Triste révélation d’un journal suisse : Algériens, voici où va votre argent !

Triste révélation d’un journal suisse : Algériens, voici où va votre argent !

S’il fallait encore une preuve de la gestion catastrophique des deniers publics en Algérie, le journal suisse Le Matin vient de la fournir. Dans un article intitulé «Un stade magnifique mais hors de prix», le quotidien helvétique fait remarquer que «la nouvelle enceinte de 50 000 places localisée à Tizi Ouzou a coûté plus cher que les stades de Turin et de Munich».

Le stade, qui sera inauguré en 2019 et dont les travaux ont débuté en 2010, indique le journal qui signale que ceux-ci «ont connu plusieurs arrêts et de nombreuses réévaluations qui ont constitué un véritable gouffre financier», aura coûté au contribuable algérien la bagatelle de 350 millions d’euros. «Soit plus du double du nouveau stade de la Juventus Turin, qui a coûté 155 millions d’euros pour une capacité de 40 000 places. Et un peu plus que l’Allianz Arena du Bayern Munich qui a coûté 346 millions d’euros, mais avec une capacité de 75 000 places assises», note Le Matin.

Le stade de Baraki connaît le même sort, de même que la Grande Mosquée d’Alger. De report en report, le coût de ces deux infrastructures, dont la réception «imminente» est à chaque fois annoncée en grande pompe par les ministres des secteurs concernés, dépasse largement les premières estimations.

Preuve d’incompétence à tous les niveaux, ces projets qui traînent en longueur font perdre à l’Algérie des sommes astronomiques alors que le pays souffre d’une grave crise financière qui s’enlise, en raison de la fuite en avant des responsables politiques qui ont sacrifié la gestion rationnelle à une paix sociale pourtant toujours aussi fragile.

Ni les projets lancés par le président Bouteflika n’ont été réalisés dans les normes et dans les délais – exemple de l’autoroute Est-Ouest confiée au fanfaron Amar Ghoul – ni l’argent des Algériens n’a été investi dans des fonds souverains qui auraient pu introduire l’Algérie dans le club restreint des nations qui détiennent des actions dans les pays avancés. Les investissements qataris en France sont la preuve de l’influence qu’une telle option aurait fait gagner à notre pays soumis aux pressions en tous genres depuis que les cours du pétrole se sont effondrés et que les caisses se sont vidées à une vitesse vertigineuse.

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