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262 résultats pour "akfadou-une-randonnee-au-cur-dun-patrimoine-exceptionnel-7011128fr"

Akfadou: Une randonnée au cœur  d’un patrimoine exceptionnel

Akfadou: Une randonnée au cœur d’un patrimoine exceptionnel

Vendredi 2 octobre 2026. Après une longue parenthèse imposée par les fortes chaleurs de la saison estivale, les randonneurs des Cimes des Babors ont retrouvé leurs sentiers, leurs sacs à dos et cette sensation incomparable que procure la marche lorsqu’elle devient une manière de vivre et de regarder autrement son pays. Par Hafit Zaouche Pour cette reprise, ils n’ont pas choisi n’importe quel itinéraire. Ils ont choisi l’Akfadou, cette immense forêt mythique qui semble avoir été posée entre ciel et montagne pour rappeler aux hommes que la nature possède encore des endroits où le temps accepte de ralentir. Ce matin-là, les marcheurs ont pris le départ depuis le site des antennes d’Akfadou, sur le territoire de la commune d’Akfadou, dans la daïra de Chemini, avec pour objectif de rejoindre Adekar. Une longue traversée qui allait s’étirer sur près de quatre décennies de kilomètres – environ 38 à 39 kilomètres selon le parcours –, mais surtout sur plusieurs siècles d’histoire, de mémoire et d’émotion. Car marcher dans l’Akfadou, ce n’est pas simplement parcourir une distance. C’est entrer dans un monde. L’Akfadou est de ces lieux qui ne se donnent jamais entièrement au premier regard. Il faut y marcher, y revenir, accepter la brume, la pluie, le silence, les longues montées et les sentiers qui semblent parfois disparaître sous les arbres. Ce vendredi, une pluie fine accompagnait les premiers pas. Le brouillard enveloppait la forêt d’un voile presque irréel. Les arbres apparaissaient puis disparaissaient dans cette atmosphère mystérieuse, comme des silhouettes venues d’un autre temps. Puis, peu à peu, la lumière s’est frayé un passage entre les nuages. La forêt s’est alors mise à respirer. Le vert est devenu plus profond, les feuillages plus lumineux, les oiseaux plus audibles. L’odeur de la terre humide, le bruissement des feuilles et le souffle du vent composaient une musique que seuls les grands espaces savent offrir. Dans un monde où l’on court sans cesse après le temps, les Cimes des Babors ont retrouvé ici quelque chose que nous avons parfois oublié : le droit de marcher sans autre urgence que celle de contempler. À Akfadou, chaque pas devient une respiration. Et chaque respiration, une manière de se retrouver. Mais l’Akfadou ne se contente pas d’être un joyau naturel. Cette forêt est aussi une terre de mémoire. Sur ces montagnes, l’histoire de l’Algérie s’est écrite dans la douleur, le courage et le sacrifice. Les randonneurs ont notamment fait halte au niveau du PC du colonel Amirouche, lieu profondément chargé de mémoire, où la beauté du paysage contraste avec le poids de l’histoire. Ici, la nature ne fait pas oublier le passé. Elle l’accompagne. Entre les arbres, dans le silence de la montagne, on imagine les hommes et les femmes qui ont vécu, combattu et espéré sur ces mêmes terres. L’Akfadou fut l’un des hauts lieux de la Révolution algérienne et un espace intimement lié à l’histoire de la Wilaya III historique. Alors, forcément, la marche change de sens. On ne regarde plus seulement les arbres. On pense à ceux qui sont passés avant nous. On mesure le prix de la liberté. Et l’on comprend que certains sentiers portent une mémoire que les générations futures doivent continuer à faire vivre. Puis viennent les lacs. Le chemin conduit les randonneurs vers Aguelmim Aberkan, le fameux Lac Noir, l’un des sites les plus fascinants de l’Akfadou. Dans son écrin forestier, le lac semblait ce jour-là plus généreux encore. Ses eaux, entourées d’arbres et de brume, offraient un spectacle presque irréel. Le groupe y a fait halte pour déjeuner. Et soudain, autour du lac, une autre image de l’Algérie est apparue. Des familles venues de différentes wilayas avaient installé leurs tentes. Des enfants jouaient. Les grillades parfumaient l’air. Les conversations se mêlaient aux rires. Il y avait là quelque chose de profondément simple et profondément beau. Des Algériens heureux. Des familles qui avaient choisi la nature comme destination. Des enfants qui découvraient que le bonheur n’a pas toujours besoin d’un hôtel luxueux, d’un voyage à l’étranger ou d’une destination lointaine. Parfois, il suffit d’un sac à dos, d’un peu de pain, d’une grillade, d’une famille réunie et d’un lac au milieu d’une forêt. Le vrai luxe est peut-être là. Dans cette capacité à s’émerveiller ensemble. La traversée permet également aux marcheurs d’approcher d’autres paysages emblématiques de l’Akfadou, parmi lesquels le secteur d’Azru n Taghat et ses hauteurs, ainsi que les différents lacs et clairières qui ponctuent cet immense espace forestier. Chaque détour dévoile un nouveau visage de la montagne. Chaque altitude change la lumière. Chaque silence raconte quelque chose. Lorsque les randonneurs reprennent leur chemin en direction d’Adekar, la fatigue commence naturellement à se faire sentir. Mais il existe une fatigue heureuse. Celle qui naît après avoir donné son corps à la montagne. Les jambes deviennent lourdes, les épaules réclament du repos, mais l’esprit, lui, semble plus léger. C’est peut-être cela, la magie de la randonnée. Elle fatigue le corps pour libérer l’esprit. Elle nous éloigne du bruit pour nous rapprocher de nous-mêmes. Elle nous fait découvrir des paysages, mais surtout elle nous permet de découvrir une partie de nous que le quotidien finit parfois par étouffer. Après près de 40 kilomètres, les premières maisons d’Adekar apparaissent enfin. La traversée touche à sa fin. Mais quelque chose reste. Une image. Une odeur. Un silence. Un rire d’enfant au bord du Lac Noir. Une silhouette dans la brume. Un arbre immense. Un souvenir du PC d’Amirouche. Une sensation de liberté. Et si nous apprenions à voyager autrement ? Cette journée vécue par les Cimes des Babors raconte finalement beaucoup plus qu’une randonnée. Elle raconte une autre manière de découvrir l’Algérie. Une Algérie que nous avons parfois sous les yeux sans prendre le temps de la regarder. Une Algérie des forêts, des montagnes, des lacs, des sentiers, des villages, des histoires et des rencontres. De l’Akfadou aux Babors, du Djurdjura aux Aurès, des Hauts-Plateaux au Sahara, notre pays possède une diversité extraordinaire. Encore faut-il apprendre à la parcourir. À la respecter. À la protéger. Et surtout à la faire aimer. Car le tourisme ne commence pas forcément par l’arrivée d’un visiteur étranger. Il commence par le regard que nous portons nous-mêmes sur notre territoire. Avant de convaincre le monde de venir découvrir l’Algérie, apprenons à la redécouvrir nous-mêmes. Les familles rencontrées au bord du Lac Noir sont peut-être les meilleurs ambassadeurs de cette idée. Elles étaient là, simplement. Elles profitaient. Elles partageaient. Elles vivaient. Et elles nous rappelaient que notre pays possède encore une multitude de lieux où l’on peut retrouver ce que la vie moderne nous vole peu à peu : le silence, le temps, la proximité et l’émerveillement. Au terme de cette traversée, une conviction demeure. Marcher, c’est aussi aimer son pays. Parce qu’en marchant, on apprend à connaître ses reliefs, ses villages, ses histoires et ses hommes. On découvre que derrière chaque montagne se cache un récit, derrière chaque sentier une mémoire, derrière chaque forêt une promesse. L’Akfadou, ce vendredi-là, n’a donc pas seulement accueilli des randonneurs. Il leur a offert une parenthèse. Une respiration. Une leçon de beauté. Et peut-être même une petite leçon d’Algérie. Alors, à celles et ceux qui pensent encore que le bonheur se trouve toujours ailleurs, il faudrait simplement dire : chaussez vos chaussures de randonnée. Prenez un sac. Partez. Marchez. Écoutez le vent dans les arbres. Asseyez-vous au bord d’un lac. Parlez avec les gens que vous croiserez. Et regardez votre pays avec des yeux neufs. Vous découvrirez peut-être, comme les Cimes des Babors l’ont encore vécu à Akfadou, que certaines destinations ne sont pas seulement faites pour être visitées. Elles sont faites pour être ressenties. Et qu’au fond, l’Algérie n’a pas seulement besoin de visiteurs. Elle a besoin de voyageurs capables de l’aimer. H. Z.

Algérie-Niger: Les hydrocarbures au cœur d’un partenariat élargi

Algérie-Niger: Les hydrocarbures au cœur d’un partenariat élargi

La coopération énergétique entre l’Algérie et le Niger connaît une nouvelle dynamique, avec l’élargissement des domaines d’intervention du groupe Sonatrach dans le secteur des hydrocarbures nigérien.…

1800 téléphones dérobés d’une société : une femme de ménage au cœur d’un préjudice financier de 5 mds

1800 téléphones dérobés d’une société : une femme de ménage au cœur d’un préjudice financier de 5 mds

Une affaire de disparition massive d’appareils électroniques a été examinée ce dimanche matin par le tribunal de Chéraga. Quatre personnes comparaissaient dans ce dossier de […]

ALGERIA MOTO RIDERS – H.O.G. TOUR 2026 — Ghardaïa au cœur d’un rallye moto aux couleurs internationales

ALGERIA MOTO RIDERS – H.O.G. TOUR 2026 — Ghardaïa au cœur d’un rallye moto aux couleurs internationales

La première édition d’Algeria Moto Riders – H.O.G. Tour 2026 se précise. À quatre jours du coup d’envoi, les organisateurs ont dévoilé, dimanche, les grandes lignes de cette manifestation lors d’une conférence de presse tenue au Centre de thalassothérapie de Sidi Fredj. La rencontre a été coanimée par Amine Laïbi, président de la Fédération algérienne des sports mécaniques (FASM), et Abdelghani Mecheti, président du club H.O.G. Algeria Algiers Chapter. Placée sous le signe de la découverte et de la promotion touristique, cette première édition se distingue par sa dimension internationale, avec la participation annoncée de plus de 70 motards représentant dix pays étrangers, dont les États-Unis, la Tunisie, la Libye, l’Italie, la France et l’Allemagne. Le départ sera donné le 29 octobre depuis l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh. Les participants s’élanceront pour un périple de 1 580 kilomètres, avec Ghardaïa comme destination phare. Sur place, un programme riche en activités et en découvertes attend les motards, notamment des visites du souk de Ghardaïa, d’El Guerrara et de Tafilalt, autant de sites emblématiques du patrimoine culturel et architectural de la région. Au-delà de la passion pour les grosses cylindrées, les organisateurs entendent faire de ce rendez-vous une vitrine de la destination Algérie, en valorisant ses paysages, ses traditions et son hospitalité. Le retour dans la capitale est prévu le 1er novembre. Signe que les préparatifs entrent dans leur dernière ligne droite, un premier contingent de motards étrangers a débarqué dimanche au port d’Alger, à bord d’un navire de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV). Une arrivée qui donne déjà le ton d’un événement appelé à conjuguer aventure motocycliste, échanges internationaux et promotion du tourisme national. M. B.

La gestion et la protection des forêts au cœur d’un séminaire national à Alger

La gestion et la protection des forêts au cœur d’un séminaire national à Alger

ALGER - La protection et la gestion durable du patrimoine forestier national sont au cœur d’un séminaire national de foresterie, qui se tient dimanche à l’Ecole nationale supérieure agronomique (ENSA) d’Alger, avec la participation de chercheurs universitaires. Organisé par le Laboratoire de recherche sur la conservation, la gestion et l'amélioration des écosystèmes forestiers (LR-CGAEF) de l’ENSA, ce rendez-vous réunit des enseignants-chercheurs et des étudiants issus d’une quinzaine d’établissements universitaires et de centres de recherche. Les travaux portent notamment sur l’apport de la télédétection et des systèmes d’information géographique dans le suivi de l’état et de la dégradation des forêts, ainsi que sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la prévention des incendies. Les communications abordent également la régénération des forêts de chênes-lièges et de pins après les incendies, ainsi que la préservation des ressources phytogénétiques, dont le pistachier de l’Atlas. Ces thématiques visent à renforcer les connaissances sur le fonctionnement et l’évolution des écosystèmes forestiers, afin d’améliorer les méthodes de gestion, de préserver les ressources naturelles et de consolider les moyens de prévention et de lutte contre les incendies, dans un contexte marqué par les effets des changements climatiques, ajoutent les initiateurs de cette journée. Les travaux de ce séminaire devraient aboutir à des recommandations destinées aux gestionnaires forestiers, et favoriser de nouvelles collaborations entre les établissements participants, notamment en matière de suivi des forêts, de prévention des risques et de renforcement de la résilience du patrimoine forestier national, y compris dans le cadre du programme du Barrage vert.

Ballon d’Or : Messi au cœur d’un scénario complètement fou ?

Ballon d’Or : Messi au cœur d’un scénario complètement fou ?

Qui succédera à Ousmane Dembélé au palmarès du Ballon d’Or ? Le 26 octobre prochain, Londres accueillera la 70e cérémonie de la prestigieuse distinction individuelle. Si l’identité du futur lauréat reste encore inconnue, celle de la personnalité qui pourrait lui remettre le trophée commence à se préciser. Selon les informations du journaliste Juan Jesus, Lionel Messi serait pressenti pour jouer ce rôle. Une annonce qui ne manque pas de surprendre, car l’Argentin occupe une place à part dans l’histoire du Ballon d’Or, mais est surtout l’un des prétendants à la victoire finale. Avec huit trophées remportés, l’ancien joueur du FC Barcelone est le recordman de la distinction. Sa présence lors de cette édition 2026 pourrait donc donner une dimension particulière à la cérémonie, même si cette information reste à prendre avec prudence en attendant une éventuelle confirmation officielle. Messi prêt à passer le flambeau à Lamine Yamal ? Si Lionel Messi venait effectivement à remettre le Ballon d’Or 2026, ce choix serait inhabituel. France Football privilégie généralement d’anciens joueurs ou des personnalités du monde du football pour remettre le trophée. En 2021, Luis Suárez avait toutefois fait exception en remettant la récompense à son ancien coéquipier barcelonais. Mais la présence annoncée de Messi pourrait-elle également constituer un indice sur l’identité du futur vainqueur ? L’hypothèse mérite d’être évoquée, sans pour autant en tirer une conclusion hâtive. L’ancien capitaine du Barça pourrait notamment remettre le trophée à Lamine Yamal, régulièrement présenté comme l’un de ses héritiers et l’un des visages de la nouvelle génération du football mondial. Un tel scénario donnerait une portée symbolique à la cérémonie, avec une possible passation de pouvoir entre deux générations. Reste à savoir si cette hypothèse se concrétisera le 26 octobre prochain à Londres. Pour l’heure, le suspense demeure entier. Peut-on lire sur le site football365.fr.

Oran — Vieux bâti : la réhabilitation au cœur d’un vaste chantier

Oran — Vieux bâti : la réhabilitation au cœur d’un vaste chantier

Oran — Vieux bâti La réhabilitation au cœur d’un vaste chantier La remise à niveau du patrimoine immobilier ancien s’accélère à Oran. La wilaya a engagé un programme destiné à restaurer les immeubles historiques, améliorer leur état de conservation et renforcer la sécurité des occupants et des passants. L ’opération vise également à préserver l’identité architecturale du centre-ville, marqué par des constructions datant de la période coloniale et d’époques antérieures. Le wali Brahim Ouchène a inspecté plusieurs chantiers ouverts sur l’un des principaux axes du centre-ville. Au 45, rue Larbi Ben Mhidi, les travaux de réhabilitation affichent un taux d’avancement de 80 %. L’immeuble n°11 de la même artère fait, lui aussi, l’objet d’une intervention qui devrait être achevée prochainement. Les opérations ne se limitent pas à un simple ravalement. Elles portent notamment sur les parties communes, les escaliers, les toitures ainsi que les balcons et les façades. Ces dernières ont déjà bénéficié de travaux de réparation et de mise en peinture, donnant aux bâtiments concernés une apparence renouvelée tout en conservant leurs principales caractéristiques architecturales. Cette dynamique intervient après la levée du gel qui avait affecté le programme de réhabilitation du vieux parc immobilier. Les services de la wilaya ont ainsi relancé une opération d’envergure portant sur 145 immeubles situés au centre d’Oran. Parmi eux, 137 bâtiments considérés comme prioritaires relèvent de la Direction du logement et de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI). Les interventions se concentrent particulièrement sur les grandes artères historiques, notamment les rues Larbi Ben Mhidi et Mohamed Khemisti, ainsi que l’avenue Maâta Mohamed El Habib. L’objectif est de traiter progressivement les dégradations qui affectent les immeubles et de restaurer leur cohérence avec le paysage urbain environnant. Dans le quartier historique de Sidi El Houari, la situation de plusieurs constructions est en revanche jugée incompatible avec une simple réhabilitation. Les diagnostics techniques réalisés par les services compétents ont identifié des bâtiments présentant un risque pour leurs occupants et pour les riverains. Face à cette situation, près de 923 familles ont été relogées dans des logements publics décents, en préparation de la démolition des structures les plus fragilisées. Cette démarche doit permettre de supprimer les risques liés aux bâtisses menaçant ruine, tout en ouvrant la voie à une nouvelle valorisation du foncier concerné. Pour les édifices pouvant être sauvés, les interventions privilégient la restauration des éléments d’origine : décors en plâtre, balcons, étanchéité des toitures et escaliers intérieurs. Yacine Redjami

Mercato : Ismaël Bennacer au cœur d’un nouveau rebondissement

Mercato : Ismaël Bennacer au cœur d’un nouveau rebondissement

Si son départ de l’AC Milan sous la forme d’une séparation à l’amiable est d’ores et déjà acté et n’attend plus que son officialisation, la prochaine destination d’Ismaël Bennacer demeure particulièrement floue. Annoncé avec insistance du côté du Qatar , et plus précisément au sein de la formation d’ Al Shamal SC depuis plusieurs jours, le milieu de terrain international algérien avait pourtant été aperçu à Doha . Plusieurs sources concordantes, à l’image du journaliste spécialisé Fabrizio Romano, s’accordaient à dire que Bennacer se trouvait dans les toutes dernières étapes d’une signature en faveur d’ Al Shamal . Pourtant, ce dossier vient de prendre une tournure totalement inattendue. 🚨🇶🇦 Ismael Bennacer, set to leave AC Milan on mutual contract termination and sign at Al Shamal Sports Club. Qatari side working on final details to get the deal done this week. 🇩🇿 pic.twitter.com/Oh9ByYjpqe — Fabrizio Romano (@FabrizioRomano) July 7, 2026 Un départ du Qatar sans signature officielle Aux dernières nouvelles, les cartes ont été complètement rebattues. Ismaël Bennacer a en effet quitté le territoire qatarien sans s’être engagé avec la moindre équipe, et ce, en dépit des multiples offres concrètes qu’il a reçues en marge de celle formulée par Al Shamal . L’avenir du joueur de 28 ans se retrouve totalement relancé. Reste désormais à savoir vers quelle destination se dirigera l’ancien joueur d’ Arsenal . Privilégiera-t-il une autre opportunité dans la région du Golfe, ou tentera-t-il de relever un ultime défi compétitif sur le continent européen ? Les prochaines semaines s’annoncent décisives pour apporter une réponse définitive à ce dossier du mercato estival. تحديث #حسبما_علمت بن ناصر غادر الدوحة، ولم يوقع مع أي نادي رغم وجود عروض مالية قوية ✅💯 https://t.co/7sVyY3sPeq — Ahmed Ragab (@ARagab) July 14, 2026

Neurologie : les avancées dans le diagnostic et le traitement de plusieurs maladies au cœur d’un congrès à Alger

Neurologie : les avancées dans le diagnostic et le traitement de plusieurs maladies au cœur d’un congrès à Alger

Les progrès réalisés dans le diagnostic et le traitement de la sclérose en plaques, de l’épilepsie et de plusieurs maladies neurologiques inflammatoires seront au centre de deux congrès scientifiques organisés les 29 et 30 octobre à Alger. Ces rencontres réuniront des spécialistes autour des nouvelles approches thérapeutiques et des défis liés à la prise en charge des patients. La neurologie connaît depuis plusieurs années des évolutions importantes, notamment dans la compréhension des maladies auto-immunes et inflammatoires du système nerveux. L’amélioration des techniques d’imagerie, l’identification de nouveaux marqueurs biologiques et le développement de traitements ciblés ouvrent de nouvelles perspectives pour des affections longtemps difficiles à diagnostiquer ou à traiter. Ces avancées seront au cœur du 5ᵉ Congrès national de neurologie et du 6ᵉ Congrès national d’épilepsie, organisés conjointement par la Société algérienne de neurologie (SAN) et la Ligue algérienne pour la prise en charge de l’épilepsie (LAPE), les 29 et 30 octobre 2026 à l’hôtel El Aurassi, à Alger. La sclérose en plaques occupera une place importante dans les travaux. Cette maladie chronique, dans laquelle le système immunitaire s’attaque à des structures du système nerveux central, peut provoquer des troubles moteurs, sensitifs ou visuels, ainsi que des difficultés cognitives. Son évolution varie considérablement d’un patient à l’autre, ce qui rend particulièrement importants le diagnostic précoce et l’adaptation du traitement. Les spécialistes examineront notamment les nouvelles recommandations internationales pour son diagnostic, à travers les critères de McDonald révisés en 2024 et publiés en 2025. Ces critères intègrent de nouveaux éléments issus de l’imagerie et des analyses biologiques, susceptibles de faciliter l’identification de la maladie dans certaines situations, tout en renforçant les exigences de précision diagnostique. Une communication sera également consacrée à l’épidémiologie de la sclérose en plaques et aux caractéristiques des patients algériens. Les données présentées pourraient contribuer à mieux comprendre les particularités de cette affection dans le contexte national et à éclairer les besoins en matière de suivi médical. Les encéphalites auto-immunes, maladies provoquées par une réaction anormale du système immunitaire contre le cerveau, constitueront un autre axe important des discussions. Certaines peuvent se manifester par des crises épileptiques, des troubles de la mémoire ou des modifications du comportement, rendant parfois leur reconnaissance difficile. Les échanges porteront notamment sur les moyens d’améliorer leur diagnostic et sur les conséquences cognitives pouvant persister après la phase aiguë. Les nouvelles stratégies thérapeutiques seront également abordées à travers les maladies neuromusculaires d’origine immunitaire et d’autres affections inflammatoires du système nerveux. L’arrivée de traitements ciblés modifie progressivement les possibilités de prise en charge, même si leur utilisation dépend du diagnostic, de la situation clinique et de leur accessibilité. L’épilepsie bénéficiera, pour sa part, de plusieurs communications consacrées aux liens entre les crises et certaines maladies neurologiques, aux troubles cognitifs associés et aux risques de complications. Un atelier portera spécifiquement sur les épilepsies pharmacorésistantes, lorsque les crises persistent malgré l’utilisation appropriée de médicaments adaptés. Cette problématique soulève notamment la question de l’accès aux évaluations spécialisées et aux différentes options thérapeutiques. Au-delà des maladies inflammatoires, le programme prévoit des interventions sur la maladie d’Alzheimer, la migraine, la maladie de Parkinson et les accidents vasculaires cérébraux, avec une attention particulière portée aux AVC chez les sujets jeunes et à la prévention des récidives. Si ces rencontres permettront aux spécialistes de confronter leurs connaissances aux dernières évolutions scientifiques, elles offriront également l’occasion d’interroger les conditions dans lesquelles ces progrès peuvent bénéficier aux patients en Algérie. La disponibilité des examens spécialisés, la précocité du diagnostic, l’accès aux traitements et la continuité du suivi constituent autant d’enjeux pour améliorer la prise en charge des maladies neurologiques chroniques. Tinhinane B

Investissement à Oran : le foncier économique au cœur d’un recensement

Investissement à Oran : le foncier économique au cœur d’un recensement

La wilaya d’Oran engage une opération de recensement destinée à établir une cartographie précise du foncier susceptible d’accueillir de nouveaux investissements. L e wali d’Oran, Brahim Ouchene, a instruit les services concernés d’accélérer ce travail et de veiller à la fiabilité des données relatives aux terrains économiques disponibles sur le territoire de la wilaya. L’opération devra couvrir l’ensemble des catégories de foncier mobilisables pour l’investissement, notamment les terrains agricoles, industriels et touristiques, ainsi que les assiettes relevant du tissu urbain. L’objectif affiché est de disposer d’une base de données harmonisée permettant de mieux cerner les potentialités foncières et d’améliorer le suivi des opérations d’investissement. Au-delà du simple inventaire des terrains, les instructions données lors d’une réunion consacrée à ce dossier portent également sur l’évaluation de l’état d’avancement des projets enregistrés auprès de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI). Les services concernés sont ainsi appelés à déterminer avec précision le niveau de réalisation physique de chaque projet, afin de disposer d’une vision actualisée de la situation des investissements engagés. Cette démarche doit notamment permettre de distinguer les assiettes effectivement exploitées de celles qui demeurent disponibles ou insuffisamment valorisées. Elle vise également à renforcer la visibilité sur les projets en cours et à identifier les éventuelles contraintes pouvant ralentir leur concrétisation. Pour le wali, la fiabilité du recensement constitue un préalable à une meilleure gestion du foncier économique. Il a, dans ce sens, insisté sur la nécessité de renforcer les sorties et vérifications sur le terrain, tout en améliorant la coordination entre les différents secteurs intervenant dans la gestion, l’affectation et la valorisation du patrimoine foncier. Brahim Ouchene a également appelé à finaliser rapidement cette opération et à assurer une concordance entre les informations recueillies par les différentes administrations. L’enjeu est d’éviter les divergences dans les données et de disposer d’un état des lieux unique, actualisé et exploitable pour accompagner les décisions liées à l’investissement. La réunion s’est tenue en présence du secrétaire général de la wilaya ainsi que des responsables des domaines Est et Ouest, du cadastre et de la conservation foncière des deux secteurs. La directrice de wilaya de l’AAPI, les directeurs du logement, de l’urbanisme, des services agricoles, de l’énergie et des équipements publics ont également pris part aux travaux. La directrice de l’Office national des terres agricoles (ONTA) et une représentante de la direction du tourisme figuraient aussi parmi les participants. Cette représentation multisectorielle traduit la volonté des autorités locales de croiser les données disponibles et de parvenir à une lecture globale du potentiel foncier d’Oran, dans la perspective de soutenir davantage la dynamique d’investissement. Mohamed Aissaoui

Abou Dhabi au cœur d’un scandale financier qui secoue le football anglais

Abou Dhabi au cœur d’un scandale financier qui secoue le football anglais

ALGER - Le scandale de Manchester City a placé les financements liés à Abou Dhabi au cœur de l'une des affaires les plus marquantes qui secouent le football anglais, après qu'une commission indépendante a conclu que le club avait commis de graves infractions financières durant les années de son ascension. La commission indépendante de la Premier League, qui a examiné l'affaire pendant plusieurs années, a conclu que le club avait commis de graves violations des règles de la Premier League et de l'UEFA entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018, notamment en fournissant des informations financières inexactes et en dissimulant sa trésorerie réelle aux auditeurs et aux instances de régulation. Au cœur de ces infractions, figuraient des contrats de sponsoring liés à Abou Dhabi, qualifiés de "fictifs" par la Commission, dans le cadre d'un mécanisme de financement dissimulé auquel a participé "Abu Dhabi United Group" (ADUG), lié au propriétaire émirati du club, Mansour bin Zayed Al Nahyan, afin de gonfler les revenus et de réduire les coûts de plus de 900 millions de livres sterling sur la période concernée. Le quotidien britannique The Guardian a révélé que Manchester City avait enregistré près de 949,94 millions de livres sterling de revenus provenant de sponsors basés à Abou Dhabi sur neuf saisons, alors que ces sponsors n'avaient effectivement versé que 119,25 millions de livres, tandis que l'ADUG avait pris en charge 830,69 millions de livres, faisant du financement lié à Abou Dhabi un élément central des infractions constatées par la Commission. La chaîne britannique Sky Sports s'est également penchée sur ce qui est connu sous le nom de "Fordham Arrangement", que la Commission a considéré comme étant, dans une large mesure, une façade pour l'ADUG, permettant de faire entrer au club des fonds liés à Abou Dhabi tout en dissimulant leur véritable origine, ainsi que de réduire les dépenses comptabilisées dans ses comptes. Les conclusions ne se sont pas limitées au volet financier. La Commission a conclu que le club avait entravé l'enquête et a également constaté que certains témoins présentés par Manchester City avaient sciemment livré de faux témoignages, estimant que le club avait clairement cherché à contourner les règles de la Premier League. Ces conclusions revêtent une importance particulière, compte tenu de leur lien direct avec la propriété émiratie du club depuis son acquisition par l'Abu Dhabi United Group en 2008. D'autres sources médiatiques ont mis en évidence l'ampleur de la transformation du club sous cette propriété. L'agence américaine Associated Press (AP) a établi un lien entre l'ascension de Manchester City et des investissements se chiffrant en milliards de dollars associés à la propriété d'Abou Dhabi, plaçant ainsi le modèle financier émirati qui a accompagné l'ascension du club sous une surveillance accrue. Derrière les titres de Manchester City et son succès mondial se dessine une autre réalité, plus sombre, alors que les fonds émiratis qui ont accompagné l'ascension du club se retrouvent au cœur d'une affaire financière soulevant des soupçons de corruption et plaçant ce succès sous un lourd point d'interrogation.

Investissement à Oran : le foncier économique au cœur d’un recensement

Investissement à Oran : le foncier économique au cœur d’un recensement

La wilaya d’Oran engage une opération de recensement destinée à établir une cartographie précise du foncier susceptible d’accueillir de nouveaux investissements. L e wali d’Oran, Brahim Ouchene, a instruit les services concernés d’accélérer ce travail et de veiller à la fiabilité des données relatives aux terrains économiques disponibles sur le territoire de la wilaya. L’opération devra couvrir l’ensemble des catégories de foncier mobilisables pour l’investissement, notamment les terrains agricoles, industriels et touristiques, ainsi que les assiettes relevant du tissu urbain. L’objectif affiché est de disposer d’une base de données harmonisée permettant de mieux cerner les potentialités foncières et d’améliorer le suivi des opérations d’investissement. Au-delà du simple inventaire des terrains, les instructions données lors d’une réunion consacrée à ce dossier portent également sur l’évaluation de l’état d’avancement des projets enregistrés auprès de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI). Les services concernés sont ainsi appelés à déterminer avec précision le niveau de réalisation physique de chaque projet, afin de disposer d’une vision actualisée de la situation des investissements engagés. Cette démarche doit notamment permettre de distinguer les assiettes effectivement exploitées de celles qui demeurent disponibles ou insuffisamment valorisées. Elle vise également à renforcer la visibilité sur les projets en cours et à identifier les éventuelles contraintes pouvant ralentir leur concrétisation. Pour le wali, la fiabilité du recensement constitue un préalable à une meilleure gestion du foncier économique. Il a, dans ce sens, insisté sur la nécessité de renforcer les sorties et vérifications sur le terrain, tout en améliorant la coordination entre les différents secteurs intervenant dans la gestion, l’affectation et la valorisation du patrimoine foncier. Brahim Ouchene a également appelé à finaliser rapidement cette opération et à assurer une concordance entre les informations recueillies par les différentes administrations. L’enjeu est d’éviter les divergences dans les données et de disposer d’un état des lieux unique, actualisé et exploitable pour accompagner les décisions liées à l’investissement. La réunion s’est tenue en présence du secrétaire général de la wilaya ainsi que des responsables des domaines Est et Ouest, du cadastre et de la conservation foncière des deux secteurs. La directrice de wilaya de l’AAPI, les directeurs du logement, de l’urbanisme, des services agricoles, de l’énergie et des équipements publics ont également pris part aux travaux. La directrice de l’Office national des terres agricoles (ONTA) et une représentante de la direction du tourisme figuraient aussi parmi les participants. Cette représentation multisectorielle traduit la volonté des autorités locales de croiser les données disponibles et de parvenir à une lecture globale du potentiel foncier d’Oran, dans la perspective de soutenir davantage la dynamique d’investissement. Mohamed Aissaoui

L’Algérie au cœur d’un nouveau corridor énergétique euro-méditerranéen

L’Algérie au cœur d’un nouveau corridor énergétique euro-méditerranéen

La signature, à Alger, de la Déclaration ministérielle relative au projet SoutH2 Corridor marque une nouvelle étape dans la construction d’un partenariat énergétique entre l’Afrique du Nord et l’Europe. Réunissant l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne, cette initiative dépasse le cadre d’un simple projet d’infrastructures. Elle dessine les contours d’une nouvelle coopération énergétique fondée sur l’hydrogène vert et place l’Algérie au centre d’une future chaîne d’approvisionnement reliant les ressources renouvelables du Sud aux besoins industriels du Nord. La rencontre ministérielle tenue au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal a permis aux cinq pays de formaliser leur engagement autour d’un projet particulièrement ambitieux. Le SoutH2 Corridor prévoit, à terme, le transport de quelque 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an depuis l’Algérie vers les marchés européens, à travers un corridor d’environ 3.000 kilomètres. Derrière ces chiffres se profile une transformation profonde du paysage énergétique méditerranéen. Pour Alger, l’enjeu est de taille. L’Algérie dispose déjà d’une position historique de fournisseur d’énergie de l’Europe grâce à ses importantes ressources en gaz naturel et à son réseau d’infrastructures. L’hydrogène vert ouvre désormais une nouvelle perspective : celle de diversifier son offre énergétique et de s’inscrire dans les mutations du marché mondial de l’énergie. Mais la réussite d’une telle ambition dépendra d’abord de la capacité à produire de grandes quantités d’hydrogène à partir de sources renouvelables. Le développement du solaire et de l’éolien, la mise en place de capacités d’électrolyse, l’adaptation des infrastructures et la formation de compétences spécialisées constituent autant de conditions indispensables. Le projet impose donc une approche intégrée, allant de la production d’électricité renouvelable jusqu’à l’acheminement de l’hydrogène vers les consommateurs européens. C’est précisément cette dimension qui donne au SoutH2 Corridor son caractère stratégique. Il ne s’agit pas uniquement de construire une nouvelle voie d’exportation. Il s’agit de mettre en place une chaîne industrielle associant producteurs d’énergie, opérateurs de réseaux, industriels et utilisateurs finaux. La création d’un Secrétariat chargé notamment de l’appui technique, avec le soutien de l’Onudi, doit contribuer à renforcer cette coordination entre les différents partenaires. Le projet intervient également dans un contexte où l’Europe cherche à accélérer sa transition énergétique et à développer de nouvelles sources d’approvisionnement en hydrogène. L’Italie constitue, dans cette architecture, un point de passage essentiel vers le continent européen, tandis que l’Autriche et l’Allemagne représentent d’importants pôles industriels susceptibles de constituer des débouchés pour cette nouvelle énergie. Pour l’Algérie, le véritable enjeu sera toutefois de ne pas limiter cette dynamique à l’exportation d’une nouvelle matière énergétique. Le développement de l’hydrogène peut également constituer une opportunité pour renforcer l’industrie nationale. La fabrication d’équipements, les électrolyseurs, la maintenance, l’ingénierie, la recherche et la formation peuvent contribuer à créer une véritable filière industrielle autour de cette énergie. Les différentes initiatives engagées depuis 2024 vont dans ce sens. Sonatrach et Sonelgaz ont déjà établi des partenariats avec plusieurs acteurs européens afin d’étudier la faisabilité du projet et les conditions de production et d’exportation de l’hydrogène vert. Les accords conclus avec des groupes industriels allemands viennent également renforcer cette orientation vers la technologie, la fabrication d’équipements et le développement des compétences. La Déclaration d’Alger traduit ainsi une évolution importante : la coopération énergétique entre l’Algérie et l’Europe tend progressivement à s’élargir du gaz naturel aux énergies de demain. Cette évolution ne signifie pas la disparition des hydrocarbures, mais l’ouverture d’un nouveau chapitre dans les relations énergétiques entre les deux rives de la Méditerranée. Le chemin reste néanmoins long avant la concrétisation du projet. Les investissements nécessaires seront considérables et plusieurs défis devront être relevés, notamment en matière de coûts de production, d’infrastructures, de financement, de réglementation et de sécurisation des débouchés. La réunion d’Alger constitue donc davantage qu’une cérémonie de signature. Elle traduit une volonté politique de faire émerger un nouvel espace énergétique euro-méditerranéen. Pour l’Algérie, le défi sera désormais de transformer cet engagement en capacités industrielles réelles et de faire de l’hydrogène vert non seulement une nouvelle source d’exportation, mais aussi un levier de diversification économique et de développement industriel. Larbi Balta

Trafic de documents officiels à Tindouf : la nationalité algérienne au cœur d’un réseau démantelé

Trafic de documents officiels à Tindouf : la nationalité algérienne au cœur d’un réseau démantelé

Une identité algérienne complète, acte de naissance et certificat de nationalité compris, négociée entre 15 et 20 millions de centimes. C’est le tarif qu’a pratiqué un réseau démantelé à Tindouf, dont neuf membres présumés comparaissent le 27 octobre devant le tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda, a-t-on appris du média Echourouk . Parmi eux figurent des agents de l’administration communale, soupçonnés d’avoir ouvert les portes du système d’état civil à des faussaires travaillant pour le compte de migrants subsahariens. Les charges retenues sont particulièrement lourdes. Quatre prévenus répondent de faux en écritures officielles commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses missions, d’introduction et de suppression frauduleuses de données dans un système de traitement automatisé, ainsi que d’abus de fonction. Deux autres sont poursuivis pour avoir délivré des certificats de résidence à des personnes qu’ils savaient non éligibles, et pour s’être abstenus de signaler des faits de corruption. Un dossier biométrique suspect fait tomber le réseau de Tindouf Tout bascule au service des documents biométriques de la daïra de Tindouf. Deux hommes sont interpellés par la police judiciaire. L’un d’eux s’apprête à déposer une demande de carte d’identité nationale biométrique au nom d’un certain « M. Ali », né en novembre 2000 à Tindouf. Son accompagnateur, lui, présente des traits qui ne collent pas avec la fiche. L’audition lève le voile. L’homme est en réalité originaire de Tombouctou, au Mali, entré clandestinement sur le territoire et installé à Tindouf depuis peu. Il reconnaît avoir déboursé 15 millions de centimes pour que l’intermédiaire constitue et dépose le dossier à sa place. Une mécanique qui rappelle d’autres affaires jugées ces derniers mois, à l’image du trafic de passeports biométriques démantelé à Hussein Dey, où des titres avaient été délivrés à des personnes absentes du pays. Des actes de naissance introuvables dans les registres papier La fouille de l’intermédiaire change l’échelle du dossier. Les policiers mettent la main sur 148 000 dinars dissimulés dans une poche, puis sur un sac plastique contenant trois dossiers complets : actes de naissance, extraits numéro 12, déclarations sur l’honneur, certificats de résidence et de nationalité. Détail troublant, les trois prétendus titulaires portent les mêmes noms de père et de mère. Saisi par les enquêteurs, le service de l’état civil de la commune de Tindouf répond par écrit : tous ces actes sont falsifiés. Ils apparaissent bien dans le registre électronique, mais aucune trace n’en subsiste dans le registre papier. Le bureau de la numérisation identifie ensuite le compte utilisateur à l’origine des modifications, celui d’un employé communal désormais mis en cause. Un cahier de 96 pages au cœur du trafic de documents La principale organisatrice présumée, une jeune femme désignée par les initiales « T. Kh », aurait servi de rabatteuse. C’est elle qui aurait proposé au Malien l’obtention de la nationalité algérienne pour 20 millions de centimes, avant qu’un accord soit trouvé à 18 millions. Elle disposait, selon l’intermédiaire, de relais au sein de la commune, dont un agent affecté précisément au service biométrique. La perquisition de son domicile fournit la pièce la plus parlante du dossier. Dans sa chambre, les policiers découvrent un cahier de 96 pages couvert de noms et de dates de naissance, accompagné d’un acte falsifié à son propre patronyme. Un carnet de clientèle, en somme. Son sac à main contenait par ailleurs 15 000 dinars. Les vérifications se poursuivent du côté du tribunal de Tindouf, d’où provenaient les certificats de nationalité adossés aux faux actes. Aucun registre ne permettait alors d’identifier la personne venant déposer ou retirer ces documents au guichet, une faille comparable à celles exploitées dans l’affaire d’un agent de la police des frontières à l’aéroport d’Alger. Des poursuites fondées sur plusieurs textes répressifs Les autres prévenus devront répondre d’obtention indue de titres de séjour et d’attestations, d’usage de documents qu’ils savaient contrefaits, d’association de malfaiteurs et de facilitation du séjour irrégulier d’étrangers sur le territoire national. Un éventail d’infractions qui traduit la dimension organisée du montage. Les qualifications retenues s’appuient sur les articles 394 bis 1, 394 bis 5, 176 et 177 du code pénal, mais aussi sur la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, sur celle réprimant le faux et l’usage de faux, et sur le texte encadrant les conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Algérie. Plusieurs des accusés étaient déjà connus des services judiciaires pour des faits similaires. Aucune des cartes biométriques visées par l’enquête n’a finalement été éditée, les services concernés ayant confirmé qu’aucun titre n’avait été délivré aux identités fictives. Le verdict dira si cette administration parallèle fonctionnait depuis plus longtemps que ne le laissent apparaître les quatre dossiers saisis.

Trafic de documents officiels à Tindouf : la nationalité algérienne au cœur d’un réseau démantelé

Trafic de documents officiels à Tindouf : la nationalité algérienne au cœur d’un réseau démantelé

Une identité algérienne complète, acte de naissance et certificat de nationalité compris, négociée entre 15 et 20 millions de centimes. C’est le tarif qu’a pratiqué un réseau démantelé à Tindouf, dont neuf membres présumés comparaissent le 27 octobre devant le tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda, a-t-on appris du média Echourouk . Parmi eux figurent des agents de l’administration communale, soupçonnés d’avoir ouvert les portes du système d’état civil à des faussaires travaillant pour le compte de migrants subsahariens. Les charges retenues sont particulièrement lourdes. Quatre prévenus répondent de faux en écritures officielles commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses missions, d’introduction et de suppression frauduleuses de données dans un système de traitement automatisé, ainsi que d’abus de fonction. Deux autres sont poursuivis pour avoir délivré des certificats de résidence à des personnes qu’ils savaient non éligibles, et pour s’être abstenus de signaler des faits de corruption. Un dossier biométrique suspect fait tomber le réseau de Tindouf Tout bascule au service des documents biométriques de la daïra de Tindouf. Deux hommes sont interpellés par la police judiciaire. L’un d’eux s’apprête à déposer une demande de carte d’identité nationale biométrique au nom d’un certain « M. Ali », né en novembre 2000 à Tindouf. Son accompagnateur, lui, présente des traits qui ne collent pas avec la fiche. L’audition lève le voile. L’homme est en réalité originaire de Tombouctou, au Mali, entré clandestinement sur le territoire et installé à Tindouf depuis peu. Il reconnaît avoir déboursé 15 millions de centimes pour que l’intermédiaire constitue et dépose le dossier à sa place. Une mécanique qui rappelle d’autres affaires jugées ces derniers mois, à l’image du trafic de passeports biométriques démantelé à Hussein Dey, où des titres avaient été délivrés à des personnes absentes du pays. Des actes de naissance introuvables dans les registres papier La fouille de l’intermédiaire change l’échelle du dossier. Les policiers mettent la main sur 148 000 dinars dissimulés dans une poche, puis sur un sac plastique contenant trois dossiers complets : actes de naissance, extraits numéro 12, déclarations sur l’honneur, certificats de résidence et de nationalité. Détail troublant, les trois prétendus titulaires portent les mêmes noms de père et de mère. Saisi par les enquêteurs, le service de l’état civil de la commune de Tindouf répond par écrit : tous ces actes sont falsifiés. Ils apparaissent bien dans le registre électronique, mais aucune trace n’en subsiste dans le registre papier. Le bureau de la numérisation identifie ensuite le compte utilisateur à l’origine des modifications, celui d’un employé communal désormais mis en cause. Un cahier de 96 pages au cœur du trafic de documents La principale organisatrice présumée, une jeune femme désignée par les initiales « T. Kh », aurait servi de rabatteuse. C’est elle qui aurait proposé au Malien l’obtention de la nationalité algérienne pour 20 millions de centimes, avant qu’un accord soit trouvé à 18 millions. Elle disposait, selon l’intermédiaire, de relais au sein de la commune, dont un agent affecté précisément au service biométrique. La perquisition de son domicile fournit la pièce la plus parlante du dossier. Dans sa chambre, les policiers découvrent un cahier de 96 pages couvert de noms et de dates de naissance, accompagné d’un acte falsifié à son propre patronyme. Un carnet de clientèle, en somme. Son sac à main contenait par ailleurs 15 000 dinars. Les vérifications se poursuivent du côté du tribunal de Tindouf, d’où provenaient les certificats de nationalité adossés aux faux actes. Aucun registre ne permettait alors d’identifier la personne venant déposer ou retirer ces documents au guichet, une faille comparable à celles exploitées dans l’affaire d’un agent de la police des frontières à l’aéroport d’Alger. Des poursuites fondées sur plusieurs textes répressifs Les autres prévenus devront répondre d’obtention indue de titres de séjour et d’attestations, d’usage de documents qu’ils savaient contrefaits, d’association de malfaiteurs et de facilitation du séjour irrégulier d’étrangers sur le territoire national. Un éventail d’infractions qui traduit la dimension organisée du montage. Les qualifications retenues s’appuient sur les articles 394 bis 1, 394 bis 5, 176 et 177 du code pénal, mais aussi sur la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, sur celle réprimant le faux et l’usage de faux, et sur le texte encadrant les conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Algérie. Plusieurs des accusés étaient déjà connus des services judiciaires pour des faits similaires. Aucune des cartes biométriques visées par l’enquête n’a finalement été éditée, les services concernés ayant confirmé qu’aucun titre n’avait été délivré aux identités fictives. Le verdict dira si cette administration parallèle fonctionnait depuis plus longtemps que ne le laissent apparaître les quatre dossiers saisis.

Le haschisch marocain au cœur d’un vaste réseau de trafic et de blanchiment d’argent en Espagne

Le haschisch marocain au cœur d’un vaste réseau de trafic et de blanchiment d’argent en Espagne

Une enquête judiciaire espagnole a mis au jour un réseau criminel organisé, soupçonné de gérer d’importantes opérations de trafic de haschisch en provenance du Maroc vers l’Espagne, pour le vendre et blanchir les bénéfices obtenus via des transactions financières et immobilières, ont rapporté des médias locaux. Le dossier concerne 22 personnes placées sous enquête, dont 14 sont en détention provisoire, pour des soupçons d’appartenance à une organisation criminelle, de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent, a indiqué le journal « El Espanol », qui s’appuie sur des documents judiciaires et des éléments de l’enquête. Le point de départ du dossier remonte à l’opération « Caldo-Ramz », menée en septembre 2022 par l’unité espagnole de lutte contre la drogue et le crime organisé, au cours de laquelle une organisation criminelle considérée comme la plus grande entité financière de trafic de drogue en Europe a été démantelée. Les communications chiffrées obtenues par les enquêteurs via les plateformes « EncroChat » et « Sky ECC » ont révélé des noms et des réseaux liés au trafic de drogue, à son financement et au blanchiment de ses produits. A partir de cette enquête financière, les enquêteurs se sont tournés vers Juan Carlos, surnommé « Moreno » dont le nom était apparu comme utilisateur de ce réseau financier pour financer son activité de trafic de stupéfiants. L’enquête a ensuite été élargie sur ses activités et a révélé, selon le parquet espagnol, la poursuite de son trafic de drogue à grande échelle. D’après l’enquête judiciaire, « Moreno » dirige une structure criminelle organisée qui importe de grandes quantités de haschisch depuis le Maroc, se charge de sa réception, de sa distribution et de la gestion des bénéfices qui en découlent. Les documents cités par « El Espanol » indiquent que le réseau était capable de faire circuler des milliers de kilos de haschisch marocain chaque semaine, avec une activité s’étendant à plusieurs provinces espagnoles, avant que la drogue ne soit acheminée vers Madrid pour y être distribuée aux clients. Le Maroc apparaît dans l’enquête comme la source des stupéfiants de ce circuit. Les investigations ont identifié une personne connue sous le nom d' »El Loco », un citoyen marocain possédant également la nationalité espagnole, comme le fournisseur présumé du haschisch obtenu par le réseau. Selon le journal, cet individu a fui au Maroc pour échapper à l’exécution d’une peine de prison prononcée à son encontre par le Tribunal national espagnol. Les documents judiciaires montrent que l’activité du réseau était organisée par étapes : réception des cargaisons de haschisch, stockage, transport, distribution, puis gestion et blanchiment des fonds issus du trafic. Le réseau a également utilisé, selon l’enquête, des biens immobiliers à Madrid et en Andalousie pour stocker la drogue. Les autorités ont saisi plus de deux tonnes de haschisch dans l’un des immeubles perquisitionnés à Madrid. Sur le plan financier, les enquêteurs soupçonnent le réseau d’avoir utilisé des sociétés et des opérations commerciales pour dissimuler l’origine des fonds provenant du trafic de haschisch, notamment par l’émission de salaires et de factures fictifs ainsi que par l’achat de biens immobiliers. Plusieurs sociétés et personnes font l’objet d’enquêtes pour leur implication présumée dans le blanchiment de ces produits. Dans ce contexte, l’homme d’affaires Juan Andres Gonzalez apparaît comme l’un des maillons sur lesquels se concentre l’enquête dans le volet financier du réseau. Il a été arrêté dans le cadre de l’affaire et placé en détention provisoire. La chaîne espagnole « Antena 3 » a indiqué le 17 septembre dernier que sa société, active dans le domaine de la publicité et du marketing, aurait, selon l’enquête, reçu des fonds soupçonnés de provenir du trafic de marijuana et de haschisch marocain, tandis que plusieurs sociétés étaient visées par l’enquête. Certains détails de ce volet apparaissent dans une décision judiciaire datée du 16 juin dernier, citée par « El Espanol », selon laquelle des indices indiquent que la société « Artecar Soluciones Graficas », appartenant à Gonzalez, a été utilisée pour le versement de salaires frauduleux et l’achat d’un bien immobilier avec des fonds d’origine présumée illicite. Selon « El Espanol », l’enquête débutée en mars 2025 reste ouverte jusqu’en septembre 2026 et le tribunal a prolongé le secret de l’instruction d’un mois supplémentaire et n’exclut pas une seconde vague d’arrestations. Cette affaire met une nouvelle fois en lumière l’extension de l’économie du haschisch en provenance du Maroc en Europe, où ses revenus sont transformés en argent blanchi via des sociétés et des biens immobiliers, illustrant l’ampleur des répercussions du trafic de drogue marocain dans l’autre rive de la Méditerranée. (APS)

Festival de l’art rupestre à Djanet : Les experts internationaux saluent le patrimoine exceptionnel de l’Algérie

Festival de l’art rupestre à Djanet : Les experts internationaux saluent le patrimoine exceptionnel de l’Algérie

Des participants à la deuxième rencontre internationale sur » la préservation des sites d’art rupestre du Tassili n’Ajjer », organisée dans le cadre de la première édition du Festival international de l’art rupestre à Djanet (20-24 octobre), ont mis en avant la place privilégiée qu’occupe l’Algérie à l’échelle mondiale dans ce type d’art dont elle regorge. Dans ce cadre, la chargée des programmes au Fonds pour le patrimoine mondial africain (FPMA), Rim Kelouaz, a souligné » la place privilégiée qu’occupe l’Algérie dans le processus de préservation du patrimoine mondial sur le continent africain, grâce à sa diversité civilisationnelle, culturelle et naturelle exceptionnelle, ainsi qu’à l’expérience scientifique et de terrain accumulée par ses institutions dans les domaines de la recherche archéologique, de la protection des sites patrimoniaux et de la gestion des sites classés ». Mme Kelouaz a estimé que » l’art rupestre, outre sa valeur scientifique, constitue une source importante pour comprendre le parcours historique du continent africain à travers les dessins et représentations animales, humaines et végétales, ainsi que pour découvrir les modes de vie des peuples anciens et leur adaptation aux changements climatiques dans cet environnement ». Ces témoignages » permettent également d’approfondir l’exploration des sociétés africaines, de leurs traditions et de rétablir leur place et leur présence dans l’histoire de l’Humanité ». De son côté, le président de l’Union arabe des médias du patrimoine, Youssef El Kazem, de l’Etat du Qatar, a salué le patrimoine civilisationnel et archéologique exceptionnel dont regorge l’Algérie, exprimant sa » grande admiration » pour ce qu’il a découvert, lors de sa visite dans la ville de Djanet, accompagné d’une délégation de l’Union. Il a estimé que les particularités de cette région en font « un espace magnifique et unique au monde, qui reflète la richesse de l’Algérie en matière de patrimoine universel ». Pour sa part, le conservateur de la réserve naturelle nationale nigérienne de l’Aïr et du Ténéré (RNNAT), Ganda Amadou, a affirmé que l’art rupestre en Algérie est « très riche et diversifié », notamment « les gravures et les dessins représentant l’homme, les animaux et les activités humaines pratiquées durant l’Antiquité ». « Ces vestiges archéologiques permettent de découvrir les modes de vie des anciennes communautés humaines et leurs activités de chasse et de cueillette, ainsi que de suivre l’évolution de la faune et les transformations qu’a connues l’environnement saharien au fil du temps », a-t-il expliqué. Dans ce contexte, le photographe japonais Takayuki Hanafusa a mis en avant la valeur « exceptionnelle » des gravures rupestres dans la région du Tassili, estimant qu’elles constituent « une richesse patrimoniale d’une grande importance pour l’humanité, compte tenu de la diversité de leurs thèmes et de la précision de leurs détails artistiques », en plus d’être « un témoin de l’histoire de l’humanité et de l’évolution des civilisations dans la région ».

Adidas au cœur d’une polémique : le choix d’un ancien soldat israélien pour sa campagne fait scandale

Adidas au cœur d’une polémique : le choix d’un ancien soldat israélien pour sa campagne fait scandale

Adidas au cœur d’une nouvelle polémique. La marque aux trois bandes fait face à une vague massive d’appels au boycott sur les réseaux sociaux. En […]

Timgad (Batna): Un nouveau théâtre pour préserver l’âme d’un patrimoine millénaire

Timgad (Batna): Un nouveau théâtre pour préserver l’âme d’un patrimoine millénaire

Pendant plus de trois décennies, les notes de musique ont résonné au cœur des pierres antiques de Timgad, offrant aux spectateurs des soirées où l’histoire dialoguait avec l’art. Mais le temps a rappelé une évidence : un patrimoine aussi précieux que la cité romaine mérite d’être protégé afin de traverser les siècles. Par Hafit Zaouche À quelques pas de l’antique cité de Timgad classée au patrimoine mondial, s’élève désormais un nouveau théâtre de plein air, conçu comme une fidèle réplique des célèbres arènes romaines. Inauguré en 2010, il a accueilli cette même année, pour la première fois, le Festival international de musique de Timgad, marquant le début d’une nouvelle ère pour cette prestigieuse manifestation culturelle. Depuis, ce théâtre est devenu l’écrin naturel du festival, conciliant avec intelligence la préservation du patrimoine archéologique et la continuité d’une tradition artistique profondément ancrée dans les Aurès. Cette infrastructure offre près de 5 000 places. Son architecture reprend avec élégance les lignes du théâtre antique : une scène semi-circulaire, d’imposantes colonnes, une teinte ocre rappelant la pierre millénaire de Thamugadi et, en toile de fond, la silhouette majestueuse de l’Arc de Trajan. Tout a été pensé pour que la magie du festival demeure intacte et que les habitués retrouvent les émotions qui ont fait la renommée de cette manifestation. Au-delà de son esthétique, cette réalisation répond à une nécessité majeure : protéger un site archéologique exceptionnel. Pendant de nombreuses années, les installations techniques, les équipements de sonorisation, les projecteurs, les câbles et l’affluence de milliers de festivaliers faisaient peser une pression importante sur les vestiges romains. Plusieurs spécialistes du patrimoine avaient alerté sur les risques qu’une telle fréquentation pouvait représenter pour la conservation de ce trésor historique. Le nouveau théâtre apporte ainsi une réponse équilibrée. Il permet au festival de continuer à rayonner tout en offrant à la cité antique la sérénité nécessaire à sa préservation. La culture ne s’oppose plus au patrimoine : elle devient son alliée. Ce choix illustre également une vision moderne du développement culturel. Les grands festivals peuvent évoluer sans perdre leur identité. Ils peuvent accueillir davantage de spectateurs, bénéficier d’équipements techniques performants et offrir un meilleur confort aux artistes comme au public, tout en respectant les richesses historiques qui font leur singularité. Chaque été, le Festival international de Timgad attire des artistes venus d’Algérie, du monde arabe et d’ailleurs. Il constitue un formidable vecteur de promotion touristique pour la région des Aurès, mettant en lumière son histoire, ses paysages, son hospitalité et son patrimoine exceptionnel. Les visiteurs viennent pour les concerts, mais repartent aussi émerveillés par la grandeur de l’antique Thamugadi, véritable témoignage du génie architectural romain. Le nouveau théâtre est ainsi bien plus qu’une simple infrastructure culturelle. Il symbolise la rencontre harmonieuse entre la mémoire et la modernité, entre la sauvegarde d’un patrimoine universel et la volonté de faire vivre une tradition artistique qui rassemble des milliers de passionnés chaque été. À Timgad, la musique continue de faire vibrer les cœurs, mais elle le fait désormais dans un espace conçu pour préserver l’héritage des générations passées. Car protéger les pierres d’hier, c’est offrir aux générations de demain la possibilité de continuer à entendre, sous le ciel des Aurès, cette merveilleuse rencontre entre l’histoire, la culture et l’émotion. H. Z.

Le journal «El Español» : le haschisch marocain au cœur d’un vaste réseau de trafic et de blanchiment d’argent en Espagne

Le journal «El Español» : le haschisch marocain au cœur d’un vaste réseau de trafic et de blanchiment d’argent en Espagne

Une enquête judiciaire espagnole a mis au jour un réseau criminel organisé, soupçonné de gérer d’importantes opérations de trafic de haschisch en provenance du Maroc vers l’Espagne, pour le vendre et blanchir les bénéfices obtenus via des transactions financières et immobilières, ont rapporté des médias locaux. L e dossier concerne 22 personnes placées sous enquête, dont 14 sont en détention provisoire, pour des soupçons d’appartenance à une organisation criminelle, de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent, a indiqué le journal « El Español », qui s’appuie sur des documents judiciaires et des éléments de l’enquête. Le point de départ du dossier remonte à l’opération « Caldo-Ramz », menée en septembre 2022 par l’unité espagnole de lutte contre la drogue et le crime organisé, au cours de laquelle une organisation criminelle considérée comme la plus grande entité financière de trafic de drogue en Europe a été démantelée. Les communications chiffrées obtenues par les enquêteurs via les plateformes « EncroChat » et « Sky ECC » ont révélé des noms et des réseaux liés au trafic de drogue, à son financement et au blanchiment de ses produits. A partir de cette enquête financière, les enquêteurs se sont tournés vers Juan Carlos, surnommé « Moreno » dont le nom était apparu comme utilisateur de ce réseau financier pour financer son activité de trafic de stupéfiants. L’enquête a ensuite été élargie sur ses activités et a révélé, selon le parquet espagnol, la poursuite de son trafic de drogue à grande échelle. D’après l’enquête judiciaire, « Moreno » dirige une structure criminelle organisée qui importe de grandes quantités de haschisch depuis le Maroc, se charge de sa réception, de sa distribution et de la gestion des bénéfices qui en découlent. Les documents cités par « El Español » indiquent que le réseau était capable de faire circuler des milliers de kilos de haschisch marocain chaque semaine, avec une activité s’étendant à plusieurs provinces espagnoles, avant que la drogue ne soit acheminée vers Madrid pour y être distribuée aux clients. Le Maroc apparaît dans l’enquête comme la source des stupéfiants de ce circuit. Les investigations ont identifié une personne connue sous le nom d’»El Loco», un citoyen marocain possédant également la nationalité espagnole, comme le fournisseur présumé du haschisch obtenu par le réseau. Selon le journal, cet individu a fui au Maroc pour échapper à l’exécution d’une peine de prison prononcée à son encontre par le Tribunal national espagnol. Les documents judiciaires montrent que l’activité du réseau était organisée par étapes : réception des cargaisons de haschisch, stockage, transport, distribution, puis gestion et blanchiment des fonds issus du trafic. Le réseau a également utilisé, selon l’enquête, des biens immobiliers à Madrid et en Andalousie pour stocker la drogue. Les autorités ont saisi plus de deux tonnes de haschisch dans l’un des immeubles perquisitionnés à Madrid. Sur le plan financier, les enquêteurs soupçonnent le réseau d’avoir utilisé des sociétés et des opérations commerciales pour dissimuler l’origine des fonds provenant du trafic de haschisch, notamment par l’émission de salaires et de factures fictifs ainsi que par l’achat de biens immobiliers. Plusieurs sociétés et personnes font l’objet d’enquêtes pour leur implication présumée dans le blanchiment de ces produits. Dans ce contexte, l’homme d’affaires Juan Andres Gonzalez apparaît comme l’un des maillons sur lesquels se concentre l’enquête dans le volet financier du réseau. Il a été arrêté dans le cadre de l’affaire et placé en détention provisoire. La chaîne espagnole « Antena 3 » a indiqué le 17 septembre dernier que sa société, active dans le domaine de la publicité et du marketing, aurait, selon l’enquête, reçu des fonds soupçonnés de provenir du trafic de marijuana et de haschisch marocain, tandis que plusieurs sociétés étaient visées par l’enquête. Certains détails de ce volet apparaissent dans une décision judiciaire datée du 16 juin dernier, citée par « El Español », selon laquelle des indices indiquent que la société « Artecar Soluciones Graficas », appartenant à Gonzalez, a été utilisée pour le versement de salaires frauduleux et l’achat d’un bien immobilier avec des fonds d’origine présumée illicite. Selon « El Español », l’enquête débutée en mars 2025 reste ouverte jusqu’en septembre 2026 et le tribunal a prolongé le secret de l’instruction d’un mois supplémentaire et n’exclut pas une seconde vague d’arrestations.