue expérience au sein de Sonelgaz constitue un atout pour la connaissance des réseaux électriques, des besoins des usagers et des enjeux opérationnels.
Cette expérience professionnelle contribue à assurer le suivi des projets et à accompagner la mise en œuvre des orientations nationales en matière d’énergie et d’énergies renouvelables. Wassim Kouidri biographie et parcours professionnel

Les principaux chantiers de son mandat

Plusieurs axes structurent les priorités du secteur sous la responsabilité de Mourad Adjal. La poursuite du programme solaire. La réalisation des centrales prévues et leur raccordement au réseau participent à l'objectif national de diversification des sources de production électrique. La préparation du réseau aux pics de consommation. La planification des besoins et la modernisation des infrastructures contribuent à accompagner l’évolution de la demande, notamment durant l’été. L’accompagnement des investissements agricoles. Le développement des raccordements électriques dans le Sud constitue un soutien aux projets agricoles et aux activités économiques locales. La concrétisation des partenariats internationaux. Les accords conclus avec les pays africains et régionaux offrent un cadre pour développer des projets opérationnels et renforcer les échanges de compétences. La promotion de l’efficacité énergétique. La rationalisation de la consommation représente un axe complémentaire au développement des capacités de production et à la modernisation des infrastructures. Ces différents chantiers s’inscrivent dans les objectifs de développement du secteur énergétique et dans la volonté de renforcer les capacités nationales en matière de production, de distribution et de coopération technique. Source : ministre de l’Énergie et des Mines

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