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FRAPPE DE DRONES TUANT PLUS DE 30 CIVILS AU SOUDAN : Le chef de l’ONU s’inquiète des attaques des FSR
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est profondément alarmé par une frappe de drone qui aurait tué au moins 30 civils dans l’État soudanais du Darfour du Sud, a déclaré vendredi son porte-parole adjoint, Farhan Haq. L’attaque aurait eu lieu lundi à environ 150km au sud-ouest du chef-lieu de cet Etat, Nyala, a-t-il […]
Guterres condamne l'escalade des attaques de drones au Soudan
NEW YORK (Nations unies) - Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a fermement condamné l'escalade des attaques de drones au Soudan et le bilan catastrophique que ces frappes infligent aux civils, a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric. "Les drones ont tué des centaines de civils au Soudan, y compris des femmes et des enfants, ce qui constitue des violations du droit international humanitaire", a indiqué M. Dujarric, samedi, dans un communiqué. "Le secrétaire général est consterné par toutes les attaques dirigées contre les civils et les infrastructures critiques, y compris les établissements de santé", a-t-il souligné. Le secrétaire général appelle les parties à "épargner la population civile et les infrastructures critiques et à convenir sans délai d'une cessation des hostilités comme première étape vers la fin de ce conflit dévastateur". Il renouvelle son appel urgent aux parties à s'engager de bonne foi dans les efforts de médiation, d'après le porte-parole. "Les Nations unies se tiennent prêtes à soutenir tous les efforts visant à faire avancer une résolution politique durable qui reflète les aspirations du peuple soudanais", selon le communiqué. Depuis avril 2023, le Soudan est le théâtre d'un conflit opposant l'armée soudanaise aux Forces de soutien rapide (FSR), qui a fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes.
Soudan: les autorités dénoncent les attaques de drones perpétrées par les FSR contre des installations civiles à El-Obeid
Les autorités soudanaises du Nord-Kordofan ont dénoncé lundi les attaques de drones perpétrées par les Forces de soutien rapide (FSR) contre des installations civiles à El-Obeid, la capitale de l’Etat, appelant la communauté internationale à agir. « Le fait de cibler des infrastructures civiles, éducatives et sportives constitue une attaque flagrante contre les citoyens et leurs ressources, ainsi qu’une violation du droit international humanitaire », a déclaré le gouvernement de l’Etat dans un communiqué. Le communiqué précise que les sites ciblés comprenaient la cité sportive et l’université privée Shikan. Aucun blessé ni dégât matériel n’a été signalé. Le gouvernement a appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains et humanitaires à condamner les attaques des FSR contre des infrastructures civiles, à assurer la protection des civils, à documenter les violations et à demander des comptes aux responsables. Le mois dernier, l’ONU a déclaré que 1.100 civils avaient été tués lors d’attaques de drones au Soudan entre janvier et juin. Les trois Etats du Kordofan au Soudan, le Nord, l’Ouest et le Sud, sont le théâtre d’affrontements entre l’armée et les FSR depuis le 25 octobre 2025. Le Soudan est plongé dans un conflit entre l’armée et les FSR depuis avril 2023, qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé environ 13 millions de personnes, selon les estimations de l’ONU et de la communauté internationale.
Soudan: l’ONU préoccupée par des informations faisant état de la mort de civils au Kordofan-Occidental
L’ONU a fait part , dimanche, de sa « profonde préoccupation » face aux informations selon lesquelles des frappes de drones ont fait 17 morts parmi les civils, dont des femmes et des enfants, dans l’Etat du Kordofan occidental au Soudan, en proie aux attaques des Forces de soutien rapide (FSR). Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations Unies au Soudan a déclaré qu’une frappe de drone meurtrière a touché un bâtiment abritant des familles déplacées le 9 octobre à An Nuhud, dans l’Etat du Kordofan-Occidental. Au moins 12 civils, dont des femmes et des enfants, auraient été tués et huit autres blessés, a indiqué le bureau onusien dans un communiqué. Le même jour, une autre frappe de drone dans la ville de Ghubaish aurait tué cinq civils, dont trois enfants, dans un quartier résidentiel accueillant des familles déplacées, ajoute la même source. L’OCHA a souligné qu’il s’agissait de personnes qui avaient déjà été forcées de quitter leurs foyers en raison du le conflit, pour ensuite être confrontées à de nouvelles violences dans les endroits où elles avaient cherché refuge. La fréquence croissante des frappes de drones à travers le Soudan est « profondément alarmante », a déclaré le bureau, avertissant que ces attaques exposent les civils, y compris les familles déplacées, à de nouveaux risques de mort, de blessures et de souffrances. L’OCHA a, en outre, insisté sur le fait que « le droit international humanitaire doit être respecté, et les civils ainsi que les infrastructures civiles protégés », relevant que les personnes fuyant la violence doivent pouvoir trouver refuge et ne pas être confrontées à de nouvelles menaces contre leur vie. Trente déplacés, dont des femmes et des enfants, avaient été tués et des dizaines d’autres blessés vendredi dans une attaque de drone des FSR ayant visé un centre d’accueil de déplacés dans la localité de Wad al-Mahi, dans la région du Nil-Bleu, au sud-est du Soudan. Selon le gouverneur de Wad al-Mahi, Mahgoub Al-Cheikh, 26 femmes et 4 enfants résidant dans le centre d’accueil de délacés ont été tués par un drone appartenant aux Forces de soutien rapide (FSR), qualifiant cette attaque de « lâche ». Le Soudan est en proie à un conflit entre l’armée et les FSR depuis avril 2023. Ce conflit a fait des dizaines de milliers de morts et environ 13 millions de déplacés, selon les estimations de l’ONU et de la communauté internationale.
Les civils pris au piège d’une guerre qui s’étend
La guerre civile au Soudan, déclenchée en avril 2023, oppose les Forces armées soudanaises (FAS) , l’armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan, aux Forces de soutien rapide (FSR), une force paramilitaire commandée par le général Mohamed Hamdan Dagolo (dit Hemedti). « La situation à El-Obeid et dans ses environs reste grave et le risque d’atrocités est élevé », a déclaré Mohamed Chande Othman, président de la Mission d’établissement des faits, créée par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en 2023. Les civils d’El-Obeid, ville de quelque 600.000 habitants dans le centre du Soudan, sont pris entre les frappes de drones, les pénuries et une répression croissante des forces de sécurité. Dans un nouveau rapport publié mercredi, la Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan alerte sur les risques d’atrocités et dénonce des violations susceptibles de constituer des crimes de guerre. El-Obeid, capitale de l’Etat du Kordofan du Nord, reste exposée à des attaques répétées qui frappent les quartiers résidentiels, les écoles, les sites accueillant des déplacés et les infrastructures essentielles. Selon la Mission, qui a présenté son rapport mercredi devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, les frappes de drones attribuées aux FSR continuent de tuer et de blesser des civils, tout en perturbant l’accès aux soins, à l’eau et à l’électricité. Selon Mohamed Chande Othman, les attaques signalées récemment dans l’État du Nil Bleu, à Abyei et près de la frontière entre le Soudan et l’Égypte montrent que le conflit s’étend géographiquement, recourt à des technologies militaires toujours plus sophistiquées et devient de plus en plus dangereux pour les civils. Aux bombardements qui affecte El-Obeid s’ajoute une répression menée par les forces de sécurité affiliées aux FAS, qui contrôlent la ville. Le rapport décrit une surveillance accrue de la population, des menaces, des intimidations et des arrestations arbitraires visant notamment les défenseurs des droits humains, les travailleurs humanitaires, les avocats, les syndicalistes et les responsables communautaires. La Mission enquête notamment sur une frappe de drone à Abyei qui aurait fait des dizaines de victimes civiles, ainsi que sur des attaques près de la frontière égyptienne qui auraient tué plusieurs dizaines de mineurs artisanaux. La Mission indique avoir recueilli des témoignages crédibles faisant état de détentions au secret, de torture, de mauvais traitements, de décès en détention et d’allégations de violences sexuelles contre des femmes détenues. « Les habitants d’El-Obeid vivent dans une peur constante, non seulement à cause des drones des FSR, mais aussi de la militarisation de leur ville et des campagnes de détentions arbitraires », a déclaré Mona Rishmawi, membre experte de la Mission. Des milliers de personnes auraient été arrêtées par les services de sécurité des FAS et détenues dans des lieux non officiels ou dans la prison centrale d’El-Obeid, dans des conditions qualifiées d’épouvantables par la Mission. Celle-ci réclame l’arrêt immédiat de ces pratiques et l’accès des organismes indépendants chargés de surveiller les lieux de détention. Le rétrécissement de l’espace civique compromet également la protection des civils, les efforts de responsabilisation et les perspectives d’un dialogue soudanais inclusif pour sortir de la guerre. La Mission estime que les FAS et les FSR portent la responsabilité première des destructions et des atrocités commises au Soudan, tout en soulignant le rôle des acteurs extérieurs qui alimentent le conflit par des transferts d’armes, d’équipements militaires, de technologies liées aux drones et l’envoi de combattants. Elle appelle toutes les parties à respecter le droit international humanitaire, à protéger les civils et les infrastructures civiles et à garantir un accès humanitaire rapide et sans entrave. Elle exhorte également les États à empêcher les transferts d’armes et tout soutien susceptible de contribuer à de nouvelles violations et à des crimes internationaux. L’action humanitaire reste entravée par les deux camps et leurs alliés, qui imposent des restrictions administratives, militarisent les opérations et limitent l’accès aux populations dans le besoin. Le déploiement de combattants des FAS et de forces alliées dans des quartiers résidentiels accroît par ailleurs les risques encourus par les civils lors des attaques, souligne le rapport. Les enquêteurs s’inquiètent notamment de la multiplication des frappes de drones des FSR contre des infrastructures civiles, des actes qui pourraient constituer des crimes de guerre. Un an après la prise d’El-Fasher, au Darfour, et des zones environnantes par les FSR et leurs alliés, la Mission rappelle que les violations commises lors de cette offensive, notamment les attaques contre des civils et des communautés ciblées sur une base ethnique, présentaient les caractéristiques d’un génocide. L’impunité persiste et les survivants restent déplacés.
Le commandant du groupe des forces spéciales des FSR annonce sa rupture avec la milice
KHARTOUM- Le commandant du groupe des forces spéciales, relevant des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, le lieutenant-colonel Mohamed Azraq al-Fanjri, a annoncé jeudi sa rupture avec la milice, accompagné de 300 officiers et soldats ainsi que de 30 véhicules de combat, ont rapporté des médias.
Le commandant du groupe des forces spéciales des FSR annonce sa rupture avec la milice
KHARTOUM- Le commandant du groupe des forces spéciales, relevant des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, le lieutenant-colonel Mohamed Azraq al-Fanjri, a annoncé jeudi sa rupture avec la milice, accompagné de 300 officiers et soldats ainsi que de 30 véhicules de combat, ont rapporté des médias.
Soudan : le commandant du groupe des forces spéciales des FSR annonce sa défection
Le commandant du groupe des forces spéciales relevant des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, le lieutenant-colonel Mohamed Azraq al-Fanjri, a annoncé jeudi sa rupture avec la milice, ont rapporté des médias. Dans une déclaration, le responsable militaire a annoncé sa défection et son renoncement à ses fonctions et responsabilités au sein des FSR. Il aurait été suivi dans sa décision par quelque 300 officiers et soldats, ainsi que par 30 véhicules de combat. Le lieutenant-colonel Mohamed Azraq al-Fanjri a notamment dénoncé les atteintes commises contre les civils soudanais, évoquant des violations touchant leur vie, leurs biens et leur honneur. Cette annonce intervient alors que le Soudan est confronté à un conflit opposant les forces armées soudanaises aux FSR, qui a provoqué une grave crise humanitaire dans le pays.
Conflit au Soudan : Le chef de l'ONU "profondément inquiet" par la situation à El Fasher
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa profonde inquiétude face à l'évolution de la situation à El Fasher, dans le nord du Darfour, au Soudan, où de violents comb..
Dans un contexte d’escalade des combats : Des attaques de drones ciblent des villes soudanaises
Les attaques de drones se sont poursuivies jeudi à travers le Soudan pour une deuxième journée consécutive, ciblant la capitale Khartoum et plusieurs autres villes alors que les combats s’intensifiaient sur de multiples fronts dans les régions du Kordofan et du Nil Bleu. Selon une source militaire et des témoins oculaires, les attaques visaient Khartoum, ainsi qu’El Obeid, la capitale de l’État du Kordofan du Nord ; Kadugli, la capitale de l’État du Kordofan du Sud ; et Atbara et Al-Damar dans l’État du Nil, tandis que les systèmes de défense aérienne et antiaériens terrestres de l’armée faisaient face à une nouvelle vague de drones. Une source militaire soudanaise a indiqué à l’agence Xinhua que les défenses terrestres et aériennes de l’armée ont repoussé mercredi et jeudi des attaques de drones de grande ampleur visant plusieurs villes et positions militaires. Selon cette source, plus de 35 drones, qu’elle attribue aux Forces de soutien rapide (FSR), une force paramilitaire, ont été abattus mercredi au-dessus des zones d’Atbara, d’Al-Damar et d’El Obeid. Jeudi, les forces de défense ont abattu 10 drones à Omdurman, trois dans l’État du Nil et cinq dans l’État du Kordofan du Sud, a indiqué la source, ajoutant que les défenses ont empêché les drones d’atteindre un certain nombre de cibles vitales. À Omdurman, un témoin a déclaré à l’agence Xinhua avoir entendu de fortes explosions et vu des colonnes de fumée s’élever au-dessus de la ville, alors que la défense aérienne engageait un essaim de drones. À El Obeid, un autre témoin a rapporté des explosions successives et l’activation des défenses terrestres de l’armée, suite à une attaque de plusieurs drones sur la ville. À Kadugli, un témoin oculaire a déclaré que les défenses terrestres ont engagé le combat avec des drones qui ciblaient la ville et en ont abattu plusieurs avant qu’ils n’atteignent leurs cibles. Les attaques ont également atteint Atbara et Al-Damar, dans l’État du Nil, relativement éloignées des lignes de front, soulignant l’extension géographique de la guerre par drones au Soudan. L’armée soudanaise n’a pas publié de déclaration officielle concernant les dernières attaques, tandis que les RSF n’ont pas commenté les allégations selon lesquelles elles en seraient responsables. Cette escalade survient dans un contexte de violents combats sur plusieurs fronts, notamment au Kordofan du Nord et le long du Nil Bleu. Au Kordofan du Nord, les affrontements se sont poursuivis après que l’armée a repris plusieurs zones stratégiques ces dernières semaines et rouvert des portions de la route d’exportation vitale reliant le Kordofan à Khartoum. Echec d’une attaque des FSR contre la région de Jabrat al-Sheikh Le commandement général des Forces armées soudanaises (FAS) a déclaré jeudi que ses forces et les troupes alliées avaient repoussé une attaque des Forces de soutien rapide (FSR) contre la région de Jabrat al-Sheikh, dans le Kordofan du Nord, impliquant plus de 250 véhicules de combat. Il a précisé que les assaillants avaient subi des pertes en hommes et en matériel et avaient été contraints de se replier vers la périphérie du Darfour. Dans l’État du Nil Bleu, les combats se sont poursuivis à Geisan, une localité frontalière de l’Éthiopie, suite à une attaque menée par les RSF et le Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord, selon les autorités locales. Les autorités ont déclaré dans un communiqué que l’attaque avait débuté mercredi matin et visait la ville en pleine saison agricole, la qualifiant de « véritable crime de guerre ». L’Organisation internationale pour les migrations a indiqué qu’environ 2 500 personnes, soit près de 500 familles, ont été déplacées de Geisan à la suite des affrontements. La plupart se sont réfugiées dans d’autres zones de la localité, tandis que d’autres ont franchi la frontière éthiopienne. Le Soudan est embourbé dans un conflit armé entre les SAF et les RSF depuis la mi-avril 2023, qui a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. R. I.
L'ONU condamne le "bilan terrifiant" des frappes de drones au Soudan
L'Organisation des Nations Unies (ONU) a condamné vendredi l'escalade meurtrière de la guerre par drones en octobre au Soudan, disant avoir recensé plus de 300 morts causées par de telles attaques.
L'ONU alerte sur l'intensification des attaques de drones et la pénurie de carburant
KHARTOUM - La représentante spéciale résidente de l'ONU et coordinatrice humanitaire au Soudan, Denise Brown, a exprimé ses inquiétudes face à l'intensification des attaques de drones attribuées aux Forces de soutien rapide (FSR), aux pénuries de carburant et à la dégradation de la situation humanitaire dans le pays, en proie à un conflit armé depuis plus de trois ans. Dans un entretien accordé mardi à ONU Info, la responsable onusienne a indiqué que les frappes de drones attribuées aux FSR, particulièrement intenses au cours des deux dernières semaines, semblent viser de manière systématique les infrastructures civiles, notamment les installations électriques et les dépôts de carburant. "Ces attaques perturbent gravement les services essentiels et exposent davantage les populations civiles aux conséquences du conflit", a-t-elle alerté. Selon Mme Brown, une récente coupure d'électricité dans un hôpital situé près de Khartoum a entraîné l'interruption brutale des séances de dialyse de 25 patients, faute de générateur ou de système d'alimentation solaire. Les établissements de santé, les femmes enceintes et les enfants figurent parmi les populations les plus exposées. La responsable onusienne a également alerté sur les conséquences de la pénurie de carburant, qui paralyse progressivement les activités humanitaires. Des centaines de camions transportant des vivres et des fournitures essentielles sont actuellement immobilisés. A Khartoum, de longues files d'attente se forment devant les stations-service, privant notamment ceux qui travaillent avec leurs véhicules, de leur principale source de revenus. La coordinatrice humanitaire a, par ailleurs, signalé des niveaux alarmants de malnutrition aiguë, dépassant le seuil d'urgence dans plusieurs régions du pays. L'insécurité constitue également un obstacle majeur à l'acheminement de l'aide. Les convois du Programme alimentaire mondial (PAM) ont subi sept attaques depuis le début de l'année 2026, portant à vingt le nombre d'incidents enregistrés au cours des deux dernières années. Face à cette situation, Denise Brown a appelé les Etats membres de l'ONU à "intensifier leurs efforts" pour apaiser les tensions. Elle a insisté également sur l'urgence d'un financement supplémentaire, alors que le PAM est contraint de réduire le nombre de bénéficiaires ainsi que les rations alimentaires distribuées. Depuis avril 2023, le Soudan est le théâtre d'un conflit opposant l'armée aux FSR, un conflit qui a fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes.
Camions d’aide de l’ONU attaqués au Soudan : un mort, selon le PAM
Une frappe aérienne sur deux camions d’aide alimentaire de l’ONU dans l’Etat soudanais du Kordofan-Sud a tué un chauffeur, a annoncé dimanche le Programme alimentaire mondial (PAM). Les véhicules se rendaient de Dilling à Kadugli samedi lorsqu’ils ont été pris pour cible, alors même qu’ils étaient « clairement identifiés comme des véhicules humanitaires », a indiqué le PAM. L’agence a précisé qu’elle évaluait actuellement les dégâts et a appelé à une enquête rapide sur les faits. L’attaque survient un jour après qu’un camion du PAM a heurté un engin explosif à Dilling, après avoir acheminé une aide alimentaire vitale. Selon les chiffres des Nations unies, les attaques aux drones ont fait plus de 1.100 morts au Soudan pour le seul premier semestre de l’année 2026. Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait plus de 200.000 morts, estiment les travailleurs humanitaires, en a déplacé plus de 11 millions, et provoqué la pire crise humanitaire dans le monde, selon l’ONU. La famine a été confirmée en 2025 à Kadougli, dans le Kordofan-Sud, et à El-Facher, dans la région du Darfour occiden tal, où les combats et les restrictions d’accès continuent de freiner les livraisons d’aide
Ebola en RDC : le chef de l’ONU réclame 1,1 milliard de dollars pour l’aide humanitaire
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé jeudi un appel pour réunir 1,1 milliard de dollars afin de compléter un plan d’aide pour lutter contre l’épidémie d’Ebola, qui ne cesse de progresser en République démocratique du Congo (RDC). « Nous avons présenté un plan de besoins et de réponse humanitaires de 2,13 milliards de dollars. Il est financé à 48%, grâce notamment à une contribution majeure des Etats-Unis. Mais les ressources dont nous disposons actuellement ne permettront de tenir que quelques semaines, et non quelques mois », a-t-il dit depuis le siège de l’organisation. « Sans financement supplémentaire, des opérations essentielles vont se retrouver à court de fonds précisément au moment où elles doivent prendre de l’ampleur », a-t-il poursuivi. « C’est pourquoi je demande que 1,1 milliard de dollars restants soient mobilisés afin de financer intégralement le plan de réponse humanitaire, étant entendu que des ressources supplémentaires seront encore nécessaires à l’avenir », a encore dit M. Guterres. Déclarée le 15 mai et désormais étendue à six provinces, l’épidémie d’Ebola a déjà fait plus de 2.744 morts en RDC à la date du 25 août, selon Antonio Guterres, dépassant en seulement trois mois celle qui avait déjà sévi entre 2018 et 2020 dans l’est du pays, considérée jusqu’alors comme la plus meurtrière de son histoire. (APS)
Le chef de l'ONU appelle à "un cessez-le-feu permanent" à Ghaza
NEW YORK (Nations unies) - Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a plaidé lundi en faveur d'un "cessez-le-feu permanent" dans la bande de Ghaza, théâtre depuis trois ans d'une sauvage agression sioniste. "Il est temps que le cessez-le-feu devienne permanent. Il est temps de permettre une aide humanitaire à grande échelle. Et il est temps de respecter le droit international", a déclaré Antonio Guterres dans un communiqué. "Nous devons construire une voie politique vers une paix durable dans toute la région. Les Nations unies restent inébranlables dans leur engagement envers ces impératifs", a-t-il poursuivi. A Ghaza, "les civils continuent d'endurer des conditions intolérables. Leur souffrance, elle aussi, exige qu'on y mette fin, maintenant", ajoute Antonio Guterres à l'occasion des trois ans du début de l'agression sioniste.
Soudan: le Conseil de sécurité condamne les attaques des FSR à El Fasher
NEW YORK (Nations unies) - Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, sous la présidence de l'Algérie, ont fermement condamné vendredi les récentes attaques menées par les Forces de soutien rapide (FSR) dans la ville d'El Fasher, au Soudan, dont une ayant ciblé une infrastructure médicale le 24 janvier dernier. "Les membres du Conseil ont fermement condamné les attaques continues et intenses contre El Fasher ces derniers jours (menées par) les Forces de soutien rapide, ainsi que les informations faisant état d'une attaque contre l'hôpital maternel universitaire saoudien d'El Fasher le 24 janvier, qui a tué plus de 70 patients qui recevaient des soins intensifs ainsi que leurs proches, en plus de dizaines de blessés", selon un communiqué de presse, publié au terme d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité sur la situation au Soudan, tenue au dernier jour de la présidence algérienne durant le mois de janvier. Les pays membres ont rappelé, dans le même contexte, la résolution du Conseil de sécurité 2736 (2024) qui exige des FSR de lever le siège imposé à la ville d'El Fasher, tout en insistant sur l'urgence de procéder à "l'arrêt immédiat des combats et à la désescalade à El Fasher et dans ses environs". D'autre part, ils ont invité les parties au conflit à assurer la protection des civils et des infrastructures civiles conformément au droit international humanitaire et dans le respect des droits de l'homme. Ils ont exprimé leur "grave préoccupation quant à la situation des civils à El Fasher et dans le camp de déplacés internes de Zamzam, situé à proximité (et) qui ont été déplacés à plusieurs reprises et qui connaissent déjà une crise humanitaire". Les membres du Conseil ont également appelé les parties au conflit à cesser immédiatement les hostilités et à rechercher une résolution durable à la crise par le dialogue. Depuis avril 2023, le Soudan est en proie à un conflit opposant l'armée soudanaise et les FSR qui a tué des milliers de personnes et déplacé plus de 12 millions d'habitants dans le pays.
Soudan : afflux massif de déplacés vers Tawila au Darfour-Nord
La région de Tawila, dans le Darfour au Soudan, connaît une accélération de l’afflux de personnes déplacées fuyant les conséquences du conflit, l’insécurité et la sécheresse dans plusieurs zones du Darfour, alors que cette région souffre d’une grave pénurie d’aide humanitaire, ont rapporté samedi des médias. L’afflux massif de déplacés vers la ville de Tawila, dans le nord-ouest du Darfour, constitue l’une des conséquences des attaques des Forces de soutien rapide (FSR). Des milliers de civils ont fui après l’arrivée des combats dans leurs zones, se dirigeant vers des régions qui souffrent elles-mêmes, selon des rapports locaux, d’une pénurie de nourriture et d’eau potable ainsi que d’un manque de services de santé et d’abris. Des médias ont rapporté que la ville de Tawila accueille un flux continu de personnes déplacées fuyant les zones de combat, dans un contexte marqué par l’absence de destinations clairement sûres pour les civils. Citant le porte-parole de la Coordination générale des déplacés et des réfugiés, Adam Regal, des sources médiatiques ont indiqué qu’entre le 23 et le 27 septembre dernier, la région d e Tawila avait accueilli 275 familles, soit 1.390 personnes, venues de différentes zones de l’Etat du Darfour-Nord, ainsi que six familles déplacées de Nyala, dans l’Etat du Darfour-Sud. Le nombre cumulé de déplacés arrivés dans la région depuis le début du mois de septembre s’élève ainsi à 909 familles, soit 4.797 personnes. Le porte-parole a averti que les déplacés vivent dans des conditions humanitaires extrêmement difficiles, en raison du manque de nourriture, d’eau potable, de services de santé, d’abris et d’assainissement, alors que les besoins continuent d’augmenter à un rythme largement supérieur aux capacités de la réponse humanitaire disponible. Pour faire face à cette situation, Adam Regal a appelé les organisations humanitaires, les donateurs et les partenaires internationaux à renforcer d’urgence la réponse humanitaire afin de combler le fossé croissant entre l’ampleur des besoins et les ressources disponibles, et de garantir l’acheminement de l’aide vitale aux déplacés et aux communautés d’accueil. Le conflit au Soudan, qui oppose l’armée aux FSR depuis avril 2023, a entraîné le déplacement de plus de 14 millions de personnes, selon les données des Nations unies, tandis qu’environ 28 millions de personnes sont confrontées au risque de faim aiguë.
Attaque de Kiev contre le Tatarstan : Au moins 13 morts et un jour de deuil national décrété
À la suite d’une attaque menée à l’aide de drones ukrainiens contre Nijnékamsk, en République du Tatarstan, au moins 13 personnes ont été tuées et 39 blessées, a déclaré le maire de Nijnékamsk, Radmir Beliaïev. Le chef du Tatarstan, Roustam Minnikhanov, a décrété un jour de deuil national en hommage aux victimes. Dans la matinée du 10 août, l’armée ukrainienne a lancé l’une des attaques de drones les plus massives contre Nijnékamsk, dans la République du Tatarstan. Le service de presse du chef de la République du Tatarstan a indiqué que, selon les dernières informations, cette attaque avait fait au moins 13 morts et 39 blessés. Le chef de la République, Roustam Minnikhanov, a qualifié cette attaque de « barbare », confirmant que les drones avaient frappé des cibles civiles. À la suite de ce raid, il a tenu une réunion d’urgence avec le Premier ministre et les vice-Premiers ministres de la République, chargeant le gouvernement d’apporter toute l’aide médicale nécessaire aux victimes. Des équipes supplémentaires de personnel soignant ont été dépêchées dans la ville. Le ministre russe de la Santé, Mikhaïl Mourachko, a assuré personnellement la prise en charge médicale des personnes blessées lors de l’attaque. Le chef du Tatarstan a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a également décrété un jour de deuil national en mémoire des personnes tuées lors de l’attaque ukrainienne contre la ville. Rodion Mirochnik, ambassadeur russe itinérant pour les crimes du régime de Kiev, commentant l’attaque massive de Kiev contre Nijnékamsk, a souligné que chaque vie humaine fauchée par les frappes ukrainiennes pesait lourdement sur la conscience des bailleurs de fonds occidentaux qui ont fourni des armes au régime nazi de Kiev. Le Comité d’enquête russe a ouvert une instruction pour attaque terroriste. Un communiqué indique qu’un enfant figure parmi les victimes. Selon le ministère russe de la Défense, au total, dans la nuit du 9 au 10 août, les systèmes de défense aérienne russes ont détruit 456 drones au-dessus de différentes régions de Russie. À Sébastopol, en Crimée, un incendie de forêt s’est déclaré à cause de débris tombés du ciel. Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a quant à lui annoncé l’interception de 18 drones à l’approche de la capitale russe. La nuit précédente, Kiev a lancé des frappes contre Belgorod, située non loin de la frontière avec l’Ukraine. Cette attaque ukrainienne contre la ville a fait six morts et 27 blessés. R. I.
Représentant du Soudan à l’ONU : « les Émirats financent une milice qui tue notre peuple et détruit nos infrastructures »
Le représentant permanent du Soudan auprès des Nations unies, l’ambassadeur Al-Harith Idriss, a vivement critiqué les Émirats arabes unis, les accusant de fournir un soutien militaire et logistique aux Forces de soutien rapide (FSR) et de contribuer directement à la prolongation de la guerre au Soudan. Intervenant devant l’Assemblée générale des Nations unies, Al-Harith Idriss a dénoncé ce qu’il a qualifié d’ingérence étrangère dans la crise soudanaise, estimant que le soutien apporté aux FSR par des parties extérieures constitue l’un des principaux facteurs de prolongation du conflit et d’aggravation de la situation humanitaire. Le diplomate soudanais a affirmé que Khartoum avait transmis aux Nations unies des rapports et des documents contenant des éléments attestant du soutien des Émirats aux FSR, notamment à travers des fournitures militaires, des services logistiques ainsi que des réseaux destinés au transport de combattants et de matériel. Al-Harith Idriss a notamment accusé Abou Dhabi de fournir des armes aux FSR et de contribuer à alimenter la catastrophe humanitaire au Soudan, en se référant aux éléments contenus dans les rapports du Groupe d’experts des Nations unies sur le Soudan et de la Mission internationale d’établissement des faits. Il a également accusé les Émirats de soutenir des opérations visant à déstabiliser le Soudan, citant notamment le recrutement de mercenaires étrangers, la falsification de monnaie, la contrebande de minerais ainsi que des attaques contre des infrastructures essentielles, notamment les réseaux d’eau, d’électricité et les installations liées à l’approvisionnement alimentaire. Le représentant soudanais a en outre évoqué une tentative de mise en place d’une administration parallèle à Nyala, dans le Darfour-Sud, qu’il a présentée comme faisant partie des efforts visant à fragmenter les institutions de l’État soudanais. Al-Harith Idriss a indiqué que les services de renseignement soudanais ont également établi que des combattants des FSR et des mercenaires étrangers avaient bénéficié, à l’étranger, d’une formation avancée à l’utilisation de drones armés, de systèmes d’artillerie et de défense antiaérienne, avant leur déploiement au Soudan. Il a affirmé que ces opérations étaient coordonnées par l’intermédiaire de sociétés enregistrées aux Émirats arabes unis. Le diplomate soudanais a ainsi dénoncé ce qu’il considère comme une implication directe d’Abou Dhabi dans le conflit, affirmant que les accusations portées par Khartoum sont étayées par des documents transmis aux Nations unies. Le Soudan rejette les accusations sur les armes chimiques Al-Harith Idriss a également rejeté les accusations des Émirats, selon lesquelles les Forces armées soudanaises auraient utilisé des armes chimiques. Il a accusé les Émirats de contribuer à la propagation de ces accusations, qu’il a qualifiées d’allégations dépourvues de fondement technique, destinées à porter atteinte aux Forces armées soudanaises. Le représentant soudanais a demandé que toute accusation concernant l’utilisation d’armes chimiques soit étayée par des preuves techniques répondant aux normes de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Il s’est notamment interrogé sur la prétendue existence de prélèvements environnementaux, d’analyses de sols ou d’examens biologiques réalisés sur les victimes susceptibles de démontrer l’utilisation de telles armes. Al-Harith Idriss a enfin accusé les Émirats de chercher, à travers ces accusations, à affaiblir les Forces armées soudanaises qui défendant le pays face aux FSR. « Les accusations des Émirats sont fausses (…) contre les Forces armées soudanaises qui défendent le pays contre une milice financée par les Émirats, qui tue notre peuple, viole nos femmes et détruit nos infrastructures », a-t-il déclaré.
ONU: plus des deux tiers de la population soudanaise ont un besoin urgent d’une aide vitale
Le secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Tom Fletcher, a alerté sur l’aggravation de la crise humanitaire au Soudan, soulignant que plus des deux tiers de la population du pays ont désormais un besoin urgent d’une aide vitale. Lors d’un briefing au Conseil de sécurité consacré au Soudan, tenu lundi par visioconférence, M. Fletcher a indiqué que l’ONU avait recensé près de 1.400 décès parmi les civils au cours du premier semestre de l’année en cours, dont plus de 1.100 causés par des frappes de drones. Ces chiffres concordent avec les dernières données du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme concernant les pertes civiles au Soudan. Il a ajouté que les combats à El-Obeid, dans l’Etat du Kordofan-Nord, s’étaient intensifiés, alors même qu’environ 15.000 familles sont arrivées dans la ville depuis la mi-juillet, accentuant la pression sur les sites de déplacement et les services, déjà arrivés à saturation. Le responsable onusien a souligné que les villes de Dilling et Kadugli, dans le Kordofan-Sud, constituaient une priorité majeure pour la réponse humanitaire, tandis que la présence de l’ONU demeure extrêmement limitée dans le Kordofan-Ouest, récemment touché par une épidémie de choléra. L’escalade des violences dans les monts Nouba a également isolé des communautés déjà confrontées à une insécurité alimentaire chronique. Au Darfour-Nord, M. Fletcher a précisé que les combats et les frappes de drones continuaient d’entraver l’acheminement de l’aide, alors que des centaines de milliers de personnes ayant fui El-Facher vers la région de Tawila ont un besoin urgent d’assistance humanitaire. Selon M. Fletcher, l’ONU est en bonne voie d’atteindre son objectif de fournir une aide alimentaire à 11,4 millions de personnes, mais reste encore loin des objectifs fixés dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’hébergement et de l’eau. Par ailleurs, le responsable onusien a salué les progrès réalisés dans la réduction des obstacles bureaucratiques aux opérations humanitaires et remercié les autorités soudanaises ainsi que le gouvernement tchadien pour le maintien de l’ouverture du point de passage frontalier d’Adré, qui constitue l’une des principales voies d’acheminement de l’aide aux populations affectées. Il a enfin appelé à « une diplomatie internationale soutenue e t plus audacieuse » afin de mettre fin au conflit qui secoue le Soudan depuis avril 2023, et qui oppose l’armée aux Forces de soutien rapide (FSR).












