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Front social : l’UGTA propose la tenue d’assises sur l’inflation et la spéculation

Front social : l’UGTA propose la tenue d’assises sur l’inflation et la spéculation

Pour la Centrale syndicale, la hausse des salaires, engagée ces dernières années, doit être accompagnée de mesures permettant de préserver durablement le pouvoir d’achat des ménages, car la question dépasse le seul cadre salarial et nécessite une réflexion collective sur les mécanismes de régulation des prix.

Le Secrétaire général de l’UGTA, Amar Takdjout, a  abordé,  lors de son passage ce mardi sur les ondes de la Radio algérienne, les questions du pouvoir d’achat, de la spéculation et du dialogue avec les organisations patronales.   Dans un contexte marqué par la préparation du projet de loi de finances 2027 et les préoccupations liées à l’évolution des prix, le responsable syndical a particulièrement  insisté sur « la nécessité de mieux maîtriser l’inflation et les pratiques spéculatives ». Selon lui, « la hausse des salaires, engagée ces dernières années, doit être accompagnée de mesures permettant de préserver durablement le pouvoir d’achat des ménages».  Selon lui, « la question dépasse le seul cadre salarial et nécessite une réflexion collective sur les mécanismes de régulation des prix». Dans cette perspective, il propose l’organisation d’assises ou de rencontres consacrées à l’inflation et à la spéculation, avec la participation des organisations syndicales, politiques, associatives et des différents acteurs économiques.

Le patron de l’UGTA a particulièrement insisté sur la nécessité du renforcement du dialogue entre l’UGTA et les organisations patronales et s’est dit « favorable à la reprise des rencontres entre les partenaires sociaux afin d’examiner les difficultés rencontrées par les entreprises, d’anticiper les tensions et de rechercher des solutions concertées».  De son point de vue, « la préservation du caractère social de l’État et l’amélioration du bien-être des travailleurs nécessitent l’implication de tous les acteurs concernés».

Le premier responsable de l’UGTA a également évoqué la poursuite de la dynamique des augmentations salariales et la revalorisation du salaire national minimum garanti (SNMG), rappelant que « des augmentations ont été décidées pour les années 2025 et 2026 et que le président de la République s’est également engagé sur une nouvelle augmentation en 2027. Leur répercussion doit concerner aussi bien les administrations que les entreprises économiques. ». La protection des travailleurs contractuels constitue également un dossier auquel Amar Takdjout souhaite accorder une attention particulière, relevant que « certains salariés demeurent sous contrat pendant de très longues périodes, parfois dix, quinze, voire trente années, alors qu’ils occupent des postes répondant à des besoins permanents». Pour lui, « cette situation mérite un examen entre partenaires sociaux afin d’étudier les possibilités d’insertion dans des emplois permanents et de mieux garantir les droits des salariés». Il pose également la question des conditions de rupture des contrats et du respect des indemnisations prévues en cas de licenciement, y compris pour « motif économique ». L’objectif, selon lui, est de parvenir à « un meilleur équilibre entre les exigences de fonctionnement des entreprises et la protection des travailleurs. »

Sur un autre registre, le secrétaire général de l’UGTA plaide pour « un élargissement de la représentation syndicale aux catégories qui restent insuffisamment organisées, notamment les retraités, les salariés précaires et les travailleurs indépendants. Les chauffeurs de taxi, les camionneurs, les coiffeurs et les plombiers sont notamment concernés». Il a, par ailleurs, insisté sur « la nécessité de mieux organiser les activités commerciales, notamment dans les circuits de commercialisation des produits agricoles », préconisant « une meilleure identification des commerçants et des opérateurs économiques », ainsi « qu’une adhésion effective aux structures professionnelles et aux chambres de commerce, afin de contribuer à une régulation plus efficace du marché. »

Concernant le volet législatif, Amar Takdjout a fait état des propositions d’amendement élaborées par l’UGTA concernant les deux textes promulgués en 2023, relatifs à l’exercice du droit syndical et à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail ainsi qu’au droit de grève. «Une commission installée au sein de la centrale syndicale a travaillé sur ces questions et que les propositions ont été transmises au ministère du Travail depuis six à sept mois », a-t-il précisé, assurant que « les amendements portent notamment sur les relations de travail, l’exercice du droit syndical et la situation des travailleurs indépendants », souhaitant ainsi ouvrir une discussion avec le ministère du Travail et les organisations patronales « pour examiner les ajustements susceptibles d’être apportés à ces dispositions. »

Synthuèse : A.C

Source : LA NATION

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