Raouya: “L’Algérie ne cédera pas face à la pression du FMI”

Raouya: “L’Algérie ne cédera pas face à la pression du FMI”

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya a dit que l’Algérie ne recourra pas à l’endettement extérieur, sauf dans des cas exceptionnels, comme par exemple la construction du grand port centre qui sera financé par un prêt de l’Etat chinois, et dont le montant s’élève à 3.3 milliards de dollars.

L’Invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio nationale, Abderrahmane Raouya a tenu à défendre le choix du financement non conventionnel, soutenant que l’Algérie est souveraine dans ses choix et qu’elle ne cède pas face aux pressions du Fonds monétaire international (FMI) et qu’elle ne va point recourir à l’endettement extérieur. Excepté, le grand port centre d’El Hamdania à Cherchell -qui sera financé par un prêt chinois- ou lors des grands investissements qui rapportent d’importants bénéfices.

Le premier argentier du pays a expliqué que le recours au financement non conventionnel sera accompagné des mesures rigoureuses pour éviter l’inflation, ajoutant que le processus est encadré de manière efficace à travers la révision de la loi sur la monnaie et le crédit.

Raouya prévoit ainsi un taux d’inflation autour de 5.5% en 2018 et de 4.3% en moyenne entre la période allant de 2018 à 2020.

“Ce financement non conventionnel est beaucoup plus destiné à financer l’investissement, qui devrait permettre, bien évidemment, une croissance un peu plus soutenu”, a-t-il soutenu.

Dans un autre registre, le premier financier du pays a laissé entendre que l’Etat procèdera progressivement à l’abandon de la politique des subventions et ce à compter de 2019, ajoutant qu’une commission s’attèle à identifier les ménages qui bénéficieront du soutien direct de l’Etat.

Par ailleurs, il a précisé que la levée du soutien de l’Etat concernera dans un premier temps les prix des carburants, l’énergie ainsi que l’eau.

 

 

 

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