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100 milliards en un mois… qu’est-ce qui a changé dans les universités algériennes ?

100 milliards en un mois… qu’est-ce qui a changé dans les universités algériennes ?

Dans un calme assez surprenant, loin du bruit habituel des débats politiques, une transformation profonde semble être en marche dans les universités algériennes. Des chiffres impressionnants, des applications numériques, des cartes intelligentes et une volonté affichée de mettre fin au gaspillage qui a longtemps marqué la gestion des services universitaires. Mais un chiffre en particulier a attiré toute l’attention : 100 milliards de centimes économisés en seulement un mois.

Alors, que s’est-il passé exactement ? Et assiste-t-on réellement à une nouvelle ère de gestion numérique des universités ?

Lors d’une séance publique à l’Assemblée populaire nationale, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Kamel Baddari a révélé que la mise en place d’un système de réservation des repas universitaires via des plateformes numériques, entre le 4 avril et le 4 mai, a permis de réaliser cette économie importante. Un chiffre qui relance un débat ancien : celui du gaspillage dans la restauration universitaire.

Pendant des années, les restaurants universitaires préparaient des milliers de repas chaque jour sans connaître précisément le nombre réel d’étudiants présents. Résultat : des pertes importantes et un gaspillage régulier de ressources alimentaires et financières. Aujourd’hui, la numérisation semble changer la donne.

Le nouveau système repose sur une carte étudiante intelligente unique, attribuée à chaque étudiant, permettant d’accéder à différents services universitaires. Il intègre également un portefeuille électronique ainsi qu’une application appelée “WebEtu”, qui permet de réserver son repas à l’avance. L’objectif est clair : ajuster la production à la demande réelle et éviter les pertes.

Mais cette réforme ne se limite pas aux restaurants universitaires. Le ministre a également présenté une vision plus large : transformer l’université algérienne en véritable moteur économique.

Dans ce cadre, il a annoncé la création de 134 incubateurs d’entreprises, 117 centres de développement de l’entrepreneuriat, 102 centres de soutien à la technologie et à l’innovation, ainsi que 89 maisons dédiées à l’intelligence artificielle. Une dynamique qui vise à encourager les étudiants à passer de la théorie à la création de projets concrets.

L’idée est simple : faire de l’université non plus seulement un lieu de formation, mais aussi un espace de production de richesse et d’innovation.

Dans une initiative symbolique, le ministre s’est rendu dans la wilaya de El Tarf pour lancer le premier “pôle de l’étudiant entrepreneur” en Algérie, en partenariat avec une université tunisienne. Un espace destiné à accompagner les étudiants porteurs de projets, de l’idée jusqu’à sa concrétisation économique.

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